Catégorie : Sociologie

128 journalistes et professionnels des médias tués en 2025

La FIJ publie la liste définitive

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Cent vingt-huit journalistes et professionnel·le·s des médias, dont 10 femmes, ont perdu la vie en 2025, selon la liste définitive des journalistes tué·e·s publiée le 31 décembre par la Fédération internationale des journalistes (FIJ). La liste recense également neuf décès accidentels. La FIJ déplore une nouvelle année meurtrière pour les journalistes, tout en dénonçant l’incapacité persistante des autorités à protéger les professionnel·le·s des médias et en appelant à une action immédiate et décisive pour mettre fin au cycle de violence et d’impunité en 2026.

La liste mise à jour recense 17 cas supplémentaires confirmés après le 10 décembre, soulignant une année particulièrement meurtrière pour le journalisme et la persistance de l’impunité. La Fédération avait publié une liste préliminaire le 9 décembre, faisant état de 111 meurtres, dont un décès accidentel.

La liste du 31 décembre tient compte des décès supplémentaires survenus en Palestine, en Tanzanie, au Pérou et au Guatemala, ainsi que des décès accidentels de sept professionnel·le·s des médias au Nigeria, d’un au Burundi et d’un en Iran, et d’autres meurtres qui ont été portés à l’attention de la Fédération.

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À propos du retour programmé de la « soup joumou »

Imposture à géométrie variable, fraude identitaire et arnaque populiste : 
retour programmé de la « soup joumou » dans la gastronomie du Jour de l’An 2026
 — Par Robert Berrouët-Oriol (*)
 
MISE EN CONTEXTE  Au seuil du Nouvel an 2026, la « soup joumou » –emprisonnée dans les filets d’une verbeuse et récidiviste imposture à géométrie variable–, est de retour sur le registre préfabriqué de la fraude identitaire et de l’arnaque populiste. Ce délicieux mets de la gastronomie haïtienne est une fois de plus convoqué pour entonner le cocorico d’un discours affabulatoire selon lequel la « soup joumou » serait parée des vertus curatives de « soupe de l’identité nationale » et de « soupe de l’Indépendance »… Dans tous les articles que nous avons consacrés à cette arnaque affabulatoire et à ses manipulations politiques, nous avons démontré que le statut de « soupe de l’identité nationale » et de « soupe de l’Indépendance » ne repose sur aucune étude historique et scientifique connue et consultable. Nous avons également démontré que le cartel policito-mafieux du PHTK néo-duvaliériste a spécialement  missionné sa porte-parole auprès de l’UNESCO, l’ambassadrice Dominique Dupuy, dans le but de faire figurer la « soup joumou », en décembre 2021, sur la « Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO ».

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Ce qui change en janvier 2026

Finances, logement, transports, prestations sociales, etc. on fait le point sur les nouveautés qui interviennent au mois de janvier.

Transports

Plusieurs actualités relatives au domaine du transport en janvier : le contrôle technique est renforcé ; de nouvelles plaques d’immatriculation roses arrivent ; le versement mobilité (une contribution pour le financement des transports en commun versée par les employeurs qui embauchent plus de 10 salariés) évolue, etc.

Un contrôle technique renforcé à partir de 2026
Des plaques d’immatriculation roses arrivent en 2026
Quels seront les nouveaux tarifs des transports en Ile-de-France à partir du 1er janvier ?
Versement mobilité : les nouveaux taux au 1er janvier 2026

Argent

Service Public vous présente les différentes évolutions relatives aux finances des particuliers : revalorisation du Smic, de nouvelles règles applicables pour la déclaration de dons entre proches, etc.
Quelle revalorisation pour le Smic à compter du 1er janvier ?
Dons d’argent entre particuliers : les règles de déclaration évoluent
Nouveaux tarifs pour les timbres et les colis
Indice des prix à la consommation : quelle évolution ?

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L’état de droit à la Martinique

— Par Michel Herland —

Cet article qui fait suivre à celui portant sur le verdict du procès des « déboulonnages » des statues à la Martinique (*) se propose d’étudier plus largement la situation de l’état de droit. Compte tenu des similitudes structurelles existantes entre la Martinique et les autres collectivités françaises d’Outre-mer cette analyse pourra s’appliquer, mutatis mutandis, à ces dernières.

Deux définitions pour commencer.

L’état de droit. A priori, l’état (sans majuscule) de droit règne dans un pays lorsque les lois sont globalement respectées. Mais dans les démocraties libérales la définition est différente, l’état de droit suppose en outre que les lois ne contredisent pas les droits de l’homme – les droits humains – tels que définis par diverses chartes, avec toutes les ambiguïtés que cela suppose (1). Ainsi considère-t-on chez nous que l’état de droit ne prévaut pas en Chine, même si les lois y sont respectées bien plus que dans bien des démocraties occidentales.

Légitimité de l’État. Ce n’est pas une question de droit mais de sentiment. Un État (avec majuscule) est ou non perçu (globalement) par les citoyens comme légitime – et donc plus ou moins en mesure de faire régner la loi.

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Les arrière-petits-fils d’esclaves martiniquais sont-ils les plus heureux de la terre ?

Par Yves-Léopold Monthieux —

La Martinique et les Martiniquais d’origine africaine ont connu la déportation, l’esclavage, les insurrections dont celles de 1848 et 1870, l’expédition du Mexique en 1861, la grève de février 1900, l’éruption de la montagne Pelée en 1902, les départs vers le Panama et le Vénézuéla vers 2010, la guerre 1914 – 1918, la marche de la faim de 1936, la guerre 1939 – 1945, l’Amiral Robert, 1939-1945, (la dépendance au ” biscuit américain” et la menace d’envahissement de Fort-de-France par les USA), la départementalisation – assimilation de 1946, les évènements du Carbet, de Bassignac et de Basse-Pointe entre 1948 et 1950, les morts de décembre 1959, l’ordonnance d’octobre 1960, les morts du Lamentin en 1961, l’OJAM en 1962, le BUMIDOM en 1963, la grève de février 1974, le traumatisme du chlordécone, la grève de février 2009, les incidents de 2021 liés au covid, la revendication en cours contre la vie chère, déclenchée par le RPPRAC en 2024.

Que de chemin de croix parcouru par les Martiniquais et la Martinique depuis la déportation d’Afrique, de la guerre pour la liberté et contre la faim jusqu’aux batailles pour la consommation !

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Des vœux, des vœux,

Voeux de l’union des Femmes de Martinique pour l’année 2026

En cette nouvelle année 2026, l’Union des Femmes de Martinique adresse ses vœux les plus chaleureux à l’ensemble de la population.

Une pensée particulière pour toutes les Femmes, celles qui luttent, celles qui réussissent, celles qui souffrent, celles qui résistent, toutes celles qui chaque jour se projettent dans un avenir meilleur au sein de notre société martiniquaise.

Merci à nos adhérentes et sympathisantes, aux associations sœurs,

Pour votre courage et votre solidarité,

Ensemble nous renforçons chaque jour notre engagement en faveur des Femmes.

Merci à nos partenaires, institutionnels, privés et associatifs qui nous soutiennent et accompagnent notre action.

En 2026 nous continuerons à nous battre avec détermination pour l’égalité réelle, la protection des victimes et l’émancipation économique et sociale des Femmes afin que cette année enregistre de réels progrès en leur faveur.

Femmes,

Nous le ferons pour vous et avec vous, toujours.

Gratitude et Respect,

Le Bureau de l’UNION des FEMMES de MARTINIQUE

Marjo HARDY- DESSOURCES SELLAYE

Michèle LATOUCHE

Armide OCTAVILLE

Marie- Christine VARTEL

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Interdire l’extrême droite pour sauver la démocratie ? Le vieux dilemme européen

— Par Andrea Martini (*) —

Classée comme organisation extrémiste, l’AfD relance en Allemagne un débat aussi ancien que la démocratie elle-même : faut-il interdire pour se protéger ? De la France des années 1930 à l’Europe d’après-guerre, l’histoire de la “démocratie militante” montre une efficacité réelle… mais toujours fragile.

Début mai 2025, l’Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution a établi que le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) devait être considéré comme une organisation extrémiste. Ce statut permet aux magistrats et aux services de renseignement de mener des investigations plus approfondies sur les activités de l’AfD. Désormais, son interdiction ne peut, en termes absolus, être exclue, du moins selon ce qui est prévu par la Constitution du pays, qui considère comme l’un des scénarios envisageables la dissolution de tous les partis – qu’ils soient de droite ou de gauche – représentant une menace pour la démocratie elle-même (art. 21).

En Allemagne, cette décision de l’Office fédéral pour la protection de la Constitution a déclenché un débat intense, interrogeant l’opportunité de mettre en œuvre des mesures répressives pour protéger la démocratie.

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Des labels qualité pour la presse, mission impossible ?

En évoquant un possible label pour l’information, Emmanuel Macron a relancé un débat sensible sur la “vraie” et la “bonne” information. Derrière la polémique, une question centrale : peut-on mesurer la qualité du journalisme sans menacer le pluralisme et la liberté de la presse ?

Le vendredi 28 novembre 2025, dans un échange avec les lecteurs du groupe EBRA, Emmanuel Macron, président de la République, évoquait un “label” pour l’information. Il citait celui de la Journalism Trust Initiative (JTI), créé par Reporters sans frontières (RSF), sans en faire la norme par ailleurs, rappelant que l’engagement des rédactions sur la vérification des faits et de la déontologie est essentiel. Cette déclaration, qui n’avait pas vocation à faire parler d’elle, sera largement débattue dans les médias du groupe Bolloré, qui vont dénoncer une mise sous tutelle de l’information. L’Élysée réagira dès le lundi 1er décembre et dénoncera une “fausse information”.

Ainsi, en trois jours à peine, le trio JDD-Europe 1-CNews sera parvenu à mettre la question du “label” à l’agenda, et le président Macron en porte-à-faux. L’opération est réussie puisque la confusion s’est très vite installée entre, d’une part, un label qui garantit l’information produite par des journalistes selon un certain nombre de critères professionnels – que l’on pourrait appeler “vraie information” et, d’autre part, les velléités prétendues de certains politiques sur la sélection de la “bonne” information.

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Paul Julvécourt, le saxophoniste de Redoute, s’éteint à 98 ans

Le 24 décembre 2025, la Martinique a perdu une de ses plus grandes figures musicales : Paul Julvécourt, à l’âge de 98 ans. Originaire du quartier de Redoute à Fort-de-France, cet homme d’exception a traversé plus de sept décennies de musique, laissant une empreinte indélébile sur la scène musicale antillaise.

Surnommé « Paulo » par ses amis, Paul Julvécourt s’est d’abord fait connaître comme flûtiste avant de se tourner vers le saxophone à l’âge de 16 ans. Cet instrument deviendra le cœur de sa carrière, qu’il débute au sein des orchestres locaux. Il intègre les célèbres formations Harmony King d’Henri Sommier et Blue Star de Jean Guannel, avant de rejoindre Stardust de Fernand Donatien. Sa carrière prend également une dimension internationale lorsqu’il représente la France à l’Exposition Universelle de 1967 au Canada.

De Francisco à Lola Martin, en passant par Les Frères Coppet, Paul Julvécourt accompagne les plus grands noms de la musique martiniquaise. Sa virtuosité au saxophone et sa capacité à marier tradition et modernité font de lui une référence incontournable du jazz antillais. Durant 17 ans, il anime également les soirées de l’hôtel Hilton, qui deviendra l’hôtel Batelière, un lieu emblématique de Fort-de-France.

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18 décembre : Journée internationale des migrant.es

Les migrant.es fuient la misère, la dictature, les menaces de mort…mais ils affrontent ici une autre violence : celle des files d’attente, des dossiers refusés, des droits suspendus…d’une administration qui les jette dans des situations inhumaines…

Disons non aux violencs administratives :

⁃ titres de séjour bloqués / refusés sans explication

⁃ dossiers perdus, lointains rendez-vous pas toujours honorés

⁃ -droits sociaux suspendus brutalement ( CAF/Santé/ emploi )

Non aux violences sociales

⁃ Accès limité au logement et aux soins

⁃ Isolement, pauvreté, souffrance psychique…

⁃ Femmes et enfants en première ligne de la précarité

Non au racisme et à la xénophobie

⁃ les Haïtiens.nes/Dominicain.es/ Saint.es Lucien.nes /Vénézuélien.es…qui composent la grande partie de la population migrante en Martinique sont nos frères et soeurs partageant la  même histoire.

Exigeons

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Nécrologie – Liliane Chauleau

C’est avec une profonde émotion que nous rendons hommage à Liliane Chauleau, historienne et chercheuse dont l’œuvre a durablement enrichi la connaissance de l’histoire sociale, religieuse et culturelle de la Martinique et des Antilles.

Par ses travaux rigoureux et profondément humains, Liliane Chauleau a donné une voix à celles et ceux que l’histoire a trop longtemps relégués au silence. Son ouvrage majeur, La voix des esclaves. Foi et société aux Antilles (XVIIᵉ–XIXᵉ siècle), publié en 2012 aux Éditions L’Harmattan, demeure une référence essentielle. Elle y analyse avec finesse la condition servile, façonnée par le cadre juridique et la position de l’Église, tout en mettant en lumière la vie intérieure, la force de caractère et la spiritualité des esclaves. Son regard attentif sur la transmission de cette mémoire et de ces formes de foi dans la société antillaise contemporaine témoigne de son engagement intellectuel et moral.

Historienne du quotidien, Liliane Chauleau s’est également attachée à faire revivre la Martinique d’hier dans toute sa complexité et sa vitalité. Dans Pierrotins et Saint-Pierrais : la vie quotidienne dans la ville de Saint-Pierre avant l’éruption de la montagne Pelée de 1902 (2003), elle restitue avec sensibilité l’effervescence d’une cité alors rayonnante, admirée dans toute la Caraïbe, donnant une place particulière aux femmes et à la jeunesse qui animaient la ville jusqu’à sa disparition tragique.

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Les jeunes veulent-ils encore la démocratie ?

 — Par Anne Muxel , Directrice de recherches (CNRS) au Cevipof, Sciences Po —

Droitisation de la jeunesse, désamour de la démocratie des moins de 35 ans, distanciation de la politique des seniors : « Fractures françaises », dix ans d’enquête menée par le Cevipof, nous apprennent les évolutions du rapport au politique de différentes générations.

Contrairement à ce qui est souvent asséné, les jeunes ne sont ni en voie de dépolitisation, ni désintéressés de la politique. Ils expriment des choix politiques et adoptent des comportements dans un cadre renouvelé du rapport à la citoyenneté.

Les données de l’enquête annuelle Fractures françaises, depuis 2013, permettent de saisir les évolutions les plus repérables du rapport à la politique dans la chaîne des générations, en en mesurant les écarts ou les similitudes entre les plus jeunes et les plus vieux, à l’échelle d’une dizaine d’années.

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« Pourquoi il faut lire L’Afrique contre la démocratie. Mythes, déni, péril »

— Par par Jean-François Akandji-Kombé —

En tribune cette semaine pour le Groupe de recherche AchacJean-François Akandji-Kombé, doyen honoraire de la faculté de droit de Caen et professeur à l’école de droit de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, encourage à la lecture de L’Afrique contre la démocratie. Mythes, déni, péril (Riveneuve, 2025) d’Ousmane Ndiaye. Journaliste et fin analyste des dynamiques politiques du continent, l’auteur pose une question centrale : la démocratie serait-elle, comme on l’affirme parfois, impossible en Afrique ? À rebours des discours fatalistes et des récits qui présentent la démocratie comme un modèle importé d’Occident, le journaliste met en lumière l’existence d’expériences politiques africaines fondées sur la délibération, la participation et le contrôle du pouvoir, bien avant la colonisation. Cette relecture historique prend un relief particulier alors que se multiplient les putschs et les crises institutionnelles, comme l’a illustré la récente tentative de coup d’État au Bénin. L’ouvrage explore à la fois les racines des cultures politiques africaines et les mécanismes qui nourrissent les impasses actuelles : confiscation du pouvoir, militarisation, fragilités institutionnelles, mais aussi persistance de mythes partagés des deux côtés de la Méditerranée.

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Comment ChatGPT a bouleversé, en 3 ans, notre façon de chercher de l’information

Par Deborah Lee (*) —

En trois ans, ChatGPT est devenu le premier réflexe d’une part croissante de la population lorsqu’il s’agit de comprendre, réparer, apprendre ou décider. Avec près de 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires fin 2025, l’agent conversationnel ne remplace pas Google ou YouTube, mais redessine l’entrée même vers l’information – et nos usages numériques au passage.

Il y a trois ans, lorsqu’il fallait réparer un robinet qui fuit ou comprendre l’inflation, la plupart des gens avaient trois réflexes : taper leur question sur Google, chercher un tutoriel sur YouTube ou appeler désespérément un assistant vocal à l’aide. Aujourd’hui, des millions de personnes adoptent une autre stratégie : elles ouvrent ChatGPT et posent simplement leur question.

Je suis professeure et directrice de la recherche et de la stratégie en matière d’IA à la Mississippi State University Libraries. En qualité de chercheuse spécialisée dans la recherche d’informations, je constate que ce changement dans l’outil vers lequel les gens se tournent en premier pour trouver des informations est au cœur de la manière dont ChatGPT a transformé nos usages technologiques quotidiens.

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« Déboulonnages » : un jugement hors norme

— Par Michel Herland —

Par euphémisme, on a appelé dans la presse le procès qui s’est tenu à Fort-de-France du 5 au 7 novembre 2025 contre les casseurs (cinq femmes et six hommes de 24 à 54 ans) de plusieurs monuments publics martiniquais le « procès du déboulonnage ». C’était d’emblée minimiser les faits. Déboulonner c’est un acte respectueux, sinon de la personne en effigie du moins du travail de l’artiste qui l’a façonnée. Déboulonner c’est avoir conscience que les perspectives historiques changent et qu’un jugement concernant le passé ne saurait être définitif. Casser au nom de l’indignation d’un moment c’est un réflexe de voyou qui démontre l’absence de toute réflexion véritable. Or c’est bien de casse qu’il s’est agi, les œuvres en question n’existent plus. Le jugement, rendu le 17 novembre, a fait preuve d’une grande clémence puisque seuls deux accusés ont été reconnus coupables mais dispensés de peine, les autres innocentés alors qu’ils avaient reconnu les faits.

Rappel des faits

Empruntons à la revue Esprit ce rappel des faits.

« Le 22 mai 2020, journée de commémoration de l’insurrection d’esclaves de 1848, l’année de l’abolition de l’esclavage, démarrait une vague de destructions de statues sur l’île de la Martinique.

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Jean Baudrillard avait raison

 Comment il a prédit l’IA, l’hyperréalité et nos dérives numériques

Par Bran Nicol (*) & Emmanuelle Fantin (*) —

Dans les années 1990, Baudrillard a porté son attention sur les effets de l’IA, d’une manière qui nous aide à la fois à mieux comprendre son essor tentaculaire dans le monde contemporain et à mieux concevoir la disparition progressive de la réalité, disparition à laquelle nous faisons face chaque jour avec un peu plus d’acuité.

Les lecteurs avertis de Baudrillard n’ont probablement pas été surpris par l’émergence de l’actrice virtuelle Tilly Norwood, générée par IA. Il s’agit d’une étape tout à fait logique dans le développement des simulations et autres deepfake, qui semble conforme à sa vision du monde hyperréel.

Le spectacle de la pensée”

Baudrillard envisageait l’IA comme une prothèse, un équivalent mental des membres artificiels, des valves cardiaques, des lentilles de contact ou encore des opérations de chirurgie esthétique. Son rôle serait de nous aider à mieux réfléchir, voire à réfléchir à notre place, ainsi que le conceptualisent ses ouvrages la Transparence du mal (1990) ou le Crime parfait (1995).

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Se préparer à une situation d’urgence

Apprenez à faire face aux risques majeurs : guide complet pour se préparer, protéger ses proches, constituer un kit et adopter les bons réflexes.

Pourquoi se préparer à une situation d’urgence ?

Se préparer à une situation d’urgence, c’est avant tout identifier les risques qui me menacent et donc prévoir des scénarios alternatifs.

Après un inventaire de ces risques, il est nécessaire de les étudier et d’évaluer leur gravité potentielle avant de décider des actions préventives à mettre en place. C’est finalement prendre les précautions nécessaires pour pouvoir gérer au mieux une situation de crise.

Cette rubrique a pour objectif d’informer le citoyen sur les attitudes à adopter avant, pendant, et après une situation d’urgence.

Avant une situation d’urgence

Le guide « Tous responsables »

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La longue errance de René Beauregard

Chroniques d’un homme traqué et d’une île en tumulte

À propos de la pièce de théâtre « La Légende de Zadou », plus communément connue sous l’appellation de : « L’affaire, René-Louis-Gaétan Beauregard », texte & m.e.s. José Alpha

— Par Jean Samblé —

Dans l’histoire contemporaine de la Martinique, certaines existences semblent taillées dans le roc, comme si la terre elle-même avait voulu leur donner une épaisseur difficile à effacer. René Louis Gaétan Beauregard est de celles-là. On peut nier ses actes, contester ses choix, déplorer ses violences, mais il demeure une figure qui hante encore les mémoires — non pas comme un héros, mais comme une question ouverte, un miroir tendu à une île fracturée entre dominations anciennes et aspirations nouvelles.

Le matin du 1ᵉʳ octobre 1949, lorsque la gendarmerie découvre son corps recroquevillé au pied d’un talus de l’Anse Poirier, c’est bien plus qu’un fugitif qui s’éteint. C’est une époque entière qui se referme, une atmosphère lourde, faite de tensions sociales, de peurs rurales et de silences complices. À vrai dire, l’homme lui-même semblait avoir pressenti cette fin ; il avait passé sept ans à la défier, sept ans à la retarder, et pourtant, tout dans son parcours indiquait qu’il ne s’offrirait jamais vivant.

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L’éphéméride du 30 novembre

La Barbade devient indépendante le 30 novembre 1966

La Barbade est un micro-État insulaire situé en mer des Caraïbes à proximité de la limite de celle-ci avec l’océan Atlantique. Pendant plus de trois siècles, la Barbade a été sous domination britannique et le souverain du Royaume-Uni est encore le chef de l’État. Cependant, elle est indépendante depuis le 30 novembre 1966, en qualité de royaume du Commonwealth jusqu’au 30 novembre 2021, date à laquelle elle doit devenir une république. Située à environ 13° nord de l’équateur et 59° ouest du méridien de Greenwich, la Barbade fait partie des Petites Antilles. Les îles les plus proches sont les îles de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Sainte-Lucie, à l’ouest. Au sud, se trouve Trinité-et-Tobago — avec qui la Barbade partage désormais une frontière maritime fixe et officielle — et la côte sud-américaine. La superficie totale de la Barbade est d’environ 430 kilomètres carrés ; sa densité est la plus élevée d’Amérique (8e rang mondial). Son altitude est assez basse, les pics les plus élevés étant à l’intérieur du pays. Le point le plus élevé de la Barbade est le mont Hillaby dans la commune de Saint Andrew.

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Tatouage : quelles sont les règles ?

Un tatouage se traduit par une substance ou une préparation colorante destinée, par effraction cutanée, à créer une marque sur les parties superficielles du corps humain. Cette pratique est réglementée pour éviter les risques sur la santé. Il est conseillé d’en discuter avant avec le professionnel et votre médecin traitant. Si vous êtes mineur, l’accord du parent ou tuteur est nécessaire. Le tatoueur doit être formé, déclarer son activité à l’ARS et informer son client des risques. Vous pouvez signaler tout effet indésirable grave ou non.

À quel âge peut-on se faire tatouer ?

Il est possible de se faire tatouer à tout âge.

Cependant, si vous êtes mineur, il faut l’accord écrit de votre parent ou de votre tuteur.

À savoir  

Le tatoueur doit être en mesure, pendant 3 ans, de présenter la preuve de ce consentement aux autorités de contrôle.

Quelles règles doit respecter le tatoueur ?

Le professionnel qui réalise le tatouage doit respecter les règles suivantes :

  • Avoir suivi une formation initiale avec une formation pratique
  • Déclarer son activité auprès du directeur général de l’ARS
  • Vous informer avant la réalisation du tatouage des risques auxquels vous vous exposez et des précautions à respecter après cette réalisation.

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Déclaration de Dernière Heure : Pour la Vie, Contre la Détonation

—  Par Pierre Pastel (*) —

Introduction

« Lorsque la soif de pouvoir met en péril l’existence des générations à venir », la voix des jeunes devient un cri de détresse trop souvent ignoré. Ce texte est une supplique, un appel désespéré lancé à ceux qui ont le pouvoir de dire non à l’horreur programmée. Il ne s’agit pas d’un simple témoignage, mais d’un manifeste contre l’indifférence, contre la guerre, contre le sacrifice des générations futures. À travers les mots d’un enfant, c’est toute une jeunesse qui implore qu’on la protège. Car il est encore temps de choisir la vie, l’unité, et la résistance face à la folie destructrice.

« S’il vous plaît :

Maman, Papa, Protégez-moi. Je suis encore jeune. Je découvre à peine la vie. 18 ans, 20 ans, 25 ans, 30… Ne les laissez pas faire ça.

Mon cœur est triste à en mourir. Dites-leur, dites-leur de ne pas poursuivre leur projet !

Ils veulent me tuer, ils veulent me faire tuer !

S’il te plaît, Maman chérie. S’il te plaît, Papa, toi qui es, pour moi, l’homme le plus fort au monde.

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André « Dadou » Pasquet (1953-2025)

André « Dadou » Pasquet, figure majeure du compas haïtien, s’est éteint le dimanche 23 novembre 2025, à l’âge de 72 ans, entouré des siens. Guitariste d’exception, compositeur inspiré et cofondateur du mythique Magnum Band, il laisse derrière lui une empreinte durable dans l’histoire de la musique caribéenne.

Né le 19 août 1953, Dadou Pasquet grandit dans un environnement où l’exigence artistique est naturelle. Neveu de plusieurs grandes figures de la musique haïtienne, il se passionne très tôt pour cet art et monte sur scène dès l’âge de douze ans. Au début des années 1970, son talent éclatant le mène au sein du Tabou Combo, où il s’impose immédiatement comme un musicien complet : guitariste virtuose, chanteur puissant et compositeur méticuleux.

En 1976, il fonde avec son frère Tico le Magnum Band, formation avant-gardiste dont il devient la figure centrale. Sous son impulsion, le groupe ouvre le compas à des influences nouvelles — jazz, funk, reggae, blues — et forge une signature sonore reconnaissable entre toutes. Le slogan du groupe, La seule différence, résumait à lui seul l’ambition artistique de Dadou : faire évoluer la tradition sans jamais la trahir.

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Jimmy Cliff, lumière mondiale du reggae, s’est éteint à 81 ans

Jimmy Cliff, né James Chambers le 30 juillet 1944 à Somerton, en Jamaïque, s’est éteint à l’âge de 81 ans des suites d’une pneumonie survenue après une crise convulsive. Son décès, annoncé par son épouse Latifa Chambers le 24 novembre, marque la disparition de l’un des derniers géants fondateurs du reggae. Dans un message empreint d’émotion, elle a exprimé sa gratitude envers « les fans, la famille, les amis, les artistes et collègues » qui ont accompagné l’artiste tout au long de sa vie, appelant également au respect de la vie privée de la famille dans cette épreuve.

Un pionnier du reggae et passeur de frontières

Figure majeure de la musique jamaïcaine depuis plus d’un demi-siècle, Jimmy Cliff incarne l’une des trajectoires les plus singulières et les plus influentes du reggae moderne. Envoyé très jeune à Kingston, il y enregistre en 1961 son premier titre, Dearest Beverley, avant de signer, dès 1962, un premier 45 tours dans un pays que le ska, puis le rocksteady et le reggae portent vers une effervescence artistique nouvelle.

Sa carrière internationale s’amorce dès la fin des années 1960, notamment avec Vietnam, chanson devenue un hymne pour les opposants à la guerre, et avec son succès au Brésil en 1968.

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L’éphéméride du 24 novembre

Parution de « L’origine des espèces » de Charles Darwin  le 24 novembre 1859

L’Origine des espèces (anglais : On the Origin of Species) est un ouvrage scientifique de Charles Darwin, publié le 24 novembre 1859 pour sa première édition anglaise sous le titre L’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la survie.. Cet ouvrage est considéré comme le texte fondateur de la théorie de l’évolution. Dans ce livre, Darwin présente la théorie scientifique de l’évolution des espèces vivantes à partir d’autres espèces généralement éteintes, au moyen de la sélection naturelle. Darwin avance un ensemble de preuves montrant que les espèces n’ont pas été créées indépendamment et ne sont pas immuables.

Diverses idées de la théorie de l’évolution avaient déjà été proposées pour expliquer les nouvelles découvertes en biologie. Il y avait un soutien croissant à de telles idées parmi les dissidents anatomistes et le grand public, mais au cours de la première moitié du XIXe siècle l’establishment scientifique anglais était étroitement lié à l’Église d’Angleterre. La science faisait partie de la théologie naturelle et n’était alors pas indépendante des dogmes chrétiens.

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Temps partiel dans la fonction publique : un guide pour tout comprendre

La Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) vient de publier un guide complet pour expliquer les règles du temps partiel dans la fonction publique. Ce dispositif vous permet d’adapter votre temps de travail à votre situation personnelle ou professionnelle.

 Le guide relatif à la mise en œuvre du temps partiel pour les agents publics regroupe au sein d’un document unique l’ensemble des règles applicables et actualisées en matière de temps partiel afin de mieux accompagner les administrations et les agents des trois versants de la fonction publique dans leur appropriation du dispositif. Il revient également sur les nouveautés de l’année, parmi lesquelles la suppression de la condition d’ancienneté pour les contractuels pour demander un temps partiel, l’ouverture du temps partiel aux agents à temps non complet ou la mise en place de la retraite progressive dès 60 ans.

Qu’est-ce que le temps partiel dans la fonction publique ?

Le temps partiel est une modalité d’aménagement du temps de travail permettant à un agent qui en fait le choix de trouver un équilibre entre ses différents temps de vie (professionnelle, privée, associative…) et ce tout au long de son parcours professionnel dans la fonction publique.

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