Catégorie : Sciences Sociales

Donald Trump, le mal ordinaire et la grammaire de la guerre

Donald Trump incarne, selon l’auteur Dominique Steiler, une banalisation de la brutalité et du rapport de force qui dépasse largement le seul champ politique.

Donald Trump n’a pas inventé la brutalité, le mépris ou la logique du rapport de force. Mais il a contribué à les rendre dicibles, acceptables et imitables. Cette analyse voit dans cette désinhibition le symptôme d’un paradigme plus profond, qui traverse la politique, l’entreprise, les relations sociales et notre rapport au vivant.

En bref

Résumé réalisé avec l’IA, validé par WE DEMAIN.

  • Donald Trump est présenté comme le révélateur et l’accélérateur d’une “désinhibition morale” qui banalise l’insulte, le mépris et la transgression.
  • À partir d’Hannah Arendt, René Girard, Emmanuel Levinas ou Erich Fromm, le texte analyse le mal comme un processus de division et de rupture des liens.
  • Cette logique du rapport de force dépasse la politique : elle traverse le management, l’économie, les relations sociales et notre rapport au vivant.
  • La “guerre économique” et la brutalisation du langage sont décrites comme participant d’un même paradigme que les affrontements géopolitiques.
  • Face à cette “grammaire de la guerre”, le texte défend une culture de paix fondée sur la reconnaissance de l’autre comme sujet digne.
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« Fifteen-Love » : quand le sport de haut niveau devient le terrain d’un combat intime

— Par Sarha Fauré —

À 15 ans, Justine Pearce est une étoile montante du tennis. Talentueuse, ambitieuse et promise à une brillante carrière, elle évolue sous la tutelle de Glenn Lapthorn, son entraîneur, qui l’accompagne dans sa quête de performance. Mais à 17 ans, alors qu’elle dispute la demi-finale des Internationaux de France, une blessure met brutalement fin à son rêve.

Cinq ans plus tard, Justine semble avoir réussi à reprendre le cours de sa vie. Jusqu’au retour de Glenn, devenu entre-temps un entraîneur reconnu. Ce retour fait ressurgir un passé qu’elle avait tenté de laisser derrière elle. Justine décide alors de parler et accuse son ancien coach d’avoir entretenu avec elle une relation sexuelle alors qu’elle était mineure.

À partir de cette révélation, Fifteen-Love plonge au cœur d’une affaire où chacun semble avoir sa propre vérité. Face aux accusations de Justine, Glenn défend son innocence et tente de protéger sa carrière et sa réputation. Autour d’eux, proches, sportifs et professionnels du tennis se retrouvent contraints de prendre position. Mais peut-on réellement mesurer l’influence qu’un entraîneur exerce sur une jeune athlète lorsqu’il détient entre ses mains sa carrière, ses espoirs et son avenir ?<p>  Lire Plus

Brume de sable : la Martinique respire sous alerte

— Par Sabrina Solar —

Le phénomène n’est pas nouveau, mais l’épisode qui frappe actuellement la Martinique est particulièrement intense. Depuis lundi 10 août, une masse de poussières sahariennes plus dense que prévu traverse l’île et fait fortement grimper les concentrations de particules fines. Madininair a déclenché la procédure d’alerte à la pollution. Derrière ce ciel voilé se cache un véritable enjeu de santé publique.

La Martinique connaît régulièrement ces épisodes où le ciel change brutalement d’aspect. L’horizon devient trouble, les paysages semblent disparaître dans une brume jaunâtre et l’air paraît plus lourd. Ce phénomène, appelé « brume de sable », est provoqué par des poussières désertiques venues principalement du Sahara.

Mais derrière cette appellation familière se trouve une réalité beaucoup moins anodine : une importante concentration de particules en suspension dans l’air, susceptibles de pénétrer dans les voies respiratoires et de provoquer ou d’aggraver certains problèmes de santé.

Un voyage de plusieurs milliers de kilomètres

Tout commence en Afrique. Dans les régions désertiques du Sahara, les vents turbulents soulèvent d’importantes quantités de poussières. Les particules sont entraînées à haute altitude, parfois entre 1 500 et 6 000 mètres, avant d’être prises en charge par les alizés.<p>  Lire Plus

Déforestation : le tournant brésilien

— Par Sabrina Solar —

Bonne nouvelle pour l’Amazonie. La déforestation dans la partie brésilienne de la plus grande forêt tropicale du monde a fortement reculé au cours des douze derniers mois. Entre août 2025 et juillet 2026, 2 874 km² de forêt ont été détruits, soit 37 % de moins que durant la période précédente. Il s’agit du niveau le plus bas enregistré depuis le début des relevés satellitaires de l’Institut national de recherches spatiales (INPE), en 2016.

Ce recul spectaculaire tranche avec la situation observée quelques années plus tôt. En 2022, sous la présidence de Jair Bolsonaro, la déforestation avait atteint 10 278 km², plus de trois fois le niveau actuel. Depuis le retour de Luiz Inácio Lula da Silva au pouvoir, la courbe s’est progressivement inversée.

Lula veut aller plus loin

Le président brésilien entend faire de cette baisse un marqueur de son action environnementale. Son objectif est clairement affiché : mettre fin à la déforestation illégale d’ici 2030.

Pour y parvenir, les autorités ont renforcé la surveillance satellitaire, multiplié les contrôles et durci les sanctions contre les exploitants clandestins.<p>  Lire Plus

Pourquoi les feux de végétation deviennent-ils incontrôlables ? Ce que dit la science

— Collectif (*)

La vitesse de propagation d’un feu de végétation dépend d’une combinaison de facteurs, parmi lesquels le vent, la sécheresse, le relief et la structure de la végétation jouent un rôle déterminant.

Pourquoi certains départs de feu s’éteignent en quelques minutes tandis que d’autres se transforment en mégafeux ? Vent, sécheresse, relief, structure de la végétation… Les scientifiques décryptent les mécanismes qui déterminent la naissance, la propagation et la puissance des incendies.

En bref

  • Un feu ne peut naître que si trois éléments sont réunis : une source de chaleur, un combustible et de l’oxygène.
  • Le vent et la sécheresse sont les deux principaux facteurs qui accélèrent la propagation des incendies.
  • La pente, la quantité de combustible et la structure de la végétation modifient fortement le comportement des feux.
  • Lors de conditions extrêmes, les incendies peuvent générer des tempêtes de feu et devenir largement imprévisibles.

Les feux de végétation sont contrôlés par les interactions entre trois facteurs : le climat, la végétation et les actions humaines. La plupart des régions du globe – et tous les continents – sont affectées par des feux, mais les caractéristiques de ces derniers varient.<p>  Lire Plus

L’inexistence, le non être, n’est pas le néant.

— Par Camille Loty Malebranche —

Toute créature passe par une phase d’inexistence due au non être particulier d’avant sa création. Mais c’est un abus de langage maladroit que de dire que quiconque ou quoi que ce soit, vient du néant! Le néant, par essence, ne crée rien. C’est l’empire du rien n’engendrant strictement rien. De Dieu pour les croyants et les déterministes, ou de la masse de matières indescriptible qui allait générer l’univers, pour les matérialistes, l’être global (le cosmos) ou particulier (tel élément donné de la nature du cosmos) est fils de l’Être, pas du Néant. C’est là, la circularité indéfinissable du mystère ontologique. Le néant, comme non être total, absence absolue, conçu pour nommer ce qui ne nous est point révélé des origines, n’existe pas en réalité! Par contre, l’inexistence frappant des entités ou faits imaginaires, est un néant spécifique, un véritable néant de ces ombres fictives inexistantes. La démocratie évoquée par les ploutocrates, comme la gorgone ou la licorne sont de vrais néants.

Il y a donc, pour ainsi dire, des néants particuliers mais pas un Néant!<p>  Lire Plus

Canicule : la chaleur extrême devient un véritable risque économique

— Par Jean Samblé —

Longtemps considérées comme un simple phénomène météorologique estival, les vagues de chaleur s’imposent désormais comme un défi économique majeur. Au-delà de leurs conséquences sur la santé publique, elles fragilisent l’activité des entreprises, ralentissent la croissance, déséquilibrent les finances publiques et mettent à l’épreuve les infrastructures. Pour les économistes, la canicule n’est plus un aléa ponctuel, mais un risque structurel auquel les pays européens devront apprendre à s’adapter.

Le premier impact se mesure directement sur les lieux de travail. Lorsque le thermomètre dépasse les 30 °C, les capacités physiques et intellectuelles des salariés diminuent rapidement. Les tâches deviennent plus difficiles à accomplir, les temps de récupération s’allongent et les risques d’accidents augmentent. Cette baisse de performance se traduit par une diminution de la production horaire, qui s’accentue à chaque degré supplémentaire. Les secteurs dépendant fortement du travail en extérieur, comme l’agriculture, le bâtiment ou le tourisme, sont les premiers touchés, mais les effets se font également sentir dans les bureaux, les commerces et les usines lorsque les bâtiments ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs.
À cette perte de productivité s’ajoute une hausse des coûts de fonctionnement.<p>  Lire Plus

Johanna Fernandez, une historienne au service des luttes

— Par Hélène Lemoine  —

Certaines historiennes écrivent l’histoire. D’autres la vivent, la prolongent et contribuent à la transformer. Johanna Fernandez appartenait à cette seconde catégorie. Jusqu’à son dernier souffle, elle n’a jamais séparé le travail intellectuel de l’engagement politique, ni la recherche historique de la solidarité avec celles et ceux que l’histoire officielle oublie ou réduit au silence.

Disparue le 30 juillet 2026 à l’âge de cinquante-cinq ans, des suites d’un cancer contre lequel elle luttait depuis plusieurs années, Johanna Fernandez laisse une œuvre considérable et une empreinte profonde dans les mouvements sociaux américains. Historienne, professeure à la City University of New York (CUNY), documentariste, journaliste, organisatrice, abolitionniste et militante socialiste, elle fut surtout une infatigable passeuse de mémoire, convaincue que comprendre les combats du passé était une condition pour inventer les émancipations de demain.

Née à New York le 2 décembre 1970 dans une famille dominicaine ayant fui la guerre civile de 1965, elle grandit dans le Bronx au sein d’un foyer où l’espagnol était la langue du quotidien et où la solidarité n’était pas un slogan mais une manière d’habiter le monde.<p>  Lire Plus

Peau à moustiques : pourquoi certains se font-ils piquer beaucoup plus que les autres?

Les moustiques disposent d’un remarquable arsenal sensoriel pour repérer leurs proies.

— Yannick Simonin (*) —

Vous avez l’impression d’être systématiquement la cible des moustiques pendant que vos proches restent épargnés ? Cette différence est bien réelle, mais elle n’a rien à voir avec un hypothétique « sang sucré ». Microbiome cutané, dioxyde de carbone, chaleur corporelle ou groupe sanguin : les scientifiques commencent à mieux comprendre les nombreux signaux qui guident ces insectes vers leurs victimes.

En bref

  • Les moustiques repèrent leurs victimes grâce à une combinaison de signaux : CO₂, chaleur, couleurs des vêtements et odeurs de la peau.
  • Le mythe du « sang sucré » est faux : aucune preuve scientifique ne montre qu’il attire les moustiques.
  • Le microbiome cutané et certains composés chimiques produits par la peau expliquent une grande partie des différences entre individus.
  • Les réactions aux piqûres dépendent aussi du système immunitaire : être couvert de boutons ne signifie pas forcément avoir été davantage piqué.
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Cuba résiste à l’étau despotique

— RS n° 458 lundi 3 août 2026 —

Dimanche 26 juillet, nous étions une soixantaine à traverser la ville du Lamentin, avec la participation de son maire, aux cris de « Cuba Si ! Yankee no !»  Ce slogan historique soulignait que, de fait, que la majorité des manifestantEs venaient des rangs des forces convaincues de longue date de l’importance de Cuba comme symbole de la résistance à l’impérialisme des USA.    

Devant la statue d’Antonio Maceo, les prises de parole ont évidemment insisté sur l’importance des enjeux. Le danger, ce n’est pas seulement la vie de Cuba. C’est aussi le maintien des acquis de la révolution cubaine qui, malgré toutes les difficultés et les souffrances infligées à la population, démontrent qu’un petit pays peut tenir tête à la grande puissance dont l’obsession est de supprimer cet exemple aux yeux de sa chasse gardée centre et sud-américaine.

La Martinique qui a généreusement rempli deux containers d’aide humanitaire pour Cuba, dénonce la tyrannie que fait régner Trump sur la région en bloquant toutes les voies d’accès à l’île héroïque. Ce gigantesque crime contre l’humanité se réalise avec la honteuse complicité des grandes puissances capitalistes dont la France qui, elle-même, dispose des colonies que nous sommes dans la région.<p>  Lire Plus

L’atelier, le vélo, et l’aveuglement de la machine administrative 

— Par Les Vélos Marins Martinique

Bien sûr que nous aimons les images d’ateliers pleines de choses positives et souriantes. Et de fait, elles reflètent la fertilité et la dynamique des ateliers participatifs vélo, ça donne envie, ça motive les bénévoles, ça rassure les financeurs… Mais, que se passe t’il quand la communication ne montre que ce côté lumineux ?

En observant régulièrement les sites internet et les réseaux sociaux de nombreux ateliers en métropole, nous avons remarqué que leurs difficultés sont très rarement évoquées. Pourtant, lorsque nous échangeons directement dans l’intimité avec leurs responsables ou leurs bénévoles, nous découvrons plus ou moins les mêmes problèmes que ceux que nous rencontrons ici. Pourquoi un tel écart entre les récits publics et ce qu’ils vivent ?

C’est un cercle vicieux, plus on montre une image lisse et maîtrisée de nos ateliers, moins nos partenaires ont l’occasion de développer une vraie sensibilité à ce qu’on vit réellement sur le terrain, et moins ils sont sensibles à cette réalité, plus on se sent obligés de se rendre « lisibles » dans leur langage, celui des chiffres et des réussites bien visibles et affichées.<p>  Lire Plus

La Culture a-t-elle un sens pervers de l’enracinement ?

— Par Camille Loty Malebranche —

La nature humaine cesse d’être animale par son rapport médiat à la réalité vu l’instauration du sens au-delà de l’immédiat naturel, à travers la transcendance du besoin et de l’utilitaire vers l’accomplissement.

Enracinement et transcendance constituent les deux mouvements d’auto-accomplissement de la réalité humaine. La société, comme l’homme, n’a de choix que de féconder et d’élever sa vie par les leviers du dépassement qui abstrait et défait le corset de l’ici et du maintenant dans la projection positive de soi. Dans le contexte de l’homme collectif qu’est une société, l’enracinement ne s’oppose guère à la transcendance, ils sont une paire de la nature duelle, de la vérité dualiste de l’humanité sociale. Il est ici important de souligner la nature épuratoire de la neutralité comparative dans le jugement des faits ethniques et sociaux par l’anthropologie culturelle et sociale, cette discipline jadis accusée et mise sur la sellette des récriminations des peuples anciennement victimes de l’ethnocentrisme et du sociocentrisme occidental ou autre. Il s’agit donc de combattre et corriger les ethnocentrismes agressifs de l’histoire avec leurs conséquences désastreuses d’ethnocide, de racisme, de colonialisme, d’esclavagisme, de génocide.<p>  Lire Plus

Tolérance et acceptation, des nuances contre les confusions.

— Par Camille Loty Malebranche —

La tolérance est essentiellement la transcendance de l’ego pour reconnaître à autrui le droit d’être différent tant que sa différence reste dans les limites du respect. Ainsi, tolérer: c’est respecter l’autre et exiger d’être respecté de lui sans cesser, autant qu’il le veuille, la confrontation logique et morale pour le persuader de la méliorativité de mes valeurs en excluant néanmoins strictement toute agression, toute discrimination de son altérité axiologique. D’où, toute propagande de l’intimité telle l’exhibition bruyante de l’option sexuelle de groupes ou d’individus dans l’espace public, relève de l’agression de la sensibilité de tous par quelques-uns.

La discrimination est l’ennemie de la tolérance due à autrui car portée contre ses valeurs pour lesquelles on le punit. Le préjugé – cette attitude haineuse de l’autre, dont la forme la plus courante est le racisme – relève, quant à lui, tout simplement de la pathologie du jugement. C’est un rapport de sottise manifesté en complexe de haine d’autrui non pour ses valeurs mais pour son être. La discrimination émane de la déraison voire de l’agression axiologique, c’est pourquoi elle est haïssable; alors que le préjugé tient de l’ineptie bête des rebuts de la haine.<p>  Lire Plus

Dix ans de CTM : dépasser le procès, regarder l’Histoire en face

— Par Serge Letchimy, président du conseil exécutif de Martinique —

Une institution ne se juge pas seulement à ses lenteurs, pas davantage qu’un pays ne se résume à ses blessures. Elle se mesure à ce qu’elle porte, à ce qu’elle protège, à ce qu’elle transforme et à la capacité qu’elle conserve de préparer l’avenir au milieu des contraintes. La CTM n’est pas née sur une page blanche. Elle est issue de la réunion de deux grandes administrations, de deux cultures professionnelles, de deux histoires politiques et de plusieurs milliers d’agents. Une loi peut fusionner des structures en quelques lignes. Elle ne fusionne ni les habitudes, ni les méthodes, ni les mémoires. Réunir des institutions est un acte juridique ; construire une administration nouvelle est une œuvre humaine, nécessairement plus lente, plus complexe et plus exigeante.

Cela ne doit servir d’excuse à rien. Les retards de paiement, les lourdeurs administratives et les blocages qui fragilisent une entreprise, une association ou une famille doivent être nommés, combattus et corrigés. La responsabilité publique commence par la capacité à ne pas détourner le regard de ses propres insuffisances.<p>  Lire Plus

La démocratie, c’est aussi savoir regarder les bilans : la Martinique face à l’exigence d’alternance.

— Yan Monplaisir —
Dans le débat politique martiniquais actuel, une idée revient régulièrement : certains voudraient que la droite n’ait plus la légitimité de critiquer la situation présente, au motif qu’elle a exercé des responsabilités dans le passé. Cette affirmation pose une question essentielle : une famille politique peut-elle être privée du droit de participer au débat public simplement parce qu’elle a gouverné ?

La réponse est évidemment non. En démocratie, aucun parti ne possède un droit permanent à gouverner, mais aucun parti ne peut non plus être exclu du débat. La légitimité politique se mesure aux idées, aux projets et aux résultats.

Or les résultats d’une période importante de notre histoire méritent d’être rappelés.
Entre 1948 et 1983, la Martinique a connu une transformation profonde et sans précédent. En quelques décennies, l’île est passée d’une société encore marquée par de grandes difficultés matérielles à une société moderne disposant d’infrastructures, de services publics et d’un niveau de vie considérablement améliorés.

Les logements se sont développés, les quartiers insalubres ont reculé, les réseaux d’eau et d’électricité se sont étendus, les routes ont été modernisées.<p>  Lire Plus

 1960 – 1980 : Voilà les réalisations des 20 Glorieuses

— Yan Monplaisir —

Il est dommage que les partisans de la majorité de l’époque se contentent de courber l’échine face aux accusations de ceux qui ont échoué partout. Cependant, un simple clic sur l’IA pourrait leur permettre d’avoir un comportement moins honteux face à ces fausses allégations.

Contrairement au récit nationaliste qui ne retient de cette période que la « répression coloniale », ces deux décennies ont transformé la vie quotidienne des Martiniquais bien plus que ne l’avait fait l’abolition de l’esclavage en son temps, ou l’avènement du département.

Ne revenons pas sur l’escroquerie de la prétendue baisse de la population pendant ces 20 ans. En réalité, celle-ci a augmenté de plus de 55 000 habitants de 1962 à 1982 : les activités dans les campagnes et à Fort-de-France étaient foisonnantes.

Voilà en 10 points un aperçu des progrès et réalisations répertoriés dans dix domaines clés pendant la période de 1960 à 2090 :

Éducation et formation :
Création du Lycée Frantz Fanon,
Réservation des lycées pour les élèves du secondaire (seconde, 1ère, Terminale),
Une dizaine de collèges supplémentaires,
Des lycées professionnels,
Université des Antilles et de la Guyane (UAG),
l’AFPA,
Le Service militaire adapté (SMA).<p>  Lire Plus

Kavinsky, l’artisan d’une électro cinématographique devenue culte

— Par Sabrina Solar —

Avec sa silhouette dissimulée derrière des lunettes noires, son univers inspiré des années 1980 et ses nappes de synthétiseurs aux accents mélancoliques, Kavinsky s’est imposé comme l’une des figures les plus singulières de la French Touch. De son vrai nom Vincent Belorgey, le musicien, DJ et producteur français, né le 31 juillet 1975 à Paris, a marqué durablement la scène électronique internationale grâce à une œuvre rare mais immédiatement identifiable, culminant avec le succès planétaire de Nightcall, devenu l’un des morceaux emblématiques du film Drive (2011).

Rien ne prédestinait pourtant Vincent Belorgey à une carrière musicale. Après une scolarité difficile, ponctuée de redoublements, il obtient un brevet de technicien dessinateur maquettiste avant d’enchaîner les emplois alimentaires : employé au courrier, conseiller clientèle, peintre de figurines ou encore manutentionnaire. Passionné de cinéma, de culture populaire américaine, de graffiti et de jeux vidéo, il se lie très tôt d’amitié avec Quentin Dupieux, futur Mr. Oizo, avec lequel il tourne plusieurs courts-métrages. C’est ce dernier qui lui donne le goût de la création musicale en lui offrant un ordinateur équipé d’un logiciel de composition.<p>  Lire Plus

Nouveautés juillet 2026 – Géographie, Architecture & Urbanisme

🌍 Géographie générale

📖 Parcours de géographe. Antoine-S. Bailly (1944-2021)

✍️ Alain De l’Harpe
📝 Préface : Lise Bourdeau-Lepage

📚 Il s’agit d’une biographie hommage du géographe et professeur Antoine Bailly, à travers une analyse de près de 90 de ses principales publications scientifiques ou ouvrages de référence.

🌍 Ce livre retrace la carrière de ce géographe pionnier dans plusieurs branches de la Nouvelle géographie ou les sciences régionales.

✨ Cette biographie tente de mettre en avant les divers apports et contribut[…]

🔖 EAN : 9782336615868
📅 Parution : 21/05/2026
📐 Format : 135 × 215 mm
📚 Collection : Territoires de la géographie
📄 268 pages
💶 Prix : 29.00 €


🌎 Géographie physique

♻️ Sfax et les ferrailleurs

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Raoul Vaneigem (1934-2026)

Écrivain, philosophe libertaire et théoricien de l’insurrection de la vie quotidienne

— Par Sarha Fauré —

Raoul Vaneigem (1934-2026) est l’une des grandes figures de la pensée critique et libertaire de la seconde moitié du XXᵉ siècle. Écrivain, philosophe, philologue de formation et ancien membre de l’Internationale situationniste, il est l’auteur d’une œuvre abondante qui a profondément marqué la contestation de Mai 1968 et influencé plusieurs générations de militants, de penseurs et d’artistes. Son œuvre, traversée par une exigence constante de liberté, de plaisir de vivre et d’autonomie individuelle, constitue une critique radicale de la société marchande, de toutes les formes de domination et des idéologies autoritaires.

Une jeunesse marquée par le monde ouvrier

Raoul Vaneigem naît en 1934 à Lessines, dans le Hainaut belge, au sein d’un milieu populaire. Son père est cheminot et sa mère est originaire de Tournai. La région est alors profondément marquée par les carrières de porphyre et par les luttes ouvrières, qui façonnent très tôt sa conscience sociale.

Encouragé par son père, il entreprend des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles entre 1952 et 1956.<p>  Lire Plus

Le Sénégal et la Martinique, le pont retrouvé

— Communiqué de presse —

Le lundi 3 août 2026, la Communauté d’Agglomération de l’Espace Sud Martinique accueillera une délégation du Sénégal.
La rencontre se tiendra en son amphithéâtre, sous la présidence de Fred-Michel TIRAULT, Président de la CAESM.
Cette action est née d’une initiative de l’association Martinique Yole Ronde Transmanche, présidée par Christophe Dédé. C’est elle qui a impulsé, en mai dernier, le voyage de la délégation martiniquaise à Gorée, à l’occasion des commémorations du 22 mai. Ce déplacement a permis la remise officielle, aux autorités sénégalaises, de la yole ronde Martinique, fière ambassadrice de notre île.
Cette réception s’inscrit dans un anniversaire particulier : le 13 février 1976, Léopold Sédar Senghor effectuait la première visite d’un chef d’État africain aux Antilles, un voyage qui scellait le lien d’amitié ancien l’unissant à Aimé Césaire.
Cinquante ans plus tard, cette matinée portera la trace de cet héritage, où mémoire et filiation se rejoindront en présence des deux familles.
Particulièrement engagée dans cette dynamique de coopération, la CAESM a souhaité associer à cet événement les maires des communes de Martinique, le Président du Conseil exécutif de Martinique, les parlementaires, ainsi que les représentants du monde culturel et associatif.
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L’égoïsme, cet insidieux délire de puissance par la propriété…

— Par Camille Loty Malebranche —

L’égoïsme est avant tout, un rapport de misère au moi manifesté par la rage de posséder loin des racines spirituelles et profondes du soi…

L’égoïste est un inconfortable extrême qui cherche désespérément la prépondérance en accaparant tout, pour inférioriser autrui afin de calmer la faille intérieure de manques qu’il traîne en lui comme une crise existentielle qui le ronge. L’égoïste est un affecté qui veut curer le vide existentiel qu’il éprouve par la course à la propriété. L’égoïste est pire que l’avare qui, lui, ne s’attache maladivement qu’à ce qu’il a déjà alors que l’égoïste convoite compulsivement ce qui est à tous, porté qu’il est, à conquérir pour assouvir son avide pulsion de posséder.

Affecté qui a peur de faire étiologie de son mal par un diagnostic endogène, l’égoïste préfère se rabattre sur tout ce qui peut lui donner l’illusion d’être à ses yeux et aux yeux des autres. D’où l’égoïsme est un rapport de méchanceté à autrui. Et pourquoi, pour l’égoïste passablement perdu à sa propre vérité intérieure, l’autre est toujours un objet à utiliser.<p>  Lire Plus

Canicule au travail : ce que les employeurs doivent désormais faire pour protéger leurs salariés

— Par Michel Miné (*) —

Des seuils de 28 °C, 30 °C et 34 °C sont reconnus pour prévenir la sécurité et la santé des travailleurs.

Les vagues de chaleur ne sont plus des événements exceptionnels mais un risque professionnel à part entière. Depuis 2025, le Code du travail impose de nouvelles obligations aux employeurs, tandis que les salariés disposent de plusieurs recours lorsque leur santé est menacée par des températures extrêmes.

Écrit par The Conversation

En bref

  • Depuis le décret du 27 mai 2025, les employeurs doivent intégrer le risque lié aux fortes chaleurs dans leur évaluation des risques professionnels et mettre en place des mesures de prévention adaptées.
  • Les entreprises doivent notamment adapter les horaires, prévoir davantage de pauses, fournir de l’eau fraîche, limiter l’exposition à la chaleur et, lorsque cela est possible, modifier l’organisation du travail.
  • Plusieurs repères existent : l’INRS considère qu’au-delà de 28 °C pour un travail physique, 30 °C pour une activité sédentaire et 33 °C en général, la chaleur peut devenir dangereuse pour la santé des travailleurs.
  • En cas de danger grave et imminent, les représentants du personnel peuvent déclencher un droit d’alerte et les salariés exercer leur droit de retrait.
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A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage

— Par Mireille Pierre-Louis —
Contribution à titre personnel/V26 mai 2026

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ». (Mayra Santos)

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
A qui profite le crime ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
D’une servitude, l’autre

 

Héritaj’

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.
Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.
Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?
Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.
Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affable1, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.<p>  Lire Plus

Abus d’autorité sur des élèves : le Conseil d’État se prononce sur la révocation d’un enseignant

Le Conseil d’État rappelle qu’une sanction doit être proportionnée avec la gravité des fautes commises

Un maître de conférences d’université a entretenu pendant 6 ans des relations personnelles, à connotation sexuelle, avec plusieurs de ses étudiantes. Un comportement assorti d’agissements intrusifs et parfois obscènes. Quelle sanction peut être appliquée à ce professeur au regard de ses agissements ?

M. B., maître de conférences dans une université, a développé entre 2014 et 2020 des relations personnelles à connotation sexuelle avec plusieurs de ses étudiantes alors en début de parcours universitaire. Ces agissements se sont traduits par un comportement intrusif et insistant, l’envoi de messages, des propos crus, obscènes et parfois dégradants, et des sollicitations pour obtenir des photos dénudées. Le professeur a aussi reconnu l’existence d’une relation sexuelle avec l’une d’entre elles, dont il connaissait l’état de vulnérabilité. Sa stratégie de dissimulation a démontré qu’il était conscient du caractère répréhensible de ses agissements.

Informée des faits, la présidente de l’université concernée engage des poursuites disciplinaires à son encontre devant la section disciplinaire du Conseil académique de l’établissement. Une révocation avec exécution immédiate est prononcée, entraînant pour le professeur la rupture du lien avec l’administration et la perte de sa qualité de fonctionnaire.<p>  Lire Plus

Élitisme et populisme, deux antithèses qui se synthétisent au pouvoir

— Par Camille Loty Malebranche —

Élitisme et populisme sont souvent des méthodes non de gouvernance mais de duplicité utilisées par des élites indignes, les lumpen oligarques de notre temps, pour manipuler respectivement en politique et en économie, les foules électorales et consommatrices. Quand les élites sont vides et immorales, elles substituent donc l’ersatz de la manipulation immonde à la transparence de la justice sociale en vue de régner, n’ayant point les valeurs dignes et humaines pour orienter leurs gouvernés qu’est la société.

Le pouvoir oligarchique est économiquement élitiste car il s’essentialise en essentialisant la classe économique qu’est l’oligarchie s’érigeant comme surhumaine devant détenir tous les privilèges matériels au-dessus du reste des mortels. Le pouvoir oligarchique est politiquement populiste puisqu’il ne vivrait pas sans simuler une factice référence au peuple, une proximité avec les foules électoralistes et consommatrices dans une condescendance qui lui est vitale vu que sa légitimation et le maintien de toutes ses infamies et injustices passent par le soutien aliéné des multitudes manipulées. Nulle mystification essentialiste de soi des oligarques aux yeux des cohues ne serait possible sans un élitisme mystificateur de rang, de privilège et de supériorité substantialisée de classe.<p>  Lire Plus