Théâtre Aimé Césaire de Fort-de-France

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JANVIER 2019

17, 18 & 19 janvier 2019

Race[s]


Un spectacle conçu par François Bourcier d’après des textes et documents authentiques
Mise en scène, Scénographie et Interprétation François Bourcier assisté de Pauline Corvellec

Pourquoi l’homme blanc se prend-il toujours pour le maître du monde ?
A partir de textes authentiques qui vont de Platon aux idéologues du nazisme, François Bourcier construit un spectacle où les auteurs s’incarnent et où le décor, les projections vidéo, la musique, les masques et le jeu d’acteur poussent les propos vers le terrifiant, le burlesque, le ridicule ou l’émotion. En contrepoint, les textes poétiques d’Anne de Commines sont comme autant de respirations.
Quels sont les grands inspirateurs du nazisme ?
Dans cette création originale, François Bourcier poursuit et complète le travail initié avec les très remarqués Lettres de Délation, Résister c’est Exister….
Il met en scène et interprète avec la même folie et le même talent, ces grandes figures de l’histoire qui pour approcher le rêve d’un système économique « idéal », se sont appuyés sur une « vérité » scientifique prônant la supériorité d’une « race » blanche, appelée à dominer le monde.
De Platon à Hitler, philosophes de l’antiquité, éminents scientifiques, économistes renommés et hommes d’état respectables… se succèdent sur scène dans des déclarations authentiques qui progressent vers l’élaboration de l’effrayante théorie.
Un rêve qui, de l’esclavagisme à l’antisémitisme aboutira à la mise en place de la terrifiante solution finale. L’ère industrielle par la rentabilité du produit « humain » était ouverte !
Ce spectacle nous aide à mieux comprendre certaines postures de notre présent encore trop encombré des traces de ce passé.

La Presse en parle…
BON PLAN THÉÂTRE
François Bourcier, auteur, metteur en scène et interprète de ce nouvel opus, nous a déjà passionnés avec « Lettres de délation » (d’après le roman d’André Halimi) et « Résister c’est exister » (d’Alain Guyard).
Cette fois, il se penche sur l’étude de tous ces hommes qui ont prôné la supériorité de la race blanche. D’Aristote à Sénèque, de Tacite à Pétain, il n’y a qu’un pas… François Bourcier campe tous les hommes dont il parle. Il change de maquillage, accessoires et costumes en une seconde. Il fait peur par ses propos ou devient parfois presque grotesque par ses excès.
Pourtant, tout ce qu’il dit n’est que vérité.
Tout a été écrit et vérifié. Il s’aide d’extraits de documentaires vidéo, coupures de journaux ou passage de livres. Il a fait, comme d’habitude, un travail de recherche phénoménal. Son discours de fin sur la montée de l’extrême droite est puissant, convainquant et tellement évident.
Il sait trouver les mots justes, l’intonation qu’il faut, la sincérité qui convient sans jamais tomber dans un misérabilisme à deux balles. J’ai vu des jeunes gens sortir de la salle bouleversés…
SEMIOBLOG
Prendre le parti de divertir tout en éveillant la conscience des individus sur un sujet tout sauf léger, voilà le pari de François Bourcier avec son spectacle Races… François Bourcier a donc fait le choix d’une forme éminemment pertinente. Voyage dans l’effrayant et tristement drôle rapport humain à la différence, le spectacle est un véritable tour de force transformiste qui réussit l’exploit de faire à la fois rire et réfléchir avec du sordide. Le comédien fait preuve d’un réel talent schizophrène d’interprétation dans sa manière de bondir d’un personnage à l’autre, avec un sens du détail visuel qui va parvenir à jouer, encore et encore, avec la perception du public.

FÉVRIER 2019

15 & 16 février 2019

Mea culpa

de Hervé Deluge
Vendredi 15 et samedi 16 février 2019
Texte et mise en scène Hervé Deluge
Collaboration artistique Michel Bourgade
Techniques Dominique Guesdon
Costumes Irlène Ribier

Le metteur en scène et comédien Hervé Deluge, nous propose avec Mea Culpa, un spectacle en partie autobiographique qui met en lumière les désarrois d’un artiste et ses difficultés à survivre dans notre société martiniquaise en ce qui concerne l’expression culturelle.
Si le dérapage de l’Atrium et la solidarité de nombreux artistes sont révélateurs du mal-être artistique, et social du pays, deux ans après jour pour jour il est bon de faire jouer la catharsis, d’évacuer et de purger les passions et il est aussi nécessaire de parler au public.
Avec Mea Culpa, l’auteur Hervé Deluge nous présente le premier volet du spectacle de sa vie qui raconte ses expériences professionnelles, ses rêves et ses illusions et ses rencontres et ses erreurs, à la manière d’un Philippe Caubère, ses expériences professionnelles et son histoire de vie en passant du comique burlesque au pathétique. Avec une parole forte et poétique portée par les nombreuses références et citations des poètes qui ont influencé, l’artiste Deluge jusqu’à cette année qui lui donne aujourd’hui un demi-siècle.

Mars 2019

20 & 21 mars 2019 à 19 h 30

Compartiment fumeuses

Compartiment fumeuses
de Joëlle Fossier
Mise en scène Anne Bouvier
Assistant metteur en scène Pierre Hélie
Compositeur Stéphane Corbin
Avec Bérengère Dautun, Sylvia Roux, Nathalie Mann,
Equipe artistique Anne Bouvier et Joëlle Fossier
Scénographie Georges Vauraz

La violence faite aux femmes est plus que jamais, hélas, une grande cause nationale. Combien de tragédies secrètes ? De bleus à l’âme ? De dommages intériorisés ? Combien de femmes battues, violées, maltraitées ? Combien meurent, de par le monde, sous les coups de leurs conjoints ?
Une prison : cellules minuscules où viennent s’échouer des femmes meurtries.
Hasard ? Destin ?
Suzanne, la rebelle, fait régner l’ordre « chez elle », jusqu’au jour où, contrainte et forcée, elle accueille Blandine de Neuville. Entre ces deux femmes que rien socialement n’aurait dû rapprocher, éclôt une histoire d’amour sous l’oeil jaloux de la troisième, la surveillante.
L’histoire de Blandine de Neuville est une histoire humaine, universelle. Un authentique témoignage d’espérance : « L’amour » dans lequel elle est plongée, a valeur de révélation. Au travers de cet amour, j’ai cherché l’émerveillement. Cet émerveillement dont la charge vitale nous transporte hors les murs. Cet émerveillement qui aide à se reconstruire quand tout semblait détruit. Hymne à la résilience, hymne à l’amour…
Compartiment fumeuses est une pièce dédiée à toutes les femmes qui résistent, s’affranchissent, aspirent à briser leurs chaînes et gagnent leur liberté.
Joëlle Fossier

En écrivant Compartiment fumeuses, l’auteur raconte au plus vrai, au plus juste, au plus délicat, au plus simple, une histoire d’amour entre deux femmes. Dans un univers carcéral morne et sans âme, dans un univers où la réglementation annihile tout ressort humain, où seuls retentissent dans la tête des prisonnières, le bruit des clefs, les pas qui résonnent, le claquement sec d’un oeilleton qui retombe, dans un univers où une cellule s’apparente à une tombe d’acier, un amour éclôt… Petit miracle subversif inattendu. L’amour n’a ni sexe, ni temps, ni lieu, ni nom, ni patrie. Le passage de Blandine de Neuville en prison n’est pas une mort mais une résurrection.

22 & 23 mars 2019 à 19h 30 au T.A.C.

Choisir de vivre

Tiré du livre Choisir de vivre de Mathilde Daudet
Edition Carnets nord
Mise en scène Franck Berthier
Adaptation pour la scene Mathilde Daudet et Franck Berthier
Avec Nathalie Mann
Lumières Alexandre Dujardin
Décor Vincent Blot

La pièce
C’est l’histoire de deux êtres, un frère et une soeur, un homme et une femme, fratrie siamoise et inséparable.
C’est l’histoire de leurs vies. Ce qui les sépare et ce qui les unit.
C’est l’histoire des rôles qu’ils ont interprétés, forcés d’exister dans la norme tout en suivant les règles sacrées.
Mais c’est l’histoire d’un duel à mort, d’une lutte sans merci qui ne couronnera qu’un seul champion car seul, le vainqueur survivra. Au long du récit ils vont s’affronter, s’armant tour à tour de force, de tendresse, d’amour, de courage et de témérité, de lâchetés et de faiblesses. Enfermée à double tour dans une prison gardée par la honte et la dissimulation, il faudra cinquante ans à la Captive pour qu’elle se libère, cinquante années de lutte dans un corps à deux faces, à deux genres, successions de défaites, de victoires et de sacrifices…
C’est toute cette histoire que raconte Choisir de Vivre.
Mathilde Daudet – Juillet 2017

Vivre et mourir est une sorte de félicité dès l’instant où l’on affronte seul l’univers. Il n’y a point de repos dans les cimetières, et pas d’avantage en Dieu, aucune magie ne pourrait briser la chaîne infinie des naissances, le rythme de la respiration divine. Mais il existe une autre paix, que l’on ne retrouve qu’en soi-même : se laisser aller, ne pas se défendre, accepter la mort, et assumer sa vie.
Herman Hesse

Le metteur en scène
Franck Berthier
Franck Berthier suit l’enseignement du Conservatoire d’art dramatique d’Annecy, puis l’atelier-école Charles Dullin à Paris. Il débute une carrière de comédien mais se tourne très vite vers la mise en scène.
En 1993, avec son épouse, la comédienne Laurence Kevorkian-Berthier, il fonde la compagnie Ankinéa Théâtre, et met en scène La mouette d’Anton Tchekhov, puis À propos d’un songe d’après William Shakespeare et Le songe d’une nuit d’été de William Shakespeare.
En 1995, c’est le début d’une résidence de trois ans à la Maison des Arts de Thonon-Évian et la création du Vieux Tracassier de Carlo Goldoni, puis Dehors devant la porte de Wolfgang Borchert et Les bonnes de Jean Genet.
Depuis 1998, l’Ankinéa Théâtre est en accueil à Bonlieu Scène Nationale (Annecy). En 1999, création de Jeux de rêves puis Un songe d’August Strindberg, en 2001, Tchekhov Intime à Annemasse, et mise en scène de Cabaret Vienne-Berlin avec l’Orchestre des Pays de Savoie. Puis création de L’âme de l’A de Philippe Martone au TJA (CDN, Lyon), et en 2003, La régénération d’Italo Svevo au Théâtre Firmin Gémier à Antony.
Depuis quelques années déjà, il travaille en collaboration avec les élèves de l’option théâtre du Lycée International de Ferney-Voltaire où il épaule madame Edith Laszlo pour faire travailler les élèves sur des textes de Brecht, Melquiot, Tchekhov…
Franck Berthier a la réputation d’un metteur en scène décomplexé, qui aime communiquer son amour pour le théâtre.
En 2004, création du Gardeur de silences et de L’inattendu de Fabrice Melquiot, à La Faïencerie Théâtre, Scène conventionnée de Creil.
En 2006 il retrouve Tchekhov avec Ivanov au Théâtre Silvia-Monfort puis, continue sa collaboration avec Fabrice Melquiot en montant Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit au XXe Théâtre à Paris et la création d’Eileen Shakespeare (mélodrame moderne de Melquiot qui raconte de manière touchante le destin cruel de la soeur de Shakespeare).

Avril 2019

10 & 11 avril 2019 à 19h 30 au T.A.C.

de Damien Dutrait

Théâtre des 2 saisons et Collectif La Palmera
Avec Nelson-Rafaell Madel
Remerciements à Emmanuelle Ramu, Nicolas Delarbre, Nicolas Cloche, Pascale Renard, Selin Dündar, Jean-Michel Unger, Alvie Bitémo

La pièce
Un comédien, 3 personnages
Seulaumonde est seul, et en plus, il est mort… Il attend, puis, se met à parler. À la mort d’abord, qui rode tout autour de lui ; à son père et à sa mère ensuite… Et, enfin, à son amour, resté « derrière la porte ».
Seulaumonde ne veut pas partir, il a 20 ans, il s’accroche à ses souvenirs, à sa courte vie, à ses projets avortés. Le bras de fer s’engage entre lui et la faucheuse…
Seulaumonde est un monologue pour un comédien et trois personnages. C’est un monologue en forme de dialogue. Il attend, se souvient, raconte, regrette, pleure, rit, s’emporte, se tait.
Seulaumonde est un cri de vie, de résistance à la fatalité et à l’absurde de l’existence.
Au début le texte se déroule sans but, comme si l’éternité s’ouvrait devant lui. Mais l’urgence du départ imminent et les émotions prennent le dessus.
Seulaumonde invente un dialogue de la dernière chance : avec sa mère, puis avec son père. Mettant dans leur bouche les regrets, les non-dits, l’amour, le pardon…
La langue est simple et directe et s’ouvre régulièrement à une poésie rythmée tant par les longueurs de phrases que par les sonorités choisies. Le langage est mis en avant comme un lien charnel entre le fils et ses parents et comme un lien sensible entre l’acteur et le public.
« Quoi ? J’ai le temps ou pas ?
Au point où en est, je peux bien raconter mon histoire non ?
Qu’est-ce que ça change ? »
« Tu ramasses sans te baisser, c’est ça ?
En te bouchant le nez ?
Tu es trop bien pour ça ?
Au-dessus de tout ça ?
Tu veux de la confiture sans avoir à grimper à l’arbre ?
Sans t’écorcher les mains aux branches ?
Sans les abeilles qui t’attendent sous les feuilles pour te perforer la peau ? »

Note du metteur en scène
Le texte
Ma rencontre avec Nelson-Rafaell Madel, pour qui j’ai écrit ce texte, est déterminante. Sa force de vie et d‘interprétation, son amour du théâtre, du texte, ont guidé mes premières impulsions.
Cette écriture est faite de mon enfance, de mes images, de mes peurs et de mes angoisses, et d’une certaine violence, mais elle est avant tout pensée pour être dite, interprétée. Texte devenu matière que le comédien s’approprie et façonne jusqu’à la rendre unique et particulière.
Un acteur, un personnage, seul en scène, « mort », parlant pour personne et donc pour tous ; un dialogue de l’impossible rendu vivant par la présence du public. Le langage est aiguisé, offre une apparente légèreté et creuse la langue, travaillant les sensations pour que surgissent les émotions.
Pièce « sono-graphique »
Un espace suffisamment dégagé et nu pour y créer un espace mental et non « réaliste ». Un espace sculpté par la lumière et le son. Un espace dans lequel la chair du comédien devient la chair du texte. Un espace sans entrée ni sortie, fait de sonorités et de résonances, de lumières et d’ombres. L’espace de jeu est délimité par du tissus de sol blanc suspendu, formant un fond de de scène et un sol. Dans et autour de cet espace des hautparleurs diffusent la matière sonore, mélange de sons concrets et de compositions originales.
Les collaborateurs au projet, lumières/scénographie, son/musique, chorégraphie, dialoguent étroitement dans le but de créer cette matière spatiale dans laquelle le comédien se meut et s’émeut. L’écriture scénique se fait sur propositions et improvisations de tous, dans le but de garder tout au long du travail, la fraicheur et la vie. La prise de risque est grande mais l’enjeu est de taille : traquer le vivant pour parler de la mort.
Résonnances
Le travail s’appuie sur l’intensité du texte, sa dramaturgie, autant que sur la création physique des trois personnages.
Une attention particulière est portée au travail d’adresse : à qui Seulaumonde parle-t-il ? A la mort ? Au public ? A lui-même ?
Les personnages du Père et de la Mère sont-ils des personnages à part entière ou des projections de Seulaumonde ?
Se parlent-ils ? S’entendent-ils ?
Koffi Kwahulé parle du comédien comme un résonateur, qui à l’instar d’un instrument, vibre de toute sa chair et ouvre au spectateur le chemin de l’imaginaire et de l’émotion.

12 & 13 avril 2019 à 19h 30 au T.A.C.

Mise en scène et scénographie Nelson-Rafaell Madel
Avec Damien Dutrait, Paul Nguyen, Caroline Stella, et Nicolas Cloche en alternance avec Brice Perda
Lumières Pierre-Emile Soulié
Musique Nicolas Cloche
Ingénieur son Pierre Tanguy
Collaboration aux costumes et accessoires Celia Canning
Dessin animé Marielle Guyot
Collaboration artistique Sarah Tick

Il était une fois…
Les contes sont un genre merveilleux. Pas uniquement au sens magique du terme. En effet, ils permettent de prendre un personnage, prince vaillant orphelin, fille désargentée mais valeureuse, animal maltraité et rusé ; de le mettre dans des situations périlleuses, rendre visite à sa grand-mère en passant par une sombre forêt, partir en quête d’un lointain trésor oublié ; de placer sur sa route tout un tas d’embûches, si possibles insurmontables, dormir chez un ogre mal luné, être coincé en haut d’une tour sans escalier ; de lui adjoindre un ou deux compagnons de route, chasseur assassin repenti, bonne fée aux pouvoirs limités ; d’éventuellement saupoudrer l’action d’une histoire d’amour, sans que celle-ci soit d’emblée gagnée ; et enfin de mélanger le tout pour voir comment notre héros réagit et s’il passe les épreuves pour arriver à poursuivre sereinement sa route. Vous obtiendrez alors un conte, peut-être lumineux, peut-être sombre, peut-être bienveillant, peut-être cynique, mais définitivement vivant et humain et qui potentiellement parlera à chacun et chacune d’entre nous.
Après la tragédie, le collectif la Palmera s’attaque à un autre monstre sacré, celui des contes. Se glisser dans l’univers des histoires populaires, interroger notre mémoire collective, pour tenter de savoir quelles résonances ces constructions ont à notre époque. Comme il l’avait fait pour Andromaque, le collectif se plait à prendre le genre, à le détourner, à s’en moquer, à en casser la forme, à en abattre ses fondements, à éplucher une à une chaque idée reçue, à s’appuyer sur les règles d’un monde très codifié pour mieux y pénétrer et les faire voler en éclats. Et essayer en définitive de mettre en avant ce que les contes ont de plus simple et de plus pur.
« Le héros est celui qui relève le gant quand toutes les chances sont contre lui », écrivait Eschyle en son temps.
Mais à l’heure actuelle, les contes ont-ils encore cette force de produire des héros capables de parler à notre imaginaire ?
Ont-ils encore ce pouvoir d’apaiser nos angoisses, et de nous aider à construire une route solide, loin du danger et de la crainte ?

La pièce
La pièce raconte comment Poussière, personnage central, à l’étroit dans le moulin familial, épreuve après épreuve, cherche à échapper à l’ennui et à l’autorité paternelle, avec l’aide de Simon, jeune apprenti meunier, dans l’espoir de partir découvrir un ailleurs. Voici la quête d’émancipation d’un être déterminé à ne pas s’en laisser conter !
Le personnage de Poussière veut voler de ses propres ailes. Compliqué, quand on n’a pas d’ailes ! De la chenille à Icare, il sont nombreux les prétendants au « grand saut » ! Et cette liberté espérée, quel est son prix ? Quels sacrifices en découlent ? C’est le temps de l’enfance qui se termine, celui des choix et des séparations, du temps de la découverte et de la construction de soi.
Poussière, n’est déjà plus une petite fille mais est encore loin d’être une grande personne. Les adultes que nous sommes sont-ils bien les enfants que nous étions ?

La suite détaillée du programme plus tard…

 

EQUIPE DU THEATRE Aimé Césaire  DE FORT-DE-FRANCE

Michèle CESAIRE : Directrice Artistique/Administration.

Joselyne MITRAM  : Secrétariat / Accueil.

TECHNICIENS : MAINTENANCE :

Etienne DIBANDI Jacqueline SYLVANIE

Joseph CLOVIS George MOREAU

Roland POLOMAT

 

RENSEIGNEMENTS / RESERVATIONS

Théâtre de Fort-de-France

Rue Victor Sévère

Réservations : 05.96.59.43.29

Secrétariat  : 05.96.59.42.39

Fax : 05.96.59.60.32

Mobile  : 06.96.22.07.27

E.Mail : theatre.foyal@mairie-fort-de-france.fr

TARIFS THEATRE

Tout public 15€

Seniors / Etudiants / Chômeurs 12€

Carte de fidélité 9€

Enfants 9€

Séances  scolaire : Primaire : 5€ / Lycée : 7€

TARIFS MUSIQUE

Tout public 20€

Seniors / Etudiants / Chômeurs 17€

Enfants 14€

 

PASSEPORT : 3 Spectacles 41€

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OCTOBRE
Jeudi 11, vendredi 12 samedi 13 :

« Trois ruptures» –

Compagnie Solaris

Direction Artistique : Rémi De Vos Othello Vilgard

Elle a préparé un repas d’adieu.
Il lui reste en travers de la gorge.
Il a rencontré quelqu’un.
Elle ne le supporte pas.
Ils ont un enfant.
Il fait exploser leur couple.
Trois ruptures.
Les histoires d’amour finissent mal en général.
Mais il y a tellement de façons d’en finir…

Trois histoires / Un couple
Trois Ruptures s’organise en trois séquences distinctes d’une durée à peu près égale. Chacune des séquences présente un couple dans une situation particulière de rupture. Nous faisons ici le choix de glisser d’une séquence à l’autre avec un même couple d’acteur.
Le texte aborde trois situations qui ébranlent certains fondamentaux de nos sociétés, comme la domination masculine, la place de la femme, la question de l’homosexualité et l’avènement de la toute-puissance de l’enfant.
Un des enjeux du texte est de savoir finalement qui va quitter l’autre. Mettre en scène Trois Ruptures, c’est chercher à découvrir ce qui les attache. C’est aussi faire le choix de la rupture avec le texte, donner à voir l’innommable, le sans-mot, la solitude des corps. C’est chercher la rupture dans la rupture, relever les transitions qui s’étirent, appréhender les répétitions du quotidien, articuler les gestes appris par coeur, mais c’est enfin redécouvrir le comique implacable, souvent « border line », qui parcourt la pièce.
Un homme, une femme, un couple, trois histoires drôles et tragiques qui s’organisent suivant les principes de la rupture : rupture de la relation homme/femme, rupture de la relation parents/enfants, rupture de l’organisation sociale.

NOVEMBRE
Jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 :

«Une maison de poupée » – 
  Cie Philippe Person

Emprunter, mentir, falsifier des signatures, c’est tout ce que Torvald Helmer, employé de banque condamne. C’est pourtant ce que sa femme Nora a fait en cachette pour qu’il puisse se soigner. Elle a presque fini de rembourser sa dette quand celui-ci est nommé directeur.
Mais ceci n’est que le point de départ d’une autre histoire : celle d’une femme qui prend conscience soudainement de vivre sous cloche, de n’être depuis toujours qu’une poupée pour son père et son mari, et qui souhaite maintenant s’émanciper.
Écrite en 1879 et inspirée d’un fait réel, Une maison de poupée provoque un scandale dès les premières représentations en Europe. La pièce est interdite en Angleterre, et en Allemagne, l’actrice principale demande à Ibsen de modifier la fin.

Ce huis-clos hitchcockien révèle une critique acerbe du rôle des hommes et des femmes dans le mariage, de la place de chacun dans la société de l’époque.

Distribution
Texte : Henrik Ibsen
Adaptation et mise en scène : Philippe Person
Traduction : Régis Boyer
Avec : Florence Le Corre, Nathalie Lucas, Philippe Calvario, Philippe Person

Production et soutien
Production : Serge Paumier production, Compagnie Philippe Person
Diffusion : Scènes & Cies

 

 

DECEMBRE
vendredi 14 et samedi 15 :
«  Concert Luther François » –  

Association Nomad

C’est un chantier imaginé et conduit, en co-direction artistique par Luther François, association Nomad Martinique et la compagnie Bernard Lubat, association Uzeste Musical Nouvelle – Aquitaine où il s’agit de réaliser entre artistes, oeuvriers, créateurs, musiciens, des oeuvres collectives, qui interférent, interprètent les relations entre le Jazz caribéen, jazz américain, jazz européen, tradition et modernité. Œuvres à l’oeuvre savamment conçues pour être présentées à divers publics : jeunes, animateurs, médias, mélomanes autant que néophytes. C’est comme disait Jean Vilar il faut « avoir le courage et l’opiniâtreté de présenter au spectateur ce qu’il ne sait pas qu’il désire. »