Visite d’échanges et de réflexion patrimoniale avec le Parc Naturel de la Martinique.
— Par Patrick Chamoiseau —
Le Château Dubuc est un haut lieu mémoriel de notre fondation collective. Nos ancêtres partagés y ont mené durant des siècles une lutte antagoniste et solidaire. Cette habitation sucrière fut l’une des plus puissantes de la côte atlantique. On y produisit du sucre, du tafia, de l’indigo ; on y exploita des terres défrichées au prix de la “désapparition” de nos ancêtres Kalinago ; on y fit travailler des centaines d’Africains, puis leurs descendants, réduits en esclavage et aux aliénations. Les archives attestent de pratiques de contrebande et d’un commerce négrier clandestin qui reliait cet endroit aux réseaux atlantiques. La prospérité du site fut brève, sa chute rapide au XVIIIᵉ siècle — mais son empreinte demeure.
Ici, comme partout ailleurs chez nous, la notion de patrimoine est problématique. La mémoire coloniale y a laissé des vestiges qui constituent un monument visible (bâtiments d’exploitation, canaux, citerne, moulin, cachot, débarcadère…), relevant d’une structure de domination totalitaire. Les mémoires amérindiennes, africaines et créoles, y ont laissé des traces qui tissent de nouvelles alchimies patrimoniales.

Une nuit à penser.
Le chapitre XVI de
LEVÉE D’ANCRE
Consumérisme (Le 10ème cercle oublié de l’Enfer)
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— Par Robert Berrouët-Oriol —
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
Les mots
Formidable séminaire d’échanges et de discussions avec les professeurs de Lettres de l’Académie de Martinique.


— Par Jean-Bernard Bayard —
Peuple Haïtien!
— Par Térèz Léotin —
Mardi 13 janvier à 18h30
Aéroport de Cépérou