— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —
En cette période préélectorale, différentes manœuvres électoralistes et autres boules puantes sont mises à jour par ceux qui n’ont pas compris où se trouve l’intérêt général, afin d’éviter la ruine de notre potentiel. Tout ce qui est structurant est attaqué : eau, électricité, transport, économie, vie sociale etc. Ce temps est propice à réclamer à nos dirigeants le bilan de leur gestion publique, afin de pouvoir se déterminer lors du vote de mars 2026.
Face aux grandes promesses, en tant qu’électeurs, nous devrons être très vigilants et bien décrypter les communications et les programmes de chaque liste afin de ‘’Pa pran dlo mousache pou let’’ !!!
L’histoire nous rappelle comment différentes situations sont à l’origine de la condition persistante du ‘’diviser pour mieux régner’’ : ce qui débouche sur de nombreux conflits. Notre origine nous a toujours été racontée par celui qui nous a mis en esclavage, en colonisation, en décolonisation, départementalisation, régionalisation avant d’arriver au statut actuel qu’est la CTM (Collectivité Territoriale de la Martinique).
Un adage africain reconnait que : ‘’tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur’’, il est donc urgent et impératif que la proie mette tout en œuvre pour rétablir les faits. Malheureusement pour différentes raisons, dont la division, nous continuons à céder la place au bourreau !
À quand le changement ?
Notre expérience de vie nous démontre qu’en France, nombreux sont ceux qui confondent compétence et arrogance, excellence et privilège, élitisme et favoritisme. Ils semblent oublier que la tolérance a atteint un tel niveau que les personnes intelligentes pourraient s’interdire toute réflexion afin de ne pas attiser les imbéciles ! Aussi, ces comportements ont provoqué des soulèvements partout où la France est implantée la mettant en difficulté. Car de nombreuses directions nationales commettent les erreurs de management et de communication, en voulant imposer leurs visions qui sont la plupart du temps à l’opposer de notre réalité locale. Alors qu’elles devraient chercher à s’adapter.
PUMA, a souvent eu contact avec différentes institutions, entreprises nationales ainsi que locales et, nous pouvons affirmer qu’il y a eu des fractures que nous aurions pu éviter. Il conviendrait de bien briefer toute personne qui se destine à travailler dans les Départements d’Outre-Mer (DOM), en procédant par étapes avant toute prise de poste. Nous avons heureusement parmi les arrivants ceux qui ont compris nos différences et font parfois un excellent travail au même titre que toutes les Femmes et tous les Hommes compétents pour co-construire la Martinique, du fait même d’avoir fréquenté les écoles identiques à ceux qui viennent en mission chez nous.
Quand est-il de nos dirigeants locaux ?
Certains dirigeants politiques ont prétendu être les meilleurs sachants en gestion de l’eau, alors qu’ils refusent dans le même temps de s’acquitter de leurs créances et d’assurer l’arrivée de ce précieux liquide au robinet du consommateur ! Nous sommes là en présence d’un responsable politique qui agit sans aucune humilité. Les choses sont tout autres : d’échec en échec, il se fait éclabousser par la réalité créée par lui-même ; actuellement de nombreux quartiers de Schoelcher sont déjà privés d’eau à leur robinet. Cela laisse présager un régime encore plus sec pour le carême 2026.
Cette manière de faire semble correspondre à un système qui participerait à la mise en difficulté des grands groupes nationaux implantés localement. L’objectif caché laisserait supposer qu’il y aurait un complot pour mettre le discrédit sur ces entreprises afin de les écarter du territoire et de justifier la création d’une assemblée unique de l’eau et assainissement. Ce comportement commence à faire école, d’où l’urgence pour la population de tout mettre en œuvre afin de stopper ces basses manœuvres contre la Martinique. Ne méritons-nous que ça ?
Notre droit d’agir et notre intérêt à agir.
Le changement climatique est de plus en plus prégnant avec une constance dans son évolution, cette réalité impose à tout dirigeant de revoir son logiciel environnemental. C’est donc le moment pour l’électeur de demander à chaque candidat, d’énoncer clairement sa position quant à son projet politique.
Le seul changement passe par le bulletin de vote de l’électeur ! La population n’est ni dupe ni suffisante, nous ne pouvons pas pendant des années, constater, dénoncer, sans sanctionner ceux qui nous ont trahis, qui nous font aller dans le mur économiquement, financièrement, socialement et écologiquement. C’est désormais le moment de les mettre hors services, en leur donnant leur ‘’billet pa lapenn’’.
Grâce au combat de nos aïeux pour le droit de vote, le législateur a suivi pour que nous nous rendions aux urnes. Dans ces conditions bougeons-nous, sinon notre abstention nous imposera la décision des autres. Faut-il laisser prospérer cette situation, qui serait forcément pire ?
Les choses n’iront pas mieux par chance. Pour que les choses aillent mieux ‘’soyons nous-même le changement que nous voudrions voir dans le monde’’ GANDHI, Pour Une Martinique Autrement.
Pour l’association écologique PUMA
Le Président
Florent GRABIN
