« Harriet Tubman – Passeuse de l’ombre », texte Penda Diouf, m.e.s. François Ebouélé

Mercredi 6 mai à 19h30 | Jeudi 7 mai à 9h30 | Tropiques-Atrium
Harriet Tubman, une héroïne afro-américaine trop longtemps restée dans l’ombre.

Née esclave dans le Maryland, au sud des États-Unis, Harriet Tubman parvient à s’échapper une nuit grâce à une intelligence vive et une ténacité hors du commun. Elle rejoint le Nord abolitionniste et s’installe en Pennsylvanie. Mais loin de se contenter de sa liberté, elle retourne à de nombreuses reprises dans le Sud pour libérer sa famille et des centaines d’autres esclaves, au péril de sa vie.

Lorsque éclate la guerre de Sécession, elle s’engage auprès des forces de l’Union. D’abord cuisinière, elle devient rapidement éclaireuse, espionne et infirmière. Son courage et ses compétences la conduisent à entrer dans l’histoire : elle est la première femme à diriger une expédition militaire, menant une opération audacieuse à bord de trois bateaux à vapeur qui permet de libérer, en une seule nuit, 750 esclaves en Caroline du Sud.

À la fin de la guerre en 1865, l’esclavage est aboli, mais laisse place à un régime ségrégationniste durable. Harriet Tubman poursuit alors son combat en se consacrant à la défense des droits des femmes et à la lutte contre le racisme systémique. Aux côtés d’autres militantes, elle contribue à l’obtention du droit de vote pour les femmes, ouvrant la voie à de nouvelles avancées pour l’émancipation féminine.

Longtemps resté dans l’ombre, son engagement est aujourd’hui remis en lumière. Son parcours résonne comme une source d’inspiration face aux défis contemporains et aux aspirations des jeunes générations.

Sur scène, deux comédiennes et musiciennes, Edoxi Gnoula et Dominique Larose, incarnent cette figure majeure de l’histoire. À travers leur interprétation, elles redonnent vie à une héroïne effacée de notre mémoire collective. Ce spectacle, d’une urgente nécessité, rappelle que le théâtre est un art vivant : un espace où l’on convoque les voix du passé pour éclairer le présent et ouvrir les chemins de notre humanité.

Production : Compagnie L’Archer / Kër d’Arts
Coproduction : Théâtre Océan Nord, La Charge du Rhinoceros, Central-La Louvière, La Coop asbl, Shelter Prod
Soutiens : Commission Internationale du Théâtre Francophone, Wallonie-Bruxelles International, Fonds d’Acteurs de la COCOF, Institut Français de Paris et I.F-Cameroun, Festival Parole d’Humains, Théâtre Varia, taxshelter.be, ING, Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge, Avec l’aide de Fédération Wallonie-Bruxelles, Service du Théâtre
Partenaires : Kër d’Arts- France, Théâtre en Folie, OTHNI-Laboratoire Théâtre, Laboratoire Mudiki et Capacmaproc
Diffusion : La Charge du Rhinocéros (Projet retenu dans le dispositif des Mots à la Scène 2021 de l’Institut Français de Paris)

Avec : Edoxi Gnoula, Dominique Larose
Dramaturgie : Jean-Bastien Tinant
Création lumière : Simon Renquin
Création vidéo : Lionel Ravira
Création sonore : Hubert Monroy
Scénographie : Sophie Carlier
Chorégraphie : Hippolyte Bohouo
Costumes : Laurence Hermant
Assistante à la mise en scène : Maxe Doutrelepont
Accompagnement : Thomas Prédour
Construction : L’Entrepool – Vincent Rutten
Crédit photos : Michel Boermans