Théâtre Aimé Césaire de Fort-de-France

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Mai 2019

Festival de théâtre amateur

Du 2 au 25 mai 2019 à 19h 30

Programme Théâtre Amateur

Association les Comédiens

Les 2, 3 et 4 mai à 19h 30 :

« Les femmes Savantes »

Comédie de Molière

Une pièce de théâtre en cinq actes et en vers de Molière, comédie sur l’éducation des filles.

Henriette et Clitandre sont amants, mais pour se marier, ils vont devoir obtenir le soutien de la famille de la jeune fille. Le père et l’oncle sont favorables au mariage mais la mère, Philaminte, soutenue par la tante et Armande, la sœur d’Henriette, veut lui faire épouser un faux savant aux dents longues, Trissotin, qui mène par le bout du nez ces « femmes savantes ».

Mise en Scène : Julie Mauduech

Billetterie en ligne sur : www.monipass.com

Cinquante tickets par représentation seront en vente au Théâtre

Places non numérotées

Un contrôle sera effectué par le producteur le soir de chaque représentation pour le tarif nécessitant un justificatif

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Association L’art Gonds Tout

Les 9,10 et 11 mai à 19h 30

« Sept pièces courtes »

De Harold Pinter

Le dernier à partir
Le jour et la nuit
Voilà tout
Arrêt faciltatif
Crise à l’usine
Monologue
Victoria Station

Toutes ces pièces, traitants de cas isolés pathétiques, nous parlent d’une société déshumanisée et égoïste, d’un monde désemparé et d’une terrible réalité sociale contemporaine qui prend sa source dans les rapports hiérarchiques de pouvoir, générés par tous les abus de la finance, du monde du travail et de la communication. Pinter nous donne à voir et à entendre la vulgarité quasi pornographique d’une civilisation prête à tout pour augmenter ses profits et ses plaisirs au détriment des plus déshérités de notre système économique occidental.

L’actualité immédiate et criante de toutes ces thématiques développées au travers de ces différents textes, fait naître un sentiment d’urgence artistique et théâtrale à faire entendre aujourd’hui et maintenant ces savoureux, humoristiques et caustiques dialogues de Harold Pinter.

Si Harold Pinter est l’un des auteurs contemporains les plus joués dans le monde, c’est d’abord parce qu’il s’est toujours engagé contre toute forme de tyrannie et d’oppression. Mais c’est aussi pour la finesse du regard qu’il porte sur les difficultés des rapports humains. A travers de courtes pièces, le spectateur plonge au cour de tranches de vies où s’enchaînent et se déchaînent des portraits corrosifs et sans concession du monde du travail, du couple, de l’amitié et du pouvoir. Un mélange savoureux de styles et de couleurs pour rire, s’émouvoir et s’interroger sur les dérives de notre société. L’occasion pour tous de mieux découvrir un des auteurs contemporains les plus joués dans le monde.

Billetterie en ligne sur www.datacaraibes.com

Trente tickets par représentation seront en vente au Théâtre

Un contrôle sera effectué par le producteur le soir de chaque représentation

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Association Courtes Lignes :

Les 15,16,17 mai à 19h 30 le 18 mai à 15h 30 et 20h 00

« Le Jardin d’Alphonse »

Comédie de Didier CARON

Après la disparition du vieil Alphonse, les amis proches, la famille recomposée de son fils et un couple d’amis très proche se retrouvent dans le jardin de sa maison pour déjeuner. Le temps est doux près des hortensias, sous le pin parasol, mais l’atmosphère va devenir électrique. Les petits et grands secrets vont alors éclater dans le jardin d’Alphonse. Règlements de compte, à ne pas livrer en public, et vérités, que l’on tait habituellement, vont vite fuser.
Une comédie où toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire … à vous de voir !

Mise en scène de Georges Grimonprez

Billetterie en ligne sur www.datacaraibes.com

Cinquante tickets par représentation seront en vente au Théâtre

Un contrôle sera effectué par le producteur le soir de chaque représentation

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L’autre bord Compagnie :

« Le vol des oies sauvages »

Écriture de Plateau

Les 23, 24 et 25 mai à 19h 30

Mise en scène de Guillaume Malasné et Caroline Savard

Billetterie en ligne sur : www.monipass.com

Trente tickets par représentation seront en vente au Théâtre

Places non numérotées

Un contrôle sera effectué par le producteur le soir de chaque représentation

Renseignements et réservations au 0596 59 43 29- 0596 59 43 29 – 0696 22 07 27

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Janvier 2019

17, 18 & 19 janvier 2019

Race[s]


Un spectacle conçu par François Bourcier d’après des textes et documents authentiques
Mise en scène, Scénographie et Interprétation François Bourcier assisté de Pauline Corvellec

Pourquoi l’homme blanc se prend-il toujours pour le maître du monde ?
A partir de textes authentiques qui vont de Platon aux idéologues du nazisme, François Bourcier construit un spectacle où les auteurs s’incarnent et où le décor, les projections vidéo, la musique, les masques et le jeu d’acteur poussent les propos vers le terrifiant, le burlesque, le ridicule ou l’émotion. En contrepoint, les textes poétiques d’Anne de Commines sont comme autant de respirations.
Quels sont les grands inspirateurs du nazisme ?
Dans cette création originale, François Bourcier poursuit et complète le travail initié avec les très remarqués Lettres de Délation, Résister c’est Exister….
Il met en scène et interprète avec la même folie et le même talent, ces grandes figures de l’histoire qui pour approcher le rêve d’un système économique « idéal », se sont appuyés sur une « vérité » scientifique prônant la supériorité d’une « race » blanche, appelée à dominer le monde.
De Platon à Hitler, philosophes de l’antiquité, éminents scientifiques, économistes renommés et hommes d’état respectables… se succèdent sur scène dans des déclarations authentiques qui progressent vers l’élaboration de l’effrayante théorie.
Un rêve qui, de l’esclavagisme à l’antisémitisme aboutira à la mise en place de la terrifiante solution finale. L’ère industrielle par la rentabilité du produit « humain » était ouverte !
Ce spectacle nous aide à mieux comprendre certaines postures de notre présent encore trop encombré des traces de ce passé.

La Presse en parle…
BON PLAN THÉÂTRE
François Bourcier, auteur, metteur en scène et interprète de ce nouvel opus, nous a déjà passionnés avec « Lettres de délation » (d’après le roman d’André Halimi) et « Résister c’est exister » (d’Alain Guyard).
Cette fois, il se penche sur l’étude de tous ces hommes qui ont prôné la supériorité de la race blanche. D’Aristote à Sénèque, de Tacite à Pétain, il n’y a qu’un pas… François Bourcier campe tous les hommes dont il parle. Il change de maquillage, accessoires et costumes en une seconde. Il fait peur par ses propos ou devient parfois presque grotesque par ses excès.
Pourtant, tout ce qu’il dit n’est que vérité.
Tout a été écrit et vérifié. Il s’aide d’extraits de documentaires vidéo, coupures de journaux ou passage de livres. Il a fait, comme d’habitude, un travail de recherche phénoménal. Son discours de fin sur la montée de l’extrême droite est puissant, convainquant et tellement évident.
Il sait trouver les mots justes, l’intonation qu’il faut, la sincérité qui convient sans jamais tomber dans un misérabilisme à deux balles. J’ai vu des jeunes gens sortir de la salle bouleversés…
SEMIOBLOG
Prendre le parti de divertir tout en éveillant la conscience des individus sur un sujet tout sauf léger, voilà le pari de François Bourcier avec son spectacle Races… François Bourcier a donc fait le choix d’une forme éminemment pertinente. Voyage dans l’effrayant et tristement drôle rapport humain à la différence, le spectacle est un véritable tour de force transformiste qui réussit l’exploit de faire à la fois rire et réfléchir avec du sordide. Le comédien fait preuve d’un réel talent schizophrène d’interprétation dans sa manière de bondir d’un personnage à l’autre, avec un sens du détail visuel qui va parvenir à jouer, encore et encore, avec la perception du public.

Février 2019

15 & 16 février 2019

Mea culpa

de Hervé Deluge
Vendredi 15 et samedi 16 février 2019
Texte et mise en scène Hervé Deluge
Collaboration artistique Michel Bourgade
Techniques Dominique Guesdon
Costumes Irlène Ribier

Le metteur en scène et comédien Hervé Deluge, nous propose avec Mea Culpa, un spectacle en partie autobiographique qui met en lumière les désarrois d’un artiste et ses difficultés à survivre dans notre société martiniquaise en ce qui concerne l’expression culturelle.
Si le dérapage de l’Atrium et la solidarité de nombreux artistes sont révélateurs du mal-être artistique, et social du pays, deux ans après jour pour jour il est bon de faire jouer la catharsis, d’évacuer et de purger les passions et il est aussi nécessaire de parler au public.
Avec Mea Culpa, l’auteur Hervé Deluge nous présente le premier volet du spectacle de sa vie qui raconte ses expériences professionnelles, ses rêves et ses illusions et ses rencontres et ses erreurs, à la manière d’un Philippe Caubère, ses expériences professionnelles et son histoire de vie en passant du comique burlesque au pathétique. Avec une parole forte et poétique portée par les nombreuses références et citations des poètes qui ont influencé, l’artiste Deluge jusqu’à cette année qui lui donne aujourd’hui un demi-siècle.

Mars 2019

20 & 21 mars 2019 à 19 h 30

Compartiment fumeuses

Compartiment fumeuses
de Joëlle Fossier
Mise en scène Anne Bouvier
Assistant metteur en scène Pierre Hélie
Compositeur Stéphane Corbin
Avec Bérengère Dautun, Sylvia Roux, Nathalie Mann,
Equipe artistique Anne Bouvier et Joëlle Fossier
Scénographie Georges Vauraz

La violence faite aux femmes est plus que jamais, hélas, une grande cause nationale. Combien de tragédies secrètes ? De bleus à l’âme ? De dommages intériorisés ? Combien de femmes battues, violées, maltraitées ? Combien meurent, de par le monde, sous les coups de leurs conjoints ?
Une prison : cellules minuscules où viennent s’échouer des femmes meurtries.
Hasard ? Destin ?
Suzanne, la rebelle, fait régner l’ordre « chez elle », jusqu’au jour où, contrainte et forcée, elle accueille Blandine de Neuville. Entre ces deux femmes que rien socialement n’aurait dû rapprocher, éclôt une histoire d’amour sous l’oeil jaloux de la troisième, la surveillante.
L’histoire de Blandine de Neuville est une histoire humaine, universelle. Un authentique témoignage d’espérance : « L’amour » dans lequel elle est plongée, a valeur de révélation. Au travers de cet amour, j’ai cherché l’émerveillement. Cet émerveillement dont la charge vitale nous transporte hors les murs. Cet émerveillement qui aide à se reconstruire quand tout semblait détruit. Hymne à la résilience, hymne à l’amour…
Compartiment fumeuses est une pièce dédiée à toutes les femmes qui résistent, s’affranchissent, aspirent à briser leurs chaînes et gagnent leur liberté.
Joëlle Fossier

En écrivant Compartiment fumeuses, l’auteur raconte au plus vrai, au plus juste, au plus délicat, au plus simple, une histoire d’amour entre deux femmes. Dans un univers carcéral morne et sans âme, dans un univers où la réglementation annihile tout ressort humain, où seuls retentissent dans la tête des prisonnières, le bruit des clefs, les pas qui résonnent, le claquement sec d’un oeilleton qui retombe, dans un univers où une cellule s’apparente à une tombe d’acier, un amour éclôt… Petit miracle subversif inattendu. L’amour n’a ni sexe, ni temps, ni lieu, ni nom, ni patrie. Le passage de Blandine de Neuville en prison n’est pas une mort mais une résurrection.

22 & 23 mars 2019 à 19h 30 au T.A.C.

Choisir de vivre

Tiré du livre Choisir de vivre de Mathilde Daudet
Edition Carnets nord
Mise en scène Franck Berthier
Adaptation pour la scene Mathilde Daudet et Franck Berthier
Avec Nathalie Mann
Lumières Alexandre Dujardin
Décor Vincent Blot

La pièce
C’est l’histoire de deux êtres, un frère et une soeur, un homme et une femme, fratrie siamoise et inséparable.
C’est l’histoire de leurs vies. Ce qui les sépare et ce qui les unit.
C’est l’histoire des rôles qu’ils ont interprétés, forcés d’exister dans la norme tout en suivant les règles sacrées.
Mais c’est l’histoire d’un duel à mort, d’une lutte sans merci qui ne couronnera qu’un seul champion car seul, le vainqueur survivra. Au long du récit ils vont s’affronter, s’armant tour à tour de force, de tendresse, d’amour, de courage et de témérité, de lâchetés et de faiblesses. Enfermée à double tour dans une prison gardée par la honte et la dissimulation, il faudra cinquante ans à la Captive pour qu’elle se libère, cinquante années de lutte dans un corps à deux faces, à deux genres, successions de défaites, de victoires et de sacrifices…
C’est toute cette histoire que raconte Choisir de Vivre.
Mathilde Daudet – Juillet 2017

Vivre et mourir est une sorte de félicité dès l’instant où l’on affronte seul l’univers. Il n’y a point de repos dans les cimetières, et pas d’avantage en Dieu, aucune magie ne pourrait briser la chaîne infinie des naissances, le rythme de la respiration divine. Mais il existe une autre paix, que l’on ne retrouve qu’en soi-même : se laisser aller, ne pas se défendre, accepter la mort, et assumer sa vie.
Herman Hesse

Le metteur en scène
Franck Berthier
Franck Berthier suit l’enseignement du Conservatoire d’art dramatique d’Annecy, puis l’atelier-école Charles Dullin à Paris. Il débute une carrière de comédien mais se tourne très vite vers la mise en scène.
En 1993, avec son épouse, la comédienne Laurence Kevorkian-Berthier, il fonde la compagnie Ankinéa Théâtre, et met en scène La mouette d’Anton Tchekhov, puis À propos d’un songe d’après William Shakespeare et Le songe d’une nuit d’été de William Shakespeare.
En 1995, c’est le début d’une résidence de trois ans à la Maison des Arts de Thonon-Évian et la création du Vieux Tracassier de Carlo Goldoni, puis Dehors devant la porte de Wolfgang Borchert et Les bonnes de Jean Genet.
Depuis 1998, l’Ankinéa Théâtre est en accueil à Bonlieu Scène Nationale (Annecy). En 1999, création de Jeux de rêves puis Un songe d’August Strindberg, en 2001, Tchekhov Intime à Annemasse, et mise en scène de Cabaret Vienne-Berlin avec l’Orchestre des Pays de Savoie. Puis création de L’âme de l’A de Philippe Martone au TJA (CDN, Lyon), et en 2003, La régénération d’Italo Svevo au Théâtre Firmin Gémier à Antony.
Depuis quelques années déjà, il travaille en collaboration avec les élèves de l’option théâtre du Lycée International de Ferney-Voltaire où il épaule madame Edith Laszlo pour faire travailler les élèves sur des textes de Brecht, Melquiot, Tchekhov…
Franck Berthier a la réputation d’un metteur en scène décomplexé, qui aime communiquer son amour pour le théâtre.
En 2004, création du Gardeur de silences et de L’inattendu de Fabrice Melquiot, à La Faïencerie Théâtre, Scène conventionnée de Creil.
En 2006 il retrouve Tchekhov avec Ivanov au Théâtre Silvia-Monfort puis, continue sa collaboration avec Fabrice Melquiot en montant Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit au XXe Théâtre à Paris et la création d’Eileen Shakespeare (mélodrame moderne de Melquiot qui raconte de manière touchante le destin cruel de la soeur de Shakespeare).

Avril 2019

10 & 11 avril 2019 à 19h 30 au T.A.C.

de Damien Dutrait

Théâtre des 2 saisons et Collectif La Palmera
Avec Nelson-Rafaell Madel
Remerciements à Emmanuelle Ramu, Nicolas Delarbre, Nicolas Cloche, Pascale Renard, Selin Dündar, Jean-Michel Unger, Alvie Bitémo

La pièce
Un comédien, 3 personnages
Seulaumonde est seul, et en plus, il est mort… Il attend, puis, se met à parler. À la mort d’abord, qui rode tout autour de lui ; à son père et à sa mère ensuite… Et, enfin, à son amour, resté « derrière la porte ».
Seulaumonde ne veut pas partir, il a 20 ans, il s’accroche à ses souvenirs, à sa courte vie, à ses projets avortés. Le bras de fer s’engage entre lui et la faucheuse…
Seulaumonde est un monologue pour un comédien et trois personnages. C’est un monologue en forme de dialogue. Il attend, se souvient, raconte, regrette, pleure, rit, s’emporte, se tait.
Seulaumonde est un cri de vie, de résistance à la fatalité et à l’absurde de l’existence.
Au début le texte se déroule sans but, comme si l’éternité s’ouvrait devant lui. Mais l’urgence du départ imminent et les émotions prennent le dessus.
Seulaumonde invente un dialogue de la dernière chance : avec sa mère, puis avec son père. Mettant dans leur bouche les regrets, les non-dits, l’amour, le pardon…
La langue est simple et directe et s’ouvre régulièrement à une poésie rythmée tant par les longueurs de phrases que par les sonorités choisies. Le langage est mis en avant comme un lien charnel entre le fils et ses parents et comme un lien sensible entre l’acteur et le public.
« Quoi ? J’ai le temps ou pas ?
Au point où en est, je peux bien raconter mon histoire non ?
Qu’est-ce que ça change ? »
« Tu ramasses sans te baisser, c’est ça ?
En te bouchant le nez ?
Tu es trop bien pour ça ?
Au-dessus de tout ça ?
Tu veux de la confiture sans avoir à grimper à l’arbre ?
Sans t’écorcher les mains aux branches ?
Sans les abeilles qui t’attendent sous les feuilles pour te perforer la peau ? »

Note du metteur en scène
Le texte
Ma rencontre avec Nelson-Rafaell Madel, pour qui j’ai écrit ce texte, est déterminante. Sa force de vie et d‘interprétation, son amour du théâtre, du texte, ont guidé mes premières impulsions.
Cette écriture est faite de mon enfance, de mes images, de mes peurs et de mes angoisses, et d’une certaine violence, mais elle est avant tout pensée pour être dite, interprétée. Texte devenu matière que le comédien s’approprie et façonne jusqu’à la rendre unique et particulière.
Un acteur, un personnage, seul en scène, « mort », parlant pour personne et donc pour tous ; un dialogue de l’impossible rendu vivant par la présence du public. Le langage est aiguisé, offre une apparente légèreté et creuse la langue, travaillant les sensations pour que surgissent les émotions.
Pièce « sono-graphique »
Un espace suffisamment dégagé et nu pour y créer un espace mental et non « réaliste ». Un espace sculpté par la lumière et le son. Un espace dans lequel la chair du comédien devient la chair du texte. Un espace sans entrée ni sortie, fait de sonorités et de résonances, de lumières et d’ombres. L’espace de jeu est délimité par du tissus de sol blanc suspendu, formant un fond de de scène et un sol. Dans et autour de cet espace des hautparleurs diffusent la matière sonore, mélange de sons concrets et de compositions originales.
Les collaborateurs au projet, lumières/scénographie, son/musique, chorégraphie, dialoguent étroitement dans le but de créer cette matière spatiale dans laquelle le comédien se meut et s’émeut. L’écriture scénique se fait sur propositions et improvisations de tous, dans le but de garder tout au long du travail, la fraicheur et la vie. La prise de risque est grande mais l’enjeu est de taille : traquer le vivant pour parler de la mort.
Résonnances
Le travail s’appuie sur l’intensité du texte, sa dramaturgie, autant que sur la création physique des trois personnages.
Une attention particulière est portée au travail d’adresse : à qui Seulaumonde parle-t-il ? A la mort ? Au public ? A lui-même ?
Les personnages du Père et de la Mère sont-ils des personnages à part entière ou des projections de Seulaumonde ?
Se parlent-ils ? S’entendent-ils ?
Koffi Kwahulé parle du comédien comme un résonateur, qui à l’instar d’un instrument, vibre de toute sa chair et ouvre au spectateur le chemin de l’imaginaire et de l’émotion.

12 & 13 avril 2019 à 19h 30 au T.A.C.

Mise en scène et scénographie Nelson-Rafaell Madel
Avec Damien Dutrait, Paul Nguyen, Caroline Stella, et Nicolas Cloche en alternance avec Brice Perda
Lumières Pierre-Emile Soulié
Musique Nicolas Cloche
Ingénieur son Pierre Tanguy
Collaboration aux costumes et accessoires Celia Canning
Dessin animé Marielle Guyot
Collaboration artistique Sarah Tick

Il était une fois…
Les contes sont un genre merveilleux. Pas uniquement au sens magique du terme. En effet, ils permettent de prendre un personnage, prince vaillant orphelin, fille désargentée mais valeureuse, animal maltraité et rusé ; de le mettre dans des situations périlleuses, rendre visite à sa grand-mère en passant par une sombre forêt, partir en quête d’un lointain trésor oublié ; de placer sur sa route tout un tas d’embûches, si possibles insurmontables, dormir chez un ogre mal luné, être coincé en haut d’une tour sans escalier ; de lui adjoindre un ou deux compagnons de route, chasseur assassin repenti, bonne fée aux pouvoirs limités ; d’éventuellement saupoudrer l’action d’une histoire d’amour, sans que celle-ci soit d’emblée gagnée ; et enfin de mélanger le tout pour voir comment notre héros réagit et s’il passe les épreuves pour arriver à poursuivre sereinement sa route. Vous obtiendrez alors un conte, peut-être lumineux, peut-être sombre, peut-être bienveillant, peut-être cynique, mais définitivement vivant et humain et qui potentiellement parlera à chacun et chacune d’entre nous.
Après la tragédie, le collectif la Palmera s’attaque à un autre monstre sacré, celui des contes. Se glisser dans l’univers des histoires populaires, interroger notre mémoire collective, pour tenter de savoir quelles résonances ces constructions ont à notre époque. Comme il l’avait fait pour Andromaque, le collectif se plait à prendre le genre, à le détourner, à s’en moquer, à en casser la forme, à en abattre ses fondements, à éplucher une à une chaque idée reçue, à s’appuyer sur les règles d’un monde très codifié pour mieux y pénétrer et les faire voler en éclats. Et essayer en définitive de mettre en avant ce que les contes ont de plus simple et de plus pur.
« Le héros est celui qui relève le gant quand toutes les chances sont contre lui », écrivait Eschyle en son temps.
Mais à l’heure actuelle, les contes ont-ils encore cette force de produire des héros capables de parler à notre imaginaire ?
Ont-ils encore ce pouvoir d’apaiser nos angoisses, et de nous aider à construire une route solide, loin du danger et de la crainte ?

La pièce
La pièce raconte comment Poussière, personnage central, à l’étroit dans le moulin familial, épreuve après épreuve, cherche à échapper à l’ennui et à l’autorité paternelle, avec l’aide de Simon, jeune apprenti meunier, dans l’espoir de partir découvrir un ailleurs. Voici la quête d’émancipation d’un être déterminé à ne pas s’en laisser conter !
Le personnage de Poussière veut voler de ses propres ailes. Compliqué, quand on n’a pas d’ailes ! De la chenille à Icare, il sont nombreux les prétendants au « grand saut » ! Et cette liberté espérée, quel est son prix ? Quels sacrifices en découlent ? C’est le temps de l’enfance qui se termine, celui des choix et des séparations, du temps de la découverte et de la construction de soi.
Poussière, n’est déjà plus une petite fille mais est encore loin d’être une grande personne. Les adultes que nous sommes sont-ils bien les enfants que nous étions ?

Mai 2019

Festival de théâtre amateur

Du 2 au 25 mai 2019 à 19h 30

Programme Théâtre Amateur

Association les Comédiens

Les 2, 3 et 4 mai à 19h 30 :

« Les femmes Savantes »

Comédie de Molière

Une pièce de théâtre en cinq actes et en vers de Molière, comédie sur l’éducation des filles.

Henriette et Clitandre sont amants, mais pour se marier, ils vont devoir obtenir le soutien de la famille de la jeune fille. Le père et l’oncle sont favorables au mariage mais la mère, Philaminte, soutenue par la tante et Armande, la sœur d’Henriette, veut lui faire épouser un faux savant aux dents longues, Trissotin, qui mène par le bout du nez ces « femmes savantes ».

 

Mise en Scène : Julie Mauduech

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Places non numérotées

Un contrôle sera effectué par le producteur le soir de chaque représentation pour le tarif nécessitant un justificatif

———————————————

Association L’art Gonds Tout

Les 9,10 et 11 mai à 19h 30

« Sept pièces courtes »

De Harold Pinter

Le dernier à partir
Le jour et la nuit
Voilà tout
Arrêt faciltatif
Crise à l’usine
Monologue
Victoria Station

Toutes ces pièces, traitants de cas isolés pathétiques, nous parlent d’une société déshumanisée et égoïste, d’un monde désemparé et d’une terrible réalité sociale contemporaine qui prend sa source dans les rapports hiérarchiques de pouvoir, générés par tous les abus de la finance, du monde du travail et de la communication. Pinter nous donne à voir et à entendre la vulgarité quasi pornographique d’une civilisation prête à tout pour augmenter ses profits et ses plaisirs au détriment des plus déshérités de notre système économique occidental.

L’actualité immédiate et criante de toutes ces thématiques développées au travers de ces différents textes, fait naître un sentiment d’urgence artistique et théâtrale à faire entendre aujourd’hui et maintenant ces savoureux, humoristiques et caustiques dialogues de Harold Pinter.

Si Harold Pinter est l’un des auteurs contemporains les plus joués dans le monde, c’est d’abord parce qu’il s’est toujours engagé contre toute forme de tyrannie et d’oppression. Mais c’est aussi pour la finesse du regard qu’il porte sur les difficultés des rapports humains. A travers de courtes pièces, le spectateur plonge au cour de tranches de vies où s’enchaînent et se déchaînent des portraits corrosifs et sans concession du monde du travail, du couple, de l’amitié et du pouvoir. Un mélange savoureux de styles et de couleurs pour rire, s’émouvoir et s’interroger sur les dérives de notre société. L’occasion pour tous de mieux découvrir un des auteurs contemporains les plus joués dans le monde.

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Trente tickets par représentation seront en vente au Théâtre

Un contrôle sera effectué par le producteur le soir de chaque représentation

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Association Courtes Lignes :

Les 15,16,17 mai à 19h 30 le 18 mai à 15h 30 et 20h 00

« Le Jardin d’Alphonse »

Comédie de Didier CARON

Après la disparition du vieil Alphonse, les amis proches, la famille recomposée de son fils et un couple d’amis très proche se retrouvent dans le jardin de sa maison pour déjeuner. Le temps est doux près des hortensias, sous le pin parasol, mais l’atmosphère va devenir électrique. Les petits et grands secrets vont alors éclater dans le jardin d’Alphonse. Règlements de compte, à ne pas livrer en public, et vérités, que l’on tait habituellement, vont vite fuser.
Une comédie où toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire … à vous de voir !

 

 

 

Mise en scène de Georges Grimonprez

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L’autre bord Compagnie :

« Le vol des oies sauvages »

Écriture de Plateau

Les 23, 24 et 25 mai à 19h 30

Mise en scène de Guillaume Malasné et Caroline Savard

Billetterie en ligne sur : www.monipass.com

Trente tickets par représentation seront en vente au Théâtre

Places non numérotées

Un contrôle sera effectué par le producteur le soir de chaque représentation

Renseignements et réservations au 0596 59 43 29- 0596 59 43 29 – 0696 22 07 27

Juin 2019

Programme à venir

La suite détaillée du programme plus tard…

EQUIPE DU THEATRE Aimé Césaire  DE FORT-DE-FRANCE

Michèle CESAIRE : Directrice Artistique/Administration.

Joselyne MITRAM  : Secrétariat / Accueil.

TECHNICIENS : MAINTENANCE :

Etienne DIBANDI Jacqueline SYLVANIE

Joseph CLOVIS George MOREAU

Roland POLOMAT

 

RENSEIGNEMENTS / RESERVATIONS

Théâtre de Fort-de-France

Rue Victor Sévère

Réservations : 05.96.59.43.29

Secrétariat  : 05.96.59.42.39

Fax : 05.96.59.60.32

Mobile  : 06.96.22.07.27

E.Mail : theatre.foyal@mairie-fort-de-france.fr

TARIFS THEATRE

Les tarifs tout public sont 22 € ET 18€

Avec carte de saison 18 ET 15 €

Enfants de -moins de 11 Ans : 12 €