Catégorie : Santé

Tous empoisonnés : le fléau des PFAS

À voir mardi 31 mars à 21h sur Arte et disponible jusqu’au 29/06/2026
Documentaire Réalisé par Stenka Quillet, Quentin Noirfalisse • Écrit par Stenka Quillet, Quentin Noirfalisse
Titre anglais : PFAS, Our Forever Poisons | Belgique, France • 2025 • 90 minutes • Couleur
Résumé
À part les industriels qui les produisent, tout le monde l’admet : les PFAS sont un désastre sanitaire et environnemental. Ces molécules, surnommées polluants éternels, ont changé nos vies, mais en les menaçant. Elles empêchent certes nos poêles de coller mais certains PFAS sont aussi cancérogènes et désormais omniprésents dans la nature.
Ce film va à la rencontre de leurs victimes et de ceux qui luttent pour que cesse la production de PFAS. Des avancées législatives, pénales ou scientifiques font naître l’espoir que l’industrie chimique arrêtera un jour de produire ces poisons. Mais ceux qui nous polluent déjà sont là pour toujours.

Réalisation : Stenka Quillet, Quentin Noirfalisse
Écriture : Stenka Quillet, Quentin Noirfalisse
Image : Arnaud Mansir
Montage : Pierre Poyard
Musique originale : Loane Coste
Mixage : David Lassalle
Étalonnage : Rémi Nonne
Montage son : David Lassalle
Production (personne) : Emmanuel François, Jean-Yves Huchet, Quentin Noirfalisse
Production (structure) : Brotherfilms
Coproduction : Dancing Dog Productions

 

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« On a tous des PFAS dans le sang », affirme la journaliste Stéphane Horel dans le documentaire Tous empoisonnés.

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Moustiques : dans la tête de l’ennemi le plus meurtrier au monde

— Par David Hu(*) —

Pendant trois ans, des chercheurs ont traqué le comportement des moustiques en observant leurs trajectoires autour d’un humain… parfois au prix de quelques piqûres. Leur objectif : comprendre comment un insecte si simple parvient à nous trouver – et enfin apprendre à le déjouer.

“Quatre minutes, c’est trop long.” Voici le message que m’a envoyé Chris Zuo, étudiant de premier cycle, accompagné de photos montrant d’innombrables piqûres de moustiques sur sa peau nue. Ce massacre sur l’ensemble du corps n’était pas le résultat d’un camping qui aurait mal tourné. Il avait passé ce laps de temps limité dans une pièce contenant 100 moustiques affamés, vêtu uniquement d’une combinaison en mesh que nous pensions capable de le protéger.

C’est ainsi qu’a débuté notre enquête de trois ans pour comprendre le comportement d’un insecte d’une simplicité trompeuse : le moustique. Cela peut ressembler au plan sadique d’un professeur, mais en réalité, nous avons respecté toutes les procédures. Le comité d’éthique de notre université a approuvé le protocole, en s’assurant que Chris était en sécurité et qu’il n’était soumis à aucune pression.

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Parutions 25 mars 2026 📚 – Santé, Société et Médecine

🧠 Santé et Société

📖 Et si c’était ton enfant ?

Sous-titre : Être autiste en France aujourd’hui
Auteurs : Paul Ducay, Claude Ducay

Résumé :
Le corps d’une personne autiste n’est ni courbé ni faible ; parfois très beau, leur apparence n’appelle pas la pitié. Renfermés dans leur propre perception du monde et peu adaptés aux conventions sociales, ils rencontrent souvent l’indifférence plutôt que l’attention nécessaire.
En France, ils subissent encore les carences d’une prise en charge médicale marquée par un modèle asilaire…

Infos pratiques :

  • EAN : 9782336587875
  • Parution : 05/03/2026
  • Format : 135 x 215 mm
  • Collection : Récits de vie
  • Pages : 198
  • Prix : 22,00 €

📖 Techniques et méthodes de recherche en santé publique

Direction : Akory Ag Iknane
Préface : Hamadoun Sangho

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Nutri-Score : mieux manger sans payer plus, c’est possible

— Par Sabrina Solar —

Mis en place en 2017, le Nutri-Score est un système d’étiquetage simple et visuel qui permet d’évaluer rapidement la qualité nutritionnelle des aliments. Grâce à une échelle allant de A à E, associée à un code couleur du vert au rouge, il aide les consommateurs à comparer les produits en un coup d’œil, en tenant compte notamment des teneurs en sucres, en sel, en graisses ou encore en fibres.

Depuis sa création, ce dispositif a évolué pour mieux refléter les connaissances scientifiques. Une nouvelle méthode de calcul a récemment été adoptée afin d’affiner la notation : elle distingue davantage les aliments selon leur teneur en sucre et en sel, valorise les produits complets riches en fibres et prend mieux en compte les bénéfices de certains aliments comme les poissons gras ou certaines huiles. À l’inverse, les produits trop sucrés ou ultra-transformés sont plus sévèrement notés. Cette mise à jour concerne une part importante des produits, dont les notes évolueront progressivement dans les rayons.

Au-delà de son rôle informatif, le Nutri-Score s’inscrit dans un enjeu majeur de santé publique.

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Ciné-débat : (Re)penser l’alimentation locale en Martinique

Jeudi 12 mars à 18h, au Téyat Otonom Mawon – Croix-Mission (FdF)

Le T.O.M.accueille une soirée Ciné-Débat ouverte à toutes et tous autour d’une question essentielle pour l’avenir du territoire :

Comment revaloriser l’agriculture et l’alimentation locale en Martinique ?

La rencontre s’ouvrira avec la projection du documentaire « (Re)Nourrir la Martinique », réalisé par Caroline Chartrain, Amèle Solse et Chloé Lambert. Cette série documentaire explore un paradoxe bien connu de l’île : héritière d’une organisation coloniale tournée vers l’exportation, la Martinique possède des terres riches mais dépend encore largement des importations pour se nourrir. Entre monocultures intensives – notamment de banane ou de canne à sucre – et produits venus de l’Hexagone, la question de l’autonomie alimentaire reste au cœur des débats.

À travers la parole d’agriculteurs, de transformateurs et de citoyens engagés, le film met en lumière celles et ceux qui œuvrent déjà à transformer ce modèle. En imaginant d’autres manières de produire, de consommer et de partager l’alimentation, ces acteurs tracent les contours d’une souveraineté alimentaire martiniquaise, essentielle pour l’environnement, l’économie locale et les liens sociaux.

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Les femmes ne sont pas des travailleurs comme les autres

— Collectif —

A l’initiative du magazine « Santé & Travail » un collectif de quelque 90 personnalités, parmi lesquelles Sophie Binet et Marylise Léon, secrétaires générales de la CGT et de la CFDT, appelle à mieux identifier les facteurs de pénibilité et de maladies professionnelles propres aux genres.

Le standard du travailleur masculin va-t-il continuer à dicter les règles de la prévention des risques professionnels ? Et, ce faisant, à éclipser les risques spécifiques qui menacent la santé et la sécurité des femmes au travail ? Depuis de nombreuses années, des travaux de recherche montrent les limites de ce modèle implicite. C’est le cas de la photographie statistique de la sinistralité selon le sexe, réalisée par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, depuis 2012, qui met en évidence des écarts significatifs, longtemps invisibilisés.

Malgré ces coups de projecteur, la question demeure. Il suffit, pour s’en convaincre, de consulter le dernier bilan de l’Assurance-maladie sur les accidents du travail, qui, derrière une baisse globale de 25 % depuis vingt ans, fait apparaître une évolution fortement asymétrique : une diminution de 40 % des accidents pour les hommes, mais une hausse de 26 % chez les femmes.

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Espérance de vie en bonne santé à 65 ans : quels sont les derniers chiffres ?

L’espérance de vie sans incapacité correspond au nombre d’années qu’un individu peut espérer vivre sans être limité par un problème de santé dans ses activités quotidiennes. Comment évolue-t-elle en France en 2024 ?

Une étude publiée le 22 janvier 2026 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) révèle que « l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans est de 11,8 ans pour les femmes (12 ans en 2023) et de 10,5 ans (sans évolution par rapport à 2023) pour les hommes en 2024« .

L’espérance de vie en bonne santé à 65 ans en 2024

À 65 ans, les femmes peuvent espérer vivre encore 11,8 ans sans incapacité et 18,5 ans sans incapacité forte (handicap), et les hommes 10,5 ans sans incapacité et 15,8 ans sans incapacité forte. Depuis 2008, l’espérance de vie à 65 ans sans incapacité a progressé de 1 an et 9 mois pour les femmes et pour les hommes. L’essentiel de cette hausse a eu lieu entre 2008 et 2019.

Cette évolution traduit le recul de l’âge auquel apparaissent les maladies chroniques liées au vieillissement et le fait que ces problèmes de santé peuvent n’affecter les individus que temporairement, grâce à une meilleure prise en charge.

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Absalon – Eau de Didier : une source thermale historique au cœur d’un projet de renaissance durable

La source thermale d’Absalon constitue l’origine commune de l’eau chaude naturellement fréquentée par les usagers et de l’eau de Didier, l’une des eaux minérales les plus emblématiques de Martinique. Longtemps reconnue pour ses vertus thérapeutiques, cette ressource exceptionnelle est aujourd’hui au centre d’un vaste projet de réhabilitation et de valorisation porté par la Collectivité territoriale de Martinique (CTM). À travers cette opération, la collectivité entend à la fois préserver un patrimoine naturel unique, sécuriser la ressource en eau potable et relancer une activité thermale à fort potentiel.

Situé sur les pentes des Pitons du Carbet, le bassin thermal d’Absalon est identifié dès 1937 par les géologues. Son eau, naturellement chaude, riche en bicarbonates et en magnésium, légèrement gazeuse, est rapidement reconnue pour ses propriétés bienfaisantes. Des campagnes d’études successives, puis des sondages réalisés au cours de la seconde moitié du XXᵉ siècle, aboutissent à la création de plusieurs forages, destinés à mieux capter et exploiter cette ressource. Toutefois, faute d’investissements durables, ces installations se dégradent progressivement et finissent par être abandonnées.

Malgré cet abandon, le site d’Absalon n’a jamais cessé d’attirer le public.

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La règle des 4V pour Mieux Manger

Faire ses courses ressemble souvent à un casse-tête. On souhaiterait trouver des produits bon pour la santé, si possible ne venant pas du bout du monde, pas ultratransformés ni cultivés avec force pesticides et engrais chimiques, tout en étant à un prix abordable. Mais ces enjeux peuvent parfois entrer en contradiction : des produits considérés comme sains ne sont pas toujours issus d’une agriculture de qualité, et inversement.

En outre, de bons produits pour la santé et l’environnement ne permettent pas nécessairement d’avoir un régime alimentaire équilibré. Alors comment sortir de ces dilemmes et aiguiller le consommateur ? Nous proposons la règle simple des 4V, qui tient compte des modes de production agricoles et de la composition de l’assiette en invitant à une alimentation vraie, végétale, variée et régénérant le vivant.

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La marche, ce mode de déplacement qui ne compte pas (assez)

— Par Frédéric Héran (*) —

Les statistiques ne sont jamais neutres : elles sont le reflet de choix politiques répondant à un contexte historique spécifique. La manière de présenter les résultats des enquêtes statistiques sur la mobilité des personnes en France, qui a déjà 50 ans, n’échappe pas à cette règle. Elle conduit à sous-estimer fortement les déplacements à pied, au risque de continuer à favoriser des politiques en faveur des modes de déplacement motorisés.

Il est grand temps de réformer cet usage, comme l’a fait la Suisse il y a déjà 30 ans, si l’on souhaite redonner aujourd’hui davantage de place aux mobilités actives, tant pour des raisons sociales, économiques qu’environnementales. Pour rappel, la marche est le mode de déplacement le plus inclusif, le plus démocratique et le moins nuisible à l’environnement, et pas seulement dans le cœur des grandes villes.

Ce que disent les statistiques sur la mobilité

En France, depuis la standardisation des enquêtes sur la mobilité des personnes en 1976, les déplacements sont généralement présentés sous forme de “parts modales”. Il s’agit des parts, sur l’ensemble des déplacements comptabilisés, réalisées avec chaque mode de déplacement : voiture, deux-roues motorisé, transports collectifs, vélo, marche…

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« Grands Médecins de la Martinique », un livre du Professeur Yves Catonné

Venue de Yves Catonné en Martinique 22 janvier-6 février

La semaine prochaine la Martinique recevra la visite du Professeur Yves Catonné, pour la présentation de son livre « Grands Médecins de la Martinique ». A cette occasion la fondationClément et l’URML (Union Régionale des Médecins Libéraux) recevront les professionnels de santé intéressés par l’histoire de la médecine en Martinique.

De nombreux grands médecins ont permis à la Martinique de se doter du meilleur niveau médical de la Caraïbe dans à peu près toutes les spécialités. La réputation de certaines de ces personnalités a même largement dépassé le niveau national et leur apport à la médecine moderne est incontestable, ce qui est tout à fait remarquable pour une petite communauté de deux ou trois centaines de milliers d’âmes, si éloignée de la métropole.

Le propos du Professeur Catonné n’est pas d’en dresser la liste exhaustive, mais d’évoquer quatre grands médecins aujourd’hui disparus, qui chacun dans leur spécialité sont parvenus à un niveau d’excellence reconnu dans le monde entier.

Cet ouvrage qui représente pour son auteur trois années d’enquête, des dizaines de témoins et de confrères interrogés, des centaines d’archives consultées, retrace les parcours de vie et nous livre un panorama clinique des contributions scientifiques de ces quatre grands martiniquais :

Hyppolyte Morestin (1869-1919) né à Basse-Pointe, qui a perdu 21 membres de sa famille lors de l’éruption de la montagne pelée en 1902.

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« Lawond Sud Santé » : une semaine pour bouger, prévenir et prendre soin de soi dans le Sud

Du 17 au 23 janvier 2026, le territoire de l’Espace Sud vivra au rythme de la première édition de Lawond Sud Santé, un événement itinérant inédit dédié au bien-être, à l’activité physique et à la prévention santé. Pensé pour tous les publics, cet événement propose une semaine d’animations 100 % gratuites, accessibles aussi bien aux sportifs confirmés qu’aux curieux souhaitant adopter de meilleures habitudes de vie.

Portée par le Contrat Local de Santé Intercommunal (CLSI) de l’Espace Sud, en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé et de nombreux acteurs locaux, cette initiative vise à rapprocher la santé des habitants, valoriser les équipements communautaires et encourager des modes de vie plus sains, dans une ambiance conviviale et festive.

Sport, santé et culture au cœur des communes du Sud

Tout au long de la semaine, Sainte-Luce, les Anses d’Arlet, Ducos et les Trois-Îlets accueilleront des temps forts mêlant activités sportives terrestres et nautiques, animations culturelles, moments festifs et actions de prévention.

Au programme : randonnées littorales, aquagym, kayak, initiation à la yole, longe-côte, mais aussi soirées sportives originales, animations carnavalesques et ateliers pratiques autour de la mobilité douce.

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Pourquoi participer au Dry January ?

Chaque année au mois de janvier, le Dry January – également appelé « Défi de janvier » – propose aux citoyens de faire une pause volontaire dans leur consommation d’alcool pendant trente-et-un jours. Lancée en France en 2020, cette initiative de santé publique connaît une progression constante et s’impose désormais comme un rendez-vous annuel bien identifié, mobilisant plusieurs millions de participants.

À l’origine du mouvement, une idée simple : offrir un cadre collectif pour expérimenter un mois sans alcool, sans stigmatisation ni injonction, afin de mieux comprendre sa relation à la consommation alcoolique. Le Dry January ne se limite pas à une abstinence temporaire ; il s’agit avant tout d’une démarche d’observation et de réflexion personnelle. Combien de verres consomme-t-on réellement ? Dans quelles situations ? Par plaisir, par automatisme, par pression sociale ou par habitude culturelle ? Ce temps de pause permet de mettre en lumière des comportements parfois invisibles au quotidien.

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Plantes médicinales : entre savoirs traditionnels et validation scientifique

— Par François Chassagne (*) —

À la croisée de l’ethnobotanique et de la pharmacologie, l’ethnopharmacologie étudie et valide des remèdes traditionnels aux quatre coins du monde. –

Publié le 30 déc. 2025 par The Conversation

De l’aspirine au quinquina, de nombreuses plantes ont façonné la médecine moderne. Mais entre usages ancestraux, risques méconnus et science contemporaine, l’ethnopharmacologie cherche aujourd’hui à démêler le vrai du faux – et à protéger un patrimoine encore largement inexploré.

Saviez-vous que près d’une plante sur dix dans le monde était utilisée à des fins médicinales ? Certaines ont même donné naissance à des médicaments que nous connaissons tous : l’aspirine, dérivé du saule (Salix alba L.), ou la morphine, isolée du pavot à opium (Papaver somniferum L.). Au fil des siècles, les remèdes traditionnels, consignés dans des textes comme ceux de la médecine traditionnelle chinoise ou ayurvédique, ou transmis oralement, ont permis de soulager une multitude de maux.

Ainsi, en Chine, les tiges de l’éphédra (Ephedra sinica Stapf), contenant de l’éphédrine (un puissant décongestionnant), étaient employées contre le rhume, la toux et l’asthme il y a déjà 5 000 ans.

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« Vivre avec l’endométriose » : un documentaire immersif né dans les Outre-mer et présenté en Martinique

Comment rendre visible une maladie longtemps ignorée et encore trop mal diagnostiquée ? C’est la question à laquelle tente de répondre Vivre avec l’endométriose, documentaire réalisé par Léa Ménard et produit par « Beau comme les Antilles », avec la participation de France Télévisions – Pôle Outre-mer. Le film, tourné au cœur des territoires ultramarins, sera projeté en avant-première dans plusieurs communes de Martinique début décembre, en présence de la réalisatrice et de Nataly Dabon, patiente experte et présidente de l’association Endo Form 972.

Un film qui commence par une écoute

La genèse du documentaire tient en une démarche simple : se défaire des discours extérieurs pour laisser la parole aux femmes concernées. Avant même d’allumer sa caméra, Léa Ménard a pris le temps d’appeler chacune des participantes. « Je voulais les rencontrer avant de les filmer, les entendre, créer un lien de confiance », explique-t-elle. Ce choix oriente profondément l’esthétique et la narration du film : pas de voix off, pas de commentaire, aucun effet de dramatisation. Juste des vies, leurs gestes, leurs silences et leurs mots.

Durant vingt jours et sur quatre territoires — Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion — la réalisatrice capte le quotidien de quatre femmes dont les parcours se répondent et se complètent.

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Nutri-Score obligatoire : pourquoi exclure les AOP et IGP serait un non-sens

— Collectif (*) —

Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à rendre le Nutri-Score obligatoire sur tous les aliments, un sous-amendement propose d’exempter les produits AOP et IGP. Une dérogation qui flatterait le terroir… tout en affaiblissant la santé publique.

Le 7 novembre 2026, dans le cadre de la discussion sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) à l’Assemblée nationale, les députés ont adopté deux amendements rendant obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur les emballages de tous les aliments. Les entreprises qui souhaiteraient déroger à cette mesure se verraient dans l’obligation de s’acquitter d’une taxe de 5 % de leur chiffre d’affaires. Si les parlementaires résistent aux pressions des lobbies qui s’y opposent et maintiennent cette disposition jusqu’à l’issue du processus législatif, il s’agira d’une très bonne nouvelle pour les consommateurs, et d’une victoire en matière de santé publique.

Toutefois, une nuance de taille tempère l’enthousiasme que pourrait susciter un tel texte de loi : quelques députés ont en effet réussi, par un sous-amendement, à faire exclure de l’obligation d’afficher le Nutri-Score les produits ayant une appellation d’origine protégée (AOP) ou une indication d’origine protégée (IGP).

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Se préparer à une situation d’urgence

Apprenez à faire face aux risques majeurs : guide complet pour se préparer, protéger ses proches, constituer un kit et adopter les bons réflexes.

Pourquoi se préparer à une situation d’urgence ?

Se préparer à une situation d’urgence, c’est avant tout identifier les risques qui me menacent et donc prévoir des scénarios alternatifs.

Après un inventaire de ces risques, il est nécessaire de les étudier et d’évaluer leur gravité potentielle avant de décider des actions préventives à mettre en place. C’est finalement prendre les précautions nécessaires pour pouvoir gérer au mieux une situation de crise.

Cette rubrique a pour objectif d’informer le citoyen sur les attitudes à adopter avant, pendant, et après une situation d’urgence.

Avant une situation d’urgence

Le guide « Tous responsables »

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Solidarité pou ti Manman, ansanm épi Clowns Doktè

Dès le 29 novembre  et jusqu’à mi-janvier 2026, partout en Martinique

Chaque fin d’année, l’association Clowns Doktè lance une belle campagne solidaire : « Solidarité pou ti Manman », un moment fort de mobilisation et de générosité sur tout le territoire martiniquais. L’objectif ? Sensibiliser au métier de clown hospitalier, rassembler des partenaires et des donateurs, et collecter les fonds nécessaires pour assurer les interventions clownesques dans les hôpitaux pédiatriques de l’île.

Pourquoi ce temps fort ?

Depuis sa création en 2018, Clowns Doktè accompagne une équipe d’artistes formés au clown hospitalier pour intervenir en milieu de soins — notamment à la MFME (Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant) et au Centre Hospitalier Nord Caraïbe.
Le clown d’accompagnement est bien plus qu’un divertissement : c’est un allié thérapeutique ; par le rire et la poésie, il aide à alléger le stress, l’angoisse, la douleur, pour les enfants, leurs familles et les soignants.
Les dons récoltés pendant cette campagne permettent de financer ces visites, de soutenir l’équipe artistique et de pérenniser cette mission de bien-être à l’hôpital.

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Un nouveau tchat confidentiel dédié à la protection des jeunes

Cyberharcèlement, violences physiques et sexuelles, prostitution, chantage, racket, trafic de drogues… Pour faire face à ces situations auxquelles les jeunes peuvent être exposés aujourd’hui, le site de la police et de la gendarmerie nationale « Ma Sécurité » vient d’ouvrir un espace spécifique d’échanges pour les moins de 18 ans : Espace Mineurs.

Vous pouvez y accéder en passant par la page d’accueil du site Ma Sécurité.

Cet espace numérique a été conçu pour offrir un cadre « sécurisé et bienveillant » aux enfants et aux adolescents confrontés à des situations de danger, de violence, de maltraitance ou d’exposition à des risques en ligne.

Pour faciliter l’accès des jeunes à une aide, de façon discrète et immédiate, l’Espace Mineurs propose notamment un tchat sécurisé, ouvert 24h/24 et 7j/7 où le jeune peut être « écouté, conseillé et soutenu ».

Vous pouvez accéder directement au tchat en cliquant sur « J’ouvre le tchat ». Ou bien choisir l’un des contextes proposés (avec pour chacun différentes situations) :

  • À la maison, dans la rue, au sport…
  • Sur les réseaux sociaux
  • Au sein de l’école, du collège ou du lycée

À noter

Conçu avec des élèves du CM2 à la terminale, l’Espace Mineurs propose des contenus pensés avec et pour les jeunes.

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Cuba frappée par une crise sanitaire majeure

Le chikungunya révèle l’effondrement d’un système à bout de souffle

— Par Jean Samblé —

À La Havane, dans le quartier populaire de Jesús María, les habitants peinent à mesurer l’ampleur de ce qui leur arrive. Depuis son canapé qui lui sert de lit depuis plusieurs jours, Pilar Alcántara, 81 ans, murmure qu’elle « ne peut plus bouger tant la douleur est forte ». L’octogénaire figure parmi les derniers malades d’un pâté de maisons où pratiquement chaque foyer a été touché. Dans cette zone densément peuplée, beaucoup continuent de souffrir longtemps après la fièvre : des douleurs articulaires tenaces, parfois invalidantes, que les médecins associent au chikungunya.

Partout sur l’île, les mêmes scènes se répètent. Ce virus, apparu en juillet dans la province de Matanzas, s’est propagé à une vitesse fulgurante jusqu’à toucher les quinze provinces du pays. Les autorités sanitaires parlent d’une « épidémie complexe » mêlant chikungunya, dengue et oropouche, dont les premiers cas ont été enregistrés au cœur de l’été. Selon le ministère de la Santé, plus de 47 000 infections ont été détectées en une seule semaine, soit deux fois plus que la précédente.

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Délivrance des médicaments à l’unité : une pratique à développer ?

En France, les médicaments sont délivrés en boîtes contenant plusieurs doses. D’autres pays les dispensent à l’unité, c’est-à-dire en quantité égale à celle prescrite. Généraliser ce mode de délivrance permettrait-il de réduire la dépense de médicaments en officine de ville (30,1 milliards d’euros en 2024) ? Réponse avec la Cour des comptes.

Un rapport publié le 7 novembre 2025 par la Cour des comptes examine la pertinence et la faisabilité de la dispensation à l’unité des médicaments.

La délivrance à l’unité existe déjà en France

La boîte est le support de l’authenticité, de la traçabilité et de la sécurisation du médicament. Le prix des médicaments négocié entre fabricants et autorités de santé est établi pour un traitement, divisé en prises quotidiennes, puis calculé pour les divers formats de boîte. La rémunération des grossistes et des pharmaciens est assise sur le prix de la boîte.

En 2024, la vente à l’unité représente 0,08% des dépenses de médicaments délivrés en officine. Elle est :

  • obligatoire pour les stupéfiants et, depuis 2024, pour des produits soumis à des tensions d’approvisionnement, comme l’amoxicilline en hiver ;
  • autorisée depuis 2022 pour les antibiotiques afin de lutter contre le gaspillage et l’antibiorésistance.

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Cuba : appel à la solidarité

L’ouragan Melissa a violemment frappé l’est de Cuba le 29 octobre 2025. Les dégâts sont considérables sur une île, où la population fait déjà face à d’énormes difficultés dues au blocus.
Ensemble, nous pouvons les aider !

Plus de 700 000 personnes ont été déplacées, aucune perte humaine n’est à déplorer grâce à des mesures exceptionnelles de sécurité. Les infrastructures et plus de 45.000 maisons ont été détruites, 120.000 personnes sont aujourd’hui sans logement, les cultures sont ravagées. La reconstruction est déjà en cours, malgré les besoins immenses en nourriture et en matériaux.

Le 5 novembre, les associations de solidarité et de coopération amies de Cuba se sont réunies à l’ambassade de Cuba en France.
L’ambassadeur Otto Vaillant Frías a confirmé l’ampleur des dégâts. Vous trouverez ci-dessous une vidéo qui témoigne des ravages causés par l’ouragan.
Le gouvernement et l’État cubains mettent tout en œuvre pour récupérer des logements, rétablir les services de base et prendre soin des familles sinistrées.

Les besoins sont considérables et l’ambassade nous a fait part des urgences prioritaires :
Médicaments (analgésiques, antibiotiques…) Matériel médical consommable (gants, seringues, trocarts, gazes…) Produits alimentaires secs (lait en poudre, légumineuses, conserves, farine de blé…) Matériaux de construction, Linge de maison (matelas, draps, serviettes…) Ustensiles de cuisine, Vêtements et chaussures…

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Le Festival ALIMENTERRE : un rendez-vous international pour une alimentation durable et solidaire

Les 9, 23  et 30 novembre au T.O.M. à Fort-de-France

Créé en 2007 dans un cinéma parisien, le Festival ALIMENTERRE est aujourd’hui devenu un événement international majeur consacré à la sensibilisation sur les enjeux agricoles et alimentaires mondiaux.
Chaque année, du 15 octobre au 30 novembre, le festival invite les citoyens à réfléchir aux systèmes alimentaires et à agir pour une alimentation durable, locale et solidaire.

Autour d’une sélection de films documentaires, il propose plus de 2 500 événements dans près de 900 communes et 16 pays, réunissant environ 100 000 participants : projections-débats, ateliers culinaires, expositions, visites de fermes, marchés solidaires, ou encore animations pédagogiques pour les jeunes.
L’objectif est clair : comprendre pour agir. En offrant un regard croisé entre le Nord et le Sud, le festival invite à repenser notre façon de produire et consommer la nourriture, dans le respect des hommes et de la planète.

Coordonné par le CFSI (Comité Français pour la Solidarité Internationale), il fédère plus de 3 900 structures (associations, lycées, collectivités, cinémas, exploitations agricoles, etc.)

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Formation itinérante sur les EIGS – Martinique

Rappel sur les EIAS et les EIGS & Annonce d’une formation itinérante en Martinique

Un événement indésirable associé aux soins (EIAS) est défini, selon le décret n°2010-1408 du 12 novembre 2010, comme tout incident préjudiciable à un patient, survenu lors d’un acte de prévention, de diagnostic ou de traitement.
Il s’agit d’un événement inattendu qui perturbe ou retarde le processus de soins, ou impacte directement la santé du patient, sans lien avec l’évolution naturelle de sa maladie.

Un événement indésirable grave associé aux soins (EIGS) est un événement inattendu au regard de l’état de santé du patient, ayant pour conséquence le décès, la mise en jeu du pronostic vital ou la survenue probable d’un déficit fonctionnel permanent.
Les EIGS doivent être déclarés à l’ARS, afin de permettre l’analyse des causes, le partage d’expériences et la mise en place d’actions préventives pour améliorer la sécurité des patients.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de gestion des risques et d’amélioration continue de la qualité des soins, sans volonté de mise en cause individuelle.

Formation itinérante sur les EIGS – Martinique

Qualisan 972 organise une formation itinérante consacrée aux événements indésirables graves associés aux soins (EIGS).

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Moi(s) sans tabac 2025 : un défi collectif national et local pour arrêter de fumer

Du 1er au 30 novembre 2025, la 10ᵉ édition de Mois sans tabac mobilise toute la France autour d’un défi solidaire : arrêter de fumer pendant 30 jours, avec à la clé des chances de réussite multipliées par cinq. Porté par le ministère de la Santé, Santé publique France et l’Assurance Maladie, ce grand rendez-vous de santé publique s’enrichit cette année d’une dynamique encore plus inclusive et accessible.

Depuis son lancement en 2016, plus de 1,4 million de personnes se sont inscrites en ligne, et des milliers d’autres ont tenté d’arrêter grâce à cette initiative. En 2024, 134 000 fumeurs ont relevé le défi, confirmant que Mois sans tabac s’impose désormais comme un événement majeur de la lutte contre les addictions.

Une campagne nationale portée par la force du collectif

Pour sa 10ᵉ édition, Mois sans tabac 2025 met l’accent sur un message fort :
« Participer à Mois sans tabac augmente vos chances de devenir ex-fumeur ».

Une campagne déployée sur tous les canaux — télévision, radio, digital, affichage et réseaux sociaux — met en avant le chemin vers le sevrage, fait de défis mais aussi de fierté et de soutien collectif.

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