Catégorie : Sciences Sociales

26e édition du Konvwa ba reparasyon

Mobilisation autour des questions de santé et de mémoire

Le Mouvement International pour les Réparations (MIR) organise la 26e édition du Konvwa ba reparasyon du 8 au 22 mai 2026, entre Sainte-Anne et Le Prêcheur. Douze communes participent à cette manifestation placée cette année sous le thème : « Pèp Nèg Annou Fè Yonn Kont Anpwazonman, jénosid, ékosid, épistémisid. Pou Lavi ».

À travers cet événement, le MIR souhaite mettre en avant les enjeux liés à la mémoire, à l’identité culturelle et aux conséquences sanitaires et environnementales de l’utilisation des pesticides aux Antilles. Les organisateurs appellent également à une mobilisation des populations afro-descendantes et de la diaspora.

Lors de la présentation de cette édition, le président du MIR, Garcin Malsa, a souligné la nécessité d’une implication collective dans les actions engagées autour de la question de l’empoisonnement au chlordécone et des démarches judiciaires en cours. Le mouvement indique notamment préparer une nouvelle assignation devant le tribunal de Paris.

Les responsables du MIR ont également évoqué les notions de génocide, d’écocide et d’épistémicide, présentées comme des conséquences de la disparition progressive de certaines pratiques culturelles et savoirs traditionnels.

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Vapotage : une expérimentation pour près de la moitié des lycéens

Entre 2015 et 2024, l’expérimentation du vapotage par les lycéens est passé de 35,1% à 46%. C’est ce que constate notamment l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives dans une étude publiée le 29 avril 2026.

En 2024, le tabagisme quotidien touche 5,5% des lycéens (contre 17,5% en 2018). En revanche, l’usage quotidien de la cigarette électronique progresse de 2,8% à 6,8% chez les lycéens sur la même période. 

Une étude publiée le 29 avril 2026 par l’Observatoire français des drogues et des conduites addictives (OFDT) présente l’évolution des usages de la cigarette électronique (y compris jetable – « puff ») par les élèves du secondaire entre 2014 et 2024.

De plus en plus de lycéens vapotent

De 2014 à 2024, la part des collégiens ayant expérimenté la cigarette électronique baisse de 26,8% à 19%. Depuis 2015, cette part a augmenté parmi les lycéens de 35,1% à 46% (48,7% chez les filles, 43,2% pour les garçons). La part des élèves ayant testé la e-cigarette est passée de 34,2% à 41,5% dans les lycées d’enseignement général et technologique (LEGT) et de 36,8% à 58,7% en lycée professionnel (LP).

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Attestation d’honorabilité obligatoire !

L’attestation d’honorabilité devient obligatoire pour les professionnels intervenant auprès d’enfants handicapés

L’attestation d’honorabilité est un document officiel garantissant qu’une personne n’a pas de condamnation écrite dans un casier judiciaire ou sur le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (FIJAISV) qui empêche d’intervenir auprès des mineurs. Les démarches pour l’obtenir se font via une plateforme dédiée en fonction de votre statut.

Elle est obligatoire depuis octobre 2025 pour tous les professionnels et les bénévoles intervenant dans le champ de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant (assistants maternels, assistants familiaux, professionnels et bénévoles des crèches, foyers…). Depuis le 1er février 2026, elle l’est aussi pour les personnes s’engageant dans une procédure d’adoption.

À noter:

Le dispositif sera progressivement étendu en 2027 aux professionnels et bénévoles intervenant au sein d’un établissement ou service accompagnant des adultes en situation de handicap, puis en 2028 aux professionnels et bénévoles intervenant auprès des personnes âgées.

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Une aide pour financer une colonie de vacances si votre enfant a 11 ans

Le Pass’colo est un dispositif de l’État visant à favoriser les départs en colonies de vacances des enfants durant l’année civile de leurs 11 ans ; cet âge charnière est notamment marqué par leur entrée au collège.

L’aide attribuée varie entre 200 et 350 € selon les ressources du foyer. Pour en bénéficier, votre enfant doit être né entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2015. Si votre enfant est né en 2014 et que vous n’avez pas utilisé l’aide en 2025, vous pouvez en bénéficier cette année.

Vous pouvez consulter la liste des séjours éligibles au dispositif en 2026 sur le site du ministère des Sports et de la Jeunesse (recherche possible par période de vacances, tarifs, localisation du séjour, etc.). Des colonies sont disponibles pour les vacances de printemps et d’été.

À savoir  

Le Pass’colo est utilisable pour un seul séjour par enfant et uniquement pendant les vacances scolaires. Il est cumulable avec d’autres aides aux vacances (aides de la Caf, de votre mairie, de votre comité social et économique, etc.).

Le montant de l’aide

Le montant du Pass’colo est calculé en fonction de votre quotient familial (QF).

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Parutions mai 2026 : Éducation, Pédagogie & Didactique

Sélection de nouveautés éditoriales – 2026

🏛️ Éducation et société

📘 L’Université africaine : de la colonialité à l’autonomie

Épistémologies et méthodes des sciences sociales en Afrique postcoloniale

Maurice Ntububa Bisimwa

Cet ouvrage interroge la production des savoirs en sciences humaines et sociales en Afrique, inscrite dans une tension fondatrice entre héritage colonial et quête d’autonomie. À partir du cas congolais, il analyse comment ces disciplines ont été façonnées par des cadres idéologiques et épistémologiques dominants, du marxisme au structuro-fonctionnalisme, souvent inadaptés aux réalités locales.

📖 Collection : Hors collection – Académia
📅 Parution : 12 mai 2026
📏 Format : 135 × 215 mm
📄 198 pages
💶 20 €
🔖 EAN : 9782806139672

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La France reconnaît enfin les spoliations culturelles de l’époque coloniale

— Par Sarha Fauré —

Le Parlement français a définitivement adopté une loi-cadre destinée à faciliter la restitution des biens culturels acquis de manière illicite durant la période coloniale. Voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale puis par le Sénat le 7 mai 2026, ce texte marque une étape majeure dans la politique mémorielle et culturelle de la France. Il concrétise une promesse formulée par Emmanuel Macron en novembre 2017 lors de son discours à l’université de Ouagadougou, au Burkina Faso, où il s’était engagé à créer les conditions permettant le retour d’œuvres africaines conservées dans les collections françaises.

Jusqu’à présent, les restitutions d’objets culturels restaient extrêmement limitées en raison du principe d’inaliénabilité des collections publiques françaises. Ce principe juridique interdit normalement qu’un bien appartenant aux collections nationales soit cédé ou retiré du patrimoine de l’État. Chaque restitution nécessitait donc l’adoption d’une loi spécifique, une procédure longue et complexe qui a fortement ralenti les démarches engagées depuis plusieurs années par certains États africains.

Grâce à cette nouvelle loi, le gouvernement pourra désormais procéder à des restitutions par décret, sans devoir repasser systématiquement devant le Parlement.

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Sur la question de l’utilité de la philosophie…

— Par Camille Loty Malebranche —

À la question réflexe « à quoi sert la philosophie? », je dis qu’ainsi posée, cette interrogation répétitive résonne comme une inquisition. Question trop chargée de préjugés sots, au point d’en devenir aberrante! Aberration primitive de la foule qui ne peut s’imaginer un ailleurs à l’utilité servile, celle de l’usage objectal des choses. Pragmatisme programmé par la société de l’immédiat.

Posée au pluriel, la réponse à la question de la fin des philosophies, non de leur utilité, serait: Elles aident à proposer des modes de vision, des manières de regard des êtres et des choses.

Mais sans vouloir justifier ce qui n’est sur la sellette du superfétatoire que par la superfluité du pratique, du rentable et de l’utile, ces idoles de la masse servile et réflexe que le systématisme de l’ordre socioéconomique et de l’idéologie programme, nous affirmons une bonne fois pour toutes, que l’utilité n’est pas la fin de l’homme et que ce qui est humain n’a que faire des réquisitions d’un quelconque mode de production ou d’emploi utilitaire.

Pour retourner à la manière de comprendre, cette forme d’observation et de perception qu’est la philosophie, je dis qu’elle (la philosophie) est le regard plongé dans les essences pour y appréhender le sens premier et ultime des étants, choses et situations perçus comme constituant l’être c’est-à-dire la présence en général en tant qu’antithèse du néant, à travers une généalogie et une eschatologie fondamentales.

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Antilles-Guyane : penser le monde tel qu’il est

Quels sont les enseignements doctrinaux à tirer pour les intellectuels des Antilles -Guyane, de la nouvelle realpolitik mondiale, et de la fin programmée de l’idéologie tiers mondiste ?

— Par Jean-Marie Nol —

Le retour en force de la realpolitik dans les relations internationales marque une rupture profonde avec les cadres idéologiques qui ont structuré une grande partie du débat politique dans la seconde moitié du XXe siècle. Alors dans ce contexte que signifie encore de faire état d’un quelconque projet de société pour la Guadeloupe et la Martinique qui pourrait se réduire à être une utopie vide de sens. Force est de souligner que nous sommes aujourd’hui confronté à une refondation doctrinale de la pensée aux Antilles -Guyane. Longtemps dominé par des lectures morales, idéologiques ou héritées des luttes de décolonisation, l’ordre mondial se recompose désormais autour d’un principe beaucoup plus brut : celui du rapport de force. Dans cette nouvelle configuration, les États ne se définissent plus prioritairement par leurs valeurs affichées, mais par leur capacité à peser économiquement, militairement et stratégiquement. La realpolitik, entendue comme la primauté des intérêts nationaux sur les considérations politiques et idéologiques, s’impose ainsi comme la grille de lecture dominante d’un monde redevenu conflictuel, hiérarchisé et structuré par des blocs de puissance .

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Parutions en philosophie : mai 2026

📘 PENSÉES

Pensées
Nouvelle édition
Annotations par Norbert Sclippa

Simone de Beauvoir écrivait que Sade revendiquait la vérité de l’homme contre toutes les abstractions de la philosophie, et qu’il avait dépassé le sensualisme de son époque pour le transformer en une morale de l’authenticité.
De son côté, Maurice Heine voyait en son œuvre une œuvre philosophique, et « la plus formidable machine de guerre » que le matérialisme ait jamais construite en vue de l’a[…]

EAN : 9782336610627
09/04/2026
135 x 215 mm
Collection : Hors Collection
176 pages
19.00 €


📖 PHILOSOPHIE

Nietzsche et le problème Socrate
Une aporie philosophique
Christian Savés

Sa vie (lucide) durant, Nietzsche n’a cessé d’entretenir un rapport problématique au grand philosophe grec, à tel point qu’il relève effectivement d’une véritable aporie philosophique. Il se traduit, notamment, par un phénomène d’attraction/répulsion permanent, de fascination et de révulsion, qui fait qu’il ne parvient jamais à se défaire de l’emprise que Socrate exerce sur lui. La critique du soc[…]

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70 ans de la SIMAR : Habiter le temps, vivre ensemble

Ouverture des portes de la Villa Pacific le 06 mai

Depuis 70 ans, la Société Immobilière de la Martinique (SIMAR) ne se limite pas à construire et gérer des logements : elle participe activement à la transformation du territoire et accompagne des milliers de parcours de vie. À l’occasion de cet anniversaire emblématique, elle propose une saison exceptionnelle mêlant mémoire, partage et célébration.

Une ouverture symbolique : la Villa Pacific

Le 6 mai 2026, la SIMAR ouvre exceptionnellement les portes de la Villa Pacific, ancienne résidence de fonction de direction, pour une soirée de vernissage unique.

Au cœur de ce lieu chargé d’histoire, l’exposition immersive et interactive
« 70 ans, Habiter le Temps » invite les visiteurs à parcourir sept décennies d’évolution du logement social en Martinique.

Sur plus de 200 m², le parcours plonge le public dans une expérience vivante :

  • Explorer le passé et comprendre les transformations du territoire
  • Écouter, voir et ressentir les récits de vie liés à l’habitat
  • S’exprimer, interagir et laisser une trace personnelle

Pensée comme un véritable espace de mémoire vivante, cette exposition met en lumière l’impact concret du logement social dans la vie des Martiniquais, tout en ouvrant des perspectives vers l’avenir.

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Un premier Mai malgré tout !

 — RS n° 445 du lundi 4 mai 2026 —

En dépit d’une bien modeste préparation collective, la quasi-totalité des centrales syndicales se sont retrouvées au rendez-vous du 1er mai à la Maison des syndicats, puis avec un bon millier de manifestants dans les rues.

Cela témoigne de la force d’une tradition, jadis plus ou moins contrariée par des discours dilatoires entendus jusque dans les rangs syndicaux (tentation d’opposer le 1er mai au 22 mai, scepticisme face à une journée de lutte des travailleurs/ses dans un pays au fort taux de chômage, velléité de choisir sans concertation d’autres lieux qu’au départ de la maison des syndicats, allégation que le 1er mai était un moment de fête ouvrière et non de manifestations de rue et même, c’est arrivé, évocation de divergences avec telle ou telle organisation pour justifier des premiers mai séparés…!

Cette année donc un premier mai unitaire s’est imposé, …malgré tout ! La grande bourgeoisie, son État et ses médias les plus zélés n’ont pourtant pas lésiné sur les moyens pour liquider ou affaiblir cette journée prolétarienne internationale.

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La Guadeloupe n’hésite pas, elle avance

La Guadeloupe , une entité géopolitique européenne atypique ou une future composante politique et économique de la caraïbe ?

— Par Jean-Marie Nol —

La Guadeloupe serait-elle européenne ou caribéenne ?

On pose mal la question depuis trop longtemps. Le débat revient, inlassablement, comme un vieux disque rayé, nourri de postures idéologiques plus que d’analyses concrètes.Et si le véritable sujet était ailleurs ?

Car la Guadeloupe n’est ni un territoire hésitant entre deux mondes, ni une identité en quête d’elle-même. Elle est déjà une réalité géopolitique singulière : une société caribéenne ancrée dans un système européen. Et c’est précisément cette singularité qui constitue son principal levier d’avenir. Dans un environnement régional marqué par l’instabilité économique, les fragilités monétaires et les dépendances extérieures, la Guadeloupe dispose d’atouts que beaucoup sous-estiment.

Elle appartient à l’espace de Union européenne.

Elle utilise l’euro.

Elle bénéficie de transferts publics massifs, d’infrastructures financées et d’un cadre juridique robuste.

À l’échelle de la Caraïbe, ce statut n’est pas banal. Il est exceptionnel.

Pendant que certains États voisins peinent à stabiliser leur économie, à l’image de Venezuela ou restent enfermés dans des logiques d’isolement comme Cuba, la Guadeloupe évolue dans l’un des ensembles économiques les plus puissants du monde avec un marché de 450 millions d’habitants .

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Illusions perdues aux Antilles

Quels sont les enseignements doctrinaux à tirer pour les intellectuels des Antilles -Guyane, de la nouvelle realpolitik mondiale, et de la fin programmée de l’idéologie tiers-mondiste ?
— Par Jean-Marie Nol —

Le retour en force de la realpolitik dans les relations internationales marque une rupture profonde avec les cadres idéologiques qui ont structuré une grande partie du débat politique dans la seconde moitié du XXe siècle. Alors dans ce contexte que signifie encore de faire état d’un quelconque projet de société pour la Guadeloupe et la Martinique qui pourrait se réduire à être une utopie vide de sens. Force est de souligner que nous sommes aujourd’hui confronté à une refondation doctrinale de la pensée aux Antilles -Guyane. Longtemps dominé par des lectures morales, idéologiques ou héritées des luttes de décolonisation, l’ordre mondial se recompose désormais autour d’un principe beaucoup plus brut : celui du rapport de force. Dans cette nouvelle configuration, les États ne se définissent plus prioritairement par leurs valeurs affichées, mais par leur capacité à peser économiquement, militairement et stratégiquement. La realpolitik, entendue comme la primauté des intérêts nationaux sur les considérations politiques et idéologiques, s’impose ainsi comme la grille de lecture dominante d’un monde redevenu conflictuel, hiérarchisé et structuré par des blocs de puissance .

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Antilles : le coût du pétrole

— Déclaration de la CGTM —

Le représentant de l’État et le président de l’Observatoire des Prix des Marges et des Revenus (OPMR) ont décidé de réunir mardi 21 avril 2026 à la préfecture les membres de cette instance pour « une conférence sur la thématique de l’impact que le conflit du Moyen Orient aura directement sur le prix des produits pétroliers et des conséquences du conflit sur le prix des carburants aux Antilles ». Par « conflit au moyen Orient », il faut comprendre « la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran ». Quant aux conséquences, c’est l’augmentation des prix du pétrole et des carburants avec ses répercussions sur l’économie mondiale.

Le président de l’OPMR, avec l’appui des représentants de la SARA et d’autres intervenants, ont tenté de justifier l’évolution des prix que nous connaissons et les augmentations à venir. De son côté, en préambule de son intervention, le Secrétaire général de la CGTM a cité l’extrait d’un article de Pierre Cosnard publié dans « Le Monde de l’économie » du 3 août 2016 :

« Jean-François Hénin, le président de la petite compagnie pétrolière Maurel & Prom, l’avoue humblement : l’évolution des cours du pétrole, retombés mardi 2 août à 39 dollars par baril aux Etats-Unis, le laisse désemparé.

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En santé, la course à l’efficacité creuse les inégalités

— Collectif (*) —

À force de vouloir optimiser les dépenses, les systèmes de santé risquent-ils d’oublier ceux qui en ont le plus besoin ? Une analyse menée sur plus de vingt ans dans les pays de l’OCDE bouscule une idée bien ancrée : et si l’équité n’était pas un frein, mais la condition même de la performance ?

La question des conflits possibles entre efficience et équité est une question très ancienne, mais l’évolution récente des systèmes de santé en donne une illustration renouvelée. En matière de santé, la recherche de l’efficience pourrait notamment conduire à négliger des segments importants de la population, les plus démunis, en matière d’accès aux soins et de traitement équitable de leurs problèmes de santé.

Les systèmes de santé doivent-ils favoriser l’efficacité ou l’équité ? Bien que la tension entre ces deux objectifs apparaisse évidente et qu’elle occupe les débats de façon continue, elle a été relativement peu étudiée empiriquement, notamment dans le domaine des politiques de santé. Notre étude récente vise à combler cette lacune.

Une observation qui s’étend sur vingt ans

À partir de séries temporelles couvrant la période 2004-2021 et portant sur 36 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), nous avons examiné, sans a priori, toutes les interrelations statistiques possibles entre efficience et équité dans les systèmes de santé.

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« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie V

Cinquième partie
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Les États esclavagistes ont juré de reprendre Haïti
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« Le monde a proclamé la liberté, ces dernières années surtout; mais que représente cette liberté! Rien que l’esclavage et le suicide! Car le monde dit : Tu as des besoins, assouvis-les, tu possèdes les mêmes droits que les grands et les riches. Ne crains donc pas de les assouvir, accrois-les même; voilà ce qu’on enseigne maintenant. Telle est leur conception de la liberté. Et que résulte-t-il de ce droit à accroître les besoins? Chez les riches, la solitude et le suicide spirituel; chez les pauvres, l’envie et le meurtre, car on a conféré des droits, mais on n’a pas encore indiqué les moyens d’assouvir les besoins. »

(Fiodor Dostoïevski)

Au moment où nous rédigeons cette série de réflexions philosophiques et politiques, le monde se prépare à vivre une nouvelle tragédie d’une ampleur imprévisible. Les frontières terrestres et maritimes se ferment les unes après les autres. Le mal qui répand la terreur aujourd’hui, après la peste de l’époque médiévale, la grippe espagnole de 1918 et l’Ébola, s’appelle « coronavirus (COVID-19) ».

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De la périphérie à l’intégration européenne

Vers une adhésion institutionnelle graduelle de la Guadeloupe à l’UE : passer des paroles aux actes, maintenant !

— Par jean-Marie Nol —

L’idée d’un rattachement institutionnel direct de la Guadeloupe à l’Union européenne, longtemps reléguée au rang de spéculation intellectuelle, s’impose progressivement comme une hypothèse crédible d’une nouvelle doctrine de décolonisation en lieu et place de la doctrine tiers mondiste désormais obsolète, pourtant toujours défendue par les autonomistes et indépendantistes des Antilles françaises, voire comme une alternative structurante dans le débat sur l’avenir institutionnel de l’archipel. Dès l’abord, un constat s’impose avec une évidence rarement contestée mais trop souvent éludée dans le débat public : la Guadeloupe vit, circule et échange d’abord avec l’Europe, et de manière très marginale avec son environnement caribéen immédiat. Les flux de voyageurs comme ceux de marchandises traduisent une réalité économique profonde qui dépasse les discours politiques. L’essentiel du trafic aérien de passagers relie l’archipel à l’Hexagone et, plus largement, au continent européen, faisant de cette relation un axe vital pour la mobilité des personnes, qu’il s’agisse de déplacements familiaux, professionnels, éducatifs ou touristiques. De la même manière, les flux commerciaux témoignent d’une dépendance structurelle aux importations en provenance de l’espace européen, tant pour les biens de consommation que pour les équipements, les produits industriels ou les intrants nécessaires à l’activité économique locale.

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Internet et la déspatialisation de la proximité…

— Par Camille Loty Malebranche —

Paradoxe du lointain proche et du proche lointain…

L’internet nous met en présence d’une autre catégorie de proximité par rapport à la proximité classique (géographique et physique) des êtres humains. Il s’agit de fait de la possibilité d’une multilocation virtuelle nous donnant pignon sur la planète et ses habitants au hasard des contacts.

Mon voisin de ville voire de palier que je ne rencontre qu’au hasard des côtoiements, tout en étant mon proche peut m’être lointain si jamais notre avoisinement se borne à de banales salutations indifférentes ou au silence. Ceux qui sont proches par l’espace immédiat, ne sont pas forcément des proches, c’est même un truisme que de le rappeler! Dans le même temps, mon abonné de blog qu’il soit allemand, algérien, russe, britannique… que je n’ai jamais perçu sur mon chemin physique, est mon proche auditeur ou interlocuteur par la communication des idées. Une proximité idéelle permise par un virtuel qui excède ses propres contours de virtualité à travers la vérité bien factuelle des contacts. Ainsi, le cyberespace fait naître un grand paradoxe où se chevauchent deux types de proximités, la proximité classique et la proximité électronique.

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L’égalité ne peut être partielle

— Par Jean Samblé —

Pendant plus d’un demi-siècle, une inégalité majeure est restée inscrite dans le droit français : les habitants des outre-mer ont été exclus des garanties de la Charte sociale européenne, pourtant appliquée en Hexagone. Derrière ce décalage juridique se jouait une réalité plus profonde, celle d’une citoyenneté sociale incomplète pour plusieurs millions de Français.

Depuis le 1er mai 2026, cette inégalité a été corrigée : la France a étendu la Charte aux territoires d’outre-mer, concernant près de 2,5 millions de personnes. Certaines collectivités devront toutefois encore se prononcer localement en raison de leurs compétences spécifiques.

Cette avancée est saluée comme une « victoire historique » par des acteurs associatifs, même si elle a nécessité des années de mobilisation. Une réclamation liée notamment au scandale du chlordécone, rejetée pour irrecevabilité, a contribué à révéler cette « anomalie démocratique » et à accélérer la décision politique.

Historiquement, cette exclusion remonte à la rédaction du texte en 1961, limité aux territoires métropolitains, une disposition parfois qualifiée de « clause coloniale ». Son maintien s’explique en partie par un manque d’attention, mais aussi par les implications financières importantes qu’implique la mise à niveau des conditions de vie dans ces territoires.

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Réalité et Vérité, de la gestalt à la substance.

— Par Camille Loty Malebranche —

La réalité suppose l’idée d’un contour découpant l’espace par sa forme ou la présence d’une situation ostensible ponctuant le temps et l’espace; la réalité constitue la factualité du monde et des choses, cette dimension qui établit le statut de fait de quelque être ou chose, dimension où les êtres sont objectivement vérifiables. Le mot réalité est en fait la désignation de la factualité. Elle est un construit à partir de la perception, et dans le domaine social, la réalité est tout entière un produit de l’idéologie, en tant qu’elle tient de l’artificiel et n’existe que par l’homme.

La vérité, elle, se passe du regard de l’homme et existe en soi. Elle fait sentir la nature imperceptible inscrite dans la nature visible des êtres et du monde. Seul l’esprit sachant se libérer des formes et des bornes du concret avec les illusions sensibles, peut voguer sur l’océan insensible et inconnu de l’abstrait si grouillant de vie qu’est la vérité, y plonger afin de mieux pêcher les essences cachées dont recèlent ses eaux profondes, prolifiques, vivantes…

Au prime abord de la sémantique courante, réalité et vérité sont des termes interchangeables parce que référant à ce qui existe, se passe, dont l’événementialité est constatable, la factualité vérifiable.

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Départementalisation et émancipation

De la contradiction jaillit la lumière sur le débat de l’évolution statutaire de la Guadeloupe et Martinique.

— Par Jean-Marie Nol —

Il est des débats dont la vigueur éclaire davantage qu’elle ne divise, et l’histoire politique et sociale de la Guadeloupe et de la Martinique en offre une illustration particulièrement féconde lorsqu’on s’attache à comprendre le rôle de Aimé Césaire et des communistes dans la mise en œuvre de la départementalisation. Loin des caricatures rétrospectives qui tendent à juger ce moment fondateur à l’aune des impasses économiques contemporaines, il convient de replacer leur démarche dans le cadre intellectuel et historique qui l’a vu naître, celui d’un monde encore profondément marqué par les séquelles de l’ordre colonial et par l’urgence sociale qui en découlait. À cet égard, la célèbre intuition de Nicolas Boileau selon laquelle c’est au choc des idées que jaillit la lumière prend ici tout son sens : c’est précisément de la confrontation entre visions divergentes — assimilation, autonomie, indépendance — qu’émerge une lecture plus fine des choix opérés à l’époque.

Lorsque Césaire et les communistes portent la loi de départementalisation de 1946, leur priorité n’est pas de redessiner immédiatement les mécanismes économiques hérités du système colonial, mais de répondre à une urgence autrement plus tangible : la misère noire sociale, l’inégalité des droits et l’absence de protection pour les populations locales.

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Salaires : la fracture

En 2025, la rémunération des PDG dans le monde a augmenté 20 fois plus que celle des travailleurs

À l’heure où les économies mondiales affichent des performances contrastées, une tendance lourde se confirme avec une netteté croissante : l’écart entre les dirigeants des grandes entreprises et les travailleurs ne cesse de se creuser. Les données publiées conjointement par Oxfam et la Confédération syndicale internationale à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs dressent un constat sans ambiguïté : la dynamique actuelle de répartition des richesses favorise de manière disproportionnée les sommets de la hiérarchie économique.

En 2025, les dirigeants des plus grandes entreprises mondiales ont vu leur rémunération progresser de 11 % en termes réels, tandis que celle des salariés n’a augmenté que de 0,5 %. Ce déséquilibre, déjà significatif à court terme, devient encore plus frappant lorsqu’on l’observe sur plusieurs années : depuis 2019, les revenus des dirigeants ont fortement augmenté, alors que ceux des travailleurs ont reculé en valeur réelle. Autrement dit, la création de richesse ne bénéficie plus de manière proportionnée à celles et ceux qui y contribuent quotidiennement.

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Comprendre le « sodaliciocratisme » de Robert Lodimus

Le sodaliciocratisme est un terme idéologique, principalement associé à des écrits littéraires et politiques traitant du contexte haïtien, qui prône une forme de gestion de l’État fondée sur des principes progressistes, révolutionnaires et participatifs.

Ce terme semble spécifique à des contextes de critique politique et de théorie sociale (comme dans l’œuvre de Robert Lodimus) et ne doit pas être confondu avec le « Sodalitium Christianae Vitae », une organisation religieuse péruvienne dissoute par le Vatican 

Idéologie et Objectifs : 

Il est défini comme une idéologie visant la transformation de l’État en un moteur de changement sociétal, garantissant la sécurité publique et l’émancipation économique sur une base d’universalité.

Projet de Société : 

Il aspire à répondre aux aspirations de bonheur et de bien-être des individus, en cherchant à contrer les inégalités et l’iniquité qui minent les sociétés, notamment celles de la périphérie.

« Sodaliciocratie prolétarienne » : 

Dans le contexte de la réflexion sur la République d’Haïti, il est fait référence à une « sodaliciocratie prolétarienne » (et non impériale), visant à surmonter la corruption socioéconomique et les ambitions politiques qui ont, selon ce point de vue, affaibli les fondations républicaines.

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Pour saluer la mémoire de Michèle Voltaire Marcelin, poétesse, peintre, romancière et comédienne

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

L’annonce du décès de Michèle Voltaire Marcelin, poétesse, peintre, romancière et comédienne, a fait l’effet d’un tsunami : la sachant malade, ses amis, ses parents, ses proches s’y attendaient, tous habités par l’effroi, le cœur transi de chagrin… Mais lorsque la Grande Faucheuse frappe à la porte, nous voici mutiques, la parole en berne, nous voici claudiquant sur l’archipel des gestes désormais orphelins…

Michèle Voltaire Marcelin est décédée le 29 avril 2026 à New York où elle vivait depuis de nombreuses années. Je cherche encore mes mots, j’en trouve quelques-uns, fébriles et bègues, pour adresser mes condoléances émues à sa famille, à ses frères Frantz et Leslie, à son fils Leo Coltrane Marcelin et à son conjoint Jocelyn McCalla.

L’ŒUVRE DE MICHÈLE VOLTAIRE MARCELIN

L’œuvre littéraire de Michèle Voltaire Marcelin compte plusieurs titres, notamment « La Désenchantée » (roman, Éditions du Cidihca, 2005), « Lost and Found » (poésie, Éditions du Cidihca, 2009), « Amours et bagatelles » (Éditions du Cidihca, 2009), « Clair/Obscur | Depth/Glow » (Éditions du Cidihca, 2026). « Amours et bagatelles » a été traduit en espagnol aux éditions Alba à Cuba, en 2016, sous le titre « Amores y cosas sin importancia ».

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Ce qui change au 1er mai 2026

Le mois de mai 2026 marque une série de changements concrets qui touchent à la fois le budget des ménages, la vie étudiante et certaines démarches administratives. Voici une synthèse de ce qui évolue à partir du 1er mai.

Une hausse sensible du prix du gaz

Dès le 1er mai 2026, le prix repère de vente du gaz, publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), augmente nettement. La hausse moyenne est estimée à 15,4 %, soit environ 6,19 euros supplémentaires par mois pour un foyer type.

Cette augmentation concerne uniquement les consommateurs ayant souscrit une offre indexée sur ce tarif de référence. Ceux disposant d’un contrat à prix fixe ne sont pas directement impactés. Cette évolution s’explique notamment par la hausse des coûts d’approvisionnement sur les marchés internationaux, dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes, notamment au Moyen-Orient.

Le repas à 1 euro généralisé à tous les étudiants

À partir du 4 mai 2026, une mesure très attendue entre en vigueur : le repas à 1 euro dans les restaurants universitaires est étendu à tous les étudiants, sans condition de ressources.

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