— Par Roland Sabra —
Maloya
de Sergio Grondin, Kwalud & David Gauchard
Troujours dans la veine inépuisable du théâtre documentaire, en provenance de La Réunion, la Compagnie Karanbolaz de Sergio Grondin offre au public avignonnais un petit bijou : Maloya. Le cadre est fixé dès la scène d’exposition. « Il y a deux ans à la naissance de mon fils […] Sael, un prénom hébraïque que veut dire conciliant […] je lui ai dit Bienvenue Saël, ta maman et moi on est heureux de te voir. […] Je n’ai pas tout de suite réalisé que je lui avais parlé en français.3 Alors qu’il parle créole quotidiennement à avec sa famille le « voilà incapable de parler créole, comme si la naissance de son fils était venue annoncer la mort de (sa) langue maternelle. ». L’’enfant serait-il la mort des parents ?
Un trouble inexorable s’installe. Le défenseur de la créolité, élément fondamental de son identité, est submergé par un flot d’interrogations qui la questionnent. Le trouble est d’autant plus grand que Sergio Grondin partage la position glissantienne de la mondialité, inverse de la mondialisation qui met en évidence la relation et la diversité des cultures.

Opal
Don Delillo,
Texte et mise en scène d’Élise Chatauret

Faisant suite aux
De Stéphanie Loïk, actrice, metteur en scène et dramaturge, nous avions découvert en 2016 à Tropiques-Atrium, un spectacle présenté comme une « adaptation-lecture théâtrale » de l’ouvrage éponyme d’Alain-Gilles Bastide, 

Yéééé! Jòdi ventéyen Jen, nou ka’y fè an ti-bef
« Comédies tragiques », d’après Catherine Anne
Rien n’a voir
Le Théâtre Aimé Césaire fête la musique à sa façon et met à l’honneur le chant à plusieurs voix en réunissant trois ensembles vocaux : la chorale Airs de Rien et les deux groupes vocaux à capella : Jane Tonix et X Five.

Mourir, est-ce enfin le moment pour l’âme de se libérer des tracas de l’existence ? Pour l’Occidental qui ne croit plus à dieu ni à diable, la croyance des hindous apparaît infiniment naïve, et même quelque peu contradictoire puisque l’âme est amenée à se réincarner dans une autre créature qui aura également son lot de tracas. Mais comment ce même Occidental ne serait-il pas envieux d’une culture qui apprivoise la mort à ce point-là ? Telle est certainement l’impression dominante qu’on retirera d’un film qui aborde ce sujet délicat entre tous avec une infinie délicatesse, gommant tous les aspects les moins ragoutants de la mort à Bénarès, la puanteur des bûchers, l’eau souillée du Gange dans laquelle les fidèles n’hésitent pas à s’immerger complètement, et même, réduits à la dernière extrémité, d’en boire l’eau réputée sacrée. Comment oserions-nous, au demeurant, critiquer ces mœurs ? Question pollution, nous n’avons rien à apprendre de personne. Les Parisiens en savent quelque chose qui boivent certes de l’eau potable mais respirent une atmosphère qui les rend malades. Quant aux Martiniquais qui boivent, avalent des produits chlordéconés et battent des records en matière de cancer, ils seront bien les derniers à se moquer des Indiens.
Après la sortie de « Ye » il y a une semaine, le rappeur présente « Kids See Ghosts », fruit de sa collaboration avec Kid Cudi.
RÉSURGENCE
Texte de Iliana Prieto Jimenez & Cristina Rebull Pradas