— RS n° 445 du lundi 4 mai 2026 —
En dépit d’une bien modeste préparation collective, la quasi-totalité des centrales syndicales se sont retrouvées au rendez-vous du 1er mai à la Maison des syndicats, puis avec un bon millier de manifestants dans les rues.
Cela témoigne de la force d’une tradition, jadis plus ou moins contrariée par des discours dilatoires entendus jusque dans les rangs syndicaux (tentation d’opposer le 1er mai au 22 mai, scepticisme face à une journée de lutte des travailleurs/ses dans un pays au fort taux de chômage, velléité de choisir sans concertation d’autres lieux qu’au départ de la maison des syndicats, allégation que le 1er mai était un moment de fête ouvrière et non de manifestations de rue et même, c’est arrivé, évocation de divergences avec telle ou telle organisation pour justifier des premiers mai séparés…!
Cette année donc un premier mai unitaire s’est imposé, …malgré tout ! La grande bourgeoisie, son État et ses médias les plus zélés n’ont pourtant pas lésiné sur les moyens pour liquider ou affaiblir cette journée prolétarienne internationale.

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