— Par Jean Samblé —
L’intervention militaire américaine menée au Venezuela au début du mois de janvier a déclenché une vague de réactions internationales d’une intensité rare. L’arrestation spectaculaire de Nicolas Maduro par les forces américaines, suivie de l’annonce par Donald Trump d’une phase de transition placée sous supervision de Washington, a été perçue comme un tournant majeur dans la politique étrangère des États-Unis. Si peu d’acteurs internationaux se sont portés à la défense de l’ancien président vénézuélien, la méthode employée par Washington a profondément divisé chancelleries, médias et experts, mettant en lumière une crise plus large de l’ordre international.
Dans une grande partie de la presse européenne, l’événement est analysé avant tout sous l’angle du droit. Des quotidiens de référence au Royaume-Uni, en Espagne, en Belgique ou en Allemagne dénoncent une opération jugée illégale, menée sans mandat des Nations unies et en dehors de tout cadre multilatéral. La capture d’un chef d’État en exercice sur le sol d’un pays souverain est décrite comme un précédent grave, susceptible de fragiliser durablement les principes de non-ingérence et de souveraineté nationale. Plusieurs éditorialistes soulignent que, même face à un régime autoritaire et discrédité, le recours à la force unilatérale constitue une ligne rouge que Washington aurait délibérément franchie.

— RS n° 428 lundi 5 janvier 2026 —
— Communiqué de la Fédération de la Ligue des Droits de l’Homme de Guadeloupe —
— TraductionAlain Marshal —
— Communiqué de la CGTM —
Au cours de la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les bombardements au Venezuela perpétrés par l’armée américaine de Trump et l’enlèvement du président Maduro et de sa femme constituent des actes de piraterie internationale.
La crise actuelle du Venezuela s’inscrit dans une longue dégradation de la démocratie et de l’État de droit, dont Nicolás Maduro porte une responsabilité centrale. Désigné successeur d’Hugo Chávez, il n’a jamais bénéficié d’une légitimité populaire pleine et entière. Son accession au pouvoir s’est faite à l’issue d’élections extrêmement serrées, organisées dans un contexte de déséquilibre manifeste : institutions électorales majoritairement inféodées au pouvoir, usage massif des ressources de l’État à des fins partisanes, accès inégal aux médias et climat de pression politique permanente sur l’opposition. Les scrutins ultérieurs n’ont fait qu’aggraver ces soupçons, notamment lorsque des résultats ont été proclamés sans publication complète des procès-verbaux, vidant l’acte électoral de sa crédibilité démocratique.
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— Par Andrea Martini (*) —
Plus de quarante ans après son arrestation,
Les migrant.es fuient la misère, la dictature, les menaces de mort…mais ils affrontent ici une autre violence : celle des files d’attente, des dossiers refusés, des droits suspendus…d’une administration qui les jette dans des situations inhumaines…
— Par Jean Samblé —
— Par Robert Saé, Responsable aux affaires extérieures —
— Par Anne Muxel , 
Gilbert Pago, historien et militant.
La militante iranienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, a été arrêtée en Iran le 12 décembre 2025, au cours d’une cérémonie en mémoire de l’avocat Khosrow Alikordi, récemment décédé. L’information a été confirmée par son comité de soutien sur le réseau X (anciennement Twitter), et par son avocate française, Me Chirine Ardakani. Selon des sources fiables, Narges Mohammadi a été violemment interpellée par les forces de sécurité iraniennes, qui l’ont frappée et saisie par les cheveux, lors d’un rassemblement en hommage à Alikordi, dans la ville de Mashad, dans l’est du pays.
— Par Robert Lodimus —
—Par Robert Berrouët-Oriol ( *) —