Ecologie

 »Réchauffement climatique et les conséquences sur nos îles »

Conférence-débat le 24 janvier 2018 à 18 h avec Jean Houzel.

Le mercredi 24 janvier 2018 à 18 h à l’Espace Sonate 42 rue Ernest Hemingway, ZAC de l’Etang Zabricot, Fort-de-France l’Association écologique PUMA organise une conférence-débat avec Jean Jouzel, climatologue, spécialiste du réchauffement climatique. Mondialement reconnu, il figure parmi les premiers scientifiques qui ont mis en évidence l’existence de l’effet de serre et alerté le public sur ses conséquences sur le climat.
Jean Jouzel
Né dans une famille d’agriculteurs bretons, Jean Jouzel passe par le collège Saint-Joseph à Janzé, puis le lycée de l’Assomption à Rennes avant de faire ses classes préparatoires Maths Sup et Maths spé au lycée Chateaubriand. Il est ingénieur diplômé de l’École d’ingénieur ESCIL (nouvellement nommée CPE Lyon), promotion 1968, Docteur en sciences physiques depuis 1974 à l’issue d’une thèse sur la Complémentarité des mesures de deutérium et de tritium pour l’étude de la formation des grêlons proposée par son professeur Étienne Roth, après avoir soutenu en 1973 à la faculté d’Orsay sa thèse de doctorat troisième cycle sur les mesures du tritium dans de faibles quantités d’eau à la teneur naturelle.…

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L’usine du Galion n’est pas un terrain de jeux.

— Par Florent Grabin, pour PUMA —

La défense de la santé publique, c’est ce que nous avons entendu tous ces derniers temps de la part de certains qui s’imaginent qu’ils ont le monopole de la protection de notre environnement.

D’autres se sont transformés en rabatteurs de souk du Moyen-Orient ou du Maghreb, pour tenter de se refaire une santé financière.

Qui n’a pas dans sa famille, dans ses relations diverses, une personne ayant travaillé, soit à l’usine, soit dans nos champs de cannes ?

Nous, P.U.M.A., avons en toute responsabilité pris part à l’installation de l’usine de production électrique, ALBIOMA, dite Galion 2 et à son raccordement à la S.A.E.M. du Galion. Après étude et demande d’autorisation, cette installation prévue au départ, pour fonctionner avec de la bagasse de canne et du charbon avait été acceptée par toute la classe politique de la Martinique ; Un arrêté de permis de construire n°2013-280-0005 a été délivré par la Préfecture, pour la création d’une unité de production d’électricité et une digue.

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Qualité des eaux de baignade: Qui dit vrai?

— Par Florent Grabin , président de L’association écologique PUMA —

La pollution microbiologique des eaux de baignade est essentiellement d’origine fécale. Les eaux usées, provenant des habitations, les déjections des animaux et les effluents d’élevages rejetés dans le milieu et qui pollueraient des sites de baignades peuvent être la cause d’une mauvaise qualité de l’eau.
La pluie peut également provoquer des débordements des ouvrages de collecte et de traitement des eaux usées ou des ruissellements importants sur des surfaces souillées.

Les troubles de santé liés à la qualité microbiologique de l’eau sont généralement bénins (ex : gastro-entérites, affections de la sphère ORL). Plusieurs textes prévoient les dispositions applicables pour le contrôle sanitaire des eaux de baignade, dont la Directive 2006/7/CE.

Les communes sont responsables des eaux de baignades. Elles sont chargées de :

* Recenser les zones fréquentées par un grand nombre de baigneurs.
* Déclarer ces zones de baignade.
* Prendre les mesures de gestions protégeant la santé des baigneurs.…

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Usine du Galion : la filière canne n’est pas un terrain de jeux!

— Par Florent Grabin de l’association écologique PUMA —

Lettre aux élu(e)s

Messieurs, Mesdames nos élus,

Nous avons assisté à la diffusion de la plénière du mercredi 20 décembre 2017, qui s’est tenue à la CTM. Ce débat démocratique, autour de la question du raccordement ou pas de l’usine de la SAEM du Galion à Albioma, nous a permis de constater le niveau de connaissances sur le sujet, des différents intervenants.

Nous sommes restés sans voix, choqués, quand un élu a déclaré :  » concernant cette opération, c’est un système mafieux  ». Puis il a développé sur l’absence de permis de construire…

Vous comprendrez aisément que nous ne pouvons pas passer sous silence de telles affirmations, d’où notre saisine pour tenter de démonter les allégations qui ont été proférées lors de cette séance.

Concernant le permis de construire il est en pièce jointe et porte le numéro 2013280005 signé daté du 7 octobre 2013, il n’a pas fait l’objet de contentieux devant le Tribunal Administratif de Fort-de-France,

Concernant le rapport du prétendu expert, il y a de très nombreux points à démonter, mais restons sur les plus importants :

* La société Babcock Wanson n’est pas le constructeur de la chaudière, Babcock Wanson est spécialisée dans la construction de petites chaudières industrielles d’un type complètement différent (dites à tubes de fumées) de celle du Galion.…

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À propos du dysfonctionnement de l’usine du Galion

— Par Florent Grabin, Association PUMA —

À propos du problème suscité par le dysfonctionnement de l’usine  du Galion de production sucrière et rhumière.

Nous rappelons que l’Usine Galion est exploitée par la  »Société Anonyme d’Économie Mixte » de production sucrière et rhumière de Martinique (SAEM) créée à l’époque pour restructurer la production du même nom au plan local. La particularité de l’économie mixte est d’associer, en vue de préserver l’intérêt général, des acteurs publics et privés dans le but, notamment, d’assurer la pérennité de certains secteurs essentiels de l’économie, tel celui de l’industrie rhumière et sucrière en Martinique . Dès les années 1980 et dans cette optique, l’État et les collectivités locales ont été autorisés à prendre des participations financières dans la Société Anonyme d’Économie Mixte de production sucrière et rhumière de la Martinique et sont représentés au conseil d’administration. De même, la SAEM est soumise en tant que telle au contrôle économique et financier de l’État, à l’instar de toute institution d’économie mixte.…

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La Martinique se meurt…

— Par Yvon Joseph-Henry, président de A3C

La Martinique va mal et chaque jour qui passe nous en fournit une preuve supplémentaire. Nos maux, nous les connaissons tous :

  • Incompétence
  • Son corollaire, le copinage car sans copinage, l’incompétence est mise à nu et dénoncée ;
  • Le Je-m’en-foutisme ou le « y bon kon sa », conséquence de l’inconséquence et du copinage : pourquoi m’en faire en effet puisque je ne serai jamais inquiété ?

  • L’appât du gain par tous les moyens, sans doute l’élément le plus destructeur de notre île puisqu’il prospère dans le terreau des défauts qui précèdent.

 

Pour l’habitant du Robert par exemple, ces maux sont perceptibles à l’œil nu. Ainsi, la grande double voie qui traverse maintenant le Robert de Trinité au Lamentin est inondée dès qu’il pleut un peu fort, quand la voie précédente, avec tous ses défauts ne l’était pas. La route du bourg à Pointe Savane est un gymkhana permanent du fait des trous quasi permanents de la route, et malgré l’habileté des conducteurs, ceux-ci massacrent pneus et jantes quand ce ne sont pas les amortisseurs et les cardans….…

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Glyphosate : les leçons d’un scandale européen

— Par Jean-Jacques Régibier  —

Tandis que les réactions scandalisées à la ré-autorisation du glyphosate se multiplient, le vote des Etats membres, lundi, met à nu le fonctionnement d’une Union européenne soumise aux intérêts des multinationales, et qui fait fi aussi bien de l’avis de ses citoyens, que de leur santé.

Le vote du glyphosate, après celui du CETA, sera-t-il le vote de trop, celui qui va mettre à mal durablement, la crédibilité déjà bien entamée d’une Union européenne réduite à défendre becs et ongles les intérêts privés d’une multinationale dont on sait qu’elle a dépensé des fortunes en lobbying, pour forcer une décision qui lui attribue aujourd’hui l’un des marchés les plus juteux du siècle ?

Lire aussi : Le glyphosate prolongé pour 5 ans par l’Union européenne

Lire aussi : Glyphosate : un composant cancérigène vendu en Martinique dans les produits domestiques

A écouter les réactions de colère qu’a suscité le vote prolongeant pour 5 ans l’autorisation d’emploi du glyphosate, beaucoup le pensent.…

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La transition énergétique : Sommes-nous prêts ?

— Par  Florent Grabin, président de l’association PUMA —
La transition énergétique désigne une modification structurelle profonde des modes de production et de consommation de l’énergie. C’est l’un des volets de la transition écologique. Elle résulte des évolutions techniques, des prix et de la disponibilité des ressources énergétiques, mais aussi d’une volonté politique des gouvernements et des populations, entreprises, etc. qui souhaitent réduire les effets négatifs de ce secteur sur l’environnement.
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel du 18 août 2015, ainsi que les plans d’action qui l’accompagnent visent à permettre à la France de contribuer, plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique et à la préservation de l’environnement, ainsi de renforcer son indépendance énergétique, tout en offrant à ses entreprises et ses citoyens, l’accès à l’énergie à un coût compétitif.
En Martinique, nous avons différents plans qui ont été mis en place, donnant lieu à de très nombreuses manifestations, pour tenter d’interdire ces programmes et dans le même temps, ce sont ces mêmes personnes qui réclament en permanence, l’arrêt du fossile et le respect de la transition énergétique.…

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Comment produire moins de déchets ?

Éviter les suremballages, choisir des produits alimentaires en vrac ou des produits électroménagers réparables, privilégier les achats d’occasion… Dans le cadre de la semaine européenne de la réduction des déchets (SERD) qui se déroule du 18 au 26 novembre 2017, retrouvez sur le site de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) les conseils pratiques destinés à limiter vos déchets à la maison, au bureau ou tout simplement en faisant vos courses.

L’Ademe recommande notamment :

de mieux acheter (choisir les produits sans suremballage, choisir la bonne contenance, choisir des produits durables et réparables…) ;
d’éviter le gaspillage alimentaire (être vigilant sur les offres promotionnelles, respecter au mieux la chaîne du froid en effectuant vos achats, être attentif aux dates de péremption, assurer une bonne conservation de vos aliments…) ;
de moins jeter (valoriser les déchets organiques par le compostage, donner une seconde vie à certains produits comme les vêtements, les livres, les appareils électriques, utiliser moins de piles, limiter la consommation de papier…).…

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Le climat peut-il réchauffer notre économie ?

— Par Florent Grabin, président de l’Association P.UM.A. —

Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire, est un phénomène d’augmentation des températures sur la plus grande partie des océans et de l’atmosphère terrestre. Il traduit une augmentation de la quantité de chaleur retenue à la surface terrestre. Il est mesuré à l’échelle mondiale sur plusieurs décennies. Dans son acception commune, ce terme est appliqué à une tendance au réchauffement global observé depuis le début du XXe siècle entraînant, entre autres conséquences, un changement (ou dérèglement) climatique global.
En prenant en compte ce constat, nous devrions nous attendre à voir monter le niveau de la mer des Antilles. Les enjeux économiques, politiques, sociaux et environnementaux, voire moraux étant majeurs, ils suscitent de nombreuses controverses débattues à l’échelle internationale, ainsi que des controverses.
Le Climat pourrait-il réchauffer notre économie ?
Les experts sont unanimes pour affirmer que notre économie est dans le rouge et qu’il y a urgence à tout mettre en œuvre pour éviter l’irréversible : dans ces conditions, que faire ?…

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CETA. La Fondation pour la nature et l’homme réclame un véritable veto climatique

— Par Lorenzo Clément avec AFP —

La présidente de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH, ex-Fondation Nicolas Hulot), Audrey Pulvar, appelle à renégocier le traité commercial controversé entre l’Union européenne et le Canada (Ceta) pour mettre en place « un veto climatique opérationnel ».
« La seule solution pour mettre en place un veto climatique opérationnel est de renégocier le Ceta afin d’y intégrer une véritable clause de sauvegarde des mesures climatiques », a affirmé Audrey Pulvar à la veille de la conférence climat de l’ONU, dans une tribune publiée dans le JDD dimanche L’accord de libre-échange UE-Canada est entré en vigueur de façon provisoire le 21 septembre, mais il devra pour être totalement mis en oeuvre être ratifié par tous les États membres de l’UE.
Des ONG, appuyés par des experts et des élus, réclamaient la mise en place d’un veto climatique pour empêcher le recours, devant les tribunaux d’arbitrage, d’investisseurs qui s’estimeraient lésés par des mesures prises pour limiter le réchauffement climatique.…

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Que fait-on pour la santé de notre population ?

— Par Florent Grabin de l’association écologique PUMA —

La santé publique peut être définie de diverses manières. En effet, on peut la présenter comme l’étude, des déterminants physiques, psycho-sociaux et socio-culturels de la santé de la population, d’une part ; d’autre part, comme des actions en vue d’améliorer la santé de la population ; ou encore, comme une activité organisée de la société visant à promouvoir, à protéger, à améliorer et, le cas échéant, à rétablir la santé de personnes, de groupes ou de la population entière.

Qui n’a pas dans sa famille, dans ses relations diverses, une personne victime de maladie, qui vit très difficilement un cancer ; ou est malheureusement décédée après de longues souffrances ?

Pour répondre à cette inquiétude, P.U.M.A. s’est fait accompagner de scientifiques et autres intervenants spécialisés dans le domaine médical et dont la renommée internationale n’est plus à démontrer. À notre demande, certains se sont rendus en Martinique et se sont faits traiter de tous les noms d’oiseaux, pour avoir tenté de nous montrer d’où venait notre mal.…

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Le coût de nos déchets.

— Par Florent Grabin de l’association écologique PUMA —

La gestion de nos déchets est l’une des préoccupations du législateur et de l’administration centrale. Cette ressource devient une forte valeur ajoutée dans l’économie circulaire et nous devrions la mettre en lumière pour l’amélioration de notre quotidien. Alors, ne serions-nous pas condamnés à organiser autour de nos déchets ces filières et leurs financements pour un développement durable.

Tout d’abord, voyons en quoi consiste l’économie circulaire, dans le BTP par exemple. Dans ce domaine, comme le stipule la loi, la gestion des déchets est désormais prise en compte. En effet, les donneurs d’ordres publics doivent insérer un volet environnemental dans le cahier des charges afin d’utiliser les produits issus des filières de recyclage. Pourtant, ils sont nombreux à ne pas respecter cette règle. Ainsi, concernant le projet du lycée Schoelcher, selon lequel 90 000 m3 environ de terre sont à évacuer, soit 7 500 camions en circulation, il n’existe pas de lieu prévu pour la réception de la matière valorisable.…

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Festival AlimenTERRE :  » Notre avenir se joue dans nos assiettes »

Du 15 octobre au 30 novembre 2017. Voir le programme en Martinique.

Autour du Festival ALIMENTERRE, associations, enseignants, formateurs, individuels, collectivités et entreprises martiniquaises se mobilisent pour une agriculture durable et garante d’une alimentation saine et suffisante pour tous, en Martinique et dans le monde. 

795 millions de personnes souffrent encore de la faim et les paysans en sont paradoxalement les premières victimes. Si nous n’agissons pas, ce constat pourrait encore empirer alors que la population ne cesse d’augmenter.
Les défis alimentaires sont colossaux mais des réponses existent. Les initiatives germent à travers le monde pour mettre en place des systèmes alimentaires durables et responsables. L’agroécologie, le consommer local, la possibilité pour une population de choisir la nourriture qu’elle souhaite consommer sont autant de pistes applicables sur tous les territoires.
Quel modèle de production pour une alimentation saine et durable pour tous ? Comment permettre aux paysans et aux travailleurs agricoles de vivre dignement ? Comment leur garantir l’accès aux moyens nécessaires pour produire ?



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« Monsanto papers », désinformation organisée autour du glyphosate

« Le Monde » montre comment la puissante firme américaine a fait paraître des articles coécrits par ses employés et signés par des scientifiques pour contrer les informations dénonçant la toxicité du glyphosate.

Mémos stratégiques, courriels, contrats confidentiels… Les « Monsanto papers » continuent de livrer petits et grands secrets. Après un premier volet publié en juin dernier, Le Monde s’est à nouveau plongé dans ces dizaines de milliers de pages de documents internes que le géant de l’agrochimie a été contraint de rendre publics à la suite de procédures judiciaires engagées aux Etats-Unis.

Lire aussi : « Monsanto papers » : la guerre du géant des pesticides contre la science

Monsanto est poursuivi dans ce pays par un nombre croissant de plaignants – aujourd’hui 3 500 –, victimes ou proches de victimes décédées d’un lymphome non hodgkinien, un cancer du sang rare, et qu’ils attribuent à une exposition au glyphosate. Ce désherbant, mis sur le marché en 1974, notamment sous le nom de Roundup, s’est imposé comme un best-seller mondial en étant l’auxiliaire essentiel des semences génétiquement modifiées pour le tolérer.…

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Des nuées de moustiques lâchés dans la nature

— Par Alexandra Bourcier. —

La société de biotechnologie Oxitec va construire une immense installation au Royaume-Uni. Son but : produire chaque semaine un milliard de moustiques « sans danger » pour lutter contre le moustique Aedes aegypi, vecteur principal du virus Zika, du chikungunya, de la dengue et de la fièvre jaune.

Chaque année, dans le monde, environ un million de personnes décèdent, après avoir été piquées par un moustique. Les moustiques Anophèle, vecteurs du paludisme, sont les plus redoutés. Mais les moustiques appartenant au genre Aedes ne sont pas en reste : ils sont le principal vecteur de la fièvre jaune, de la dengue, du virus Zika et du chikungunya…

Seules les femelles piquent. On estime les Aedes responsables de 52 000 morts chaque année. Si le moustique tigre (Aedes albopictus) est devenu célèbre en raison de l’épidémie de chikungunya, l’espèce Aedes aegypi est particulièrement étudiée par les scientifiques. Car les chiffres pourraient devenir exponentiels, tant cette espèce est invasive : ses œufs peuvent éclore en 24 heures et les individus atteignent la taille adulte en 7 à 12 jours.…

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Hugo, Dean, Matthew, Irma, Maria : de l’opportunité d’une réflexion et de choix courageux

Dans l’œil du cyclone

Par Yves Untel Pastel, ethnologue, poète et auteur-compositeur —

Le 5 et 6 septembre 2017, dans la triste continuité des épisodes cycloniques, l’ouragan Irma s’abat sur la Caraïbe. Après avoir quasiment effacé l’île de Barbuda, il rase Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Encore une fois toute la zone caraïbe solidaire dans l’inquiétude est plongée dans une extrême désolation. Mais rappelons-nous de tristes mémoires, que le 4 octobre 2016 l’Ouragan Matthew dévastait Haïti, Cuba le 4 octobre puis les Bahamas, avec un bilan humain catastrophique pour Haïti. La reconstruction annoncée à Haïti qui a mobilisé un vaste appel de fond à l’échelle internationale demeure anecdotique en regard des moyens effectivement collectés. En août 2007, en Martinique, la rude épreuve de Dean détruit l’économie bananière et montre une fois de plus la fragilité de nos assises économiques structurelles. Nous nous souvenons encore avec sidération que le 16 et 17 septembre 1989, le cyclone Hugo avait lui aussi principalement terrassé la Guadeloupe pour ce qui est des îles sous législation française.

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Sommes-nous prêts pour la biomasse ?

Ce qu’il faut savoir..

— Par Florent Grabin, pour l’association PUMA —

Les arbres ont tous un rôle important dans le développement de notre biotope*, aussi avons nous l’impérieux devoir de les préserver. Depuis la nuit des temps, l’Homme a su s’adapter à cette forêt qui lui a assuré nourriture, toit, et eau, mettant ainsi à sa disposition les sources d’énergie nécessaires à son cadre de vie.

L’une de ces sources d’énergie est la biomasse. C’est, selon le LAROUSSE : la « masse totale des êtres vivants subsistant en équilibre sur une surface donnée du sol ou dans un volume d’eau océanique ou douce ».

A notre sens, la biomasse est dans le domaine de l’énergie, et plus particulièrement des bioénergies, la partie de la biomasse utilisée ou utilisable comme source d’énergie. On parle alors de biomasse énergie. On peut tirer profit de cette dernière soit directement, par combustion (ex : bois énergie) ; soit indirectement, après méthanisation ( on a le biogaz ou sa version épurée, le biométhane) ou d’autres transformations chimiques (biocarburants, aussi appelés  »agrocarburants  »)

La biomasse peut être toute matière organique d’origine végétale (microalgues incluses), animale, bactérienne ou fongique (champignons).…

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État de catastrophe naturelle à la Guadeloupe, à la Martinique, à Saint-Barthélemy et Saint-Martin

Certaines communes de la Guadeloupe et de la Martinique et l’ensemble des collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin font l’objet d’une constatation d’état de catastrophe naturelle à la suite d’inondations par chocs mécaniques liés à l’action des vagues, de coulées de boue et/ou de vents cycloniques survenus du 18 au 19 septembre 2017. Un arrêté a été publié en ce sens au Journal officiel du 24 septembre 2017.

Dans le cas présent, les communes concernées sont :

en Guadeloupe (Abymes, Anse-Bertrand, Baie-Mahault, Baillif, Basse-Terre, Bouillante, Capesterre-Belle-Eau, Capesterre-de-Marie-Galante, Gourbeyre, Désirade, Deshaies, Grand-Bourg, Gosier, Goyave, Lamentin, Morne-à-l’Eau, Moule, Petit-Bourg, Petit-Canal, Pointe-à-Pitre, Pointe-Noire, Port-Louis, Saint-Claude, Saint-François, Saint-Louis, Sainte-Anne, Sainte-Rose, Terre-de-Bas, Terre-de-Haut, Trois-Rivières, Vieux-Fort, Vieux-Habitants) ;
à la Martinique (Ajoupa-Bouillon, Anses-d’Arlet, Basse-Pointe, Carbet, Case-Pilote, Ducos, Fonds-Saint-Denis, Fort-de-France, Grand’Rivière, Gros-Morne, Lamentin, Lorrain, Marigot, Morne-Rouge, Prêcheur, Rivière-Pilote, Saint-Joseph, Saint-Pierre, Sainte-Luce, Sainte-Marie, Schœlcher, Trinité).

L’ensemble des collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin est également englobé par cet arrêté.

À savoir :

L’état de catastrophe naturelle est constaté par un arrêté interministériel qui détermine les zones et les périodes où s’est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages occasionnés par celle-ci.…

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Ouragan Irma et pillage des habitations : les engagements des assurances

— Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) —

Les assureurs de la Fédération française de l’assurance (FFA) et le Comité des assureurs Antilles-Guyane ont pris plusieurs mesures exceptionnelles dont l’une concerne le pillage des habitations. À ce titre, tout particulier ayant été victime de pillage peut bénéficier de la garantie catastrophes naturelles, sans avoir à démontrer l’existence d’une effraction ou d’une agression, dès lors qu’il est assuré contre le vol.

Pour rappel, un assureur ne prend en charge le règlement d’un sinistre dû à une catastrophe naturelle que si les conditions cumulatives suivantes sont remplies :

il faut être assuré contre ce type de sinistre ;
l’état de catastrophe naturelle doit être confirmé par un arrêté interministériel.

Les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont fait l’objet d’une constatation d’état de catastrophe naturelle. En effet, un arrêté a été publié en ce sens au Journal officiel du 9 septembre 2017.

Face à cette situation exceptionnelle, les assureurs de la FFA et le Comité des assureurs Antilles-Guyane ont pris plusieurs engagements, dont :

l’application de la garantie catastrophes naturelles en cas de pillage chez les particuliers assurés contre le vol ;
la prise en charge par son assureur du déblayage de son véhicule assuré et endommagé sur la voie publique ;
la remise d’une avance (somme d’argent destinée à faire face aux besoins urgents) par son assureur à tout particulier dont la résidence principale est inhabitable.…

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Maria : l’état de catastrophe naturelle en Guadeloupe sera « signé samedi »

— Par franceinfo avec AFP – France Télévisions —

La déclaration de catastrophe naturelle sera signée samedi 23 septembre pour la Guadeloupe après le passage de l’ouragan Maria, qui a fait deux morts et deux disparus, mais aussi des « dégâts sérieux », a annoncé le Premier ministre, Edouard Philippe, mercredi 20 septembre. Une commission établira précisément vendredi les îles et communes concernées par cet arrêté.

La garantie catastrophe naturelle prévoit la prise en charge des dommages matériels causés aux seuls biens assurés. Dès la parution de l’arrêté de catastrophe naturelle, les assurés ont jusqu’à dix jours pour adresser leur déclaration de sinistre à leur assureur.
Sept morts à la Dominique

Le Premier ministre a fait état de « dégâts sérieux » causés par l’ouragan, avec « la quasi totalité des bananeraies de l’île affectée » et la « production totalement interrompue », à l’issue d’un comité interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

L’ouragan Maria, qui sème la dévastation dans les Antilles, a aussi provoqué la mort de sept personnes sur l’île de la Dominique et a causé d’importants dommages à Porto Rico.…

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L’ouragan Irma : tirer les leçons d’une catastrophe prévisible.

Par Dr Jean ROGER, géophysicien marin —

La Mer des Caraïbes et ses plages de sable blanc attirent depuis des décennies nombre de touristes qui fuient la grisaille hivernale du vieux continent. Pour pallier à la demande en hébergements, de nombreux investisseurs ont établi leurs quartiers dans ces îles paradisiaques et y ont construit toutes sortes de bâtiments, allant de simples résidences particulières aux immenses complexes hôteliers pouvant accueillir des centaines de clients. Bien souvent, ces derniers ont prit la place des mangroves et autres forêts littorales et les quantités astronomiques de polluants (produits phytosanitaires, eaux usées, etc.) rejetées dans les eaux côtières, ont gravement endommagé les récifs coralliens. Or ces deux écosystèmes, aussi fragiles qu’absolument nécessaires au maintien de l’équilibre de la biodiversité des Caraïbes, jouent également un rôle non négligeable de défense de la frange côtière face aux divers assauts de la mer. Ce sont de véritables barrières qui, si elles ne les stoppent pas, réduisent l’impact des submersions marines, notamment en terme d’atténuation des courants lors d’épisodes de forte houle, de surcote de tempête ou encore de tsunami.…

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Sargasses : agriculture intensive et destruction des mangroves en cause

Depuis 2011, les Caraïbes font face à une invasion et une prolifération de Sargassum fluitans et Sargassum natans qui viennent s’échouer sur les côtes en grande quantité. La Guadeloupe estime qu’entre 20 000 et 40 000 tonnes de sargasses viennent s’échouer sur le littoral.

Contrairement à ce qui été supposé au départ, ces grands bancs d’algues qui s’échouent aux Antilles ne proviennent pas de la Mer des Sargasses mais du golfe de l’Amazone. Ces proliférations seraient dues à des apports de nutriments (phosphate, nitrate) causés par une agriculture intensive et un lessivage des sols plus important suite à la déforestation intensive. De plus la destruction de la mangrove à l’embouchure du fleuve permet un relargage direct dans l’océan, conduisant ainsi à la création d’un écosystème favorable au développement des sargasses. Le phénomène des brumes du Sahara (poussières riches en fer et phosphates transportées par le vent) pourrait favoriser le développement de ces radeaux en route vers les Caraïbes.

Ce phénomène a des conséquences économiques importantes.…

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À propos des perturbateurs endocriniens

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique PUMA (Pour une Martinique autrement) —

Depuis plus de vingt ans, le Pr Sultan (1) travaille sur les conséquences des perturbateurs endocriniens sur l’Homme et, comme bon nombre de chercheurs, il a toujours accompagné PUMA dans sa démarche de protection écologique de notre environnement. Tous ces chercheurs ont pu mettre en évidence les différentes molécules très dangereuses pour la population et son milieu naturel. Grâce à ces informations, nous avons accompagné des professionnels de l’agriculture qui ont pris conscience de ce péril ; ce qui leur a permis de procéder au retrait des différents produits dangereux, singulièrement dans la production de la banane.

Très récemment notre environnement a radicalement changé : alimentation industrielle, hygiène, mondialisation et standardisation de tous les objets courants, mélange des populations ; et pourtant ces dernières sont sujettes à de nouvelles pathologies insidieuses dites « émergentes » que les enquêtes épidémiologiques attribuent, pour une très grande part, à l’action de ces perturbateurs chimiques.…

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2 août 2017 : jour du dépassement

En clair, c’est à partir d’aujourd’hui que l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année selon l’ONG Global Footprint Network.

Autrement dit …. nous commençons à vivre à crédit !

Cette date avance chaque année. En 2016, c’était le  8 août et en 2015 le 13 août….

Le jour du dépassement, ou jour du dépassement global, est une date dans l’année où, théoriquement, les ressources renouvelables de la planète pour cette année ont été consommées. Au-delà de cette date, l’humanité puise donc dans les réserves naturelles de la Terre d’une façon non réversible si bien qu’à terme, la raréfaction des ressources condamnera l’humanité à rationner les ressources et donc à entrer en décroissance.

Cette date est calculée par l’ONG américaine Global Footprint Network (en), créatrice du concept d’empreinte écologique, et publiée sous le nom d’Earth Overshoot Day (« Jour du dépassement de la Terre »). En 2016, la date calculée est le 8 août 20161.…

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