Arthur H fête ses 25 ans de musique en sortant un coffret regroupant toutes ses créations musicales. Il se produira au Grand Rex, à Paris, le 4 novembre et sera en tournée jusqu’en avril 2016. L’occasion d’apprécier l’éclectisme du chanteur à la voix caverneuse.
HD. Comment vous sentez-vous à l’ère du numérique, vous qui concevez les disques comme une histoire ?
ARTHUR H. Je conçois toujours mes disques comme un film, avec un début, un milieu et une fin. J’ai toujours envie de produire quelque chose qui prend du temps. L’objet permettait de se concentrer sur un bout de quelque chose, de l’étudier avec attention. Avec le streaming, on a accès à tout ; du coup, on n’a accès à rien. Le but du système est de produire des êtres totalement décentrés pour leur faire faire n’importe quoi. Cela participe de ce système de dépersonnalisation. Notre travail a beaucoup perdu de sa valeur. On a beaucoup moins de moyens qu’avant au niveau du temps et de l’argent. Tout est compressé, les gens sont précarisés. Ce système qui fabrique de la peur ne peut pas amener de la qualité.


De Jean-Pierre Léaud à aujourd’hui, les mêmes questions taraudent les générations : l’amour, la mort, le pouvoir, sa place dans la société, les déflagrations qui agitent le monde.
L’Office Central de la Coopération à l’Ecole (OCCE)a été créé en 1928, sous l’impulsion de membres de l’enseignement et de militants de la coopération, adultes convaincus de la nécessité d’enseigner, dès l’école, les principes et les vertus de la coopération que l’on retrouve dans le fonctionnement de l’économie sociale et solidaire.
— Par Dominique Daeschler —
Dans le cadre de la programmation du Martinique Jazz Festival, le Domaine de Fonds Saint-Jacques ( FSJ) accueillera l’artiste portoricain William CEPEDA.
— Par Danielle Attali —
Mercredi 21 et jeudi 22 octobre 2015 à 18h 30 Espace A’zwel (Terreville à Shoelcher)

La Région Martinique dans le cadre du Grand Saint Pierre et la Municipalité de Saint Pierre
— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —
Femme Créole, spectacle vivant au
La récréation d’Antigone de Sophocle par Aurélie Dalmat (Théâtre Tam) qui a associé au projet, la plume du Théâtre en langue créole de G.E. Mauvois, raconte avec les dispositifs du Théâtre antique grec fidèlement reconstitués, les conséquences néfastes de l’exercice d’un pouvoir absolu incarné par le Roi Créon.
C’était une « scolaire ». une représentation pour un public de collégiens et lycéens. Une de ces représentations que parfois les comédiens redoutent. Nombre d’entre eux se souviennent avec douleur de pièces interrompues par le chahut de la salle. Public intransigeant à qui « on ne la fait pas », du genre « ça passe ou ça casse ». Public généreux et spontané dans ses appréciations, ses interrogations, son questionnement comme en témoigne le dialogue qui s’installe à la fin de chaque représentation entre le plateau et la salle. Ce jour là ils étaient conquis. Les autres fois aussi parait-il. On veut bien le croire. Du grand spectacle. Du spectacle en grand. En grandes dimensions. Les plateaux de la salle A. Césaire et de la salle F. Fanon de « Tropiques-Atrium » étaient pour la première fois dans l’histoire de la bâtisse réunis et la scène offrait une profondeur de champ inédite. Les chœurs innombrables en toges installés avant l’ouverture sur les balcons latéraux contribuaient à cette impression d’un public cerné par la tragédie avant même que la narration en soit faite puisque la révolte contre la tyrannie est le devoir de tout un chacun à toute époque et en tout lieu.
Qu’elle est alléchante, la rentrée cinématographique au complexe Madiana, lorsque l’on peut profiter des séances en version originale, hélas trop peu programmées et à une heure, toujours la même, qui ne convient pas forcément à tous les publics ! Cependant, je parlerai seulement ici d’un petit film documentaire qui pourrait passer inaperçu, écrasé par l’arrivée à la Martinique de la Palme d’Or cannoise ou d’autres pellicules ayant eu la faveur des médias.
Texte, MES et jeu : Angelica Liddell
Vendredi 16 octobre
— Par Roland Sabra —
A 20 ans, ces jumelles françaises, de mère vénézuélienne et de père cubain, livrent Ibeyi un premier album syncrétique et habité. Rencontre à Paris
— Par Dominique Widemann —