Catégorie : Politiques

Non à la loi S.U.R.E

Le jeudi 2 avril à 14h au Tribunal judiciaire de Fort-de-France

NON A LA LOI S.U.R.E

NON A UNE JUSTICE EXPÉDITIVE !

Mobilisons-nous pour une Justice réelle en faveur des victimes !

Nous demandons la censure pure et simple du projet de loi visant à l’instauration d’un plaider-coupable pour le jugement des crimes.

M. Darmanin veut juger les viols en un jour.

M. Darmanin veut juger les criminels sexuels sans que les victimes puissent s’exprimer lors d’un procès !

NON !

Ce que nous méritons, ce n’est pas “moins de justice”, c’est plus de justice ! Plus de moyens, humains et financiers, pour la Justice ! !

Les crimes sexuels, dont 95% des victimes sont des filles et des femmes, doivent être jugés en Cours d’assise ! Dans un contexte où la culture du viol est portée par le masculinisme, le courage des plaignantes mérite le respect des institutions.

Depuis #Metoo, les enquêtes pour crimes sexuels se multiplient, et la parole des victimes trouve un écho dans les tribunaux. Elle permet à d’autres de prendre le courage d’affronter une institution judiciaire qui, historiquement, les brise plus souvent qu’elle ne les répare.

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Projet de loi SURE : le choix d’une justice criminelle au rabais

Le Syndicat de la magistrature se mobilise avec le Syndicat des avocat·es de France (SAF) et le collectif d’avocat·es Colère noire contre l’adoption du projet de loi porté par le garde des Sceaux, et visant à sacrifier encore davantage la justice criminelle, plutôt que d’envisager d’enfin y allouer des moyens supplémentaires.

Publié le 31 mars 2026

Le projet de loi dit « SURE » porté par le garde des Sceaux, qui vient consacrer une justice au rabais, sera examiné par la commission des lois du Sénat le 8 avril, puis en séance publique les 13 et 14 avril prochains.

A travers ce texte, le gouvernement propose de créer une procédure de « jugement des crimes reconnus », véritable plaider-coupable criminel. Ainsi, sur la base d’un aveu et de l’acceptation d’une qualification pénale, un·e accusé·e pourrait acquiescer à une peine proposée par un·e procureur·e de la République lors d’un entretien à huis-clos, éventuellement en visioconférence, et être condamné·e à une peine de trente années de réclusion criminelle dans le cadre d’une audience d’homologation sans débat contradictoire, sans audition de témoins ni d’experts.

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Présentation du projet de loi S.U.R.E.

1. Un contexte de crise du système pénal

Le projet de loi S.U.R.E. (« Sanction utile, rapide et efficace ») s’inscrit dans un contexte de dysfonctionnement du système pénal français marqué par trois difficultés majeures :

  • Un taux de récidive élevé (environ 60 % dans les 5 ans après une peine ferme), qui interroge l’efficacité des sanctions.
  • Une surpopulation carcérale chronique, empêchant l’exécution effective de toutes les peines.
  • Des délais de jugement excessifs, pouvant atteindre plusieurs années en matière criminelle.

Face à ces limites, la réforme vise à rendre la justice plus rapide, plus effective et plus dissuasive, tout en favorisant la réinsertion.

2. Les principaux axes de la réforme

a) L’introduction d’un « plaider-coupable » criminel

Le projet prévoit la création d’une procédure inspirée de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), appelée :

  • Procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR)

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Racisé : un terme utile pour penser le racisme, mais qui fait débat

 — Publié par The Conversation(*) —

Le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, victime de propos racistes sur Cnews, a déclaré qu’il « n’aime pas trop » le terme « racisé » et préfère celui d’« héritier de l’immigration ». Il ajoute qu’« aucun habitant des quartiers populaires ne se qualifierait spontanément de racisé ». Depuis des années, la notion de « personne racisée » fait débat. Que signifie-t-elle, et pourquoi est-elle polémique ?

Nécessaire au débat et à la lutte contre le racisme pour les uns, la notion de « personne racisée » apparaît à d’autres comme la « pire insulte qui soit » ou comme un « des mots les plus épouvantables du vocabulaire politique ».

Qu’est-ce donc qu’une « personne racisée », et pourquoi cette notion fait-elle tant polémique ? Il existe aujourd’hui une diversité de définitions et cela occasionne malentendus et confusions dans le débat public.

Au moins trois définitions coexistent et une personne racisée renvoie respectivement à :

  1. Une personne non-blanche.
  2. Une personne victime de racisme.
  3. Une personne qu’on qualifie en anglais académique de « racialisée » (« racialised ») et il faut a minima entendre par  que certains considèrent cette personne, fût-ce à tort, comme étant membre d’une « race biologique ».

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La Semaine sainte en avril 1848 : la libération des esclaves de Case pilote.

— Par Yves-Léopold Monthieux —

La Martinique va bientôt fêter le 22 mai 1848 qui a été l’aboutissement d’une émeute qui a commencé comme souvent en Martinique par une injustice. On connaît moins celles qui ont précédé cette date historique et, parmi eux, les incidents qui se sont produits un mois plus tôt, le 23 avril 1848, le jour de Pâques, qui aurait pu connaître un sort différent. Ce ne fut pas une éruption de type péléen comme celui qui se déroulera à St Pierre, un mois plus tard, et qui foudroya tout d’un coup et d’un seul, mais une lente montée en puissance qui donna aux victimes potentielles le temps de se réfugier ailleurs. En cette semaine anniversaire je propose pour une nouvelle publication un extrait de l’article que votre chroniqueur avait signée en avril 2021.

« Qui ne se souvient de la Semaine sainte telle qu’elle fut pratiquée, notamment le jeudi saint, le vendredi saint et le samedi gloria ? Les cloches des églises faisaient relâche jusqu’au samedi tandis que les croix, statues et images étaient voilées. Pour remplacer les cloches les enfants de chœur se répandaient dans les rues en faisant crisser des crécelles, sorte de moulinet en bois qui s’appelait rara en Martinique.

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CTM : “Arrêtez, Monsieur le Président…”

— Les ContreChroniques d’Yves-Léopold Monthieux —

Fort-de-France, le 30 mars 2026

En ce siècle qui vient d’épuiser son premier quart-temps, on peut se demander quel est ce bout de terre où il est impossible d’apporter toute la lumière sur le BUMIDOM, le bureau de migration des départements d’Outre-Mer créé en 1963 et supprimé 18 ans plus tard. Quel est ce peuple où, au motif de faire prospérer le nationalisme, s’est trouvée une minorité pour empoisonner la vie de frères et sœurs partis pour France à la recherche d’un avenir meilleur ?

Quel est donc ce pays qui permet à son assemblée, dans un silence de mort, d’avaliser un faux grossier qui touche les propres parents de pratiquement tous les membres de la CTM. On peut comprendre qu’un autocrate, voyant sa toute-puissance trébucher, s’invente un coupable afin de se transformer en victime d’une situation ou d’un mauvais pas. Le scandale réside dans le calme d’une assemblée où aucun élu ne se lève pour s’opposer à l’énoncé d’éléments de langage d’un autre temps, qui furent fabriqués de toutes pièces au début des années 1960 par les nationalistes du Quartier Latin (Lire Edouard Delépine).

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Paradoxes et leçon foyalaise

—RS n° 440 lundi 30 mars 2026 —

Pour les élections municipales foyalaises, le GRS a exploré les possibilités de présenter une liste unitaire avec plusieurs organisations. Le critère premier était que cette liste se positionne clairement dans la défense des masses laborieuses sans prétendre être « la voix de tous les foyalais ».

Il était, et il est juste de postuler à la direction de la ville « capitale » toujours tenue par un PPM qui ne réussit pas à se remettre en question, et à construire un après-Césaire reprenant le meilleur de l’héritage, en se débarrassant de tares aussi vieilles que le césairisme lui-même.

Nous avons rencontré Combat Ouvrier, les InsoumiEs, le CNCP, PÉYI-A. La démarche, il est vrai plutôt tardive, n’a pas abouti.

À Schoelcher, RESPÉ a participé à une démarche relativement similaire, mais non paralysée par la question de la tête de liste, qui a eu un rôle central au sein de l’opposition foyalaise.

PREMIER PARADOXE FOYALAIS

Le premier paradoxe foyalais concerne en fait presque toute la Martinique. Toutes les listes en compétition à Fort-de-France avaient des têtes de liste contestant le système colonial, ou disant qu’un changement de statut politique serait nécessaire pour avancer.

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Transaglo : Dlo mousach koumansé dépasé farin

Patron, délégataire Martinique Transports fuyants et irresponsables !

— Communiqué de Combat Ouvrier —

C’est ce à quoi les salariés grévistes de Transaglo et aussi les usagers des transports assistent depuis le 17 mars 2026, date du début de la grève dans cette société de transport.

Dans le cadre des négociations annuelles, les chauffeurs de bus ont demandé dans un premier temps une augmentation de 300 euros pour tous, montant calculé en compensation du rattrapage sur les salaires prévu lors d’un accord signé le 13 mai 2025. Cet accord avait été signé à l’issue de leur grêve avec le patron de la société Transaglo et Martinique Transport, le délégataire. Ils ont par la suite accepté de revoir leur revendication à 150 euros bien que « ce montant ne compense que très partiellement le manque à gagner subi depuis septembre 2025 », selon l’accord signé. Les grévistes ont précisé ces éléments dans un tract signé de leur comité de grève et daté du 30 mars.

Aujourd’hui, courageusement, tout ce petit monde se « débine » en mettant les mains sur la tête!

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Faire plus

— Marie-Christine Delacroix —

Toute la semaine se sont succédé les preuves concrètes de solidarité avec l’arrivée à Cuba d’une aide multiforme dans le cadre de l’initiative « un convoi pour Cuba » comme le détaille un article publié hier sur notre site.

Face à la passivité de nombre de gouvernements qui se contentent de condamner le blocus aux Nations Unies mais ne s’engagent pas plus avant, les populations se sont mobilisées. Jusqu’à Miami d’où sont parties, tout un symbole !, 140 per­sonnes empor­tant avec elles 2,8 tonnes de médi­ca­ments, pour une valeur de 433 000 dol­lars.

Ce sont au total plus d’un demi millier de personnes venues d’une trentaine de pays d’Amérique latine, d’Amérique du Nord et d’Europe (dont la France) qui sont arrivées le week-end dernier à La Havane pour remettre aux autorités cubaines une vingtaine de tonnes de produits alimentaires, de matériel médical et d’équipement solaire.

Des personnalités politiques de gauche, des défenseurs des droits humains, mais aussi des syndicalistes, des artistes, des responsables associatifs qui ont été reçu à l’Institut cubain d’amitié avec les peuples en présence du président Diaz Canel.

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Charte sociale européenne : un tournant décisif pour les Outre-mer

— Par Jean Samblé —

Le 19 mars 2026 marque un tournant majeur dans l’histoire juridique et sociale des territoires ultramarins français. À cette date, la France a officiellement notifié au Conseil de l’Europe l’extension de la Charte sociale européenne à l’ensemble de ses territoires d’Outre-mer, mettant ainsi fin à plus de cinquante années d’exclusion. Cette décision, longtemps attendue et revendiquée par de nombreuses organisations, aligne enfin les droits des habitants ultramarins sur ceux de la métropole en matière de protection sociale et économique.

Une inégalité historique enfin corrigée

Adoptée en 1961 et ratifiée par la France en 1973, la Charte sociale européenne constitue un pilier fondamental de la protection des droits sociaux en Europe. Elle garantit notamment le droit au travail, à la santé, à l’éducation, au logement, à la protection sociale, ainsi qu’à un environnement sain. Pourtant, malgré cette ratification, la France n’avait jamais étendu formellement l’application de ce traité à ses territoires ultramarins.

Cette situation reposait sur une disposition particulière, souvent qualifiée de « clause coloniale », qui permettait de limiter l’application du texte au seul territoire métropolitain.

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Annou mobilizé !

Pour Cuba, contre l’impérialisme, contre la fascisation du monde, pour l’autodéterminaion des peuples

—RS n° 439 lundi 23 mars 2026 —

En aggravant l’embargo qui pèse sur Cuba depuis plus de soixante ans, en interdisant la fourniture de pétrole à l’île héroïque, l’impérialisme étasunien
cherche à asphyxier un peuple pacifique, laborieux et solidaire de tous les peuples du monde.

Pour le sinistre Trump, le peuple cubain, symbole de résistance à l’injustice et à l’oppression, devrait courber l’échine, renoncer à sa dignité, se soumettre au lobby anti-cubain de Marco Rubio !

NOU PÉ PA AKSÈPTÉ SA !

Dans la Caraïbe, en Amérique, dans le monde entier, les humanistes, les progressistes, les femmes et les hommes épris de justice comprennent qu’on ne peut rester les bras croisés quand un shérif, autoproclamé gendarme du monde, soutient et arme un génocide en Palestine, kidnappe et maintient en prison le président du Venezuela et son épouse, prend possession du canal de Panama, menace ses voisins, bombarde le Nigéria, l’Iran, toujours dans le même but : la prédation des ressources et la domination du monde.

Dans ce contexte, la solidarité avec Cuba est une urgence humanitaire absolue.

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Lionel Jospin, figure de rigueur et artisan d’un nouveau lien avec les Outre-mer, s’est éteint à 88 ans

— Par Jean Samblé —

La gauche française est en deuil. Lionel Jospin est mort à l’âge de 88 ans, a annoncé sa famille lundi 23 mars. Premier ministre de 1997 à 2002, il laisse l’image d’un homme de principes, attaché à la rigueur morale et à une pratique exigeante du pouvoir, mais aussi celle d’un acteur majeur de la transformation des relations entre l’État et les territoires ultramarins.

Né le 12 juillet 1937 dans une famille engagée, marqué par l’héritage de la Seconde Guerre mondiale, il grandit dans une culture du silence et du sens des responsabilités. Après des études au lycée Charlemagne, à Sciences Po puis à l’ENA, il s’engage en politique à gauche, d’abord influencé par le trotskisme avant de rejoindre, en 1971, le Parti socialiste dans le sillage de François Mitterrand.

Au fil des années, Lionel Jospin s’impose comme l’un des piliers du socialisme français. Premier secrétaire du Parti socialiste, il participe aux grandes heures de l’union de la gauche, avant d’entrer au gouvernement en 1988 comme ministre de l’Éducation nationale. Il y fait adopter une loi d’orientation ambitieuse, plaçant l’élève au cœur du système éducatif.

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Une victoire électorale nette sur fond d’abstention massive : les limites de la représentation démocratique à Fort-de-France

— Par Jean Samblé —

À Fort-de-France, l’élection municipale se solde par une victoire nette de Didier Laguerre, qui obtient 50,1 % des suffrages exprimés. Pourtant, derrière ce succès électoral se cache une réalité plus contrastée : seuls 23 941 électeurs se sont déplacés sur près de 60 000 inscrits, soit une participation de 42,16 % et une abstention majoritaire de 57,84 %. Au final, le maire est élu avec un peu plus de 11 900 voix, ce qui représente environ 20 % de l’ensemble des inscrits.

Ce décalage met en lumière une fragilité structurelle de la représentation démocratique. Bien que la victoire soit incontestable sur le plan institutionnel, elle repose sur une base électorale limitée (1 élécteur sur 5), qui ne reflète qu’imparfaitement la diversité du corps électoral. Une telle configuration peut nourrir un sentiment de distance entre les citoyens et leurs représentants, voire susciter des interrogations sur la légitimité des décisions prises.

Toutefois, réduire cette abstention à un simple désengagement civique serait réducteur. Elle s’inscrit dans une évolution plus large des comportements politiques, marquée par une participation devenue plus sélective et fluctuante.

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Marco Rubio : le nouveau visage de la domination impériale états-unienne(1)

 — Par Alain Saint Victor(*) —

Après le désastre de la Seconde Guerre mondiale (plus de 70 millions de morts), l’Occident jugeait nécessaire d’instituer un certain nombre d’organismes pour préserver la paix dans le monde. C’est ainsi que fut créée, en 1945, l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont les objectifs principaux furent de maintenir la paix, promouvoir les droits humains, développer l’aide humanitaire, etc. Face aux conséquences tragiques de cette guerre, non seulement en Europe, mais aussi en Chine (plus de 20 millions de morts), au Japon (plus de 3 millions de morts), sans oublier les 38 mille Africains du Maghreb, de la région subsaharienne et de l’Afrique du sud, qui ont perdu la vie dans cette guerre qui n’était pas la leur, ces objectifs paraissaient louables, souhaitables et nécessaires.

Et cela, même si l’ONU se trouvait impuissante pour empêcher les guerres coloniales et impérialistes de la période de l’après Deuxième Guerre mondiale, et même si, selon certains analystes, elle en était complice dans certains cas. Des guerres coloniales et impérialistes qui ont fait près de 6 millions de morts de 1945 jusqu’à la fin des années 1980.

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Les peuples face aux apprentis sorciers

— RS n° 438 lundi 16 mars 2026 —

Prenant les armes pour des jouets, de dangereux pantins à la tête de plusieurs grandes puissances, mettent la planète au bord du gouffre. Se débarrassant de toute règle établie, obnubilés par des intérêts à courte vue, ils jouent à la guerre dans un monde où l’économie mondialisée a progressivement créé des liens tenaces et des connexions quasi irréversibles entre toutes les parties.

Alors que les évolutions technologiques ont rendu les confrontations militaires plus imprévisibles que jamais, ces « grands » acteurs apparaissent comme des apprentis sorciers manipulant les peuples qu’ils risquent de conduire au pire. Dans une telle situation, ces derniers ont tout intérêt à comprendre assez rapidement que le nationalisme, seule marchandise qu’on leur distribue gratuitement, est une impasse absolue.

Plus les guerres s’étendent, plus les grands médias amusent la galerie avec une « géopolitique » de pacotille, plus la boussole de l’internationalisme prolétarien est essentielle.

Plus le présent paraît difficile à déchiffrer, plus nous avons besoin de tirer les leçons de l’Histoire.

Aujourd’hui plus qu’hier, il est urgent que les peuples comprennent la nécessité de leur alliance, comme seul antidote aux fascismes qui pullulent et menacent l’avenir de l’humanité.

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Communiqué de  » Combat Ouvrier »

Après le premier tour des élections municipales en Martinique et en Guadeloupe

Les listes « COMBAT OUVRIER » étaient au nombre de cinq en Guadeloupe : à Deshaies avec Sidjie Esdras, à Capesterre Belle-Eau, avec Jean Marie Nomertin, au Gosier, avec Marlène Valentino, aux Abymes avec Aline Ceril, à Pointe à pitre avec Marie-Agnès Castrot, à Fort de France avec Gabriel Jean-Marie.

Ces listes au total ont rassemblé 222 travailleurs et candidats dans les deux îles et recueilli au total 1574 suffrages.

Ces voix, issues des classes populaires, ont exprimé le rejet des représentants des partis qui se disputent pour gérer un système capitaliste et colonialiste de plus en plus inégalitaire, réactionnaire, guerrier et barbare. Elles ont affirmé leur appartenance à un camp ; celui des travailleurs et à une perspective, celle de la lutte collective et consciente pour renverser le capitalisme et le colonialisme.

Quels que soient ceux qui dirigeront dans les prochains mois, la situation sera plus difficile pour le monde du travail et les habitants des quartiers populaires. Il y aura moins d’enseignants dans les écoles, moins de lits dans les hôpitaux, moins de constructions de logements et moins d’argent destiné à tous les services utiles à la population.

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Quartiers populaires : le piège de la “double absence” démocratique

— Par Antoine Lévêque (*) —

À l’heure des municipales 2026, la faible participation dans les quartiers populaires pose une question démocratique majeure. L’exemple de Vaulx-en-Velin montre comment l’éloignement progressif entre élus et classes populaires nourrit un cercle vicieux : moins de représentation politique, et des politiques publiques de plus en plus éloignées des besoins locaux.

En ce dimanche du premier tour du scrutin municipal 2026, comme devant chaque échéance électorale, les liens entre participation politique, programmes et action publique interrogent nombre de commentateurs et commentatrices. C’est l’occasion de reprendre quelques enseignements tirés des espaces où l’on participe le moins à la vie politique institutionnalisée. Les quartiers populaires cumulent aujourd’hui une forte abstention électorale et des inégalités persistantes dans l’accès aux ressources et aux services urbains.

L’exemple de Vaulx-en-Velin, ancien bastion du communisme municipal de l’agglomération lyonnaise, met en lumière un mécanisme de “double absence”. À mesure que les élus s’éloignent des sociabilités populaires, les intérêts des habitantes et habitants de ces quartiers pèsent de moins en moins dans les choix d’action publique. En retour, les chances pour les populations locales de mesurer l’effet de leurs voix sont amoindries.

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Élections municipales et intercommunales

Analyse inédite des candidatures du 1er tour

À trois jours du premier tour des élections municipales et intercommunales ce dimanche 15 mars, Intercommunalités de France publie une analyse inédite des candidatures déposées. Nombre de listes par commune, absence ou non de second tour, décision des sortants, féminisation…, les premiers enseignements sont nombreux, à la veille du scrutin à l’échelle communale et intercommunale.

L’analyse réalisée par Intercommunalités de France fait ressortir un premier constat : la généralisation du scrutin de liste paritaire dans les communes de moins de 1 000 habitants n’a pas entraîné de recul des candidatures, contrairement à certaines déclarations faites dans les médias ces dernières semaines.

Chiffres clés :

Nombre de candidats : 904 000 candidats aux élections municipales en 2026, contre environ 903 000 au 1er tour de 2020 ;

Féminisation dans les petites communes : 432 000 femmes candidates, dont plus de 175 000 dans les communes de moins de 1 000 habitants, contre 135 400 en 2020 ;

Maires sortants candidats : 63 % des maires sortants repartent comme têtes de liste ;

Présidents d’intercommunalité sortants : 78 % des présidents d’intercommunalité sortants sont candidats aux municipales dans leur territoire ;

Absence de second tour : un premier tour potentiellement décisif dans 93,3 % des communes, contre 86,2 % en 2020 ;

3e tour intercommunal : 427 intercommunalités au moins compteraient toutes leurs communes pourvues dès le premier tour, contre 152 en 2020.

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On serre les coudes, on serre les dents, on serre les rangs !

8 mars, journée internationale de lutte des droits des femmes

— Par RS n° 437 lundi 9 mars 2026 —

Ce 8 mars 2026, la journée internationale de lutte des femmes a une coloration particulière. Tandis que les fourbes tentent de brouiller les pistes en évoquant une prétendue « théorie du genre » issue de leurs cervelles perverties, nous voyons bien que leur ennemi, c’est l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Chaque fois que le fascisme progresse, l’égalité est en danger. Égalité entre les genres, égalité entre les prétendues « races », égalité entre nationaux et étrangers, entre originaires et immigréEs, entre les religions, entre les civilisations, entre les valides et les personnes souffrant de handicap. Pour perpétuer les inégalités de classes, les oligarchies attisent, fomentent, inventent des inégalités pour diviser les classes d’en bas.

En 2026, les masculinistes sentant le sol se dérober sous leurs gros sabots, effrayés par la lutte des femmes qui tiennent le haut du pavé, redoublent d’agressivité. Ils tournent la tête quand on met sous leurs yeux, les statistiques des violences sexuelles ou sexistes, ils montrent leurs crocs contre le droit aux IVG, ils s’agacent quand on s’indigne des inégalités de salaires, ils jubilent ou ricanent quand les grossièretés prennent comme cibles les femmes ou les orientations sexuelles, ils ne trouvent rien à redire aux stéréotypes de genre.

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Tout goudron, tout béton et l’on s’en fout du rhum Neisson

— Par Térèz Léotin —

Il existe au Carbet, à la Martinique, un rhum très apprécié des amateurs du monde entier. Il est hélas en danger de mort cependant. Ce rhum n’est autre que le Rhum Neisson avec notamment son « zépol karé » légendaire largement prisé, ainsi dénommé en raison de la forme très originale de la bouteille. Ce rhum agricole nécessite, comme tous les autres, un environnement approprié qui favorise la qualité de la production. Les concepteurs martiniquais, en effet, ont été les premiers et les seuls à obtenir le label rhum agricole de la Martinique, d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). Le « Rhum de la Martinique » l’est devenu par décret du 05 novembre 1996, publié dans le Journal officiel de la République française du 08 novembre de la même année. L’AOC a été délivrée par l’Institut national des appellations d’origine, « après plus de vingt années de démarches de la part des acteurs de la filière. » L’appellation d’origine contrôlée (AOC) concerne notamment les spiritueux. Elle garantit au consommateur « un lien étroit entre le produit et son terroir qui tous les deux doivent être de qualité ».

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Solidarité avec Cuba, contre l’impérialisme, le fascisme, pour l’autodéteriation des peuples !

— RS n° 436 du lundi 2 mars 2026 —

De la salle Victor Lamon, vendredi 20 février, les solidaires de Cuba sont passés à la cour de la maison des syndicats, vendredi 27 où 200 personnes environ ont pu entendre, entre les magnifiques prestations
musicales de Bèlèrumba, de Bwamabi, de Victor Sanon, les explications sur la situation à Cuba, sur l’initiative du mouvement unitaire de solidarité, sur les enjeux humanitaires, sur la signification politique du combat.

Des messages émanant de Cuba, de Guadeloupe ont émaillé la soirée. Sur une table à l’entrée, 4000 euros ont pu être récoltés qui seront fort utiles pour organiser les collectes de denrées alimentaires, pharmaceutiques, etc… qu’il s’agira d’acheminer à Cuba en fonction des demandes reçues des autorités.

Cuba n’est pas, pour l’heure, victime d’un cyclone, mais bien de l’aggravation d’un blocus criminel imposé par l’impérialisme US. La version actuelle de cet impérialisme est la plus brutale, la plus scélérate de toutes, puisque le sieur Trump a décidé d’étrangler Cuba, d’en « prendre le contrôle pacifiquement » (sic). Le « King » fasciste qui trône à Washington veut mettre en coupe réglée « sa » propre population et soumettre la planète à sa prédation, à sa férocité de bête blessée.

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Fort-de-France : une campagne municipale sous le poids des affaires

— Par Jean Samblé —

À l’approche des élections municipales prévues le 15 mars, la vie politique de Fort-de-France, chef-lieu de la Martinique, traverse une période de fortes tensions. Le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du Parti progressiste martiniquais (PPM), formation historique fondée en 1958 par Aimé Césaire et longtemps dominante dans la capitale martiniquaise. Le maire sortant, Didier Laguerre, candidat à un troisième mandat, mène campagne dans un contexte politique inédit, marqué par des affaires judiciaires, une recomposition des alliances et l’émergence de nouvelles forces issues du mouvement social.

Une affaire judiciaire au cœur de la campagne

Pendant plusieurs semaines, l’hypothèse d’une condamnation judiciaire a pesé sur l’avenir politique de Didier Laguerre. Le maire de Fort-de-France était poursuivi devant le tribunal judiciaire de Paris pour recel de détournement de fonds publics aux côtés de son premier adjoint, Yvon Pacquit, et de l’ancien maire de la ville, Serge Letchimy.

L’affaire trouve son origine dans un rapport de la chambre régionale des comptes publié en 2021. Celui-ci pointait un montage administratif ayant permis à Serge Letchimy de faire valoir ses droits à une retraite anticipée d’ingénieur territorial de la ville de Fort-de-France en 2016, alors qu’il occupait toujours un mandat parlementaire à l’Assemblée nationale.

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Haïti : Pour comprendre le phénomène des gangs armés…

— Par Robert Lodimus —

« Dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de « liberté », réelle et véritable. »

  (Lénine)

Tout va de travers dans ce pays que l’on appelait autrefois – et non par ironie – la Perle des Antilles. À cette époque-là – qui était aussi celle du Bicentenaire du président Dumarsais Estimé – les touristes venus des quatre coins de la planète déambulaient par dizaines dans les rues des villes accueillantes et longeaient sans inquiétude les sentiers des campagnes verdoyantes, noyées dans l’exubérance des forêts vierges. Ce temps béni et enchanteur n’existe plus dans cette presqu’île mourante de la Caraïbe. Aujourd’hui, la République d’Haïti incarne, symbolise aux yeux des étrangers une clocharde lépreuse qui attend sa dernière heure dans la honte grisailleuse, une pestiférée malchanceuse que même sa diaspora cherche volontairement à éviter par tous les moyens. 

En 2025, la population haïtienne était évaluée à 12 037 506 habitants. 75% du nombre se retranchaient dans les bas-fonds d’une misère au goût de fiel.

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Meurtre de Quentin Deranque : quels mécanismes conduisent à la violence politique ?

La mort de Quentin Deranque à Lyon et l’interpellation de militants antifascistes relancent un débat brûlant sur la responsabilité politique, mais surtout sur les mécanismes qui mènent au passage à l’acte. Dans cette analyse, Antoine Marie (CEVIPOF) montre que, loin d’être le produit d’une folie individuelle, la violence politique s’inscrit souvent dans une progression lente. L’un des concepts clés est celui de « l’escalier de la radicalisation » : progressif et insensible, mais pouvant aboutir à l’irréparable.

Comment des gens a priori ordinaires en viennent-ils à commettre des violences en réunion politiquement motivées ? Le psychologue Fathali Moghaddam a proposé un modèle devenu classique, « l’escalier vers le terrorisme », qui s’applique assez bien à la violence politique en général. Selon son analyse, l’action politique violente est l’étape finale d’un long escalier qui s’élève et se rétrécit très progressivement.

Première marche : l’exposition sélective. On ne consulte plus que des sources d’information politiques qui renforcent ses perceptions négatives et des analyses partisanes d’enjeux politiques complexes. On cesse progressivement le contact avec des interlocuteurs nuancés, capables de défendre le point de vue adverse.

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Haïti : La mort du soleil au pays des aïeux…

— Par Robert Lodimus —

«  Le moyen ne peut être justifié que par la fin. Mais la fin a besoin aussi de justification. Du point de vue du marxisme, qui exprime les intérêts historiques du prolétariat, la fin est justifiée si elle mène à l’augmentation du pouvoir de l’homme sur la nature et à l’abolition du pouvoir de l’homme sur l’homme.»
(Léon Trotsky)

Nous avons abondamment expliqué, au cours de cette série, – dans laquelle nous utilisons le mot Carthage, qui représente une cité prospère de l’antiquité, comme métaphore –, que les puissances esclavagistes ne sont pas disposées à soutenir véritablement les efforts de développement et d’autodétermination des pays qu’elles maintiennent elles-mêmes sous la dépendance et la domination du « Capital ». Yalta, cette ville historique de Crimée où se rencontrèrent en février 1945 Franklin D. Roosevelt des États-Unis, Winston Churchill du Royaume uni, Joseph Staline de l’Union soviétique, symbolisent le lieu de la manifestation du cynisme des puissances impérialistes.

Les futurs vainqueurs de la seconde guerre mondiale séparèrent entre eux la terre, l’océan et l’espace, avant même la défaite officielle de l’Allemagne et la capitulation outrageante du Japon.

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