Vue Ostentatoire » Ou « Na Rich »
Tous ces assoifés petits aspirants et conspirants du pouvoir
Qui détruisent et ne font que forfaits dans tous leurs devoirs
Et n’ont jamais su pour leur pauvre peuple si affamé pourvoir
Ayant toujours des polémiques et propagandes inflammatoires
Nous recevons depuis jeune des informations contradictoires
Cette pure réalité fut toujours difficile pour l’Haïtien d’entrevoir
Nos responsabilités envers la nation haïtienne sont obligatoires
Une patrie ne devrait pas être ni un dépositoire ni un reposoire
La pureté est représentée par le blanc et le mal par le noir
Dans le cas de la diaspora haïtienne comment la percevoir
Peut-on trouver une couleur pour illustrer le mal migratoire
Sont-ils des maux ingrats qui déchirent l’âme de désespoir
Pour comprendre notre cauchemar faut-il voir la trajectoire
Pouvons-nous compter pour nous élucider sur une mémoire
La création d’une nation dans l’abolition est-elle donc illusoire
Avons-nous un conte historique ou une authentique histoire
Assis seul dans l’obscurité je me demande où est la victoire
Dont ils ont tant parlé était-ce une façon pour donner espoir
Je n’ai jamais eu une grande confiance dans mon vrai savoir
Chercher la vérité sur notre réalité identitaire est mon vouloir
Jean-Bernard Bayard
Latchkey Kids
Dans les quartiers urbains pauvres du New-Jersey, où j’enseignais, un petit garçon de sept ans marchait avec sa soeur de cinq ans.


Résumé
Le Clairvoyant
Avec 


— Par Jean-Bernard Bayard —
Dessiner le futur des imaginaires caribéens
Le 27 février 2025, les parents, les collègues et les lecteurs de Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d’Argent, alias Frankétienne, l’ont accompagné à sa dernière demeure avec une profonde tristesse. L’enfant de « Ravine-Sèche » allait célébrer sa quatre-vingt-neuvième année d’existence le 12 avril prochain, dans une capitale en lambeaux, méconnaissable, pariatisée, livrée pieds et mains liés, – comme le Fils de l’Homme à Hérode Antipas –, aux lycanthropes d’Hadès et de Perséphone, le dieu et la déesse des enfers. Franck Étienne a traversé, – pour reprendre le jargon utilisé dans le vaudouisme –, sans avoir accompli son rêve : obtenir le prix Nobel de littérature. Peut-être, entrera-t-il dans l’histoire à l’instar de l’écrivain suédois nobélisé à titre posthume en 1931, Erik Axel Karlfeldt, – quoique celui-ci l’eût refusé de son vivant en 1918 –, pour son ouvrage Cor d’Automne (Höstorn), paru pour la première fois en 1927. Car, dans bien des cas, la mort n’est pas arrivée à gommer l’opiniâtreté des « obsessions subjuguantes ». Et puis, « mieux vaut tard que trop tard !»
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