— Par Daniel M. Berté —
Nou sé lé zéritié
di an tè volkannik
di an tè siklonik
di an tè tranmanntèik
di an tè radmaréik
Nou sé lé zéritié
dé kangan Lanmérik
dé kangan Lafrik
dé kangan Léwòpik
dé kangan Laziyatik
Nou sé lé zéritié
di ladjoukan kotonnik
di ladjoukan kakawoyik
di ladjoukan tabakik
di ladjoukan kannik
Nou sé lé zéritié
dé kakolè véyatik
dé kakolè gawouléik
dé kakolè mawonnik
dé kakolè fraternik
Nou sé lé zéritié
dé djoubakè énewjik
dé djoubakè rèvandikatik
dé djoubakè konbatik
dé djoubakè patriyotik
Nou sé lé zéritié
dé anmizè lanmizik
dé anmizè kawnavalik
dé anmizè danséik
dé anmizè piblik
Nou sé lé zéritié
dé matjè djidik
dé matjè flanboyik
dé matjè larèlik
dé matjè konsiantik
Nou sé dé zéritié
dé aktè sosialik
dé aktè sendikalik
dé aktè kiltirèlik
dé aktè politik
Nou sé lé zéritié
di lavi paséik
di lavi lafanmiyik
di lavi mondialik
di lavi Matinik
Daniel M. Berté 291124

Rudy Rabathaly ancien rédacteur en chef du quotidien France-Antilles, ne lâche pas la plume. Il continu à regarder le pays en laissant tomber l’information et la langue qui communique : le discontinu.
Pas si joyeux Noël !
— Par Max Manigat —
— Par Michel Lercoulois —
Depuis 2012, le poète antillais Monchoachi élabore, avec le cycle Lemistè, une œuvre poétique polyphonique qui fait résonner dans la langue française, qu’il s’approprie, malaxe, détourne et subvertit, les singularités de la langue créole et d’une identité caraïbéenne complexe aux racines à la fois américaines, africaines et européennes… « Streitti » constitue le 4ème recueil du cycle Lemistè, initié en 2012 avec « Liber América » et poursuivi en 2015 avec « Partition noire et bleue » (recueil par lequel j’ai découvert Monchoachi et que j’ai présenté sur CL) et en 2021 avec « Fugue vs fug ». D’une très grande richesse sémantique, car puisant à toutes les langues de l’espace caraïbéen, la poésie de Monchoachi est exigeante et ardue, et chacun des recueils, tous remarquables par la complexité et la minutie de leur composition, où tout est soigneusement pensé et pesé sans pour autant freiner la spontanéité de parole, exige plusieurs relectures. Néanmoins, par rapport aux précédents recueils, « Streitti » semble étonnamment accessible pour un lecteur européen. La langue est fluide et coule presque de source, comme une eau au flot bien moins tumultueux que les remous de « Partition » et de « Fugue », qui pouvaient effrayer un lecteur non averti.
— Par Robert Berrouët-Oriol, l
La complainte du sapin de Noël
Nota bene : Le poète n’analyse pas, n’explique rien. Ses poèmes sont des contes que chacun peut déchiffrer à sa guise. À l’instar du photographe ou du peintre, le poète prend des instantanés et s’efforce de décrire ce qu’il a observé avec son propre vocabulaire. Bien que le poète raconte ce qu’il voit, qu’il ne juge pas, son regard est sélectif et il ne cache pas ses états d’âme. S’il est « voyant », comme dit Rimbaud, il ne faut pas l’entendre au sens où il verrait plus clair que les autres, mais simplement qu’il faut le laisser libre de voir, parfois, autrement. Michel Herland.
Chido rivé
Samuel Beckett et Gérard Astor
The Center for Fiction est la seule organisation littéraire à but non lucratif aux États-Unis entièrement dédiée à célébrer la fiction. Situé à Downtown Brooklyn, à New York, ce centre est un véritable point de rencontre pour les passionnés de littérature, qu’ils soient lecteurs ou écrivains. Depuis son ouverture en 2019, The Center for Fiction a créé un espace unique pour la communauté littéraire de New York, tout en s’étendant à un public mondial grâce à son site web.
— Par Robert Berrouët-Oriol, l
La vie, c’est mortel !
On cherche l’éclaircie
Et puis si c’était vrai? Si ces tableaux anciens
Écœuré par la lâcheté et l’imposture qui règnent en France de nos jours, j’aimerais faire un retour aux années 60. Depuis le départ du Général De Gaulle, la France s’enfonce de plus en plus jusqu’à toucher le fond avec Emmanuel Macron. Les massacres quotidiens perpétrés à Gaza ne dérangent ni les hommes politiques, ni les journalistes français qui répètent tous en chœur les mêmes litanies mensongères, et gare à celui qui sortirait des rangs. Seules quelques rares exceptions sauvent l’honneur, tels Rony Brauman ou Dominique de Villepin.
Ami