Catégorie : Sciences Sociales

Élections présidentielles françaises

— RS n° 451 lundi 15 juin 2026 —

Politiques internationale et mouvements populaires

La différence entre un chef d’État néofasciste et un chef d’État de « la gauche de rupture » sera bien réelle (voir article précédent). Mais un chef d’État dans un pays dépourvu d’un mouvement populaire actif, y compris en matière de politique internationale, aura un pouvoir limité. Si l’Espagne tient tête au délire trumpien, c’est aussi parce que la gauche politique et sociale du pays s’est mobilisée et continue de le faire contre l’impérialisme. Si même Giorgia Meloni, la présidente néofasciste du conseil des ministres d’Italie, proteste contre les mauvais traitements infligés aux ItalienNEs menant des flottilles de la paix contre le blocus de Gaza, ce n’est pas par un amour patriotique des gauchistes qui la conduisent, mais parce qu’un réel sentiment populaire est hostile à l’abominable génocide perpétré par les fascistes israéliens en Palestine.

Voilà pourquoi nous-mêmes consacrons tant d’énergie à nous mobiliser pour Gaza, pour Cuba, contre la fascisation du monde. Nous combattons l’idée néfaste et fausse suivant laquelle notre action serait vaine. Les USA ont été vaincus au Vietnam, la France a reconnu l’indépendance de l’Algérie après sa déculottée indochinoise, l’apartheid sud-africain a été brisé par le combat héroïque des peuples concernés, mais aussi par la mobilisation solidaire des campus, des dockers, des mouvements et syndicats progressistes dans de nombreux pays.

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Psychologie, Psychanalyse : nouveautés de juin 2026

🧠 Psychologie

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📖 Folie et perversion

Étude clinique

✍️ Maurice Hurni

Racamier nous a légué une quantité de concepts précieux concernant des pathologies psychotiques et perverses, considérées sous l’angle individuel, conjugal, familial ou même sociétal. Il n’eut pas le temps de les développer. Certaines notions connurent un grand succès (la perversion narcissique), d’autres restent encore à préciser ou à élaborer (l’antoedipe, l’incestualité, le verrouillage, l’assiégeance…).

🗓️ Parution : 8 juin 2026
📚 Collection : Psychanalyse et civilisations
📐 Format : 135 x 215 mm
📄 232 pages
💶 24,00 €
🔢 EAN : 9782336596853

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🎮 L’utilisation du jeu vidéo Les Sims 4 en psychothérapie

Un outil pour la subjectivation adolescente

✍️ Marie-Eline Guillet-Nicaisse
📝 Préface de Nathalie de Kernier

Comment rejoindre un adolescent emmuré dans le silence, l’inhibition, la difficulté à se raconter ? Cet ouvrage propose une réponse clinique originale : la médiation psychothérapeutique par les jeux vidéo, et plus particulièrement par Les Sims 4. Issu d’une recherche longitudinale de six ans menée en institution auprès d’adolescents présentant de profondes fragilités narcissiques et identitaires, ce travail met en lumière les potentialités thérapeutiques d’un univers numérique souvent réduit à sa seule dimension ludique.

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« Partir en Livre » en Martinique

Lire, découvrir, s’amuser du 17 juin au 17 juillet

Le Centre national du livre (CNL)

Établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Culture, le Centre national du livre (CNL) œuvre au développement de la création littéraire et à la promotion de la lecture sur l’ensemble du territoire français.

À travers de nombreux dispositifs d’accompagnement, le CNL soutient les différents acteurs de la chaîne du livre : auteurs, traducteurs, éditeurs, libraires, bibliothèques et organisateurs de manifestations littéraires. Sa mission est également de favoriser l’accès à la lecture pour tous les publics et de contribuer au rayonnement de la littérature sous toutes ses formes.

Partir en Livre : la fête du livre pour la jeunesse

Créée en 2015 à l’initiative du ministère de la Culture et organisée par le Centre national du livre, Partir en Livre est aujourd’hui le premier événement national consacré au plaisir de lire chez les jeunes.

Chaque année, cette grande manifestation gratuite transforme les espaces du quotidien en lieux de découverte littéraire. Les livres quittent les bibliothèques et les librairies pour aller à la rencontre des enfants, des adolescents et des familles sur leurs lieux de loisirs.

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Plus jamais de roi à Plateau Roy : un président suffit.

Par Yves-Léopold Monthieux

Une collectivité, deux présidents : un bijou. Voilà ramassée, la présentation que leurs concepteurs du campus de Schoelcher faisaient des statuts de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM). Une “pépite institutionnelle” sortie de l’École martiniquaise qui, dernier avatar de l’Université de la chute de la Martinique, ne pourrait plus, paraît-il, délivrer le diplôme de licence en lettres. Le statut de la CTM : des bribes juridiques additionnées, piquées à droite à gauche jusqu’au régime allemand, qui meublent un tronc autoritaire inexpugnable. Ambiance : une atmosphère totalitaire qui envahit la société et sécrète des votes unanimistes de rupture institutionnelle, suivis par de touchantes envolées oratoires sur le droit à la “continuité territoriale”. Résultat : où qu’on porte le regard, c’est l’échec. Et l’on ne voudrait pas s’arrêter en si bon chemin.

Les juristes du campus de Schoelcher ont échoué.

L’objectif visé par les constituants martiniquais était de donner à la nouvelle collectivité un outil de gouvernance touchant à la perfection démocratique. La clé de voûte allait être la primauté de l’assemblée populaire sur l’exécutif et la prépondérance du président de l’Assemblée.

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Merci Camarade Fidel !

Par Robert Lodimus

Le Géant Fidel Castro Ruz a fermé les yeux sur un monde qui se porte de plus en plus mal.

La mort du « Lider Maximo », Fidel Castro, est survenue à un moment où la République d’Haïti s’apprêtait à affronter une autre crise électorale qui risquait cette fois-là de la basculer dans l’explosion sociale.  Nous avons appris avec des larmes dans la gorge la triste nouvelle que nous attendions depuis longtemps dans l’anxiété et dans l’angoisse. Au fur et à mesure que les mois et les saisons  défilaient dans le paysage politique, nous savions que la fin du Grand Guerrier était proche. Il n’apparaissait plus en public. Fidel n’a même pas pu recevoir le fils de son ami Pierre  Eliott Trudeau en visite à la Havane, en l’occurrence Justin Trudeau, devenu à son tour Premier ministre du Canada depuis le 4 novembre 2015. La voix généreuse et charitable du « Dernier des Mohicans » qui s’élevait avec fermeté pour se porter à la défense des pauvres  s’est éteinte doucement à la Havane, au milieu des siens.

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Canicule et grossesse : la chaleur déclenche déjà des milliers de naissances prématurées

— Collectif (*) —

La chaleur extrême ne se contente pas d’épuiser les futures mères. Selon la plus vaste étude jamais réalisée sur le sujet, elle augmente le risque d’accouchement prématuré et pourrait déjà être responsable de centaines de naissances avant terme supplémentaires chaque été. Un enjeu de santé publique appelé à s’aggraver avec le réchauffement climatique.

Imaginez-vous vivre une journée caniculaire en plein été. Maintenant, imaginez ce que cela peut signifier pour une femme enceinte de huit mois. Inconfortable, c’est le moins que l’on puisse dire… Mais la chaleur n’est pas qu’un simple désagrément : elle peut aussi, dans de nombreux cas, déclencher un accouchement prématuré. Or, le risque de mortalité des bébés nés avant terme – c’est-à-dire avant 37 semaines de gestation – est significativement accru. Ces enfants sont par ailleurs exposés à des complications en matière de santé dont les conséquences peuvent les affecter toute leur vie durant.

Depuis plusieurs décennies, la recherche documente le lien entre exposition à la chaleur et risque de naissances prématurées. Toutefois, jusqu’à présent, la plupart des études se limitaient à l’étude des naissances survenues dans une seule ville ou un seul pays.

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Autoconsommation collective : pourquoi le partage de l’électricité locale fait débat

— Collectif (*) —

L’autoconsommation collective permet de partager localement une électricité produite en commun, le plus souvent grâce au solaire. – © bilanol / stock.adobe.com

Un projet de décret veut modifier les règles de l’autoconsommation collective en France. Derrière un sujet très technique se cache une question politique : qui doit décider de la façon dont l’électricité produite localement est partagée ?

L’objectif affiché de la réforme : éviter que certains acteurs ne modifient, après coup, les règles de répartition pour choisir, selon ce qui les arrange, entre autoconsommation collective et vente sur le marché.

Mais l’un des points du projet va plus loin. Il consacre un principe de maximisation de l’énergie autoconsommée, qui donne la priorité à l’utilisation de l’électricité locale par les participants. Ce choix soulève ainsi une question de gouvernance : jusqu’où le cadre réglementaire doit-il orienter les règles de partage, que les acteurs du projet pouvaient jusqu’alors choisir pour eux-mêmes ?

Le partage de l’électricité produite en commun, un enjeu de justice

L’électricité n’est pas un bien comme un autre : on ne peut pas partager pas une production solaire comme un gâteau, pour deux raisons.

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Pour une nouvelle révolution productive antillaise

Souveraineté industrielle , planification économique :
penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique
à partir de l’intérêt social.

— Par Jean-Marie Nol —

Longtemps reléguée au rang de variable d’ajustement au sein de la pensée libérale, la question industrielle doit nécessairement effectuer aujourd’hui un retour en force au centre du débat public.

Ce regain d’attention est la conséquence d’une violente accélération des destructions d’emplois prévisibles dans le secteur tertiaire avec la révolution technologique de l’intelligence artificielle et de la robotisation . Penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique s’inscrit dans la théorie de la loi des cycles économiques et exige dès lors de rompre avec les incantations sur la souveraineté alimentaire et l’autonomie alimentaire pour affronter les dynamiques structurelles du capitalisme contemporain dont le nouveau cycle industriel est en marche avec l’intelligence artificielle et les destructions d’emplois des cols blancs.

La Guadeloupe ainsi que la Martinique se trouvent probablement à l’un des moments les plus décisifs de leur histoire économique contemporaine. Depuis plusieurs décennies, leur modèle de développement repose essentiellement sur un triptyque composé de l’administration publique, du commerce et des services.

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Exploitation pétrolière : pourquoi la Guyane a le droit à la maîtrise de son développement

— Tribune —

La proposition de loi sur l’exploration et l’exploitation pétrolière défendue par les députés guyanais ne contredit pas les accords internationaux sur le climat, c’est pourquoi nous appelons à la soutenir.

Le rejet en commission des affaires économiques de l’assemblée nationale de la proposition de loi sur l’exploitation du pétrole en Guyane a provoqué la colère des députés de la Guyane. Ce rejet a été ressenti comme une position dogmatique et méprisante, en dehors des réalités que vit la population guyanaise, avec 53 % de la population sous le seuil de pauvreté et un taux de chômage supérieur de 10 points à celui de la métropole.

L’accusation portée à leur encontre d’oublier les enjeux climatiques ne fait qu’aggraver ce ressentiment. Prétendre que l’exploitation pétrolière en Guyane serait contraire aux accords internationaux sur le climat et aux engagements de la France est faux. D’abord parce que les émissions de pétrole sont comptabilisées là où il est consommé, d’où qu’il vienne et que rien n’interdit la production de pétrole dans ces accords.

Ensuite, parce que la convention de Rio sur le climat a établi le principe de « responsabilités communes mais différenciées » entre les pays développés et les autres, le Nord et le Sud comme on dit, et donc de politiques différenciées.

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Violence Vitale et violence létale.

 Par Camille Loty Malebranche —

Il est deux violences claires et distinctes chez l’Homme: la vitale, fondamentale pour l’affirmation de la vie, et la létale qui détruit ou menace la vie comme par corruption de l’énergie vitale.

La violence vitale de l’homme, c’est, après les efforts somme toute organiques de subsistance et de se perpétuer comme espèce par la reproduction, d’affirmer avec force et détermination les grandeurs globales de ses attributs et facultés où il manifeste l’élévation de l’espèce en ce qu’elle a de beau. Une violence vitale qui devient létale si déviée par la logique ignominieusement aberrante de sourdes et inavouables compétitions sociales dérivant en haines. La perversion humaine est telle que même les lieux de saines compétitions comme le sport – cette activité créée pour canaliser les énergies humaines dans le dépassement de soi et contre la violence destructrice – dégénèrent assez fréquemment sous la dictée insidieuse d’intérêts malsains et de passions morbides. Car passions et intérêts dévoyés sont comme des déserts où prolifèrent les épines vénéneuses des sauvageries extrêmes et des rivalités agressives; ce sont des terreaux fertiles en violence létale…

L’Homme est un être violent qui a survécu et s’est imposé par sa violence tant intelligente que physique, mais malheureusement, son mésusage de cette force vitale, en fait une puissance de destruction de sa propre espèce.

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En Martinique, la solidarité est plus que jamais indispensable

— Par Sarha Fauré —

Ce 14 juin 2026, la Journée mondiale des donneurs de sang rappelle l’importance d’un geste simple qui sauve des vies chaque jour. Cette édition intervient dans un contexte particulier, marqué par une baisse préoccupante des réserves sanguines à l’échelle nationale. En France, l’Établissement Français du Sang (EFS) estime actuellement enregistrer près de 20 000 dons de retard par rapport aux besoins habituels. Une situation qui s’explique notamment par les fortes chaleurs du mois de mai, les nombreux week-ends prolongés et une fréquentation en baisse des collectes de sang.

Si cette tension concerne l’ensemble du territoire national, elle revêt une dimension encore plus stratégique en Martinique. Sur une île où l’autosuffisance transfusionnelle dépend directement de la mobilisation des donneurs locaux, chaque don compte. Les besoins des patients ne connaissent ni vacances ni périodes creuses. Chaque jour, les établissements de santé martiniquais ont besoin d’environ 50 poches de sang pour assurer les transfusions nécessaires aux urgences, aux interventions chirurgicales, aux traitements contre le cancer ou encore à la prise en charge de certaines maladies chroniques.

Pourtant, cet objectif quotidien reste difficile à atteindre.

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Chlordécone : entre réparation et justice

Chlordécone : la reconnaissance de la responsabilité de l’État marque un tournant, tandis que la bataille judiciaire continue

— Par Sabrina Solar —

Près de vingt ans après les premières plaintes déposées par des associations et des citoyens antillais, le dossier du chlordécone connaît une avancée majeure. La loi reconnaissant officiellement la responsabilité de l’État dans ce scandale sanitaire et environnemental a été promulguée le 13 juin, ouvrant une nouvelle phase dans la prise en charge des conséquences de cette pollution historique qui affecte encore aujourd’hui la Guadeloupe et la Martinique.

Cette reconnaissance, réclamée de longue date par les populations concernées, constitue un tournant symbolique et politique. Dans son premier article, la loi admet la part de responsabilité de l’État dans les préjudices sanitaires, écologiques, économiques et moraux subis par les deux territoires ultramarins. Le texte met en cause les décisions ayant permis l’autorisation puis le maintien de l’utilisation du chlordécone dans les bananeraies antillaises pendant plusieurs décennies, malgré les alertes scientifiques sur les dangers de cette substance.

Utilisé pour lutter contre le charançon du bananier, le chlordécone a été employé en Guadeloupe et en Martinique jusqu’en 1993.

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L’histoire et ses héros : honnies soient les ablutions idéologiques réactionnaires!

 Par Camille Loty Malebranche

Décontextualiser les faits de l’histoire, c’est affabuler le passé pour manipuler le présent. Quant au héros nous ne pouvons le juger que par les principes qu’il promeut, les valeurs qu’il endosse. Là, le principe pérenne de justice ponctuera toujours le parcours du bon héros car l’héroïsme juste est celui où le héros, au bout de tout son génie et parfois, son sacrifice, se consacre à la défense de ce principe du bien qu’est la justice surtout dans son application effective qu’est l’équité. À ce niveau, justice et équité forment la paire axiologique du bien que prônent les sagesses millénaires qui les considèrent inscrites en l’homme comme innéité de la conscience morale que sous-tend la faculté d’empathie dont tout humain le moindrement équilibré, est porteur.

Toute action historique – j’entends spécifiquement, tout acte et fait politique impliquant le sort d’un pays, d’une société ou d’un groupe à travers l’orientation que lui donnent ses dirigeants – est forcément incluse voire tributaire de la dialectique de la contextualité. Dialectique de contextualité, c’est-à-dire jeu d’actions-réactions, manière de répondre à des situations à travers les conjonctures tout en ciblant des fins.

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Vie chère : le rapport du Sénat sur les marges de la grande distribution renforce les inquiétudes des Outre-mer

— Par Jean Samblé —

Les conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur les marges dans la grande distribution, publiées le 19 mai dernier, trouvent un écho particulier dans les territoires ultramarins. Alors que la vie chère demeure l’une des principales préoccupations économiques et sociales en Outre-mer, le rapport sénatorial met en lumière plusieurs mécanismes susceptibles d’expliquer une partie des écarts de prix constatés entre l’Hexagone et les territoires insulaires.

Après six mois de travaux et près de 190 auditions, les sénateurs dressent un constat sévère des relations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs. Ils dénoncent des pratiques parfois qualifiées de « prédatrices », une concentration importante du pouvoir économique entre les mains de quelques acteurs et un manque de transparence dans la formation des prix. Des problématiques qui, selon plusieurs parlementaires ultramarins, prennent une dimension encore plus préoccupante dans les départements et régions d’Outre-mer.

Des difficultés déjà connues dans les territoires ultramarins

Pour Audrey Belim, sénatrice de La Réunion et vice-présidente de la commission d’enquête, les enseignements du rapport confirment des préoccupations exprimées depuis plusieurs années dans les territoires ultramarins.

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De l’Amour contre l’insignifiance…

— Par Camille Loty Malebranche —

L’amour est en soi un archétype supérieur du sens en tant qu’il fait du don de soi et de la sublime appétence à se donner à l’autre bien-aimé, un destin qui décuple, centuple l’enthousiasme existentiel, le goût à la vie. C’est le chantre des splendeurs, le relief verdoyant d’une finalité à travers la proximité jouissive contre la grisaille et le spleen de l’absurde. L’amour est l’envergure, la dimension ontologique et sentimentale du divin et de son infinitude.

Il est dans le rapport de l’homme au monde, une propension qui caractérise la posture de son état métaphysique, un appel irrépressible que j’appelle « gnosique » qui consiste au besoin ontologique de comprendre le pourquoi de notre place dans l’univers. Un besoin qui déclenche une quête permanente de sens, quête restée inassouvie tant que l’homme se borne au schème du sensible. Une quête que seule la transcendance peut accueillir à bon escient! En spiritualité, c’est-à-dire au stade absolu, la quête humaine du sens de soi va bien au-delà du théorique voire du dicible, et c’est l’intuitif et le sentimental qui nous signifient la vérité de notre essence avant même les révélations.

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Nouvelles publications sur les Caraïbes : juin 2026

✨📚 Les nouveautés du mois 📚✨

Grâce aux recettes que Thomas Mathee a élaborées et aux dégustations poétiques qu’Adeline Richard a écrites, goûtez, par les mots, les saveurs de la Caraïbe. 🍽️🌴

Avec son roman Rue de la Marine, Paulina Lima souhaite préserver la mémoire vivante d’un peuple de pêcheurs, resté debout et fier malgré les épreuves. 🎣📖

Nous vous souhaitons une bonne lecture ! 😊📚

🍹 Goût Caraïbes
Guyane et Martinique en cuisine, photos et dégustations poétiques
Thomas Mathee, Adeline Richard

Téléchargez les images – 6

Les Caraïbes sont diverses et créoles : comme les hommes qui les peuplent, elles multiplient les couleurs, les senteurs et les goûts. C’est un mélange de gens, une symphonie des sens. C’est aussi une musique, un rythme qui s’imprime au cœur de toute chose.

Pour connaître intimement les Caraïbes, il faut en faire l’expérience, de l’intérieur. Pour en goûter tous les charmes, il faut en goûter la[…]

EAN : 9782336612621
03/05/2026
135 x 215 mm
Collection : Questions alimentaires et gastronomiques
108 pages
15.00 €

DÉCOUVRIR

🎨 Une histoire des réseaux d’artistes en Caraïbe 1960 -1980
Processus de stolonisation des arts plastiques aux arts vivants
Mickaël B.

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À dix mois de Présidentielles de 2027  : des Guadeloupéen·ne·s et des Martiniquais·e·s alertent

— RS n° 450 du lundi 8 juin 2026 —

Une première réunion officielle et ouverte s’est tenue le samedi 6 juin au T.O.M. (Téat otonom Mawon) à Fort-de-France et en visioconférence avec les participantEs de Guadeloupe. Les signataires présentEs ont rendu publique une déclaration qui dépasse déjà les 115 premiers noms que nous publions dans ce numéro.

Nous, soussignéEs, agissant en nos noms propres, prenons position dans la bataille qui oppose en France l’extrême droite fascisante et la gauche dite radicale.

Le ralliement de plus en plus poussé des droites ordinaires aux thèses et aux pratiques du RN, l’effondrement de la macronie, les incohérences de la gauche d’accompagnement du capitalisme, rendent possible, voire probable, aux élections présidentielles de 2027, une confrontation entre deux blocs, l’un conduit par le RN, l’autre par LFI.

Le peuple martiniquais ne peut rester les bras croisés quand le risque est de voir la France qui nous administre, septième puissance économique du monde, rallier le camp des prédateurs multimilliardaires, suprémacistes, racistes, xénophobes, et bellicistes, dirigés par le gouvernement des USA.

Pour s’opposer efficacement à ces ennemis des peuples de chez nous comme d’ailleurs, il faut regrouper les forces portant un programme de rupture avec les politiques capitalistes et colonialistes, un programme en accord avec les aspirations du plus grand nombre.

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Viol : pourquoi la parole des victimes reste-t-elle si difficile à croire ?

—  Par Alexane Guérin (*) — 

Patrick Bruel, PPDA… font face à des dizaines de plaintes pour violences sexuelles ont été déposées. Ils contestent les faits qui leur sont reprochés.

Quand une femme dénonce un viol, ce n’est pas seulement la justice qui est mise à l’épreuve. Derrière le célèbre « parole contre parole », des mécanismes sociaux invisibles influencent la manière dont nous accordons, ou refusons, notre confiance aux victimes comme aux accusés.

Depuis presque une décennie, le mouvement #MeToo a révélé la lutte qui se joue autour de la crédibilité des femmes lorsqu’elles dénoncent des violences sexuelles. Face aux dénonciations publiques, les réactions prennent souvent la forme de formules devenues familières : “La présomption d’innocence doit prévaloir”, “Laissons la justice faire son travail”, “Tant qu’il n’y a pas eu de condamnation, on ne peut pas savoir.” Fréquemment mobilisées lorsqu’un homme est accusé publiquement de violences sexuelles, ces réactions traduisent l’idée qu’il existerait une instance neutre capable de départager objectivement les récits. Le tribunal apparaît alors comme le lieu privilégié de cette vérité attendue.

Pourtant, les analyses du traitement judiciaire des viols montrent combien ces dossiers mettent à l’épreuve le régime classique de la preuve.

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Altruisme et paternalisme, disponibilité désintéressée contre mesquinerie prédatrice…

— Par Camille Loty Malebranche —

Si l’on me demandait quelle est la face la plus hideuse, la plus sale de l’égoïsme ? Je répondrais sans la moindre hésitation que c’est le paternalisme, cette facticité du bienfaiteur narcissique en mal de règne pour l’assouvissement pathologique et pathogène des noirceurs de son ego, et donc toujours en quête de pouvoir aux dépens du destinataire de ses « bienfaits » piégés. De fait, le favori d’un paternaliste est une proie ciblée et perçue comme vulgaire favorisé par celui-ci qui, quels que puissent être les mérites du destinataire dudit bienfait, ne vise qu’à en faire sa chose par toutes les platitudes et les ruses de la réification de l’homme par l’homme. Le paternalisme est le bas-fond le plus sombre, le plus abyssal du mensonge mesquin et de l’hypocrisie narcissique que cultive un manipulateur singeant l’altruisme pour mieux dévorer son semblable.

L’altruisme, quant à lui, se reconnaît par le refus de tout rapport rapproché avec le bénéficiaire du bienfait qu’il fait. L’altruiste considère que le bien est un dû à l’humanité et une manière d’accomplir la sienne comme espace de valeurs spirituelles et morales, ces seules voies véritables de l’entéléchie humaine.

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L’urgence d’un nouveau pacte ultramarin

L’Etat est incapable d’assumer ses propres responsabilités , alors gare à la surprise Union Européenne en 2035 !

— Par Jean-Marie Nol —

Face à l’accumulation des crises qui frappent simultanément la Guadeloupe, la Martinique et, dans une plus large mesure, la Guyane, une question fondamentale s’impose désormais avec une force nouvelle : quel doit être le rôle de l’État français dans la reconstruction économique, sociale et institutionnelle de ces territoires ? Car les signaux d’alerte se multiplient. L’insécurité progresse, les trafics de drogue gagnent du terrain, la violence des jeunes inquiète les familles, les divorces et les situations de monoparentalité augmentent, le chômage demeure structurellement élevé et l’exode des compétences continue de fragiliser le tissu économique local. Dans le même temps, les moteurs traditionnels de l’économie antillaise montrent des signes d’essoufflement préoccupants. Le BTP ralentit, le tourisme peine à retrouver un véritable dynamisme durable, l’administration publique ne peut plus absorber indéfiniment les demandeurs d’emploi et les activités tertiaires sont confrontées aux bouleversements provoqués par la révolution numérique et l’intelligence artificielle.
Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle s’inscrit dans un contexte mondial marqué par le ralentissement de la croissance, l’endettement massif des États, les tensions géopolitiques, les mutations technologiques accélérées et les conséquences du changement climatique.

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Drame de Lyhanna : Face à la « faille systémique » exigeons la Loi Intégrale !

Appel aux rassemblements devant le Ministère de la justice et les tribunaux judiciaires en régions, lundi 7 juin à 19h

La disparition de Lyhanna, victime dans le Gers d’un pédocriminel visé par de multiples signalements et plaintes, est l’ultime démonstration que notre système est défaillant vis-à-vis des violences faites aux femmes et aux enfants.

Depuis 2017 et le mouvement MeToo, nos institutions restent imperméables aux témoignages et affaires qui se multiplient, laissant l’impunité perdurer. 94% des plaintes pour viols sont classées sans suite, dans la plupart du temps du fait de l’absence d’enquête.

La France compte deux fois moins de juges et quatre fois moins de procureurs par habitant que la moyenne européenne.

Depuis 2024, une loi intégrale est demandée par plus de 130 associations, syndicats et ollectifs, et fait l’objet d’une pétition qui réunit plus de 115 000 signataires. 81% des Français.es y sont favorables. Cette loi a été reprise par une coalition de parlementaires, qui l’a déposée à l’Assemblée Nationale. Elle prévoit par exemple le dépistage systématique des violences auprès des enfants, un socle d’enquête minimal en cas de plainte, les ordonnances provisoires de protection immédiate de l’enfant et des juridictions spécialisées.

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Actualité: Médiatisation sensationnaliste du vide.

— Par Camille Loty Malebranche —

L’actualité événementielle du monde – cette histoire en train de se faire – est constamment séquestrée en sa présentation par une certaine presse vorace, presse généralement au service de l’État Moloch et des cerbères du capital qui le déterminent dans ses politiques.

Dans la surenchère de l’actualité politique, il s’agit de faire l’histoire par l’hyper-ostensibilité médiatique des icônes et des figurants, sans rien changer dans l’essentiel. Le pouvoir de tout empire, même en déclin, étant ailleurs – loin des seigneuries factices hypermédiatisées qu’on exhibe – le secret des soi disant analystes officiels et la méticuleuse mission propagandiste d’une certaine presse, consiste à focaliser les attentions sur les lieux communs, comme la différence de style de deux candidats aux élections étasuniennes. Comme si cela était la sève dont devrait se nourrir le sens dans un monde désignifié, pris en otage par quelques pérennes ploutocrates.

Avec une masse émoustillée par la fiction des apparences, en quête de « révolution » par le look qui fascine la mièvrerie collective, l’illusion d’une métamorphose du pouvoir par les manières ne manquera pas d’entretenir la ferveur des superstitieux du changement par la tronche de l’élu, idolâtres inconscients d’un système érigé en culte et rite pour le populo.

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Abrogation du Code noir : pourquoi nous avons refusé de cautionner un texte uniquement symbolique

—Par Marcellin Nadeau, député —

Le 28 mai 2026, l’Assemblée nationale a examiné la proposition de loi visant à abroger formellement le Code noir. Ce texte portait une exigence légitime dans la mesure où il condamnait explicitement un dispositif juridique qui a organisé la déshumanisation, la marchandisation et l’exploitation de millions d’Africains réduits en esclavage dans les colonies françaises, notamment aux Antilles et en Martinique. Personne ne peut contester la nécessité de cette condamnation historique et morale.

Cependant, avec mon collègue député Jean-Philippe Nilor, nous avons choisi de nous abstenir — ou de ne pas prendre part au vote — car nous avons estimé que le texte proposé demeurait insuffisant et essentiellement symbolique sans aller au fond. Nous refusons en effet que la mémoire de l’esclavage serve uniquement à produire des déclarations ou des effets de manche sans conséquences concrètes pour les peuples qui continuent aujourd’hui à subir les héritages économiques, sociaux, fonciers, culturels et institutionnels du système colonial.

Pourquoi donc notre réticence dans cet unanimisme de façade bon marché ? C’est que le Code noir n’a pas seulement été un texte du passé.

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Martinique : Entre mythes fondateurs et « interdits de dire »

— Contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux — 

Dans une société martiniquaise où le « contrôle social » impose souvent d’entonner la même mélodie que les autres, il devient impérieux de briser l’omerta sur les réalités qui dérangent la doxa dominante. Nous vivons sous un véritable « totalitarisme d’atmosphère » où certains mots sont bannis et où l’histoire est méticuleusement réécrite pour servir un récit national de rupture.

L’escroquerie du traumatisme du BUMIDOM

L’un des exemples les plus frappants de cette manipulation est le sort réservé aux ressortissants du BUMIDOM. Pour l’auteur, sa diabolisation constitue « la manœuvre politique la plus hypocrite qu’ait connue la Martinique ». Présentée par l’élite intellectuelle comme une « déportation » ou un « génocide par substitution », cette migration volontaire a surtout été combattue car elle réduisait la « chair à révolution ». Aujourd’hui, sans se remettre en cause, certains critiques d’hier reconnaissent paradoxalement que les ressortissants étaient les “migrants” les plus aidés de la planète. Sauf qu’il s’agit de démontrer qu’ils n’auraient pas été à la hauteur des privilèges reçus. !

Le vrai traumatisme ne vient pas de l’exil, mais du regard méprisant porté pour une raison ou son contraire par ceux restés au pays sur ces migrants, qualifiés de « traîtres » ou occupant des emplois dits « subalternes ».

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Une yole pour relier la Martinique au Sénégal

— RS n° 449 lundi 1er juin 2026 —

Il est quand même dans notre histoire, des constructions longues échappant à la volonté toute puissante du colonisateur. Les liens tissés avec l’Afrique sont de ceux-là. Non pas, justement, les liens malsains nés du rôle que le pouvoir français a fait jouer à nos aînés comme supplétifs de la colonisation en Afrique, mais ceux solidement forgés par en bas, à l’initiative des dominés. La rencontre de Césaire et de Senghor, les conférences des écrivains et artistes noirs à Paris puis à Rome, les solidarités entre les organisations d’étudiants antillais, guyanais, réunionnais, et africains, ayant heureusement prolongé ces rencontres. La résurrection de la yole ronde, la transformation de la « course des yoles » en institution annuelle incontournable, la lutte victorieuse pour l’inscription de la yole dans le patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, sont d’abord le fruit d’initiatives nées en marge des institutions, même locales.

Entre le coup d’envoi césairien et le voyage plein de symboles et d’émotion pour amener la yole au pays de Senghor, il y a Frantz Fanon ambassadeur du GPRA en Afrique noire ; le festival mondial des arts nègres en Afrique ; les troupes sénégalaises au festival du Sermac à Fort-de-France ; les débats passionnés autour de la pensée de Cheikh Anta Diop et d’Alain Anselin, son disciple et continuateur martiniquais ; il y a les voyages entre les deux rivages de l’océan ; les festivals de cinéma ; les concerts de Kassav en Afrique ou l’épopée des Rico Jazz au pays ; la redécouverte du séjour forcé foyalais de Béhanzin, le roi résistant du Dahomey ; le souvenir du monsieur Médouze dans le roman « La rue case nègre » de Joseph Zobel, incarné par le charismatique Douta Check dans le film d’Euzhan Palcy.

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