Catégorie : Féminismes

Le silence des hommes doit cesser

Tribune Agissons ensemble
25 novembre 2025

Alors que les violences faites aux femmes persistent et que les discours masculinistes gagnent du terrain, un collectif d’hommes appelle à rompre avec l’inaction masculine.
Des hommes ordinaires
Une femme sur trois subit au cours de sa vie des violences, commises dans plus de 90 % des cas par des hommes. Dans 97 % des cas de viols et 96 % des agressions sexuelles, les auteurs sont des hommes. Derrière ces chiffres, ce sont des millions de récits de douleur, de souffrance, d’injustice et de silence.
Il est essentiel de le rappeler : les auteurs de violences ne sont pas des cas isolés et n’ont pas de profil particulier. Ce sont des hommes ordinaires, de tous âges, tous milieux sociaux, toutes professions.
Certains d’entre nous ont découvert la violence dans leurs propres familles. D’autres l’ont côtoyée sans la voir. Tous, nous avons compris que le silence ne protège personne et en premier lieu jamais les victimes.
Une retenue qui laisse le champ libre
Face à ce constat, la majorité des hommes désapprouve, rejette, condamne ces violences.

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25 novembre : nous refusons que la violence soit le quotidien des femmes

— Par Sarha Fauré —

Chaque année, le 25 novembre, le monde rend hommage à celles qui ont payé de leur vie le simple courage de résister. Patria, Minerva et María Teresa Mirabal — « Las Mariposas » — ont été emprisonnées, torturées, violées, puis assassinées en 1961 pour avoir défié la dictature dominicaine. En 1981, des militantes latino-américaines ont choisi leur mémoire pour en faire un symbole universel : la lutte contre les violences faites aux femmes. Depuis 1999, cette date est reconnue par l’ONU comme Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes.

Mais que commémorons-nous si, aujourd’hui encore, ces violences persistent partout ?

La violence machiste n’est ni un accident, ni un mal isolé. Elle est le produit d’un système — le patriarcat — qui discrimine, hiérarchise, exclut. Elle prive les femmes de leurs droits, compromet la santé, l’éducation, l’autonomie économique, la sécurité, et freine tous les progrès sociaux. Elle n’a rien d’inéluctable : c’est un choix politique de la laisser se perpétuer.

Et les chiffres nous rappellent l’urgence :

  • En 2024 en France, plus d’un féminicide tous les trois jours, commis par un conjoint ou un ex-conjoint.

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Synthèse des violences envers les femmes en 2024 en Martinique

Novembre 2025

Emilie GARON

Coordinatrice de l’OVIFEM

Violences et rapport de genre en Martinique INED

L’Institut national d’études démographiques a réalisé en 2018, en Martinique, une enquête par téléphone auprès d’un échantillon représentatif de 2 015 femmes de 20 à 69 ans. Les résultats présentés ici concernent les violences exercées dans les 12 derniers mois précédant l’enquête.

Ce sont les chiffres dont nous disposons qui sont certainement les plus proches de la réalité des violences faites aux femmes en Martinique.

+ 1/10 femme confrontée à des faits de harcèlement lors de ses déplacements dans les lieux publics

Les jeunes femmes entre 20 et 29 ans sont les plus exposées aux insultes, aux propositions sexuelles insistantes e tsont davantage suivies avec insistance.

1/20 femme est victime de harcèlement sexuel au travail, principalement de ses collègues 1/10 femme « à son compte » ou professionnelle de la santé et du social

1/5 femme en situation de violences conjugales

+ 1/3 pour les 20-25 ans

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L’OVIFEM – Observatoire Territorial des Violences Envers les Femmes de Martinique

Programme 2025 – Campagne d’Élimination des Violences Faites aux Femmes

Présentation :
L’Observatoire Territorial des Violences Envers les Femmes de Martinique (OVIFEM) a été inauguré le 25 novembre 2018. Il est porté par l’association ALEFPA, reconnue pour son action en faveur des victimes de violences et de la prévention de ces dernières.

L’OVIFEM est une structure partenariale composée d’un comité de pilotage réunissant plusieurs acteurs institutionnels :

  • La Justice
  • La Délégation Régionale aux Droits des Femmes
  • La Collectivité Territoriale
  • L’Éducation Nationale
  • La Caisse d’Allocations Familiales de Martinique (CAF)
  • La Police
  • La Gendarmerie

Mission et Objectifs :

L’Observatoire est situé au centre-ville de Fort-de-France, dans des locaux de 90 m², comprenant des salles de documentation et de réunion ainsi que des bureaux. Les locaux sont accessibles et ouverts au public du lundi au vendredi.

L’OVIFEM a pour objectif de lutter contre les violences envers les femmes, qui sont un phénomène particulièrement présent en Martinique. Ces violences ont un impact profond sur la santé, la vie sociale, familiale et professionnelle des femmes victimes.

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L’éphéméride du 21 novembre

Publication du premier numéro du magazine Elle fondé par Hélène Lazareff et Marcelle Auclair le 21 novembre 1945

Elle (souvent typographié ELLE en capitales) est un magazine hebdomadaire français féminin et de société fondé en 1945 par Hélène Lazareff et Marcelle Auclair. Le titre est racheté en avril 2018 par le milliardaire tchèque Daniel Křetínský.
Historique
Le premier numéro de Elle est publié le 21 novembre 1945, quelques mois après l’adoption du droit de vote des femmes en France et du retour d’Hélène Lazareff , exilée russe alors réfugiée à New York pendant l’Occupation, où elle travaillait à écrire au supplément féminin du New York Times ainsi que comme rédactrice de la rubrique mode au Harper’s Bazaar, un Magazine de mode luxueux dont elle s’inspire tout en conservant un « positionnement francophile » marqué. La ligne éditoriale du journal est posée dès l’origine dans sa ligne de pied : « du sérieux dans la frivolité, de l’ironie dans le grave. » Hélène Lazareff précise qu’elle souhaite alors « faire un journal de mode, mais pas seulement. Un journal moderne. Pratique. Avec des photos.

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Violences faites aux femmes : une crise mondiale qui s’aggrave dans l’indifférence

— Par Sarha Fauré —

À l’approche de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’Organisation mondiale de la santé publie un nouveau rapport au constat implacable : malgré deux décennies d’alertes, de campagnes de prévention et de déclarations politiques, la violence faite aux femmes reste une crise mondiale, systémique et massivement sous-estimée. Rien, ou presque, n’a reculé.

Une réalité mondiale : plus d’un tiers des femmes touchées

Selon l’OMS, près d’une femme sur trois dans le monde — environ 840 millions de personnes — a déjà subi des violences physiques ou sexuelles dans sa vie, que ce soit au sein du couple ou commises par un tiers. Sur la seule année écoulée, 316 millions de femmes ont été victimes de violences de la part d’un partenaire intime.
La prévalence globale reste structurellement élevée :
24,7 % des femmes de plus de 15 ans ont subi au moins une fois une violence physique ou sexuelle de la part d’un conjoint ou ex-conjoint, et 11,4 % durant les douze derniers mois .

Ces chiffres, déjà vertigineux, ne racontent pourtant qu’une partie de la réalité.

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An ti Kozé : Vivre une sexualité épanouie

Vendredi 21 novembre de 18h à 20h à La Terrasse FWI FdF
An ti Kozé : Vivre une sexulaité épanouie
La Terrasse FWI Immeuble Galeries Lafayette FdF
Avec Line Narbonnais, sexothérapeute
Evènement réservé aux femmes | Consommation obligatoire

Se réconcilier avec son corps pour vivre une sexualité épanouie

Et si renouer avec ton corps, c’était le début d’une plus belle histoire d’amour avec toi-même ?

Lors de cette conférence-atelier animée par Line Narbonnais, sexothérapeute et fondatrice de Vibes and Sens Therapy, tu seras invitée à explorer en douceur ta relation au plaisir, à la sensualité et à ton propre corps.

Un espace bienveillant pour :
Libérer la parole autour du plaisir
Identifier les tabous et croyances héritées
Découvrir ton langage du plaisir et mieux te connaître

Un moment entre femmes, simple, chaleureux et ancré dans notre culture martiniquaise.

Lieu : La Terrasse
Durée : 2h
Organisé par : l’Union des Femmes de Martinique

Les places sont limitées. Arrivez tôt !

#sexualitéféminine #UFM #vibesandsenstherapy #martinique #femmesmartiniquaises #bienveillance #plaisirféminin #écoutedecorps

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Violences sexistes et sexuelles dans les forces de l’ordre

Une réalité systémique que de nouveaux témoignages dévoilent

— Par Sarha Fauré —

Les violences sexistes et sexuelles au sein des forces de l’ordre en France prennent une ampleur que de nombreuses victimes, associations et journalistes s’efforcent depuis plusieurs années de rendre visible. Une nouvelle enquête, publiée le 15 novembre 2025 par le collectif féministe NousToutes en collaboration avec Disclose, apporte une pierre supplémentaire à l’édifice, révélant une série de témoignages glaçants et un système qui, selon les militantes, demeure profondément marqué par la culture de l’impunité.

207 témoignages en quatre mois : une parole qui s’ouvre malgré la peur

Entre juin et octobre 2025, un questionnaire en ligne a permis de recueillir 207 témoignages de victimes, de proches ou de témoins. Le collectif précise d’emblée que son objectif n’est pas de produire une analyse statistique représentative, mais d’offrir une photographie qualitative des violences commises par des policiers, des gendarmes et des agents municipaux.

Malgré une diffusion limitée, les retours sont nombreux et convergents. Une majorité écrasante des répondant·es s’exprime en tant que victimes directes, souvent après des mois ou des années de silence.

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À 11h31 le 10 novembre, les femmes cessent d’être payées

Révoltons-nous contre ce compte à rebours

Travailler « gratuitement » : le prix de l’injustice

Ce lundi 10 novembre à 11h31, les femmes françaises commenceront symboliquement à travailler « gratuitement » jusqu’à la fin de l’année. L’expression, reprise chaque automne par la newsletter féministe Les Glorieuses, ne relève pas de la provocation : elle met en lumière une réalité mesurée, chiffrée, persistante. En 2025, les femmes gagnent encore 13,9 % de moins que les hommes. Autrement dit, pour chaque euro versé à un homme, elles perçoivent 86 centimes.

Cette date symbolique résulte d’un simple calcul : rapporter cet écart de rémunération au nombre de jours ouvrés de l’année. Et le constat est sans appel : malgré neuf ans de mobilisation, les progrès sont si lents qu’à ce rythme, l’égalité salariale ne serait atteinte qu’en 2167. Cent quarante-deux ans d’attente pour que le travail des femmes soit reconnu à sa juste valeur !

Une stagnation masquée derrière de faibles avancées

On pourrait se féliciter que la date du « travail gratuit » ait reculé de quatre jours par rapport à l’an dernier.

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Violences Sexuelles à l’encontre des femmes

Nos 5 W et quelques-uns de plus1

— Par Huguette et Méliné Bellemare Membres de l’association féministe « Culture Égalité »—

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À Laurence et à celles qu’elle défend, pour leur courage à Toutes.

Je voudrais écrire ce qui va suivre en ponçant la langue, les mots, l’orthographe, la grammaire. Gratter, gratter jusqu’à buter sur l’os même de l’acte et qu’il existe sur cette page comme tel : un geste inqualifiable, innommable, sans langue, sans mots, sans orthographe, sans grammaire.

Nathacha APPANAH2

ELLE.S

Une petite fille de 3 ans
Une vingtaine de filles de 14 à 20
Une migrante sans papiers
Une jeune femme avec son bébé sur les bras
1, 2, 3 élèves
Plusieurs dizaines de patientes
Une sexagénaire livrée en pâture par son mari
Nos mères, nos sœurs, nos filles…
Ce n’est pas un martyrologe
C’est la scandaleuse réalité

Un étudiant en médecine
Un chirurgien, un naturopathe
Un prêtre, un professeur, un député, un ministre de la justice
Un père, un mari, un cousin, un grand-père
Le copain, l’amoureux, le voisin, l’ami de la famille
Un agent de police
L’entraîneur
Un chanteur ayant cinq fois l’âge de sa proie
Artiste engagé, grand patriote
Un acteur, une célébrité
Un monsieur bien habillé, bien élevé, belles manières
Bon voisin
Bref, un « protecteur naturel »
Une personnalité (re)connue, respectée
Pas un inconnu, pas un psychopathe, pas des monstres
Ce n’est pas un traité de tératologie
C’est la banale réalité

QUI ?

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L’éphéméride du 28 octobre

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est présentée à l’Assemblée législative le 28 octobre 1791 

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est un texte juridique français, exigeant la pleine assimilation légale, politique et sociale des femmes, rédigé le 5 septembre 1791, par l’écrivaine Olympe de Gouges sur le modèle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclamée le 26 août 1789, et publié dans la brochure Les Droits de la femme, adressée à la reine1,2. Premier document à évoquer l’égalité juridique et légale des femmes par rapport aux hommes, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne a été rédigée afin d’être présentée à l’Assemblée législative le 28 octobre 1791 pour y être adoptée.

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne constitue un pastiche critique de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui énumère des droits ne s’appliquant qu’aux hommes, alors que les femmes ne disposaient pas du droit de vote, de l’accès aux institutions publiques, aux libertés professionnelles, aux droits de propriété, etc.

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Hommage à Paulette Nardal

Vendredi 24 octobre à 18h Hôtel L’Impératrice – 15 rue de la Liberté, Fort-de-France
Avec la chorale « Joie de Chanter » et l’autrice Léa Mormin-Chauvac
Entrée libre et gratuite

Paulette Nardal, une femme, un siècle, une vision universelle

Femme de lettres, journaliste, musicienne, traductrice et militante, Paulette Nardal (1896–1985) fut l’une des grandes pionnières de la pensée noire et féministe du XXᵉ siècle. Originaire de Fort-de-France, aînée d’une fratrie de sept sœurs aussi brillantes qu’indépendantes, elle fit partie des premières femmes noires admises à la Sorbonne dans les années 1920.

À Paris, avec ses sœurs Jane, Alice, Lucie, Andrée, Émilie et Cécile, elle fonde le salon littéraire de Clamart, un espace de rencontre et de réflexion où se croisent les grandes figures de la diaspora noire : Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Léon-Gontran Damas, René Maran, Marcus Garvey, Marian Anderson, et tant d’autres. De ces échanges naîtra ce qu’on appellera plus tard le mouvement de la Négritude.
Paulette Nardal, souvent désignée comme sa « mère spirituelle », revendiquait avec humilité :

« Nous avons ouvert la voie aux hommes.

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« Bénissez nos seins », un film d’Angèle Marey

Le 23 octobre 2025 à 18h45 Teyat Otonom Mawon, Croix Mission  FdF
️ Un film d’Angèle Marrey – Documentaire, 52 min

— Par Sarha Fauré —

Synopsis :
Quand j’ai eu 13 ans, mes seins ont commencé à pousser signifiant au monde que je devenais femme. Trahi par notre propre corps, inlassablement arraché à l’enfance pour devenir les objets de désir des hommes. Entre « le repassage des seins » et la chirurgie esthétique d’augmentation mammaires excessive. « Bénissez nos seins » questionne le poids du patriarcat sur nos poitrines.

Présentation :

Ils sont sexualisés, fantasmés, vendus, niés, redessinés ou mutilés. Depuis toujours, les seins occupent une place centrale dans l’imaginaire collectif – souvent à mille lieues de ce que vivent les personnes qui les portent.

Dans Bénissez nos seins, la réalisatrice Angèle Marrey s’attaque à l’un des plus puissants symboles du patriarcat. À travers une série de témoignages intimes et de paroles d’expertes, ce documentaire interroge la manière dont la société s’est appropriée, contrôlée et déformée la poitrine féminine.

Pourquoi les seins sont-ils si sexualisés ? Pourquoi sont-ils soumis à autant de normes, de violences et de silences ?

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« Entre 2 rives », un film de Mariette Monpierre – écrit par Christelle Théophile

Mardi 21 octobre à 18h30 au Téyat Otonom Mawon à FdF par Culture Égalité

Notre saison « Cinéfanm » reprend. Nous avons le plaisir de vous inviter à la première séance. 
Un sujet que connaît bien notre Martinique.
Une petite quête solidaire pour payer les droits de diffusion. La militance coûte.  Aidez-nous à continuer. A mardi.
Bonne journée
Nos salutations féministes
Culture Égalité

Entre 2 rives raconte l’histoire bouleversante de Cristina et Johanna, deux femmes originaires de la République dominicaine, installées en Guadeloupe depuis près de dix ans. Deux mères, deux parcours, un même combat : celui de reconstruire leur vie loin de chez elles, tout en tentant, coûte que coûte, de faire venir les enfants qu’elles ont dû laisser derrière.

À travers ces portraits croisés, ce documentaire de 52 minutes lève le voile sur une réalité méconnue de l’immigration dans les territoires français d’Outre-mer : celle de femmes venues majoritairement des îles voisines, prêtes à affronter la mer et l’exil dans l’espoir d’un avenir meilleur. Mais à quel prix ?

Séparation familiale, précarité, isolement : Entre 2 rives aborde avec délicatesse et justesse les conséquences humaines de l’immigration, et interroge la possibilité d’un regroupement familial dans un contexte souvent hostile.

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Traite des êtres humains : le nombre de victimes explose en France

Plus de 7 200 personnes recensées en 2024, dont une écrasante majorité de femmes

— Par Sabrina Solar —

Le dernier rapport de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) révèle une hausse spectaculaire du nombre de victimes de traite en France. En 2024, 7 285 personnes ont été identifiées par les associations spécialisées, soit plus de 20 % de plus qu’en 2023. En deux ans, leur nombre a presque doublé.

Des femmes et des jeunes en première ligne

Selon la Miprof, 89 % des victimes recensées sont des femmes, toutes formes d’exploitation confondues. Dans la grande majorité des cas, il s’agit de traite à des fins d’exploitation sexuelle. Le Nigéria reste le principal pays d’origine, avec 1 223 femmes dénombrées, presque toutes contraintes à la prostitution.

Autre donnée inquiétante : plus de la moitié des victimes majeures accompagnées avaient commencé à être exploitées alors qu’elles étaient mineures. En 2024, 14 % des victimes étaient encore des enfants, principalement exploités sexuellement ou par le travail.

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Journée internationale des femmes du monde rural : le 15 octobre

— Communiqué de l’Union des Femmes de Martinique ( UFM ) —

En cette Journée internationale des femmes du monde rural, et à la veille de la grande réflexion lancée par la Collectivité Territoriale sur ses pouvoirs et ses compétences territoriales, l’Union des Femmes de Martinique a rencontré plusieurs agricultrices.

Nous vous livrons la réflexion de l’une d’elles.

« Cinquante-trois ans, fille d’agriculteurs, diplômes de second cycle en poche, et viscéralement attachée à la terre de notre Martinique …

J’ai fait le choix, de revenir au pays avec le projet d’y vivre de mon travail en prenant la relève de parents âgés et comme eux, d’apporter ma contribution à la production vivrière en offrant des produits sains à la population martiniquaise.

Cinq ans plus tard …

Je décide de mettre un terme à cette expérience.

Epuisée, moralement et physiquement, et malgré le soutien de mes parents, je renonce à mon projet sans renoncer à me battre

Je renonce à mon projet et j’y suis forcée, car ma présente réalité professionnelle n’est qu’un parcours d’obstacles :

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Mères en lutte

Un documentaire de Johanna Bedeau  | 59 minutes | Disponible sur France.tv

Quand dénoncer l’inceste devient un crime aux yeux de la justice.

En France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, soit un toutes les trois minutes. Pourtant, lorsqu’une mère dénonce des faits d’inceste commis par le père de l’enfant, la justice ne la croit pas toujours. Pire : dans de nombreuses affaires, elle l’accuse de manipulation ou d’aliénation parentale.

Dans Mères en lutte, la réalisatrice Johanna Bedeau suit le combat de trois femmes — Pauline, Cynthia et Virginie — qui, après avoir tenté de protéger leurs enfants d’agressions sexuelles intra-familiales, se retrouvent condamnées pour non-représentation d’enfant, privées de garde, et parfois même poursuivies pénalement.

Un système à rebours de sa mission

Plutôt que de déclencher la chaîne de protection attendue — signalement, expertise médicale, protection de l’enfant —, ces mères voient le système judiciaire se retourner contre elles. La parole des enfants, pourtant appuyée par des éléments médicaux, psychologiques, ou des témoignages concordants, est souvent reléguée au second plan, considérée comme suspecte parce qu’elle viendrait de la mère.

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Mouv’Man : l’activité physique au service de la santé mentale et physique des femmes

Dimanche 12 octobre à l’IMS quartier Mangot Vulcin Le Lamentin

MOUV’MAN, c’est l’événement de la rentrée pour remettre l’activité physique au cœur de la santé mentale et physique des femmes ! Le dimanche 12 octobre 2025 à l’IMS au Lamentin, venez vivre une journée festive et engagée mêlant conférences inspirantes, activités physiques gratuites, forum associatif, témoignages forts et espace enfants avec garderie et château gonflable.

Porté par la dynamique Inga de Chadirac créatrice de l’Instant Maman et soutenu par l’ARS, l’APASAM, Martinique la 1ère, cet événement s’inscrit dans le cadre d’Octobre Rose et de la Semaine internationale de la santé mentale.

L’entrée était gratuite sur inscription jusqu’au 08 Octobre pour une meilleure organisation

Mouv’man, un moment pour soi, entre femmes, pour se reconnecter à son corps, à sa force et à sa santé.

Entrée conférence & Témoignage L’Instant Maman (9h-11h)

La matinée sera rythmée par des interventions de professionnels de santé autour des bienfaits de l’activité physique sur la santé mentale et physique des femmes, avec une approche à la fois éducative et concrète. À cette occasion, Inga de Chadirac, fondatrice de L’Instant Maman, partagera l’histoire de ce projet engagé, depuis sa naissance jusqu’à son rayonnement actuel, en présentant des données clés sur la santé mentale maternelle, l’impact du sport et les freins persistants auxquels sont confrontées les femmes.

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 » Explosion féministe »

Nouvelle génération politique & féminismes de la différence

Depuis deux décennies, un souffle nouveau traverse le féminisme porté par les voix puissantes du Sud global. Au Brésil, une nouvelle génération de féministes engagées investit la rue, les universités, les réseaux sociaux et les espaces militants. Héritières des luttes passées, elles bousculent les cadres du féminisme classique et universaliste.

Ce livre donne à entendre cette polyphonie insoumise, où la théorie s’entrelace au vécu, et où les marges deviennent force transformatrice. Une véritable explosion de voix, dont l’onde de choc projette des perspectives nouvelles qui redessinent le paysage des luttes féministes contemporaines.

À l’heure où, en France, les mouvements féministes se confrontent à des questions cruciales d’intersectionnalité, de décolonisation des savoirs et de justice sociale, les réflexions et pratiques portées par les féministes brésiliennes résonnent avec acuité, ouvrant un dialogue transnational indispensable pour repenser les alliances, les imaginaires politiques et les solidarités féministes du 21e siècle.

Cet ouvrage collectif, organisé par la féministe Heloisa Buarque de Hollanda, rassemble les voix d’une génération qui avance sans compromis, décidée à renverser les normes conservatrices et à imposer de nouveaux repères.

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L’éphéméride du 10 octobre

Fondation de l’Union Sociale et Politique des Femmes le 10 octobre 1903

La Women’s Social and Political Union (en français, Union sociale et politique des femmes) souvent désignée par son sigle WSPU, est une organisation féministe créée en 1903 et dissoute en 1917, qui a milité en faveur du droit de vote des femmes au Royaume-Uni.

Histoire
Fondation et débuts

La Women’s Social and Political Union est fondée le 10 octobre 1903 à Manchester par Emmeline Pankhurst et ses filles Christabel Pankhurst et Sylvia Pankhurst ; elles sont les leaders de ce mouvement. Les membres de la WSPU sont les premières à être connues sous le nom de « suffragettes ». Elles s’opposent aux organisations suffragistes, qu’elles estiment trop modérées. En 1905, Christabel Pankhurst crache sur un policier, ce qui entraîne plusieurs arrestations arbitraires visant la famille Pankhurst.

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Aux vertus qu’on exige d’une femme politique…(1)

— Huguette et Méliné Bellemare, de Culture Égalité —

Pendant des siècles, (voire des millénaires), dans le monde occidental, les femmes ont été écartées du pouvoir comme elles l’ont été du savoir, de certaines profession, de certains sports ou loisirs… lesquels étaient le monopole des hommes.

Aussi, aujourd’hui, la parité en politique, imposée par l’action des associations féministes, n’est toujours pas acceptée par un certain public et les femmes politiques sont étroitement surveillées.

Elles le sont pour leur tenue : telle est sifflée pour sa robe, une autre, épinglée pour sa chevelure bouclée… À tel point que certaines en sont réduites à tenter de se dissimuler sous de quasi uniformes !

Elles sont critiquées aussi pour leur ton : on attend d’elles qu’elles soient tout miel et tout sourire, sinon elles sont vite qualifiées d’hystériques (là où l’on admirerait, chez les hommes, le « franc-parler », une « saine et virile colère » !)

Du coup, dans les assemblées, elles hésitent à intervenir…. D’ailleurs, quand elles le font, leurs collègues masculins s’empressent souvent de profiter de ce « temps mort » pour bavarder entre eux, consulter leur téléphone, et même les interrompre !

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L’éphéméride du 5 septembre

Olympe de Gouges rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne le 5 septembre 1791.

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est un texte juridique français, exigeant la pleine assimilation légale, politique et sociale des femmes, rédigé le 5 septembre 1791, par l’écrivaine Olympe de Gouges sur le modèle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclamée le 26 août 1789, et publié dans la brochure Les Droits de la femme, adressée à la reine1,2. Premier document à évoquer l’égalité juridique et légale des femmes par rapport aux hommes, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne a été rédigée afin d’être présentée à l’Assemblée législative le 28 octobre 1791 pour y être adoptée.

La déclaration sur plaque de marbre.
La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne constitue une réplique critique de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui énumère des droits ne s’appliquant qu’aux hommes, alors que les femmes ne disposaient pas du droit de vote, de l’accès aux institutions publiques, aux libertés professionnelles, aux droits de propriété, etc.

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Courage d’une femme migrante et victoire de la justice. Un procès exemplaire !

— Par Culture Egalité —

Une femme migrante, sans titre de séjour et mère de quatre enfants, a fait preuve d’un courage exemplaire en franchissant les portes du commissariat pour porter plainte contre la publication abusive de vidéos à caractère intime. Malgré sa situation administrative précaire, elle a choisi de passer outre l’opprobre, la peur et le silence, pour poser un geste fort au nom de sa dignité et de ses droits.

Mais l’horreur a redoublé : sous prétexte d’accompagner la victime dans sa démarche, un agent de police a abusé de sa position d’autorité pour lui imposer un acte sexuel en échange de son aide administrative ! Ce comportement, contraire à toute éthique et à toute humanité, a été fermement condamné par la justice: treize ans de réclusion criminelle ont été prononcés à l’encontre de ce criminel.

Ce verdict marque une étape importante: il vient rappeler que nul n’est au-dessus des lois et que les victimes, quelle que soit leur origine ou leur situation, doivent pouvoir compter sur la justice. Le traumatisme de cette jeune femme demeurera longtemps, mais son acte de courage éclaire le chemin pour toutes celles et ceux qui hésitent à dénoncer la violence.

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L’éphéméride du 3 septembre

Entrée en vigueur de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes le 3 septembre 1981.

La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (en anglais Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women, CEDAW) a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle est entrée en vigueur le 3 septembre 1981 après avoir été ratifiée par 20 pays.

Les États-Unis l’ont signée en 1980 mais ne l’ont toujours pas ratifiée. Les États qui n’avaient pas signé le traité lors de son entrée en vigueur y adhèrent aujourd’hui, sans le signer. Le dernier État en date à l’avoir fait est le Qatar, le 29 avril 2009. De nombreux pays l’ont signé en émettant toutefois des réserves, de nature à fortement en affaiblir la portée. Aujourd’hui, les seuls membres de l’ONU à n’avoir pas adhéré à la convention sont le Vatican, l’Iran, la Somalie, le Soudan et les îles Tonga.

La présidente du CEDAW est actuellement Dalia Leinartė.

Cette convention est adoptée dans la lignée de l’année internationale des femmes de 1975.

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Femmes en danger : quand les coupes budgétaires mettent en péril la lutte contre les violences

— Par Sarha Fauré —

« Les coupes budgétaires tuent », alerte Laura Slimani, cheffe du pôle projet à la Fondation des Femmes. Derrière cette déclaration alarmante se cache une réalité brutale : en 2025, les associations féministes, en première ligne dans la lutte contre les violences faites aux femmes, traversent une crise financière sans précédent. Une enquête menée cet été auprès de 148 structures révèle que 71 % d’entre elles déclarent une santé financière dégradée, mettant en péril des milliers de vies et affaiblissant gravement un tissu associatif essentiel.

Un recul historique du financement

Les résultats de l’enquête « Ne leur fermons pas la porte », publiée le 27 août 2025, montrent une baisse moyenne de 15 % des subventions par rapport à 2024, soit 31,6 millions d’euros manquants pour l’ensemble des structures interrogées. Les conséquences sont immédiates : 50 % des associations ont dû réduire leurs activités, 30 % ont fermé des permanences, et 6 258 femmes et enfants ne seront pas accompagnés cette année. En moyenne, chaque structure accompagne 53 personnes de moins qu’en 2024.

Ce recul est d’autant plus préoccupant que le besoin d’accompagnement n’a jamais été aussi fort.

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