Catégorie : Sciences Sociales

Studio 54 : la nuit, la liberté et les excès

« Studio 54. Un lieu de liberté et d’excès », documentaire de Matt Tyrnauer (France–États-Unis, 2018, 93 min). Disponible à la demande sur Arte.tv jusqu’au 14 avril 2027.

— Par Sabrina Solar —

Il existe des lieux qui finissent par dépasser leur propre histoire. Le Studio 54 appartient à cette catégorie. Plus qu’une discothèque new-yorkaise, il est devenu, en quelques mois seulement, le symbole d’une époque, d’une génération et d’une certaine conception de la liberté. Entre 1977 et 1980, dans un New York encore marqué par la crise économique, les tensions sociales et les bouleversements culturels des années 1960 et 1970, cette ancienne salle de spectacle située sur Broadway devient l’un des endroits les plus célèbres du monde.

À l’origine de cette aventure, deux jeunes hommes originaires de Brooklyn, Steve Rubell et Ian Schrager, qui se sont rencontrés à l’université. Tout les oppose en apparence. Rubell est extraverti, chaleureux, spectaculaire et passionné par les relations humaines. Schrager est plus discret, méthodique et davantage attiré par l’organisation et la conception du projet. Leur amitié et leur complémentarité vont pourtant donner naissance à l’un des phénomènes culturels les plus étonnants de la fin du XXe siècle.<p>  Lire Plus

Quel changement climatique à travers le monde ?

— Par Florent Grabin, président de l’Association écologique P.U.M.A. —

Le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat) est l’organe des Nations Unies chargé d’évaluer la science liée au changement climatique. Ses prévisions annoncent une poursuite du réchauffement climatique, une hausse de la fréquence des phénomènes extrêmes et une élévation du niveau des mers dans le monde. Selon eux, le seuil de +1,5 °C de réchauffement mondial sera atteint dès le début des années 2030, entraînant des impacts graves et irréversibles pour la planète.

Le Gouvernement nous informe que les feux qui ravagent actuellement l’Europe ont pour origine les effets du changement climatique et admet qu’il y a eu un manque d’anticipation et de préparation de la population.

Nous pouvons observer que l’aggravation de la canicule a généré en juillet 2026 plus de 5 000 morts, des feux de forêt hors norme, plus de 42 000 hectares brûlés en Gironde, 220 000 personnes évacuées, des maisons détruites par les flammes, des vies brisées en peu de temps !!! La France n’est pas la seule à subir ! De nombreux pays en Europe sont touchés par cette catastrophe.<p>  Lire Plus

Sécheresse : et si la première réserve d’eau des agriculteurs était le sol ?

— Collectif —

Face à des sécheresses plus fréquentes, augmenter l’irrigation ne pourra pas être l’unique réponse. Couverts végétaux, rotations, réduction du labour ou agroforesterie peuvent améliorer l’infiltration et le stockage de l’eau dans les sols, tout en réduisant les besoins des cultures.

En bref

  • L’irrigation représente 7 à 12 % des prélèvements d’eau en France, mais environ 60 % de la consommation, car l’eau utilisée n’est pas immédiatement restituée aux milieux naturels.
  • Les couverts végétaux, les rotations diversifiées et la réduction du travail du sol favorisent l’infiltration de l’eau et limitent le ruissellement.
  • Dans le bassin Adour-Garonne, le programme BAG’AGES a constaté une hausse de 10 à 15 % du réservoir d’eau utile dans l’horizon superficiel de certains sols cultivés selon ces principes.
  • L’“irrigation multiservice” consiste à utiliser ponctuellement l’eau pour installer des arbres ou des couverts végétaux capables de renforcer durablement la fertilité, la biodiversité et la rétention d’eau des sols.

Sommaire

  • De moins en moins d’eau disponible et des besoins en hausse
  • Sélectionner des espèces adaptées
  • La capacité des sols à infiltrer et stocker l’eau
  • L’agroécologie pour un meilleur stockage de l’eau dans le sol
  • Des pratiques qui se complètent
  • Repenser le rôle de l’irrigation
  • Vers un nouveau modèle de gestion de l’eau ?
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Les Antilles, tête de pont européenne

Les termes du débat actuel entre l’intégration à l’Europe versus l’intégration à la Caraïbe.

— Par Jean-Marie Nol —

L’une des plus grandes contradictions du débat institutionnel aux Antilles françaises réside dans le décalage qui existe entre les discours politiques et surtout idéologiques et la réalité des pratiques quotidiennes, ainsi que la nouvelle vision prospective financière et économique qui se dégagerait au cours de la prochaine décennie . Et force est de souligner qu’en l’espèce le débat actuel devrait s’affranchir de toutes considérations de nature géographique et surtout de doctrine idéologique identitaire qui parasite la réflexion sur ce sujet . Depuis plusieurs décennies, une partie du débat public présente la Caraïbe comme l’horizon naturel de la Guadeloupe et de la Martinique, au nom de la géographie, de l’histoire et des affinités culturelles. Pourtant, l’observation des comportements sociétaux , économiques et sociaux des populations antillaises conduit à une conclusion radicalement différente.
En réalité, l’immense majorité des centres d’intérêt des Guadeloupéens et des Martiniquais se situe aujourd’hui en Europe. Les flux de population en apportent la démonstration la plus évidente. Chaque année, des dizaines de milliers d’Antillais traversent l’Atlantique pour rejoindre l’Hexagone ou d’autres pays européens pour des raisons familiales, professionnelles, universitaires, administratives, médicales ou touristiques.<p>  Lire Plus

La justice contre le confort du conformisme systémique.

— Par Camille Loty Malebranche —

Si votre justice ne dépasse pas celle des pharisiens et scribes, vous ne verrez pas le royaume de Dieu. Jésus (in évangile selon Matthieu)

Dans l’exergue susmentionné, Jésus rejette le conformisme social nécessairement sale parce qu’hypocrite. Après les fameuses Béatitudes, somme synthétisant les éléments de la méliorativité comportementale, expression parfaite du bien spirituel avec les mises en garde contre les déviances contraires à la vie de l’esprit, le Verbe de Dieu fait homme, Sauveur qui insiste sur ses deux dimensions en s’appelant lui-même Fils de Dieu et Fils de l’homme, nous dit la vérité intérieure et transcendante de la justice. La justice est avant tout une posture mentale, un ancrage dans sa vérité spirituelle par l’homme imago Dei, conscient plénier de sa nature. L’homme juste est un contemplatif de l’infini divin dans le cosmique mais aussi en lui-même. C’est un transfiguré par l’imprégnation de son être par l’Ineffable divin prenant possession de lui, et qui introjecte et manifeste autant que possible dans la chair, la perfection divine, appétence qui féconde sa perfectibilité, affûte sa quête perpétuelle d’amélioration de soi.<p>  Lire Plus

Plaidoyer pour l’aménagement constitutionnel des deux langues officielles d’Haïti | Ancrages / Encrages

Les Éditions ZÉMÈS (Haïti) et CIDIHCA (Canada) annoncent la parution, le 21 août 2026, du premier livre de la jurilinguistique haïtienne entièrement consacré à l’aménagement constitutionnel  des deux langues officielles d’Haïti.

Co-écrit et dirigé par le linguiste-terminologue Robert Berrouët-Oriol  —auteur d’un inaugural et ample « Plaidoyer »— cet ouvrage comprend également deux textes fondateurs.

Le premier texte a été élaboré par le juriste Alain Guillaume  et le second article, du linguiste-aménagiste Louis-Jean Rousseau, est la référence théorique majeure du champ de l’aménagement linguistique.

Plaidoyer pour l’aménagement constitutionnel  des deux langues officielles d’Haïti

Extrait

Promouvoir la vision constitutionnelle de l’aménagement simultané des deux langues officielles d’Haïti.<p>  Lire Plus

Les compétences parentales au cœur d’une rencontre à Rivière-Pilote

Mercredi 12 août à 18 heures à l’école maternelle Mannikou

Comment accompagner son enfant dans un monde en constante évolution ? Comment poser un cadre tout en restant à l’écoute ? Comment gérer les conflits, les émotions, les inquiétudes et les nombreuses situations auxquelles les parents sont confrontés au quotidien ? Autant de questions qui seront au cœur d’une rencontre consacrée aux compétences parentales, organisée le mercredi 12 août à 18 heures, à l’école maternelle Mannikou de Rivière-Pilote.

À l’initiative de la Maison familiale rurale (MFR) de Rivière-Pilote, cette rencontre sera animée par Yvelise Pastel, conseillère conjugale et familiale. Elle s’adresse aux parents, mais également à l’ensemble du public intéressé par les questions liées à l’éducation, à la famille et à l’accompagnement des enfants et des jeunes.

L’objectif de ce rendez-vous est avant tout de proposer un temps d’échange, de réflexion et de transmission d’outils, dans un contexte où la parentalité peut parfois sembler de plus en plus complexe. Les enfants grandissent dans une société marquée par de profondes transformations : évolution des relations familiales, place importante du numérique et des réseaux sociaux, nouvelles formes de communication, difficultés scolaires, question de l’autorité, gestion des émotions ou encore besoin croissant de repères.<p>  Lire Plus

Des laitues pour dépolluer les sols contaminés au cadmium

— Collectif (*)

Associée à des nanomagnétites, la laitue peut accumuler davantage de cadmium dans ses feuilles et contribuer ainsi à extraire ce métal toxique des sols contaminés.

Le cadmium, métal toxique qui s’accumule dans les sols et peut contaminer la chaîne alimentaire, constitue un défi majeur pour la dépollution. Des chercheurs montrent que l’ajout de nanomagnétites peut doubler son accumulation dans les feuilles de laitue, transformant une plante ordinaire en possible outil de phytoextraction.

En bref

  • Le cadmium est un métal toxique capable de s’accumuler dans les organismes et de contaminer la chaîne alimentaire.
  • L’ajout de nanomagnétites a doublé la concentration de cadmium dans les feuilles de laitue, ouvrant une piste pour accélérer la phytoextraction des sols contaminés.
  • Les nanomagnétites limitent aussi la mobilité du cadmium dans le sol et pourraient réduire son transfert vers les eaux souterraines.

La contamination des sols par le cadmium constitue aujourd’hui un enjeu environnemental majeur. Issu notamment des activités industrielles et de l’utilisation d’engrais phosphatés en agriculture. Ce métal toxique peut s’accumuler dans les écosystèmes et perturber durablement leur fonctionnement.

Un élément qui s’accumule dans l’organisme

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Donald Trump, le mal ordinaire et la grammaire de la guerre

— Par : Dominique Steiler(*) —

Donald Trump incarne, selon l’auteur Dominique Steiler, une banalisation de la brutalité et du rapport de force qui dépasse largement le seul champ politique.

Donald Trump n’a pas inventé la brutalité, le mépris ou la logique du rapport de force. Mais il a contribué à les rendre dicibles, acceptables et imitables. Cette analyse voit dans cette désinhibition le symptôme d’un paradigme plus profond, qui traverse la politique, l’entreprise, les relations sociales et notre rapport au vivant.

En bref

Résumé réalisé avec l’IA, validé par WE DEMAIN.

  • Donald Trump est présenté comme le révélateur et l’accélérateur d’une “désinhibition morale” qui banalise l’insulte, le mépris et la transgression.
  • À partir d’Hannah Arendt, René Girard, Emmanuel Levinas ou Erich Fromm, le texte analyse le mal comme un processus de division et de rupture des liens.
  • Cette logique du rapport de force dépasse la politique : elle traverse le management, l’économie, les relations sociales et notre rapport au vivant.
  • La “guerre économique” et la brutalisation du langage sont décrites comme participant d’un même paradigme que les affrontements géopolitiques.
  • Face à cette “grammaire de la guerre”, le texte défend une culture de paix fondée sur la reconnaissance de l’autre comme sujet digne.
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Brume de sable : la Martinique respire sous alerte

— Par Sabrina Solar —

Le phénomène n’est pas nouveau, mais l’épisode qui frappe actuellement la Martinique est particulièrement intense. Depuis lundi 10 août, une masse de poussières sahariennes plus dense que prévu traverse l’île et fait fortement grimper les concentrations de particules fines. Madininair a déclenché la procédure d’alerte à la pollution. Derrière ce ciel voilé se cache un véritable enjeu de santé publique.

La Martinique connaît régulièrement ces épisodes où le ciel change brutalement d’aspect. L’horizon devient trouble, les paysages semblent disparaître dans une brume jaunâtre et l’air paraît plus lourd. Ce phénomène, appelé « brume de sable », est provoqué par des poussières désertiques venues principalement du Sahara.

Mais derrière cette appellation familière se trouve une réalité beaucoup moins anodine : une importante concentration de particules en suspension dans l’air, susceptibles de pénétrer dans les voies respiratoires et de provoquer ou d’aggraver certains problèmes de santé.

Un voyage de plusieurs milliers de kilomètres

Tout commence en Afrique. Dans les régions désertiques du Sahara, les vents turbulents soulèvent d’importantes quantités de poussières. Les particules sont entraînées à haute altitude, parfois entre 1 500 et 6 000 mètres, avant d’être prises en charge par les alizés.<p>  Lire Plus

Déforestation : le tournant brésilien

— Par Sabrina Solar —

Bonne nouvelle pour l’Amazonie. La déforestation dans la partie brésilienne de la plus grande forêt tropicale du monde a fortement reculé au cours des douze derniers mois. Entre août 2025 et juillet 2026, 2 874 km² de forêt ont été détruits, soit 37 % de moins que durant la période précédente. Il s’agit du niveau le plus bas enregistré depuis le début des relevés satellitaires de l’Institut national de recherches spatiales (INPE), en 2016.

Ce recul spectaculaire tranche avec la situation observée quelques années plus tôt. En 2022, sous la présidence de Jair Bolsonaro, la déforestation avait atteint 10 278 km², plus de trois fois le niveau actuel. Depuis le retour de Luiz Inácio Lula da Silva au pouvoir, la courbe s’est progressivement inversée.

Lula veut aller plus loin

Le président brésilien entend faire de cette baisse un marqueur de son action environnementale. Son objectif est clairement affiché : mettre fin à la déforestation illégale d’ici 2030.

Pour y parvenir, les autorités ont renforcé la surveillance satellitaire, multiplié les contrôles et durci les sanctions contre les exploitants clandestins.<p>  Lire Plus

Pourquoi les feux de végétation deviennent-ils incontrôlables ? Ce que dit la science

— Collectif (*)

La vitesse de propagation d’un feu de végétation dépend d’une combinaison de facteurs, parmi lesquels le vent, la sécheresse, le relief et la structure de la végétation jouent un rôle déterminant.

Pourquoi certains départs de feu s’éteignent en quelques minutes tandis que d’autres se transforment en mégafeux ? Vent, sécheresse, relief, structure de la végétation… Les scientifiques décryptent les mécanismes qui déterminent la naissance, la propagation et la puissance des incendies.

En bref

  • Un feu ne peut naître que si trois éléments sont réunis : une source de chaleur, un combustible et de l’oxygène.
  • Le vent et la sécheresse sont les deux principaux facteurs qui accélèrent la propagation des incendies.
  • La pente, la quantité de combustible et la structure de la végétation modifient fortement le comportement des feux.
  • Lors de conditions extrêmes, les incendies peuvent générer des tempêtes de feu et devenir largement imprévisibles.

Les feux de végétation sont contrôlés par les interactions entre trois facteurs : le climat, la végétation et les actions humaines. La plupart des régions du globe – et tous les continents – sont affectées par des feux, mais les caractéristiques de ces derniers varient.<p>  Lire Plus

L’inexistence, le non être, n’est pas le néant.

— Par Camille Loty Malebranche —

Toute créature passe par une phase d’inexistence due au non être particulier d’avant sa création. Mais c’est un abus de langage maladroit que de dire que quiconque ou quoi que ce soit, vient du néant! Le néant, par essence, ne crée rien. C’est l’empire du rien n’engendrant strictement rien. De Dieu pour les croyants et les déterministes, ou de la masse de matières indescriptible qui allait générer l’univers, pour les matérialistes, l’être global (le cosmos) ou particulier (tel élément donné de la nature du cosmos) est fils de l’Être, pas du Néant. C’est là, la circularité indéfinissable du mystère ontologique. Le néant, comme non être total, absence absolue, conçu pour nommer ce qui ne nous est point révélé des origines, n’existe pas en réalité! Par contre, l’inexistence frappant des entités ou faits imaginaires, est un néant spécifique, un véritable néant de ces ombres fictives inexistantes. La démocratie évoquée par les ploutocrates, comme la gorgone ou la licorne sont de vrais néants.

Il y a donc, pour ainsi dire, des néants particuliers mais pas un Néant!<p>  Lire Plus

Canicule : la chaleur extrême devient un véritable risque économique

— Par Jean Samblé —

Longtemps considérées comme un simple phénomène météorologique estival, les vagues de chaleur s’imposent désormais comme un défi économique majeur. Au-delà de leurs conséquences sur la santé publique, elles fragilisent l’activité des entreprises, ralentissent la croissance, déséquilibrent les finances publiques et mettent à l’épreuve les infrastructures. Pour les économistes, la canicule n’est plus un aléa ponctuel, mais un risque structurel auquel les pays européens devront apprendre à s’adapter.

Le premier impact se mesure directement sur les lieux de travail. Lorsque le thermomètre dépasse les 30 °C, les capacités physiques et intellectuelles des salariés diminuent rapidement. Les tâches deviennent plus difficiles à accomplir, les temps de récupération s’allongent et les risques d’accidents augmentent. Cette baisse de performance se traduit par une diminution de la production horaire, qui s’accentue à chaque degré supplémentaire. Les secteurs dépendant fortement du travail en extérieur, comme l’agriculture, le bâtiment ou le tourisme, sont les premiers touchés, mais les effets se font également sentir dans les bureaux, les commerces et les usines lorsque les bâtiments ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs.
À cette perte de productivité s’ajoute une hausse des coûts de fonctionnement.<p>  Lire Plus

Johanna Fernandez, une historienne au service des luttes

— Par Hélène Lemoine  —

Certaines historiennes écrivent l’histoire. D’autres la vivent, la prolongent et contribuent à la transformer. Johanna Fernandez appartenait à cette seconde catégorie. Jusqu’à son dernier souffle, elle n’a jamais séparé le travail intellectuel de l’engagement politique, ni la recherche historique de la solidarité avec celles et ceux que l’histoire officielle oublie ou réduit au silence.

Disparue le 30 juillet 2026 à l’âge de cinquante-cinq ans, des suites d’un cancer contre lequel elle luttait depuis plusieurs années, Johanna Fernandez laisse une œuvre considérable et une empreinte profonde dans les mouvements sociaux américains. Historienne, professeure à la City University of New York (CUNY), documentariste, journaliste, organisatrice, abolitionniste et militante socialiste, elle fut surtout une infatigable passeuse de mémoire, convaincue que comprendre les combats du passé était une condition pour inventer les émancipations de demain.

Née à New York le 2 décembre 1970 dans une famille dominicaine ayant fui la guerre civile de 1965, elle grandit dans le Bronx au sein d’un foyer où l’espagnol était la langue du quotidien et où la solidarité n’était pas un slogan mais une manière d’habiter le monde.<p>  Lire Plus

Peau à moustiques : pourquoi certains se font-ils piquer beaucoup plus que les autres?

Les moustiques disposent d’un remarquable arsenal sensoriel pour repérer leurs proies.

— Yannick Simonin (*) —

Vous avez l’impression d’être systématiquement la cible des moustiques pendant que vos proches restent épargnés ? Cette différence est bien réelle, mais elle n’a rien à voir avec un hypothétique « sang sucré ». Microbiome cutané, dioxyde de carbone, chaleur corporelle ou groupe sanguin : les scientifiques commencent à mieux comprendre les nombreux signaux qui guident ces insectes vers leurs victimes.

En bref

  • Les moustiques repèrent leurs victimes grâce à une combinaison de signaux : CO₂, chaleur, couleurs des vêtements et odeurs de la peau.
  • Le mythe du « sang sucré » est faux : aucune preuve scientifique ne montre qu’il attire les moustiques.
  • Le microbiome cutané et certains composés chimiques produits par la peau expliquent une grande partie des différences entre individus.
  • Les réactions aux piqûres dépendent aussi du système immunitaire : être couvert de boutons ne signifie pas forcément avoir été davantage piqué.
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Cuba résiste à l’étau despotique

— RS n° 458 lundi 3 août 2026 —

Dimanche 26 juillet, nous étions une soixantaine à traverser la ville du Lamentin, avec la participation de son maire, aux cris de « Cuba Si ! Yankee no !»  Ce slogan historique soulignait que, de fait, que la majorité des manifestantEs venaient des rangs des forces convaincues de longue date de l’importance de Cuba comme symbole de la résistance à l’impérialisme des USA.    

Devant la statue d’Antonio Maceo, les prises de parole ont évidemment insisté sur l’importance des enjeux. Le danger, ce n’est pas seulement la vie de Cuba. C’est aussi le maintien des acquis de la révolution cubaine qui, malgré toutes les difficultés et les souffrances infligées à la population, démontrent qu’un petit pays peut tenir tête à la grande puissance dont l’obsession est de supprimer cet exemple aux yeux de sa chasse gardée centre et sud-américaine.

La Martinique qui a généreusement rempli deux containers d’aide humanitaire pour Cuba, dénonce la tyrannie que fait régner Trump sur la région en bloquant toutes les voies d’accès à l’île héroïque. Ce gigantesque crime contre l’humanité se réalise avec la honteuse complicité des grandes puissances capitalistes dont la France qui, elle-même, dispose des colonies que nous sommes dans la région.<p>  Lire Plus

L’atelier, le vélo, et l’aveuglement de la machine administrative 

— Par Les Vélos Marins Martinique

Bien sûr que nous aimons les images d’ateliers pleines de choses positives et souriantes. Et de fait, elles reflètent la fertilité et la dynamique des ateliers participatifs vélo, ça donne envie, ça motive les bénévoles, ça rassure les financeurs… Mais, que se passe t’il quand la communication ne montre que ce côté lumineux ?

En observant régulièrement les sites internet et les réseaux sociaux de nombreux ateliers en métropole, nous avons remarqué que leurs difficultés sont très rarement évoquées. Pourtant, lorsque nous échangeons directement dans l’intimité avec leurs responsables ou leurs bénévoles, nous découvrons plus ou moins les mêmes problèmes que ceux que nous rencontrons ici. Pourquoi un tel écart entre les récits publics et ce qu’ils vivent ?

C’est un cercle vicieux, plus on montre une image lisse et maîtrisée de nos ateliers, moins nos partenaires ont l’occasion de développer une vraie sensibilité à ce qu’on vit réellement sur le terrain, et moins ils sont sensibles à cette réalité, plus on se sent obligés de se rendre « lisibles » dans leur langage, celui des chiffres et des réussites bien visibles et affichées.<p>  Lire Plus

La Culture a-t-elle un sens pervers de l’enracinement ?

— Par Camille Loty Malebranche —

La nature humaine cesse d’être animale par son rapport médiat à la réalité vu l’instauration du sens au-delà de l’immédiat naturel, à travers la transcendance du besoin et de l’utilitaire vers l’accomplissement.

Enracinement et transcendance constituent les deux mouvements d’auto-accomplissement de la réalité humaine. La société, comme l’homme, n’a de choix que de féconder et d’élever sa vie par les leviers du dépassement qui abstrait et défait le corset de l’ici et du maintenant dans la projection positive de soi. Dans le contexte de l’homme collectif qu’est une société, l’enracinement ne s’oppose guère à la transcendance, ils sont une paire de la nature duelle, de la vérité dualiste de l’humanité sociale. Il est ici important de souligner la nature épuratoire de la neutralité comparative dans le jugement des faits ethniques et sociaux par l’anthropologie culturelle et sociale, cette discipline jadis accusée et mise sur la sellette des récriminations des peuples anciennement victimes de l’ethnocentrisme et du sociocentrisme occidental ou autre. Il s’agit donc de combattre et corriger les ethnocentrismes agressifs de l’histoire avec leurs conséquences désastreuses d’ethnocide, de racisme, de colonialisme, d’esclavagisme, de génocide.<p>  Lire Plus

Tolérance et acceptation, des nuances contre les confusions.

— Par Camille Loty Malebranche —

La tolérance est essentiellement la transcendance de l’ego pour reconnaître à autrui le droit d’être différent tant que sa différence reste dans les limites du respect. Ainsi, tolérer: c’est respecter l’autre et exiger d’être respecté de lui sans cesser, autant qu’il le veuille, la confrontation logique et morale pour le persuader de la méliorativité de mes valeurs en excluant néanmoins strictement toute agression, toute discrimination de son altérité axiologique. D’où, toute propagande de l’intimité telle l’exhibition bruyante de l’option sexuelle de groupes ou d’individus dans l’espace public, relève de l’agression de la sensibilité de tous par quelques-uns.

La discrimination est l’ennemie de la tolérance due à autrui car portée contre ses valeurs pour lesquelles on le punit. Le préjugé – cette attitude haineuse de l’autre, dont la forme la plus courante est le racisme – relève, quant à lui, tout simplement de la pathologie du jugement. C’est un rapport de sottise manifesté en complexe de haine d’autrui non pour ses valeurs mais pour son être. La discrimination émane de la déraison voire de l’agression axiologique, c’est pourquoi elle est haïssable; alors que le préjugé tient de l’ineptie bête des rebuts de la haine.<p>  Lire Plus

Dix ans de CTM : dépasser le procès, regarder l’Histoire en face

— Par Serge Letchimy, président du conseil exécutif de Martinique —

Une institution ne se juge pas seulement à ses lenteurs, pas davantage qu’un pays ne se résume à ses blessures. Elle se mesure à ce qu’elle porte, à ce qu’elle protège, à ce qu’elle transforme et à la capacité qu’elle conserve de préparer l’avenir au milieu des contraintes. La CTM n’est pas née sur une page blanche. Elle est issue de la réunion de deux grandes administrations, de deux cultures professionnelles, de deux histoires politiques et de plusieurs milliers d’agents. Une loi peut fusionner des structures en quelques lignes. Elle ne fusionne ni les habitudes, ni les méthodes, ni les mémoires. Réunir des institutions est un acte juridique ; construire une administration nouvelle est une œuvre humaine, nécessairement plus lente, plus complexe et plus exigeante.

Cela ne doit servir d’excuse à rien. Les retards de paiement, les lourdeurs administratives et les blocages qui fragilisent une entreprise, une association ou une famille doivent être nommés, combattus et corrigés. La responsabilité publique commence par la capacité à ne pas détourner le regard de ses propres insuffisances.<p>  Lire Plus

La démocratie, c’est aussi savoir regarder les bilans : la Martinique face à l’exigence d’alternance.

— Yan Monplaisir —
Dans le débat politique martiniquais actuel, une idée revient régulièrement : certains voudraient que la droite n’ait plus la légitimité de critiquer la situation présente, au motif qu’elle a exercé des responsabilités dans le passé. Cette affirmation pose une question essentielle : une famille politique peut-elle être privée du droit de participer au débat public simplement parce qu’elle a gouverné ?

La réponse est évidemment non. En démocratie, aucun parti ne possède un droit permanent à gouverner, mais aucun parti ne peut non plus être exclu du débat. La légitimité politique se mesure aux idées, aux projets et aux résultats.

Or les résultats d’une période importante de notre histoire méritent d’être rappelés.
Entre 1948 et 1983, la Martinique a connu une transformation profonde et sans précédent. En quelques décennies, l’île est passée d’une société encore marquée par de grandes difficultés matérielles à une société moderne disposant d’infrastructures, de services publics et d’un niveau de vie considérablement améliorés.

Les logements se sont développés, les quartiers insalubres ont reculé, les réseaux d’eau et d’électricité se sont étendus, les routes ont été modernisées.<p>  Lire Plus

 1960 – 1980 : Voilà les réalisations des 20 Glorieuses

— Yan Monplaisir —

Il est dommage que les partisans de la majorité de l’époque se contentent de courber l’échine face aux accusations de ceux qui ont échoué partout. Cependant, un simple clic sur l’IA pourrait leur permettre d’avoir un comportement moins honteux face à ces fausses allégations.

Contrairement au récit nationaliste qui ne retient de cette période que la « répression coloniale », ces deux décennies ont transformé la vie quotidienne des Martiniquais bien plus que ne l’avait fait l’abolition de l’esclavage en son temps, ou l’avènement du département.

Ne revenons pas sur l’escroquerie de la prétendue baisse de la population pendant ces 20 ans. En réalité, celle-ci a augmenté de plus de 55 000 habitants de 1962 à 1982 : les activités dans les campagnes et à Fort-de-France étaient foisonnantes.

Voilà en 10 points un aperçu des progrès et réalisations répertoriés dans dix domaines clés pendant la période de 1960 à 2090 :

Éducation et formation :
Création du Lycée Frantz Fanon,
Réservation des lycées pour les élèves du secondaire (seconde, 1ère, Terminale),
Une dizaine de collèges supplémentaires,
Des lycées professionnels,
Université des Antilles et de la Guyane (UAG),
l’AFPA,
Le Service militaire adapté (SMA).<p>  Lire Plus

Kavinsky, l’artisan d’une électro cinématographique devenue culte

— Par Sabrina Solar —

Avec sa silhouette dissimulée derrière des lunettes noires, son univers inspiré des années 1980 et ses nappes de synthétiseurs aux accents mélancoliques, Kavinsky s’est imposé comme l’une des figures les plus singulières de la French Touch. De son vrai nom Vincent Belorgey, le musicien, DJ et producteur français, né le 31 juillet 1975 à Paris, a marqué durablement la scène électronique internationale grâce à une œuvre rare mais immédiatement identifiable, culminant avec le succès planétaire de Nightcall, devenu l’un des morceaux emblématiques du film Drive (2011).

Rien ne prédestinait pourtant Vincent Belorgey à une carrière musicale. Après une scolarité difficile, ponctuée de redoublements, il obtient un brevet de technicien dessinateur maquettiste avant d’enchaîner les emplois alimentaires : employé au courrier, conseiller clientèle, peintre de figurines ou encore manutentionnaire. Passionné de cinéma, de culture populaire américaine, de graffiti et de jeux vidéo, il se lie très tôt d’amitié avec Quentin Dupieux, futur Mr. Oizo, avec lequel il tourne plusieurs courts-métrages. C’est ce dernier qui lui donne le goût de la création musicale en lui offrant un ordinateur équipé d’un logiciel de composition.<p>  Lire Plus

Nouveautés juillet 2026 – Géographie, Architecture & Urbanisme

🌍 Géographie générale

📖 Parcours de géographe. Antoine-S. Bailly (1944-2021)

✍️ Alain De l’Harpe
📝 Préface : Lise Bourdeau-Lepage

📚 Il s’agit d’une biographie hommage du géographe et professeur Antoine Bailly, à travers une analyse de près de 90 de ses principales publications scientifiques ou ouvrages de référence.

🌍 Ce livre retrace la carrière de ce géographe pionnier dans plusieurs branches de la Nouvelle géographie ou les sciences régionales.

✨ Cette biographie tente de mettre en avant les divers apports et contribut[…]

🔖 EAN : 9782336615868
📅 Parution : 21/05/2026
📐 Format : 135 × 215 mm
📚 Collection : Territoires de la géographie
📄 268 pages
💶 Prix : 29.00 €


🌎 Géographie physique

♻️ Sfax et les ferrailleurs

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