— Par Janine Bailly—
Où Bruno Geslin inscrit ses pas dans ceux de Werner Herzog tout en nous invitant sur ses propres traces
Pour notre plus grand plaisir, le Festival d’automne du TNB investit différents lieux de la périphérie rennaise et nous conduit hors les murs. Au théâtre de L’Aire Libre, à Saint-Jacques-de-la-Lande, on a pu voir au cours de cette première semaine un spectacle qui tient de la performance, de l’oratorio, du poème halluciné, ou encore de la recherche expérimentale unissant, en un heureux mariage texte, musique, chant et film.
Sur le chemin des glaces est la mise en espace du carnet de route que tint le cinéaste Werner Herzog lorsqu’il couvrit, du 23 novembre au 14 décembre 1974, seul et à pied, les 800 kilomètres séparant Munich de Paris, muni d’un sac à dos, d’une cape de pluie, d’une boussole, d’un carnet et de petites pinces chirurgicales permettant d’ouvrir n’importe quelle serrure. Un chemin quasi mystique puisque celui qui l’emprunta pensait, par la seule magie de son sacrifice, conjurer la mort, garder en vie sa grande amie et mentor Lotte Eisner, critique et historienne allemande, emblématique du cinéma européen du XXe siècle, et dont les jours étaient alors en danger.

Si le genre film de procès perdure dans la création cinématographique, la justice telle qu’elle est rendue, ou telle qu’on aimerait la voir rendue dans nos sociétés, est plus rarement choisie comme objet de théâtre. Fort heureusement, Arthur Nauziciel, directeur du TNB, a inscrit au programme de son Festival d’automne la pièce Léviathan, écrite par Guillaume Poix, mise en scène par une Lorraine de Sagazan que l’on sent profondément investie dans son propos, qui nous délivre un spectacle subtil, efficace, empreint d’une grande humanité, et riche de trouvailles scénographiques et dramaturgiques, jamais gratuites ni didactiques.
La Fédération Martiniquaise des Foyers Ruraux (FMFR), en partenariat avec l’Association Martinique Images (AMI), lance avec enthousiasme la deuxième édition du Festival Culturel Rural, un événement festif et intergénérationnel centré sur le patrimoine et les arts. Organisé dans le cadre du projet « Anim’actions culturelles du réseau rural », ce festival propose une programmation riche et variée, avec pour ambition de rassembler petits et grands autour de moments de partage et de découverte.
— Par Hélène Lemoine —
Le Festival Transandans, 5e édition, à ne pas confondre avec » Transcendance, le 53ème Festival Culturel de Fort-de-France (!), débute aujourd’hui avec la visite de la cathédrale Saint-Louis. Les animations autour des arts et de la culture chrétienne en Martinique se poursuivront jusqu’au 14 juillet.
La 35e édition du festival international de photojournalisme « Visa pour l’image » a débuté aujourd’hui à Perpignan. Cette année, le festival met en lumière l’impact du dérèglement climatique à travers une série d’expositions qui traitent de la surexploitation des ressources, des conséquences sur la nature et les populations. Un exemple marquant est l’histoire de l’île en Louisiane, capturée par la photographe française Sandra Mehl, qui montre comment l’exploitation pétrolière intensive et le changement climatique ont conduit à la disparition inéluctable de cette île et de sa culture.
Le Maire de de Ducos invite la population aux manifestations de la fête patronale du 2 au 10 septembre 2023.

Pour cette édition, lumière et féerie éblouissent les yeux des plus petits.

52ème Festival Culturel de F ort-de-France / Fè Sians
La 48 ème édition du Mai de Saint-Pierre commémore le centenaire de la refondation de la Ville. En effet, après l’éruption de 1902, il faudra attendre le 20 mars 1923 pour que Saint-Pierre soit à nouveau érigée en commune.
Depuis 2012, l’association Lézard ti Show propose tous les ans un festival d’arts de rue en Martinique.


C’est sans conteste la représentation de La Ronde, dans la mise en scène singulière d’Arthur Nauzyciel, qui marquera l’acmé de ce Festival TNB 2022. Imaginée en 1897, publiée en 1903, censurée en 1904, la pièce de l’écrivain autrichien Arthur Schnitzler ne put – bien qu’ayant été un immense succès littéraire – être créée à Berlin qu’en 1920, à Vienne en 1921. Elle suscita alors de telles critiques et attaques antisémites contre son auteur, traité par la presse viennoise conservatrice de « cochon de littérateur juif », qu’il préféra en interdire lui-même les représentations. Plus tard, le livre serait aussi un des premiers brûlés dans les autodafés nazis.
Nous voici, selon un rituel bientôt immuable, conviés à Rennes au Festival de rentrée du TNB (Théâtre National de Bretagne). Festival arc-en-ciel car dans sa corbeille cohabitent théâtre, danse, cinéma, musique et art de la performance. Arc-en-ciel car ouvert à des artistes venus de tous horizons. Arc-en-ciel car, curieux et sans craindre la prise de risque, aux côtés de troupes et artistes reconnus le Festival donne à d’autres la chance de se montrer et de conquérir un public toujours présent. Et en tous lieux – puisque la manifestation, loin de s’enfermer dans la seule structure du TNB, voyage en différents quartiers de la ville – c’est plaisir de voir les têtes chenues se mêler à nos “chères têtes blondes”…
Dans une lettre ouverte publiée par le JDD, des élus et des professionnels du secteur demandent à Emmanuel Macron de maintenir les événements culturels prévus pendant la durée des Jeux olympiques de 2024.