Catégorie : Sciences Sociales

Rafraîchissement passif : les solutions qui peuvent nous éviter la climatisation

— Par Benjamin Brigaud(*) —

Face à des étés toujours plus chauds, le rafraîchissement passif apparaît comme une alternative de plus en plus crédible à la climatisation. Ventilation naturelle, végétalisation, matériaux adaptés ou géothermie : ces solutions permettent de maintenir le confort thermique tout en limitant la consommation d’énergie.

Le rafraîchissement passif s’impose depuis plusieurs années. L’expression désigne l’ensemble des solutions permettant d’abaisser la température d’un bâtiment ou de limiter son réchauffement lors des saisons estivales ou des épisodes de fortes chaleurs, tout en ayant une consommation énergétique réduite, voire nulle.

Les épisodes de canicule, de plus en plus longs et fréquents du fait du changement climatique, nous rappellent que refroidir nos bâtiments n’est pas qu’un enjeu de confort, mais aussi un enjeu de santé publique pour les décennies à venir.

C’est particulièrement le cas dans les régions du globe où les températures dépassent régulièrement 40 °C, ou encore pour les personnes vulnérables comme les personnes âgées, les jeunes enfants ou les personnes malades. Le rafraîchissement peut également être tout simplement nécessaire pour des questions de confort thermique.

Climatiser, pour le meilleur ou pour le pire ?

  Lire Plus

Regarder la vérité en face !

— Par Jean-Marie Nol —

Toutes les conditions sont désormais potentiellement réunies et tous les ingrédients sont déjà en place pour l’écriture de cette nouvelle page de histoire de la France: la dictature.

Cela étant,la vérité m’oblige à dire que selon ma propre analyse prospective, ce n’est pas qui l’on croit qui sera à l’origine de ce changement de régime en France. Il est évident que je ne souhaite certainement pas m’eriger en une Pythie ou jouer les Cassandre, mais force est de souligner que ce ne sera pas le rassemblement national et encore moins reconquête qui sera à l’origine de cette dictature, car si le RN et ses alliés arrivent au pouvoir en 2027 ils seront très rapidement balayés par leur impuissance à résoudre les problèmes de la France et le RN finira bien aux oubliettes de l’histoire politique française. Selon moi, il y aura une autre mouvence politique et idéologique en gestation aujourd’hui qui instaurera la dictature en France, mon nous y reviendrons en temps voulu.

En 2035, nous vivrons bien dans un régime de dictature en France , et ce n’est malheureusement plus une hypothèse de travail, et encore moins une vue de l’esprit, mais une réalité devenue inéluctable avec les crises à venir…
Et c’est là un phénomène inarrêtable !

  Lire Plus

Leaders’ Ship 2026; du 25 ai 29 aout au Lycée de Bellvue

Leaders’ Ship 2026 : Une immersion inédite au Lycée de Bellevue pour révéler le potentiel de 50 jeunes Martiniquais

—Communiqué de presse – Fort-de-France le 29 mai 2026 —

Du 25 au 29 août 2026, le Programme Leaders’ Ship lance sa toute première édition en Martinique au Lycée de Bellevue. Durant cinq jours, 50 jeunes martiniquais âgés de 14 à 17 ans vivront une expérience d’immersion totale unique à l’internat, mêlant enseignements théoriques de haut niveau et applications pratiques intensives. Un parcours d’excellence conçu sur mesure pour développer leur leadership, soutenu financièrement à hauteur de 75 % par le tissu économique local. Les candidatures sont officiellement ouvertes.

Une grande première en Martinique. C’est au coeur du Lycée de Bellevue qu’une aventure humaine et pédagogique hors du commun s’apprête à voir le jour à la fin des vacances scolaires. Le programme Leaders’ Ship propose de briser les codes traditionnels de l’apprentissage en plongeant 50 adolescents dans une dynamique d’excellence collective et individuelle. L’objectif ? Leur donner les clés, les outils et la confiance nécessaires pour devenir les acteurs majeurs de la Martinique de demain.

  Lire Plus

Génocide par substitution et suprémacisme

—Tribune du CNCP —

Hier, cette affiche de propagande, diffusée en France, invitait ses ressortissants à aller découvrir les territoires occupés par son empire. Aujourd’hui, elle illustre, plus que tout, la continuité de la domination colonialiste française qui sévit dans notre Pays.

Actuellement, conscient de la montée en puissance de la lutte du Peuple Martiniquais pour l’autodétermination et l’émancipation, le Pouvoir colonial français a entrepris d’intensifier le «génocide par substitution»*1. Dans le présent article, nous décortiquerons les mécanismes mis en œuvre par lui dans sa tentative désespérée d’éliminer notre peuple de l’histoire et de maintenir sa domination. Plus largement, nous aborderons, la question des génocides dans le monde et de l’idéologie qui anime les génocidaires, en particulier de leur aliénation suprémaciste.

Pour commencer, sur le sens du terme «génocide»*2.

C’est un juif américano-polonais, réfugié aux Etats-Unis à la suite de l’invasion de la Pologne par les nazis, qui l’a employé pour la première fois. Après le génocide des juifs d’Europe, l’Assemblée Générale de l’ONU a inscrit le «génocide» comme crime en Droit International. Il sera distingué des autres crimes, tel que le «crime contre l’humanité», par «l’intention spécifique de détruire, en tout ou partie, un groupe protégé par la Convention de 1948, à savoir un groupe national, racial, ethnique ou religieux».

  Lire Plus

Le jardin botanique de Saint-Pierre (1803-1902), un joyau oublié.

Il était une fois le Jardin des Plantes de Saint-Pierre.

— Par Xavier Chevallier, Conservateur en chef des bibliothèques —

Le Jardin des Plantes (ou Jardin botanique ou Jardin colonial des Plantes) de Saint-Pierre est un site emblématique de l’histoire de la Martinique. Bien qu’ayant marqué son époque et contribué au prestige de l’île pendant près d’un siècle, il a été effacé de la mémoire collective. Il faisait pourtant la fierté de ses habitants et suscitait l’admiration de milliers de visiteurs. Ces derniers, souvent en provenance de l’étranger et de classe sociale aisée – botanistes, écrivains-voyageurs, photographes et autres personnalités -, étaient à la fois étonnés et charmés par le nombre et la diversité extraordinaire d’arbres, de plantes et de fruits, l’exubérance de la végétation, l’ingéniosité de ses infrastructures et ouvrages d’art, ainsi que la forte présence et mise en valeur de l’eau. Créé en 1803, le Jardin botanique de Saint-Pierre avait pour mission l’étude, l’acclimatation et l’échange de végétaux de Martinique, des Antilles, de la Caraïbe, d’Europe, d’Afrique et d’Asie dans le but de développer la colonie sur le plan agricole, alimentaire, médicinal mais aussi paysager et ornemental.

  Lire Plus

«  Femmes en colère » – vendredi 5 juin au TOM à 19h

Un texte de Mathieu Menegaux adapté au théâtre par Pierre-Alain Leleu.

Trois magistrats et six jurés populaires tirés au sort ont entre leurs mains le sort de Mathilde Colignon, une femme qui a avoué son crime et qui, pourtant, se dit victime et réclame justice.
Neuf hommes et femmes en colère qui doivent choisir entre punition et pardon.

Bien quelle reconnaissance les faits, l’accusée demande avant tout que justice soit rendue. Mais la justice peut-elle vraiment réparer un traumatisme lié à un viol ?

La justice comprend-elle réellement ce type de traumatisme ? Les victimes sont-elles suffisamment écoutées ? Une condamnation suffit-elle à rendre justice ?

Les débats opposent alors différentes visions de la justice, de la vengeance, du pardon et de la condition des femmes dans la société.

Cette pièce percutante et engagée soulève également la question du consentement. Pendant longtemps, certaines attitudes ont banalisé l’idée qu’une femme devait “accepter” sans forcément exprimer clairement son accord. Pourtant, le consentement est essentiel dans toute relation et il doit être libre, clair et respecté. Demander le consentement c’est reconnaître la liberté et le respect de l’autre et permet de construire des relations plus égalitaires et plus saines.

  Lire Plus

L’Assemblée nationale a, officiellement, effacé le Code noir du droit français

— Par Jean Samblé —

Près de cent quatre-vingts ans après l’abolition définitive de l’esclavage, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une proposition de loi mettant fin à l’existence juridique du Code noir dans le droit français. Ce vote, intervenu le 28 mai, marque une étape hautement symbolique dans le long travail de mémoire engagé autour de l’histoire de l’esclavage et de la colonisation.

Porté par le député guadeloupéen Max Mathiasin, le texte vise à supprimer officiellement cette ordonnance royale promulguée en 1685 sous le règne de Louis XIV. Conçu pour encadrer l’esclavage dans les colonies françaises, le Code noir définissait notamment le statut des personnes réduites en servitude, considérées comme des biens meubles pouvant être achetés ou vendus. Il organisait également les rapports entre maîtres et esclaves et prévoyait un système de sanctions particulièrement brutal.

Si l’esclavage a été définitivement aboli en 1848, le Code noir n’avait jamais fait l’objet d’une abrogation formelle. En pratique, ses dispositions étaient devenues inapplicables dès lors que les principes républicains et constitutionnels les rendaient incompatibles avec le droit en vigueur. Pour de nombreux juristes, le texte était donc déjà caduc.

  Lire Plus

Qualité et quantité : du substratum de l’être aux contingences de l’étant!

— Par Camille Loty Malebranche —

La qualité est prioritairement ontologique en tant que manifestation de tout être fini ou infini, tangible ou intangible à partir de sa substance et de ses caractères intrinsèques, alors que la quantité n’a qu’une valeur ontologique secondaire parce que référant aux seuls êtres finis et matériels dont elle constitue l’étendue à travers la mensuration de la densité, du volume, de la masse… La quantité évoque l’occupation spatiale d’un étant dans un topos. Ainsi, les choses immatérielles sont désignées par leur niveau d’expression, leur intensité exprimée car n’ayant pas de posture quantitative à proprement parler : la connaissance, l’amour, la joie sont intenses mais jamais volumineux pour être mesurables ou comptables!

Au niveau matériel, la qualité réfère au substratum qui définit un étant alors que la quantité est la condition contingente où la qualité prend forme pour être factuelle dans le monde. La qualité a donc une acception ontologique où elle incarne tel attribut d’une essence et un sens axiologique prenant forme dans le jugement de valeur appliqué par l’homme aux étants. Au sens axiologique absolu, la qualité intronise la plénitude du bon, alors qu’au relatif, elle est l’archétype qui permet de juger les étants dont la conformité ou non audit archétype, détermine leur bonne ou mauvaise qualité!

  Lire Plus

Nouveautés éditoriales de mai 2026

Découvrez une sélection d’ouvrages qui explorent l’histoire, les identités, la santé, la littérature, la médecine et les récits de vie.

━━━━━━━━━━━━━━━━━━━

🌍 ÉTUDES • ANTILLES • HISTOIRE

🇭🇹 Haïti au confluent du Panaméricanisme et du Panafricanisme

Mémoire d’une âme transplantée

✍️ Guillaume René Sévère

📖 Née d’une révolution d’esclaves victorieuse, Haïti occupe une place singulière dans l’histoire des Amériques. Ce livre analyse son rôle au croisement du Panaméricanisme et du Panafricanisme, montrant comment la première République noire a constamment déjoué, influencé ou révélé les contradictions du système interaméricain.

📚 À travers une lecture croisée de l’histoire, de la diplomatie, des prati[…]

🔖 EAN : 9782336596525
📅 Parution : 23/04/2026
📏 Format : 135 x 215 mm
📚 Collection : Études/Antilles
📄 272 pages
💰 Prix : 27,00 €

━━━━━━━━━━━━━━━━━━━

  Lire Plus

Le Gala de Charité de l’APIPD célèbre ses 10 ans sous le signe d’« Agapé »

Samedi 13 juin 2026, à La Palmeraie (Paris 15e),

L’Association Pour l’I nformation et la Prévention de la Drépanocytose (APIPD) organise la 10e édition de son Gala de Charité. Placé sous le thème « Agapé », l’évènement rend hommage au don de sang, à la solidarité et au combat mené
Cette année, sous le thème Agapé l’amour inconditionnel, le Gala de charité de l’APIPD choisit de mettrontre la drépanocytose maladie génétique la plus transmise au monde.

Pays à l’honneur pour cette édition : la Côte d’Ivoire.

Cette année, sous le thème Agapé l’amour inconditionnel, le Gala de charité de l’APIPD choisit de mettre en lumière celles et ceux qui sauvent des vies dans l’ombre et dans l’urgence.
Nous rendrons hommage aux premiers maillons de la chaîne de secours le SAMU, les sapeurs-pompiers, les équipes de premiers soins et tous les intervenants de terrain mais aussi aux donneurs de sang, dont le geste silencieux et généreux permet, chaque jour, de prolonger l’espoir et de redonner souffle à la vie.
Parce qu’aimer, c’est aussi protéger, secourir, partager une part de soi et tendre la main lorsque chaque seconde compte.

  Lire Plus

Pour saluer Monsieur Edgar Morin

— Par Patrick Chamoiseau—

Cher Edgar Morin,

Vous accueillir ici, en Martinique, relève de l’honneur et du plaisir.
C’est un honneur, car le rayonnement de votre pensée nourrit, de par le monde, des milliers et des milliers de lecteurs. Et ces milliers de lecteurs considèrent vos ouvrages non comme des livres de chevet mais comme des tables d’existence. Innombrables, et même innumérables, sont ceux qui auraient tout donné pour être des nôtres ce soir, et de le savoir nous dresse quelque peu la mesure du privilège dont nous bénéficions.

C’est aussi un plaisir, mais un plaisir des plus variés, qui va de la reconnaissance à la pure gratitude, jusqu’à la satisfaction d’être en présence d’une très belle âme humaine.

Mais au-delà de l’honneur et du plaisir, je veux témoigner d’un sentiment très singulier : celui d’une vieille fraternité, et cela non parce que je fréquente vos pensées depuis trois décennies, mais surtout en raison de ce que vous êtes dans votre vie elle-même. Une vie conforme à vos idées, qui nous incline à reconnaître que nous sommes en présence d’un ami, et j’oserais dire : d’un frère.

  Lire Plus

Consigne pour recyclage des bouteilles en plastique

Les associations d’élus réaffirment leur opposition totale à la « fausse » consigne et obtiennent l’intégration de leurs 14 propositions dans la concertation

— Communiqué du 29 mai 2026 —

Lors d’une réunion avec le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, les associations d’élus locaux ont collectivement dû marteler leur opposition à la mise en place à nouveau annoncée par le Président de la République d’une « fausse » consigne pour recyclage sur les bouteilles en plastique. Elles ont rappelé que ce dispositif détournerait l’objectif prioritaire de prévention et de réduction des déchets à la source, fragiliserait le service public de gestion des déchets et ne présenterait pas de garantie d’efficacité environnementale significative. Les élus présents ont ensuite fait part au ministre de leur fort mécontentement de la tournure que prenait la réunion.

Après avoir réitéré pendant plus d’une heure trente leur opposition ferme à une consigne pour recyclage sur les bouteilles en plastique, véritable privatisation déguisée d’un service public essentiel, les associations d’élus ont finalement obtenu du ministre l’assurance :

que le Gouvernement ne fera pas de la mise en place de la consigne un préalable, ni une condition à l’ouverture d’une véritable concertation avec les élus locaux, que cette concertation intégrera non seulement les autres propositions du ministère, mais également les 14 propositions que les élus locaux font depuis 2023 et qui n’ont jusque-là malheureusement pas été réellement prises en compte dans le débat avec l’Etat, et qu’une nouvelle réunion associant l’ensemble des associations d’élus locaux sera convoquée dans les prochaines semaines.

  Lire Plus

Une immersion inédite au Lycée de Bellevue pour révéler le potentiel de 50 jeunes Martiniquais

Leaders’ Ship 2026 : Du 25 au 29 août 2026

— Communiqué de presse Fort-de-France le 29 mai 2026 —

Le Programme Leaders’ Ship lance sa toute première édition en Martinique au Lycée de Bellevue. Durant cinq jours, 50 jeunes martiniquais âgés de 14 à 17 ans vivront une expérience d’immersion totale unique à l’internat, mêlant enseignements théoriques de haut niveau et applications pratiques intensives. Un parcours d’excellence conçu sur mesure pour développer leur leadership, soutenu financièrement à hauteur de 75 % par le tissu économique local. Les candidatures sont officiellement ouvertes.

Une grande première en Martinique.

C’est au cœur du Lycée de Bellevue qu’une aventure humaine et pédagogique hors du commun s’apprête à voir le jour à la fin des vacances scolaires. Le programme Leaders’ Ship propose de briser les codes traditionnels de l’apprentissage en plongeant 50 adolescents dans une dynamique d’excellence collective et individuelle. L’objectif ? Leur donner les clés, les outils et la confiance nécessaires pour devenir les acteurs majeurs de la Martinique de demain.

Sortir de sa zone de confort grâce à l’immersion complète

Pendant 5 jours et 4 nuits, l’internat du Lycée de Bellevue sera entièrement dédié à ces futurs leaders.

  Lire Plus

Refuser le réel ne sauvera pas le modèle social

Deux visions de l’avenir et deux conceptions du changement se profilent dans le débat intellectuel aux Antilles avec comme seul juge de paix : la crise qui vient….

— Par Jean-Marie Nol —
La France est aujourd’hui menacée de récession, l’inflation accélère, et les marges des entreprises se réduisent. De mauvais chiffres qui ne s’expliquent pas que par la guerre en Iran et qui valident nos analyses précédentes. Le produit intérieur brut (PIB) français a reculé de 0,1 % au premier trimestre
par rapport au dernier trimestre de 2025, selon les chiffres publiés par l’Insee ce vendredi. C’est la première fois depuis la crise du Covid que la France affiche une croissance négative sur un trimestre. Les déficits se creusent. La dette explose. Et pourtant, le déni collectif persiste. Politiques comme citoyens peinent à reconnaître à l’aube de la prochaine présidentielle que ce système n’est plus soutenable. Le confort social auquel nous nous sommes habitués repose désormais sur des bases financières de plus en plus fragiles. Le déficit chronique de la Sécurité sociale, qui se chiffre désormais en dizaines de milliards d’euros, l’explosion de la dette publique, le vieillissement de la population française, le ralentissement économique et les menaces récurrentes de récession témoignent d’un essoufflement progressif de l’État-providence.

  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Parties IX & X – Conclusion

Neuvième partie

___________________

Pour les Carthages du monde

____________________________________

« Le moyen ne peut être justifié que par la fin. Mais la fin a besoin aussi de justification. Du point de vue du marxisme, qui exprime les intérêts historiques du prolétariat, la fin est justifiée si elle mène à l’accroissement du pouvoir de l’homme sur la nature et à l’abolition du pouvoir de l’homme sur l’homme. »

(Léon Trotsky)

Nous avons abondamment expliqué, au cours de cette série, – dans laquelle nous utilisons le mot Carthage, qui représenta une cité prospère de l’antiquité, comme métaphore –, que les puissances esclavagistes ne sont pas disposées à soutenir véritablement les efforts de développement et d’autodétermination des pays qu’elles maintiennent elles-mêmes sous la dépendance et la domination du « Capital ». Yalta, cette ville historique de Crimée où se rencontrèrent en février 1945 Franklin D. Roosevelt des États-Unis, Winston Churchill du Royaume uni, Joseph Staline de l’Union soviétique, symbolise le lieu de la manifestation du cynisme des puissances impérialistes. Les futurs vainqueurs de la seconde guerre mondiale séparèrent entre eux la terre, l’océan et l’espace, avant même la défaite officielle de l’Allemagne et la capitulation du Japon.

  Lire Plus

Pour transmettre, reconnaître et honorer l’histoire du 22 mai 1848

Pour un lieu de mémoire, de transmission et de dignité dédié au 22 mai

La Martinique porte en elle une histoire majeure de la lutte pour la liberté, de la résistance à l’esclavage et de la conquête de la dignité humaine. Pourtant, malgré la portée universelle de cette mémoire, notre pays ne dispose toujours pas d’un grand lieu symbolique consacré à la traite négrière, à l’esclavage et aux combats qui ont conduit à l’insurrection du 22 mai 1848.

Dans le monde entier, des sites mémoriels rappellent cette histoire et permettent aux générations de comprendre, transmettre et méditer : Gorée au Sénégal, Ouidah au Bénin, le mémorial des Nations Unies à New York, le Mémorial ACTe en Guadeloupe ou encore le mémorial de Nantes. Ces lieux sont devenus des espaces de connaissance, de recueillement et de reconnaissance.

La Martinique, terre d’Aimé Césaire, de Frantz Fanon et d’Édouard Glissant, mérite elle aussi un lieu fort, visible et fédérateur, capable de raconter notre histoire collective et de rendre hommage à celles et ceux qui ont résisté à l’oppression.

Le 21 mai 2026, lors d’une séance de l’Assemblée de Martinique, Louis Boutrin, Conseiller territorial, a proposé officiellement la création d’un grand lieu mémoriel martiniquais.

  Lire Plus

L’autoracisme, cette autodéchéance du soi ethnique et social.

— Par Camille Loty Malebranche

L’un des traits majeurs de l’autoraciste est son larbinisme dévoué envers ceux qu’il prend pour supérieurs par leur classe, leur race ou leur pays d’origine. L’autoracisme – racisme à rebours – consiste en la posture d’une ethnie ou d’une société opprimée ou stigmatisée, qui se comporte comme une « race » inférieure par essence face à ses dominateurs ou contempteurs, vivant comme par procuration du contempteur qu’elle introjecte, consacre comme maître à travers une sorte de confinement de soi dans l’autoravalement. L’autoracisme, c’est la perception du soumis volontaire, misérable laquais consentant qui veut être défini et dominé dans une posture de soumission comme une sorte de serf intellectuel, recherchant, en minus méprisable, l’approbation du « supérieur » qu’il considère tel à cause de son ethnicité étrangère, sa société de provenance, ses apparats matériels ou institutionnels, sans jamais interroger les voies historiques souvent criminelles d’acquisition desdits apparats ni même l’usage idéologique actuel qu’en fait ce dominateur que bêtement il se choisit par complexe d’infériorité. Le larbinisme civilisationnel, ce visage découvert de l’autoracisme, émanation pérenne de l’autoracisme, est une composante majeure des relations nord-sud.

  Lire Plus

L’autorité unique de l’eau ?

Par Edouard Gamess

Éléments de contexte

La gestion de l’eau potable et de l’assainissement collectif en Martinique est structurellement marquée par l’histoire de ce pays et une répartition des équipements publics (usines de production ou de d’épuration ; réseaux d’adduction, de collecte ou de distribution ; réservoirs ; etc.) pensée par les structures qui avaient en charge ces compétences antérieurement (Département de la Martinique ; Syndicats : SICSM, SCNA, SCCNO, SIAFOS ; Régie des Eaux de FdeF).

La répartition des équipements visibles ou souterrains qui a découlé de cette multiplicité d’autorités publiques, chacune réglant ses affaires en fonction de ses objectifs et compétences propres, n’est plus adaptée à une redistribution des légitimités institutionnelles et opérationnelles entre les trois intercommunalités pour l’essentiel (CAPNM, CAESM, CACEM) et la CTM.

Il en résulte des conflits liés à la propriété ou à l’usage des ouvrages, aux volumes et aux prix de l’eau vendue ou à traiter ce qui a abouti à des contentieux portés parfois devant les tribunaux.

Le choix des gestionnaires, entre mise en régie ou délégation de service public, vient complexifier la donne.

  Lire Plus

A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage | Version complète |

Par Mireille Pierre-Louis
Contribution à titre personnel/V26 mai 2026 version complète

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ».
(Mayra Santos)

*****

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?OK
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
La servitude volontaire

 

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.

Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.

Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?

Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.

Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affablei, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.

  Lire Plus

A l’assaut de l’Octroi de mer : Le populisme autophage

Par Mireille Pierre-Louis
Contribution à titre personnel/V22 mai 2026

« Le malheur, c’est que nous nous sommes toujours imaginés à travers l’imaginaire des Maîtres ».
(Mayra Santos)

Héritaj’
Le retournement
Le Front intérieur
Les Cols blancs
La si chère « Vie chère »
Et vogue la galère…
Un débat loyal ?
L’Octroi de mer : Qu’es aquò ?
Le festin
Les oiseaux de proie
Les révoltes de Noirs aux Antilles
Le ressac incessant de la mer
La servitude volontaire

Héritaj’

L’Octroi de mer a été marqué, dès l’origine, par le sceau de l’indignité, voire de l’infamie.

Il représente une tâche sombre dans l’histoire d’une France, auréolée de ses Lumières, à l’orée des Temps modernes.

Il fait songer au « bois d’ébène » : taxé au même titre que n’importe quelle autre marchandise ?

Il fait songer à ces créatures auxquelles un Code, noir comme il se doit, finit par accorder une âme, pour mieux les enchaîner.

Il fait songer à ce Dieu, bon comme un vieux planteur affablei, qui soulage et réconforte, pour s’absoudre de tous les pillages, viols et crimes perpétrés en son nom.

  Lire Plus

Politique climatique : quand les villes montrent l’exemple, les citoyens suivent

— Par Corinne Faure(*) & Joachim Schleich (*)

Une étude menée à Grenoble montre qu’une politique climatique locale bien assumée peut renforcer l’engagement individuel. Informés des succès de leur ville, les habitants se disent prêts à contribuer davantage à la lutte contre le réchauffement.

Plus les effets du réchauffement climatique deviennent visibles, plus la lutte contre le changement climatique devient locale. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) l’a clairement indiqué : les initiatives locales et municipales telles que la rénovation des bâtiments publics, le développement des transports en commun et la création de pistes cyclables sont essentielles pour limiter l’augmentation de la température du globe. Les actions locales prennent encore plus d’importance alors que, dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, on observe un fort backlash climatique au niveau national.

Mais lorsqu’une municipalité prend l’initiative de devenir un leader en matière de climat, comment ses citoyens réagissent-ils ? En économie, il existe une théorie bien établie appelée “l’effet d’éviction”. Cette théorie suggère que lorsque le gouvernement fournit un bien public comme la protection du climat, les citoyens peuvent avoir le sentiment qu’ils n’ont plus besoin de contribuer.

  Lire Plus

« De la mémoire à la réparation »

— Par Béatrice Bellay, députée de la Martinique —

 » Il y a des moments où la mémoire ne peut plus demeurer un hommage, une cérémonie ou une date inscrite dans le calendrier. Il y a des moments où elle devient une exigence politique. Nous y sommes. La France a franchi, avec la loi portée par Christiane Taubira et adoptée en 2001, un seuil historique : elle a reconnu que la traite négrière transatlantique, la traite dans l’océan Indien et l’esclavage colonial constituaient des crimes contre l’humanité.

Cette reconnaissance n’était pas seulement symbolique. Le texte de loi engageait déjà l’école, la recherche, les archives, les sources orales, l’archéologie, ainsi que l’action internationale de la France. Autrement dit, la République n’a pas seulement nommé un crime : elle a accepté que ce crime appelle une politique publique de vérité.

Vingt-cinq ans après cette avancée, la question n’est donc plus de savoir si la France doit se souvenir. Elle s’en souvient. Elle commémore. Elle enseigne davantage, même si trop inégalement. Elle a bâti des lieux, soutenu des travaux, reconnu des figures, ouvert des archives.

  Lire Plus

Antilles 2035 : entre chaos et refondation

Comment la mutation de la société antillaise se profile, non sans très gros risque, à l’horizon 2035 ?

—Par Jean-Marie Nol —

À l’horizon 2035, la société antillaise pourrait entrer dans une phase de transformation historique comparable aux grands bouleversements qui ont marqué les périodes de transition du XXe siècle. Ce qui se profile désormais en Guadeloupe et plus largement dans les Antilles françaises dépasse largement le cadre d’une simple future crise économique ou sociale. Il s’agit d’une mutation profonde des structures sociétales collectives, des repères culturels, du rapport à l’État, du modèle économique et même de la manière dont les individus envisagent leur avenir dans un autre univers politique.

À l’horizon 2035, la société guadeloupéenne et martiniquaise pourrait être confrontée à une impasse sociétale en raison d’une fracture culturelle et identitaire d’une ampleur inédite depuis la fin de la colonie et de l’actuelle départementalisation. En réalité, la désintégration de la société antillaise semble programmée en raison d’une disparition du sens de l’intérêt général et de l’affaissement de la notion de vivre ensemble.  

Derrière les crises économiques, sociales et institutionnelles qui s’annoncent, une autre mutation beaucoup plus profonde semble déjà émerger : celle de la fragmentation du récit collectif qui structurait jusqu’à présent le vivre-ensemble antillais.

  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie VIII

Huitième partie

___________________

Sauver Carthage, c’est anéantir le néolibéralisme

« Vous me demandez ce qui me pousse à l’action? C’est la volonté de me trouver au cœur de toutes les révoltes contre l’humiliation, c’est d’être présent, toujours et partout, chez les humiliés en armes. »

(Ernesto Che Guevara)

Nous nous sommes réveillés le samedi 11 avril 2020 à l’aube avec l’idée que le Christ venait de décéder la veille, vendredi après-midi, dans l’indifférence mondiale. Sincèrement, y avons-nous pensé nous-mêmes? C’est vrai qu’avec le temps, les traditions socioreligieuses ont beaucoup changé. Le dimanche, qui était autrefois le jour consacré au Seigneur, est usurpé par les forces capitalistes qui cherchent toujours les moyens de mousser leurs plus-values. Le salarié n’a plus de repos. Toute sa vie est vendue au « Diable » de l’impérialisme. Le « dieu » de l’argent n’est-il pas en train de déloger tranquillement le « Dieu » du paradis? Au Canada, les églises vaticanes se ferment les unes après les autres. Pour défaut d’acquittement des bordereaux de l’eau chaude, de l’électricité, du chauffage etc.

  Lire Plus

La France fragilise ses outre-mer

La crise importée qui vient en Martinique et Guadeloupe, sera douloureuse pour les trésoreries des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages , en raison d’un constat alarmant de la santé de l’économie de la France.

— Par Jean-Marie Nol —

La crise qui s’installe en France n’est plus un simple ralentissement conjoncturel ni une turbulence passagère liée aux tensions géopolitiques internationales. Elle prend désormais la forme d’un choc économique profond, cumulatif et structurel, dont les répercussions risquent d’être particulièrement brutales pour des territoires ultramarins comme la Guadeloupe et la Martinique. Dans un contexte de guerre durable au Moyen-Orient, de flambée des prix de l’énergie, de ralentissement de la croissance européenne, d’endettement massif de l’État français et d’essoufflement du tissu entrepreneurial, les Antilles françaises apparaissent aujourd’hui comme des économies extrêmement vulnérables à une crise importée dont elles ne maîtrisent ni les causes ni les leviers de sortie.

Le premier constat est celui d’une économie française qui donne des signes de faiblesse de plus en plus inquiétants. La croissance est quasiment à l’arrêt, le chômage repart à la hausse, les faillites d’entreprises explosent, l’inflation repart sous l’effet du choc pétrolier et la consommation des ménages ralentit fortement.

  Lire Plus