Catégorie : Sciences Sociales

Pourquoi la Guadeloupe doit sauter dans le train de l’intelligence artificielle ?

— Par Jean-MArie Nol —

Le gouvernement a dévoilé, mardi 16 juin à Bercy, son plan pour équiper l’administration d’outils IA. En 2026, 65 % des collectivités locales qui ont eu recours à l’IA ont utilisé des IA génératives. « Facile d’accès, tout au moins pour réaliser des tests et faire les premiers pas, l’IA générative est très logiquement le système qui progresse le plus en 2026 dans les collectivités pionnières avec plus de 70 % d’utilisation. Dévoilé à la veille de l’ouverture du salon Vivatech, le plan gouvernemental prévoit notamment la généralisation à l’ensemble de la fonction publique d’Etat de l’« assistant IA », un agent conversationnel qui était expérimenté depuis 2025 auprès de 10 000 agents volontaires. Développé par la direction interministérielle du numérique, ce chatbot de l’administration s’appuie sur les modèles de la société française Mistral AI, tandis que les données sont hébergées par Outscale, la division cloud de Dassault Systèmes. Le Premier ministre a détaillé plusieurs annonces sur le développement de l’intelligence artificielle, dont un investissement de 655 millions d’euros. Des outils d’IA seront créés pour transformer l’action publique, comme un chatbot santé public et un assistant conversationnel unique.Ces

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Viva Venezuela:

— Par Gary Klang —
Si je republie cet article aujourd’hui, c’est parce que j’en ai marre d’entendre critiquer Chavez et Maduro; marre d’en entendre dire du mal par des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent; marre de lire dans les journaux français et américains tant de sottises concernant ce pays. Comme nous avons pu le constater, Michel Butor et moi, les seuls invités de langue française dans le cadre de ce festival de poésie : le président Chavez était aimé de son peuple pour lequel il avait créé, entre autres, des restaurants à bon marché pour les plus démunis. Quel gouvernement français, belge ou américain l’a jamais fait ?
C’est mon ami Enrique Hernandez D’Jesus qui m’invita à ce festival. Je l’avais rencontré au Mexique – autre pays frère – lors d’une rencontre de poésie, où m’avait convié un autre grand ami et poète, Marco Antonio Campos. D’entrée de jeu, j’étais certain qu’Henrique et moi étions liés pour la vie et que je le reverrais un jour. De fait, on s’est revus en juin 2012 à ce festival organisé en son honneur.

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En Martinique, le don textile,est aussi une chaîne de solidarité locale

— Par Jean-Christophe Rilos (*) —

Depuis plusieurs semaines, une campagne nationale invite les citoyens à déposer leurs textiles, linges de maison et chaussures usagés en point de collecte. Son message est simple : même usés, abîmés ou dépassés, les textiles peuvent encore avoir une seconde vie.

Sur le principe, cette campagne répond à un objectif nécessaire. La filière textile doit être mieux connue. Le geste de tri doit être encouragé. Trop de vêtements finissent encore dans les déchets ménagers alors qu’ils pourraient être réemployés, réparés, recyclés ou valorisés.

Mais en Martinique, cette communication nationale produit aussi un effet inattendu. Depuis sa diffusion, plusieurs habitants nous interrogent : « Qui est Refashion ? » « Faut-il désormais donner à Refashion ? » « Est-ce que Refashion remplace l’ACISE Insertion Environnement ? »

Ces questions ne traduisent pas un rejet. Elles révèlent une confusion.

Une histoire de proximité

Elles rappellent surtout une réalité essentielle : en Martinique, la collecte textile n’est pas née d’une campagne nationale. Elle s’est construite dans le temps, à partir d’une initiative locale, sociale et solidaire, historiquement liée à l’aide aux personnes sans domicile, aux familles en grande précarité et aux publics fragiles.

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Viva Venezuela !

— Par Gary Klang —
Si je republie cet article aujourd’hui, c’est parce que j’en ai marre d’entendre critiquer Chavez et Maduro; marre d’en entendre dire du mal par des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent; marre des menaces de Trump; marre de lire dans les journaux français et américains tant de sottises concernant ce pays. Comme nous avons pu le constater, Michel Butor et moi, les seuls invités de langue française dans le cadre de ce festival de poésie : le président Chavez était aimé de son peuple pour lequel il avait créé, entre autres, des restaurants à bon marché pour les plus démunis. Quel gouvernement français, belge ou américain l’a jamais fait ?
C’est mon ami Enrique Hernandez D’Jesus qui m’invita à ce festival. Je l’avais rencontré au Mexique – autre pays frère – lors d’une rencontre de poésie, où m’avait convié un autre grand ami et poète, Marco Antonio Campos. D’entrée de jeu, j’étais certain qu’Henrique et moi étions liés pour la vie et que je le reverrais un jour. De fait, on s’est revus en juin 2012 à ce festival organisé en son honneur.

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Le Chercheur et le Poète.

—Par Camille Loty Malebranche —

Le Chercheur

Je sais que le poète n’est pas théoricien, mais c’est précisément la sensibilité définitionnelle de la poésie savante que je cherche chez vous. Car là où la grammaire opère la déclinaison des lexèmes dans les langues flexionnelles, la poésie fait la déclinaison conceptuelle et logique des lemmes sentis comme des choses du vécu, des protagonistes du sentiment qui théorisent le sentir par le métalangage de la beauté.

Fort de ce constat personnel, j’aimerais, cher ami poète, vous dont l’esthétique du verbe, trouve les meilleures tournures pour dire le monde, vous entendre en quelques vers sur chacun des deux sujets suivants: la réussite et l’école.

Le Poète

Vous demandez au poète de coltiner des définitions, alors qu’aujourd’hui la mystification par le verbiage vil a officiellement remplacé la poésie devenue collection de vocables décousus pour des minus poétaillons. Votre question, chercheur, est un rappel à l’entendement de l’art envers et contre la pitrerie actuelle où des poétastres grésillent de leur langue poussiéreuse et caquettent en grattant la terre verbale pour n’y trouver que des vers mort-nés à travers l’opération abortive de leur médiocrité qui fait de la poésie un sous-art, plus mineur que la danse des saltimbanques sur échasses, sous leur plume de paille sèche et sans encre.

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Tenue vestimentaire au travail : quelles sont les règles ?

Ce que dit le Code du travail

Un salarié a en principe le droit de se vêtir comme il le souhaite sur son lieu de travail.

Le Code du travail (article L. 1121-1) autorise indirectement l’employeur à imposer à un salarié des contraintes vestimentaires dans certains cas où cela peut être justifié : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».

Une décision-cadre du Défenseur des droits sensibilise les employeurs sur la question de l’apparence afin qu’ils réinterrogent leurs codes vestimentaires et leurs pratiques dans le respect du droit de la non-discrimination.

Pour le Défenseur des droits, le salarié ne peut être restreint, dans tout ce qui constitue son apparence physique, qu’à la condition que cette restriction soit déterminante pour l’exercice de son activité professionnelle : « les codes vestimentaires doivent être justifiés par la nature des postes concernés et légitimes et proportionnés au but recherché. Ils peuvent s’appuyer sur des mesures d’hygiène et de sécurité ou peuvent répondre, dans certaines limites, à des considérations d’image ou d’identification ».

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La Mesquinerie, cette dégénérescence existentielle…

— Par Camille Loty Malebranche —
Le mesquin est un miséreux dans l’être, qui bloque et entrave l’effort d’autrui à l’élévation. La mesquinerie est le recours à l’ostracisme et au freinage crapuleux de toute sortes contre autrui par le mesquin trop fragile dans son statut et trop inconfortable dans ses privilèges pour laisser l’autrui de valeur atteindre son potentiel. Creuser maladivement des abîmes imaginaires et dresser des murs fictifs de haine, pour empêcher le succès des autres dont il se sent inférieur, voilà du mesquin, l’existentielle démarche qu’il pratique avec sinistre ferveur, comme une religion pathologique, comme un culte maléfique et pathogène.

La société bourgeoise de consommation, parce qu’elle excite des inepties de classes, avec son entêtement de performance et de compétitions forcenées le plus souvent injustes voire déloyales, est un terreau de tératogénie mentale et de contamination caractérielle, où prolifèrent des mesquins comme du champignon vénéneux dans un terrain toxique.

Parmi les tares de civilisation, la mesquinerie est sans doute la pire pierre où achoppent les rapports humains, les relations interclasses ou interpersonnelles par les aspérités artificielles des haines latentes et irrationnelles et des discriminations les plus bâtées.

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Automatisation : quels emplois demain ?

La Guadeloupe et la Martinique face au risque d’un véritable ravage sur l’emploi en raison du décrochage numérique et économique ?

— Par Jean-Marie Nol —

L’intelligence artificielle n’est plus une simple perspective technologique réservée aux grandes entreprises mondiales ou aux laboratoires de recherche. Elle est désormais en train de pénétrer progressivement les secteurs qui structurent le quotidien économique et administratif des sociétés modernes : la banque, les services publics, les collectivités territoriales et l’ensemble du secteur tertiaire. Les inquiétudes concernant le remplacement des travailleurs humains par l’intelligence artificielle se sont intensifiées au cours de l’année écoulée, à mesure que les entreprises réduisent leurs effectifs, que les modèles d’IA deviennent plus performants pour les tâches de bureau et que les entreprises intègrent plus profondément l’IA dans leurs opérations. « De nombreuses banques ont fait état de gains d’efficacité de l’ordre de 30 % grâce à l’IA et à la poursuite de la numérisation », écrit la direction de Morgan Stanley.

Les banques sont à l’avant-poste de l’adoption de l’intelligence artificielle et tentent d’automatiser une partie de leurs activités pour essayer de profiter des économies promises par les avancées technologiques.Dans

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Clôture du cycle « Mémoires blessées, voix libérées »

Fort-de-France : Isis Labeau-Caberia invitée de la conférence de clôture

L’association D’Antilles et D’Ailleurs clôturera le mercredi 24 juin 2026 son cycle de conférences « Mémoires blessées, voix libérées » avec une rencontre exceptionnelle consacrée à l’écrivaine, chercheuse indépendante et artiste martiniquaise Isis Labeau-Caberia. L’événement se tiendra au Bayou, à Fort-de-France, à partir de 17h30.

Soutenu par la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) de Martinique, ce cycle de conférences a permis, depuis plusieurs mois, d’aborder les violences faites aux femmes, les mécanismes de domination et les enjeux d’égalité à travers des interventions d’acteurs engagés du territoire.

Pour cette dernière rencontre, le public est invité à découvrir l’univers de « Chères ancêtres : Contre-histoire des résistances féminines et anticolonialistes », ouvrage publié aux Éditions Grasset. Dans ce livre, Isis Labeau-Caberia entreprend un voyage au cœur de son histoire familiale et collective afin d’interroger les héritages de l’esclavage, de la colonisation et des silences transmis de génération en génération.

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Les enfants d’Outre-mer face à l’urgence climatique : une génération particulièrement exposée

— Par Sabrina Solar —

Le changement climatique n’est plus une menace lointaine ou un scénario pour les décennies à venir. Ses effets sont déjà visibles et transforment le quotidien de millions d’enfants à travers le monde. Dans son rapport publié le 16 juin 2026, l’UNICEF dresse un constat particulièrement alarmant : près d’un enfant sur deux dans le monde, soit environ 1,1 milliard d’enfants, est aujourd’hui exposé à au moins trois risques climatiques simultanés. Une réalité qui menace directement leur santé, leur accès à l’éducation, leurs conditions de vie et, dans certains cas, leur survie.

L’étude s’appuie sur une cartographie précise de huit menaces climatiques majeures : les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur, les incendies, les inondations fluviales et côtières, les tempêtes tropicales ainsi que les tempêtes de sable et de poussière. Parmi les phénomènes les plus fréquents figurent les sécheresses combinées aux fortes chaleurs et aux vagues de chaleur, une triple menace qui concerne déjà près de 296 millions d’enfants dans le monde.

Au-delà des chiffres, le rapport montre surtout que les conséquences de ces événements dépassent largement les seuls dégâts environnementaux.

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Pointe-à-Pitre : quand le déclin économique nourrit la violence

Pourquoi derrière le succès de la ZI de Jarry, la ville de pointe à Pitre est -elle en échec économique et sécuritaire ?

— Par Jean-Marie Nol —
Le cœur de Pointe-à-Pitre se désagrège depuis le départ des entreprises et commerces vers la zone industrielle et commerciale de Jarry, de Dothemare et également vers les centres commerciaux, et par voie de conséquence une frange de la jeunesse de la Guadeloupe est désormais prise au piège de la pauvreté et de la violence . C’est là un effet dû au temps long. Je veux dire par là que cela relève de la responsabilité de la rénovation urbaine ratée pour partie avec une erreur de jugement des municipalités successives qui a contribué à un urbanisme par trop social. La récente escalade de violence entre adolescents dans le département a une fois de plus mis en lumière une réalité préoccupante : la jeunesse de Pointe-à-Pitre et des environs est confrontée à une violence endémique et à des défis d’ordre économiques majeurs, accentués par la pauvreté croissante et le manque de perspectives d’avenir. Et c’est dans ce contexte, que les guadeloupéens devraient enfin finir par comprendre qu’aucun développement harmonieux et durable de la Guadeloupe n’interviendra sans prise de conscience sur l’importance des mécanismes économiques.

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La trilogie constitutive de la liberté.

— Par Camille Loty Malebranche —

La volonté, le choix, la responsabilité sont la trilogie de la liberté vraiment souveraine. L’on comprend alors que la liberté, elle-même, est un apprentissage, un exercice mental pour être prêt aux exigences de la souveraineté de conscience. Nous préférons éluder le raccourci argumentatif qui dit que « l’homme est né libre » pour préciser que l’homme est né avec la faculté d’être libre. La liberté est faculté plutôt qu’effectivité à notre naissance car nous naissons avec tous les manques dont le plus opposé à la liberté effective, est l’ignorance.

Fors tous les conditionnements de l’institution sociale qui nous prend en charge dès que les mains de l’obstétrique nous remettent à celles de nos parents, la famille qui nous accapare, nous organise et nous façonne – famille elle-même toute structurée par et pour la société – nous sommes nous-mêmes porteurs de toutes sortes de pulsions agressives et serviles qui nous empêchent d’être libres.

La liberté ne se peut que comme apprentissage et désapprentissage.

La faculté, toute faculté, pour devenir qualité et richesse, doit être mise à contribution par la gérance judicieuse de l’homme.

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Coupe du monde 2026 : : le football peut-il encore ignorer son impact climatique ?

— Par Lionel Pabion (*) —

Derrière les exploits sportifs, la Coupe du monde 2026 pourrait devenir l’édition la plus émettrice de CO₂ de l’histoire du football. – © MDSAIFUR / adobe.stock.com

Alors que la Coupe du monde 2026 se déroule sur un continent entier, son empreinte carbone pourrait battre tous les records. Derrière le spectacle planétaire, le modèle du football international interroge de plus en plus sa compatibilité avec les limites environnementales.

La Coupe du monde de football est un événement sportif mondial qui n’a guère d’équivalents. La compétition est progressivement devenue un enjeu économique et médiatique gigantesque. En 2022, la finale a été suivie par près d’un milliard et demi de spectateurs. Le sport est ainsi un outil de soft power très convoité. La remise par le président de la FIFA d’un “prix de la paix” à Donald Trump en décembre 2025 en est un exemple éloquent. Ces instrumentalisations politiques sont souvent dénoncées, et la question d’un éventuel boycott de la compétition revient régulièrement.

En revanche, la question écologique est souvent moins mise en avant que les enjeux politiques et sociaux.

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Essentialisme idéologique et discriminations…

— Par Camille Loty Malebranche —

Il est deux essentialismes: l’ontologique et l’idéologique.
La voie la plus sûre du pouvoir des asservisseurs et des tyrans est de s’essentialiser afin de se placer hors de portée de la rationalité selon le principe d’une onction de supériorité par essence de leur catégorie. Ainsi, ils interdisent l’intellection des mécanismes structurels de leurs privilèges indécents par leurs asservis qu’ils mystifient. Car l’homme ne domine ni ne réifie l’homme, que par la violence et l’essentialisation des contingences existentielles.

L’essentialisme ontologique, cette désignation philosophique de l’essence des êtres, est inviolable. Malgré toutes les logomachies ayant lieu sur le concept d’essence qui détermine la nature de chaque catégorie d’êtres en ce que ceux-ci ont d’immuable comme présence au monde et comme identité en tant qu’êtres, nul ennemi de l’essentialisme n’a pu démontrer objectivement que les êtres sont sans nature. Et l’étude approfondie scientifique ou philosophique du monde est précisément l’interrogation des essences qui différencient par les natures qu’elles déterminent, les catégories, les espèces; et également l’interrogation des différents règnes connus et étudiés.

En ce qui concerne l’être humain, hormis l’essence ontologique qui relève de la nature humaine et se dévoile par l’interrogation épistémique des dimensions biologique et métaphysique de l’être humain, il est parfois une essence artificielle et sociale, particulièrement pernicieuse et mensongère, relevant de l’idéologie, c’est l’essentialisme idéologique.

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Face aux fragilités sociales, retrouver la dignité par l’activité

—  Par Roland Rosillette, acteur et militant de l’IAE —

Dans une Martinique confrontée à la pauvreté, au chômage des jeunes, à la sous-qualification et aux ruptures de parcours, l’insertion par l’activité économique, l’IAE, n’est pas la seule réponse, mais elle est l’une des solutions concrètes pour remettre des femmes et des hommes en mouvement. Elle offre un sas de préparation vers l’emploi pour retrouver confiance, développer ses compétences et se projeter vers l’avenir à celles et ceux qui traversent des difficultés, mais qui portent encore en eux la motivation, l’envie de réussir et le besoin d’un accompagnement adapté.

Ce parcours n’est ni une faveur, ni une occupation : c’est une étape exigeante pour reprendre confiance, apprendre, produire utile, révéler des compétences et contribuer au développement du territoire.

Sortir des préjugés

En Martinique, parler d’insertion par l’activité économique, ce n’est pas parler d’un dispositif administratif de plus. C’est parler de nos compatriotes : des jeunes en recherche de repères, des bénéficiaires du RSA, des seniors éloignés de l’emploi, des personnes en situation de handicap, des demandeurs d’emploi de longue durée, des parents isolés, des personnes placées sous-main de justice ou encore des personnes peu ou pas qualifiées.

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Chronique d’une impasse institutionnelle : de l’escroquerie au renoncement

— Les Contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux —

En dépit de consultations populaires, le débat institutionnel n’a pas eu lieu. Les consultations ont été des leurres présentés comme des référendums. Les vraies questions n’ont jamais été posées alors que les réponses aux fausses questions sont réputées s’y rapporter.

Le bal des leurres et le « chatt’ en sac » éternel

Depuis des décennies, le débat institutionnel en Martinique est marqué par une « escroquerie intellectuelle » où les consultations populaires font office de paravents. Les scrutins de 2003 et 2010 n’ont jamais été les référendums de clarté attendus (Département, Autonomie ou Indépendance), mais des montages juridiques qualifiés de « chatt’ en sac » par le meilleur juriste des autonomistes, Camille Darsières. En posant des questions délibérément obscures sur des articles de la Constitution (73 ou 74) plutôt que sur le destin du pays, l’État et les élus ont sciemment évité d’entendre la voix légale d’un peuple qu’ils craignent d’affronter dans un vrai débat. Les réponses à ces fausses questions ont été interprétées pour satisfaire des élites qui gèrent l’assimilation tout en feignant de la combattre.

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Élections présidentielles françaises

— RS n° 451 lundi 15 juin 2026 —

Politiques internationale et mouvements populaires

La différence entre un chef d’État néofasciste et un chef d’État de « la gauche de rupture » sera bien réelle (voir article précédent). Mais un chef d’État dans un pays dépourvu d’un mouvement populaire actif, y compris en matière de politique internationale, aura un pouvoir limité. Si l’Espagne tient tête au délire trumpien, c’est aussi parce que la gauche politique et sociale du pays s’est mobilisée et continue de le faire contre l’impérialisme. Si même Giorgia Meloni, la présidente néofasciste du conseil des ministres d’Italie, proteste contre les mauvais traitements infligés aux ItalienNEs menant des flottilles de la paix contre le blocus de Gaza, ce n’est pas par un amour patriotique des gauchistes qui la conduisent, mais parce qu’un réel sentiment populaire est hostile à l’abominable génocide perpétré par les fascistes israéliens en Palestine.

Voilà pourquoi nous-mêmes consacrons tant d’énergie à nous mobiliser pour Gaza, pour Cuba, contre la fascisation du monde. Nous combattons l’idée néfaste et fausse suivant laquelle notre action serait vaine. Les USA ont été vaincus au Vietnam, la France a reconnu l’indépendance de l’Algérie après sa déculottée indochinoise, l’apartheid sud-africain a été brisé par le combat héroïque des peuples concernés, mais aussi par la mobilisation solidaire des campus, des dockers, des mouvements et syndicats progressistes dans de nombreux pays.

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Psychologie, Psychanalyse : nouveautés de juin 2026

🧠 Psychologie

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📖 Folie et perversion

Étude clinique

✍️ Maurice Hurni

Racamier nous a légué une quantité de concepts précieux concernant des pathologies psychotiques et perverses, considérées sous l’angle individuel, conjugal, familial ou même sociétal. Il n’eut pas le temps de les développer. Certaines notions connurent un grand succès (la perversion narcissique), d’autres restent encore à préciser ou à élaborer (l’antoedipe, l’incestualité, le verrouillage, l’assiégeance…).

🗓️ Parution : 8 juin 2026
📚 Collection : Psychanalyse et civilisations
📐 Format : 135 x 215 mm
📄 232 pages
💶 24,00 €
🔢 EAN : 9782336596853

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🎮 L’utilisation du jeu vidéo Les Sims 4 en psychothérapie

Un outil pour la subjectivation adolescente

✍️ Marie-Eline Guillet-Nicaisse
📝 Préface de Nathalie de Kernier

Comment rejoindre un adolescent emmuré dans le silence, l’inhibition, la difficulté à se raconter ? Cet ouvrage propose une réponse clinique originale : la médiation psychothérapeutique par les jeux vidéo, et plus particulièrement par Les Sims 4. Issu d’une recherche longitudinale de six ans menée en institution auprès d’adolescents présentant de profondes fragilités narcissiques et identitaires, ce travail met en lumière les potentialités thérapeutiques d’un univers numérique souvent réduit à sa seule dimension ludique.

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« Partir en Livre » en Martinique

Lire, découvrir, s’amuser du 17 juin au 17 juillet

Le Centre national du livre (CNL)

Établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Culture, le Centre national du livre (CNL) œuvre au développement de la création littéraire et à la promotion de la lecture sur l’ensemble du territoire français.

À travers de nombreux dispositifs d’accompagnement, le CNL soutient les différents acteurs de la chaîne du livre : auteurs, traducteurs, éditeurs, libraires, bibliothèques et organisateurs de manifestations littéraires. Sa mission est également de favoriser l’accès à la lecture pour tous les publics et de contribuer au rayonnement de la littérature sous toutes ses formes.

Partir en Livre : la fête du livre pour la jeunesse

Créée en 2015 à l’initiative du ministère de la Culture et organisée par le Centre national du livre, Partir en Livre est aujourd’hui le premier événement national consacré au plaisir de lire chez les jeunes.

Chaque année, cette grande manifestation gratuite transforme les espaces du quotidien en lieux de découverte littéraire. Les livres quittent les bibliothèques et les librairies pour aller à la rencontre des enfants, des adolescents et des familles sur leurs lieux de loisirs.

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Plus jamais de roi à Plateau Roy : un président suffit.

Par Yves-Léopold Monthieux

Une collectivité, deux présidents : un bijou. Voilà ramassée, la présentation que leurs concepteurs du campus de Schoelcher faisaient des statuts de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM). Une “pépite institutionnelle” sortie de l’École martiniquaise qui, dernier avatar de l’Université de la chute de la Martinique, ne pourrait plus, paraît-il, délivrer le diplôme de licence en lettres. Le statut de la CTM : des bribes juridiques additionnées, piquées à droite à gauche jusqu’au régime allemand, qui meublent un tronc autoritaire inexpugnable. Ambiance : une atmosphère totalitaire qui envahit la société et sécrète des votes unanimistes de rupture institutionnelle, suivis par de touchantes envolées oratoires sur le droit à la “continuité territoriale”. Résultat : où qu’on porte le regard, c’est l’échec. Et l’on ne voudrait pas s’arrêter en si bon chemin.

Les juristes du campus de Schoelcher ont échoué.

L’objectif visé par les constituants martiniquais était de donner à la nouvelle collectivité un outil de gouvernance touchant à la perfection démocratique. La clé de voûte allait être la primauté de l’assemblée populaire sur l’exécutif et la prépondérance du président de l’Assemblée.

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Merci Camarade Fidel !

Par Robert Lodimus

Le Géant Fidel Castro Ruz a fermé les yeux sur un monde qui se porte de plus en plus mal.

La mort du « Lider Maximo », Fidel Castro, est survenue à un moment où la République d’Haïti s’apprêtait à affronter une autre crise électorale qui risquait cette fois-là de la basculer dans l’explosion sociale.  Nous avons appris avec des larmes dans la gorge la triste nouvelle que nous attendions depuis longtemps dans l’anxiété et dans l’angoisse. Au fur et à mesure que les mois et les saisons  défilaient dans le paysage politique, nous savions que la fin du Grand Guerrier était proche. Il n’apparaissait plus en public. Fidel n’a même pas pu recevoir le fils de son ami Pierre  Eliott Trudeau en visite à la Havane, en l’occurrence Justin Trudeau, devenu à son tour Premier ministre du Canada depuis le 4 novembre 2015. La voix généreuse et charitable du « Dernier des Mohicans » qui s’élevait avec fermeté pour se porter à la défense des pauvres  s’est éteinte doucement à la Havane, au milieu des siens.

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Canicule et grossesse : la chaleur déclenche déjà des milliers de naissances prématurées

— Collectif (*) —

La chaleur extrême ne se contente pas d’épuiser les futures mères. Selon la plus vaste étude jamais réalisée sur le sujet, elle augmente le risque d’accouchement prématuré et pourrait déjà être responsable de centaines de naissances avant terme supplémentaires chaque été. Un enjeu de santé publique appelé à s’aggraver avec le réchauffement climatique.

Imaginez-vous vivre une journée caniculaire en plein été. Maintenant, imaginez ce que cela peut signifier pour une femme enceinte de huit mois. Inconfortable, c’est le moins que l’on puisse dire… Mais la chaleur n’est pas qu’un simple désagrément : elle peut aussi, dans de nombreux cas, déclencher un accouchement prématuré. Or, le risque de mortalité des bébés nés avant terme – c’est-à-dire avant 37 semaines de gestation – est significativement accru. Ces enfants sont par ailleurs exposés à des complications en matière de santé dont les conséquences peuvent les affecter toute leur vie durant.

Depuis plusieurs décennies, la recherche documente le lien entre exposition à la chaleur et risque de naissances prématurées. Toutefois, jusqu’à présent, la plupart des études se limitaient à l’étude des naissances survenues dans une seule ville ou un seul pays.

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Autoconsommation collective : pourquoi le partage de l’électricité locale fait débat

— Collectif (*) —

L’autoconsommation collective permet de partager localement une électricité produite en commun, le plus souvent grâce au solaire. – © bilanol / stock.adobe.com

Un projet de décret veut modifier les règles de l’autoconsommation collective en France. Derrière un sujet très technique se cache une question politique : qui doit décider de la façon dont l’électricité produite localement est partagée ?

L’objectif affiché de la réforme : éviter que certains acteurs ne modifient, après coup, les règles de répartition pour choisir, selon ce qui les arrange, entre autoconsommation collective et vente sur le marché.

Mais l’un des points du projet va plus loin. Il consacre un principe de maximisation de l’énergie autoconsommée, qui donne la priorité à l’utilisation de l’électricité locale par les participants. Ce choix soulève ainsi une question de gouvernance : jusqu’où le cadre réglementaire doit-il orienter les règles de partage, que les acteurs du projet pouvaient jusqu’alors choisir pour eux-mêmes ?

Le partage de l’électricité produite en commun, un enjeu de justice

L’électricité n’est pas un bien comme un autre : on ne peut pas partager pas une production solaire comme un gâteau, pour deux raisons.

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Pour une nouvelle révolution productive antillaise

Souveraineté industrielle , planification économique :
penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique
à partir de l’intérêt social.

— Par Jean-Marie Nol —

Longtemps reléguée au rang de variable d’ajustement au sein de la pensée libérale, la question industrielle doit nécessairement effectuer aujourd’hui un retour en force au centre du débat public.

Ce regain d’attention est la conséquence d’une violente accélération des destructions d’emplois prévisibles dans le secteur tertiaire avec la révolution technologique de l’intelligence artificielle et de la robotisation . Penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique s’inscrit dans la théorie de la loi des cycles économiques et exige dès lors de rompre avec les incantations sur la souveraineté alimentaire et l’autonomie alimentaire pour affronter les dynamiques structurelles du capitalisme contemporain dont le nouveau cycle industriel est en marche avec l’intelligence artificielle et les destructions d’emplois des cols blancs.

La Guadeloupe ainsi que la Martinique se trouvent probablement à l’un des moments les plus décisifs de leur histoire économique contemporaine. Depuis plusieurs décennies, leur modèle de développement repose essentiellement sur un triptyque composé de l’administration publique, du commerce et des services.

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Exploitation pétrolière : pourquoi la Guyane a le droit à la maîtrise de son développement

— Tribune —

La proposition de loi sur l’exploration et l’exploitation pétrolière défendue par les députés guyanais ne contredit pas les accords internationaux sur le climat, c’est pourquoi nous appelons à la soutenir.

Le rejet en commission des affaires économiques de l’assemblée nationale de la proposition de loi sur l’exploitation du pétrole en Guyane a provoqué la colère des députés de la Guyane. Ce rejet a été ressenti comme une position dogmatique et méprisante, en dehors des réalités que vit la population guyanaise, avec 53 % de la population sous le seuil de pauvreté et un taux de chômage supérieur de 10 points à celui de la métropole.

L’accusation portée à leur encontre d’oublier les enjeux climatiques ne fait qu’aggraver ce ressentiment. Prétendre que l’exploitation pétrolière en Guyane serait contraire aux accords internationaux sur le climat et aux engagements de la France est faux. D’abord parce que les émissions de pétrole sont comptabilisées là où il est consommé, d’où qu’il vienne et que rien n’interdit la production de pétrole dans ces accords.

Ensuite, parce que la convention de Rio sur le climat a établi le principe de « responsabilités communes mais différenciées » entre les pays développés et les autres, le Nord et le Sud comme on dit, et donc de politiques différenciées.

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