Calligraphie
Je me souviens de mon enfance
lorsque, penché sur le cahier,
de ma plume en grande souffrance
jaillissaient les pleins et déliés…
Parfois même un honteux pâté
comme une tache indélébile,
preuve avérée de main débile
chez un malheureux écolier
apprenant l’art de l’écriture
que je jugeais bien difficile,
concentré, la langue tirée
afin d’éviter la rature…
Aujourd’hui, ce n’est plus ainsi
qu’on forme les scribes futurs.
On peut néanmoins déplorer
que l’on ait si vite oublié
le sens du mot calligraphie…
Introuvable !
Un petit mot d’amour
pour te faire la cour,
tout rempli de douceur
comme un tapis de mousse,
un murmure d’eau claire,
à travers le feuillage
un rayon de lumière…
Et dans l’air printanier
saturé d’hormones sexuelles,
une caresse alizée,
un parfum d’herbe tendre,
un battement de cœur
comme celui des ailes
de papillons aux mille couleurs…
Tels des trilles d’oiseau
et un chant de cigale,
de fruits mûrs une odeur
et puis partout des fleurs,
la blancheur de ton rire !
Tout ça dans un seul mot
que j’ai voulu t’écrire
mais ne l’ai point trouvé…
Alors et sans rien dire
t’ai donné un baiser !

À l’occasion du centenaire de la naissance de Frantz Fanon, le Cercle Frantz Fanon Martinique organise jusqu’au 20 juillet une Rencontre internationale autour des damnés de la terre, déployée dans plusieurs communes de l’île. À travers cette semaine de réflexions, d’hommages et de créations, la Martinique rend justice à l’un de ses plus grands penseurs, psychiatre, militant et écrivain, dont les analyses sur la colonisation, l’aliénation et la libération résonnent toujours avec force.
— Par Daniel M. Berté—
Chapitre XV Le Choc
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
L’important, c’est la dose !
« Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit?
À l’occasion du centenaire de la naissance de Frantz Fanon, figure majeure de la pensée anticoloniale, la Martinique devient le théâtre d’un événement d’envergure internationale. Du 17 au 20 juillet, chercheurs, artistes, militants et citoyens venus de 15 pays se réuniront autour de l’œuvre et de l’héritage de cet intellectuel révolutionnaire, pour une rencontre vivante, participative et ouverte sur le monde.
— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —
Voilà le titre choc, provocateur du dernier recueil de poèmes d’Edgard Gousse. Celui-ci est publié aux Éditions Trois Amériques, au troisième trimestre 2025. Paré d’une magnifique et impressionnante couverture au fond rose teinté de blanc, ce livre, d’une centaine de pages, est illustré par l’auteur lui-même. Edgard Gousse a plusieurs cordes dans son arc. Il propose une contribution remarquable et remarquée dans des domaines variés. Romancier, essayiste, critique littéraire, poète, conférencier, artiste peintre et traducteur, ancien professeur des universités, il a déjà publié une cinquantaine d’ouvrages.
— Par Daniel M. Berté —
Explorateur
NOTE DE L’AUTEUR
Quiconque a lu les grands auteurs de thrillers et de romans policiers anglais ou américains (James Hadley Chase, Dashiell Hammett, William Irish, Raymond Chandler, Chester Himes, Frederic Forsyth, Robert Ludlum…) admettra sans peine qu’il s’agit là d’un genre extrêmement difficile. Il faut savoir tenir le lecteur en haleine, créer une atmosphère, camper des personnages, décrire des bagarres et des poursuites, faire des dialogues qui portent. Alors, pourquoi le discrédit jeté en France et en Francophonie sur ce genre romanesque ? Pourquoi fait-on une différence entre les œuvres «littéraires» et policières ?
— Par Patrick Singaïny —
À vingt ans, confrontée à l’imminence de la mort à cause d’une maladie incurable, Héloïse se décide à écrire ce qu’elle appelle son “Commentaire” : le récit cruel et lucide des derniers mois de son existence. Elle dédie à sa sœur jumelle ce texte destiné à maintenir sa présence auprès de ses
Entre deux…
Fété an miziké
Assis sur le canapé, je regardais ce séchoir pourtant familier de notre maison depuis longtemps alors qu’il était livré à la force du vent qui soufflait alors.