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Un racisme en Noir(e) et Blanc(he), de Marie-Andrée Ciprut

Avec la collaboration de Franca Ongarelli Loup

m-a_ciprutLa perception du Semblable et de l’Autre différent évolue suivant les époques, influencée par des phénomènes politiques, sociaux, culturels et religieux. Quant au racisme, il sévit partout, pas seulement dans les partis d’extrême droite qui en font commerce. Il persiste en début de XXIe siècle malgré les grands progrès pour l’éradiquer.
Après un bref survol de la mise en esclavage d’Africains pendant quatre siècles aux Antilles, source d’un racisme lié à la couleur de peau, des exemples et des témoignages mettront en lumière ses répercussions et les relations qu’il entretient aujourd’hui avec des catégories telles que les stéréotypes, la xénophobie et la discrimination.
Ici, contrairement aux notes de musique,
une Noire = une Blanche, une Blanche égale une Noire !…
Marie-Andrée Ciprut est psychologue-psychothérapeute, co-fondatrice en 1995 et ancienne responsable clinique de l’association « Pluriels » (Centre de Consultations ethnopsychologiques pour Migrants) à Genève.

Editions Fortuna :

ISBN : 978-2-87591-041-7

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« Prix littéraire Fetkann Maryse Condé » pour « Filles d’Ariane, des Antilles et d’Ailleurs » de Marie-André Ciprut

(Mémoire des pays du Sud, Mémoire de l’Humanité) 2018″

Dans cet ouvrage, le mythe d’Ariane, déesse grecque tour à tour héroïne et victime, servira de fil conducteur à la Martiniquaise que je suis, pour relier entre elles des femmes d’origines multiples ici dénommées « filles d’Ariane » des Antilles et d’Ailleurs, dans la joie, les heurs et malheurs, la diversité de leurs approches des réalités quotidiennes.
En évoquant leur évolution historique et sociologique dans le temps comme dans l’espace, à travers leurs cultures diverses, en la commentant de la Préhistoire à nos jours, nous observons que les femmes partagent des destins similaires en bien des points.
Les prix relativement bas des voyages facilitent les échanges actuels sur notre planète, la découverte et l’étude comparative de sociétés jusque-là étrangères, dans lesquelles les femmes jouent un rôle capital, privé et/ou public, reconnu ou non. Nous constatons dès lors un métissage culturel généralisé, caractérisé par la créolisation chère à Edouard Glissant, véritable « marquage » de notre époque, qui bouscule les idées préconçues, modifie les sociétés, les politiques, voire les identités.

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Marie-André Ciprut présente son dernier opus en Martinique

La présentation martiniquaise de son livre, Un racisme en Noir(e) et Blanc(he) préfacé par Alain Mabanckou, débutera par une soirée à la bibliothèque Schoelcher, puis le programme sera le suivant :

Mercredi 31 mai 2017, 18h30 -21h30 : présentation à la bibliothèque Schoelcher, dédicaces et verrée,
Vendredi 2 juin à 15h : Zouk TV, « Setanou »,
Samedi 3 juin, 10h-12h30 : signature à la librairie Alexandre,
Mardi 6 juin à 19h, Martinique 1ère, « Le Grand rendez-vous »,
Jeudi 8 juin, soirée littéraire chez « Tous Créoles »,
samedi 10 juin, 10h-12h : signature à la librairie Antillaise Galleria.

Le livre est déjà sur place dans les librairies si vous souhaitez en avoir un avant-goût.

Lire la présentation de l’ouvrage sur Madinin’Art :

Un racisme en Noir(e) et Blanc(he), de Marie-Andrée Ciprut

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Sourire avec les yeux

Quelle gageure en effet !

— Par Marie-Andrée Ciprut, psychologue-écrivaine —

Assise dans un tram, j’aperçus une amie qui attendait le sien de l’autre côté de la rue, un masque sur le visage. « Mais c’est Unetelle ! » me suis-je dit en m’apprêtant à lui faire un signe amical. J’ai brusquement arrêté mon geste, en proie à un terrible doute :

La taille et la carrure, c’était elle,

Le style d’habillement, c’était elle,

Les couleurs pastel, c’était elle,

La coiffure, c’était peut-être elle,

Mais, derrière son masque, était-ce vraiment elle ?…

J’ai dû alors affronter cette brutale réalité : le coronavirus allait désormais s’immiscer dans nos vies pour les influencer, les contrôler, les diriger, les changer…

Quelle histoire, ces masques !

Dès les premiers signes de tarissement, les pharmacies sont prises d’assaut même avant le confinement : commande, coût, 10 CHF pièce. Pareil pour le gel hydroalcoolique, qui atteint également le prix exorbitant de 10 CHF le flacon de 100ml. Qu’à cela ne tienne, tout le monde en achète !…

A vrai dire, les pays européens se trouvant devant une pénurie de masques, en ont déconseillé l’usage, tout en faisant secrètement des commandes massives en Chine, ce qui alimenta un marché très lucratif, une économie parallèle florissante, un commerce officiel ou non, provoqua des vols de cargaisons dans les aéroports, des détours de destinations, des mensonges d’états.

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La femme est l’avenir de l’homme

— Par Marie Andrée Ciprut —

Il est noté dans le Talmud, texte sacré juif (IIe – VIe siècle), que :

« La femme est sortie de la côte de l’homme, non de ses pieds pour être son paillasson, ni de sa tête pour lui être supérieure, mais de son flanc pour être son égale, juste au-dessous du bras pour être protégée et à côté de son cœur pour être aimée. »

Averroès, le sage philosophe islamique soutient au XIIe siècle que :

« Les femmes ont les mêmes fins dernières que les hommes […] Le Coran ne distingue qu’entre ceux, hommes ou femmes, qui cherchent la Loi de Dieu et ceux qui ne s’en soucient pas. Il n’y a pas de hiérarchie entre les êtres humains. » 

Toute femme est une Ariane, à la fois héroïne et victime, qui déroule un fil capable de la conduire vers l’indépendance. Dans les sociétés actuelles façonnées par les hommes, c’est à elle de débusquer ce fil et de le suivre pour ne pas se perdre dans le labyrinthe de sa vie, de vaincre ses limitations imaginaires afin de lutter contre les règles sociales qui l’empêchent de progresser.

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Pétition pour l’élection de Christiane Taubira à l’Académie française

— Par Audrey Bangou —

Le Prix Littéraire Fetkann! Maryse Condé, dans la catégorie Mémoire, a été décerné à Christiane Taubira, pour son dernier ouvrage Nuit d’épine. À cette occasion, une pétition a été lancée pour son élection à l’Académie française. Outre le symbole qu’elle y représenterait, c’est la force de son engagement, la puissance de son éloquence et la richesse de sa langue qui motive cette initiative.

Pour l’élection de Madame Christiane Taubira à l’Académie Française

Vous voici, Madame, à l’apogée d’une vie politique, où vous avez donné l’exemple des vertus nécessaires à un serviteur de haut rang de l’État, où sans perdre de vue l’intérêt de la Nation française, ni les devoirs que l’on doit rendre aux populations nécessiteuses dont les droits furent si longtemps bafoués, vous avez fait chaque fois sur les grands dossiers la preuve d’une pugnacité sans cesse en alerte, toujours vigilante, ne dérogeant jamais aux règles morales que vous vous étiez fixées, que vous nous avez révélées.

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« Mon » vieil homme et « ma » mer…

 IMPROMPTU avec Aimé Césaire

— Par Marie-Andrée Ciprut —

 

 Il commença par s’excuser et se plaindre de sa santé chancelante car il souffrait déjà du poids des ans. Nous avons craint le pire en pensant tout bas : « ça y est, nous voila pris au piège de ce radoteur qui va nous parler de ses petits bobos : pourvu que cela soit bref ! » Car lorsque l’on passait la porte du bureau de ce vieux sage, on ne savait jamais au préalable combien de temps allait durer l’entretien qui pouvait varier d’un quart d’heure à une heure ou deux, rarement plus, selon l’intérêt qu’Aimé Césaire portait à son hôte. Pour nous, ce fut une heure trente de pur bonheur, moments d’exception voire d’extase en mars 2005, durant lesquels il nous a entraînés dans le tourbillon de sa vie prolifique, son œuvre pluridimensionnelle, sa pensée si lucide, à travers certains souvenirs qu’il a reliés aux miens…

 Un homme politique engagé

 Il fut une figure incontournable du XXème siècle pendant ses 56 années à la tête de la mairie de Fort-de-France, ses 48 ans de députation, et plus tard au cours de sa longue retraite.

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Femme, famille, féminitude : presque toutes les femmes ont trois vies !

— Par Marie-Andrée Ciprut –

Une vie de femme

Bien après la première « Journée des Mères » célébrée à Lyon en juin 1918, la fête des mères fut officialisée en France par un texte de loi de 1950, repris dans le Code de l’action sociale et des Familles. Ensuite, 1975 fut déclarée « Année de la Femme » par les Nations Unies, qui commencèrent à observer une « Journée Internationale des Femmes » le 8 mars. Partie des luttes ouvrières du début du XXe siècle, par exemple aux États-Unis en 1909, ou en Russie en 1913 pour de meilleures conditions de travail et de droit de vote, la lutte continue.

« On ne nait pas femme, on le devient ! » disait Simone de Beauvoir. Elle signifiait par-là que dès sa conception, le sexe ne suffit pas à définir un enfant et qu’il faudra prendre en compte l’éducation qu’on lui donnera, les rôles qu’on lui attribuera, ses réactions selon qu’il soit garçon ou fille, valorisé ou non. La femme construit donc son identité à partir de schémas sortis des représentations sociales et politiques de ses parents, de son milieu familial et de son époque tout le long des ètapes de sa vie, depuis le ventre de sa mère jusqu’à sa mort.

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