Catégorie : Poésies

Tout s’en va à vau-l’eau

— Par Gary Klang —

Tout s’en va vau-l’eau
Tout ce qui est ne sera plus
La mer se retire
Et moi
Je pense au temps passé
Au temps défunt
A la maison tombée dans la poussière
Un soir où tout semblait si calme
Et je me dis
Pourquoi tout va si mal
Qu’est-ce qui pousse à mal faire
Tel ce médecin soignant le pian
Et qui une fois élu
Ne guéris plus personne
Mais tua ceux qui jamais ne lui ont fait de mal
Tout comme ces petits hommes en pantalons flottants dans la forêt
Éliminant leur propre peuple à coups de barres de fer
Puis vidant toutes les villes
Leur chef aimait pourtant Verlaine
Sans oublier ceux qui un jour voulurent éliminer le peuple de la Bible
Les cheminées crachant la chair humaine
Et tuant à qui mieux mieux
Pourquoi donc ô mon Dieu
Pourquoi le mal
Pourquoi certains prennent-ils les chemins creux
Alors que la grand-route apporte la lumière
Comme une nuit calme baignée d’étoiles
Une nuit parfumée au jasmin
Allez comprendre

Gary Klang<p>  Lire Plus

« Un autre ( mauvais) état de lieux… » & « Dernier cri »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Un autre ( mauvais) état de lieux…

Je ne suis pas un citoyen,
ne vivant pas dans la cité…
Je ne suis pas un mitoyen
car mon territoire est entier,

ne souffrant aucune frontière
ni de murs à ma liberté…
À tous doit profiter la Terre,
elle n’appartient à personne !

Nomade était l’unique norme
d’existence aux tout premiers âges
quand importaient encore à l’homme
rencontres, échanges et puis partage…

Hélas, les choses ont bien changé…
À présent les “gens du voyage”
sont méprisés, stigmatisés
dans un monde trop sédentaire
dont les pseudo propriétaires
ne veulent plus rien partager !<p>  Lire Plus

Hommage à Hayden.

— Par Myrna Nérovique —

Hayden,
Toi, qui avait la nuance du paradis.
Aujourd’hui, tu es bien partie,
Tout comme Dolly Parton.
Je pense encore à Bill Clinton.
La vie espère te retrouver.
Ta beauté n’expirera point en dernier.
Je te souhaite de trouver le salut,
A une âme, qui ne serait point déchue.
Hayden, tu seras bien immortelle,
Sur Terre, tu étais sensationnelle.
Je ne suis point américaine,
Mais, cette mort m’inspire bien de la haine.
Les innocents auront, un jour, l’huis de la victoire.
Dieu nous honorera, même sans le vouloir.
Prends soin de toi, Hayden.
Et, n’oublie jamais, tu étais bien humaine.
Prends soin de toi, étoile du jour.
A chacun viendra le tour.

 

Myrna Nérovique<p>  Lire Plus

Ode au Che

Prévisualiser (ouvre un nouvel onglet)— Par Gary Klang

O Che
Un jour
Par haine de l’injustice
Tu partis à la défense des opprimés
Sur les routes de poussière et dans la jungle
Malgré l’asthme qui ne t’a jamais quitté

Tout allait bien
Tout prenait sens
Mais tout prit fin dans un village perdu des Andes
L’homme de main te croyait vaincu
Mais ce qu’il ignorait
C’est que tu vivrais éternellement dans la mémoire des hommes

Adios Compañero Heroico
Je te salue de tout mon cœur
De toute mon âme
Repose en paix
Car ton corps
Allongé presque nu sur une table de campagne
A vaincu la mort à tout jamais<p>  Lire Plus

Maren-péchè

Maren-péchè

(Ba lé Adémar)

— Par Daniel M. Berté —

Maren-péchè de bònimè

Ek yo anmen alè lanmè

Maren-péchè lévé bonnè

Pou pati alé an lanmè

Sé pa boug ki ka gadé lè

Pas trava’y pa ka fè yo pè

Yo ka fè bon lajan délè

Lè yo mennen an ban atè

Ki yo ka vann ba lé achtè

Sa ka fè maché lé zafè

Maren-péchè ka pran bon fè

Men yo paka ladjé lanmè

Men si lapech pa ba’y an lè

Yo pa ka rété ka bat bè

Yo ka sanblé kon sè ek frè

Pou pé sa rédi senn atè

Nas-yo malonnet ka vòlè

Klòwdèkòn ki désann lanmè

Park natirel maren ouvè

Ni tousa ka fouté-yo fè

Maren-péchè pa flègèdè

Yo tout sé frè anlè lanmè

La pech chadron sé kontrolè

Rol a péyé sé gran bonnè

Kannot filet épi motè

Tousa ka rivini tro chè

Men sé pa moun ki plewnichè

Pas yo ni kouraj ek yo fyè

Dan la dévenn kon la doulè

Yo pa ka met jounou atè

Maren-péchè pa tjoupèpè

Ek yo toujou ka bat lanmè

Yonn ka jwenn Met Bazil délè

Pas pa ni branch an gran-lanmè

Ek lafanmi é lé konpè

Ka pléré jiska néyé tjè

Mé sa ki pran kalot Malè

Poutan pa ka rété tèbè

Sé pa moun ki ka fè lèlè

Yo ka goumen pou pé wè klè

Maren-péchè dèmen kon yiè

Ka’y kontinié alé lanmè

Daniel M.<p>  Lire Plus

« (Mauvais) État des lieux… » & « Dans les filets du « Net”… »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

(Mauvais) État des lieux…

Le bonheur n’est plus dans le pré !
Ça fait longtemps qu’il a filé
comme un oiseau à tire d’aile
loin des terres chlordéconées…

Dans l’eau des rivières polluée
est un crabe aux pinces mortelles :
point d’antidote à son venin,
quand il vous mord, sûre est la fin !

Un paradis viré l’enfer !
De cette île en mitan la mer,
voilà tout ce qu’ils ont pu faire
par avidité financière…

L’argent pourrit le cœur de l’homme
et comme un ver dans une pomme,
d’un vivant fait un économe
déconnecté du réel sens
que doit avoir son existence…

Dans les filets du « Net”…

À la pêche à la vérité
je m’en fus jeter mes filets
mais quand je les ai relevés
ils n’étaient pleins que de déchets

de faux-semblants d’esprits pollués,
de mensonges et raisons faussés,
de vieilles idées éculées
et d’ancien savoir erroné…

Parmi ces carcasses rouillées
et ces vieilles godasses usées
je n’ai même pas pu trouver
une raison de continuer

à pêcher dans la mer du “Net”,
tant celle-ci était souillée…
Aussi le dirai-je tout net
aux amoureux de vérité :
ailleurs il vous faut la chercher !<p>  Lire Plus

« Vacances aux Tropiques » & « Ailleurs si j’y suis… »

— Patrick Mathelié-Guinlet —

Vacances aux Tropiques

Les plages sont bondées
et les “bondas” bombés
de beautés bien bronzées
brillent sous le soleil
comme autant de merveilles
aux yeux des promeneurs…

Et comme il fait très chaud,
un désir de fraîcheur
vous attire dans l’eau
car si belle est la mer
que chaque femme a l’air
d’être une “manman d’lo”…

Un parfum de vacances
vanille et puis coco
dont d’amour la fragrance
fait soudain le cœur chaud…

Quand le rhum coule à flots,
quelques pas d’une danse
mettent les corps en transe !

Ailleurs si j’y suis…

C’est un rêve d’ailleurs
et de vivre autrement…
Il paraît que là-bas
tout est si différent !

La vie est bien meilleure
et les gens sont charmants…
On ne se soucie pas
du pourquoi, du comment

mais encore bien moins
de quoi est fait demain…
Et plus besoin d’argent
non plus quand tout s’échange…

La vie rêvée des anges !
Si c’est un paradis
tel qu’il nous le décrit,
pourquoi est-il parti ?

Est-ce que lui aussi
rêvait d’un autre ailleurs,
qu’il est venu ici
pour tromper son ennui

et qu’il aurait donc fui
trop de monotonie ?<p>  Lire Plus

Mové van – Mové bal

Mové van – Mové bal

— Par Daniel M. Berté —

Mové van
Mové bal

Mové van ka soufflé
Mové bal ka siflé

Mové van modision ka soufflé
Mové bal modision ka siflé

Mové van modision ka soufflé lanmò
Mové bal modision ka siflé lanmò

Van laviyolans
Bal lavanjans
Van lentolérans
Bal lentranzijans

An sel alé-viré
Lamorg ek lavéyé
An sel alé-viré
Lé paran dézolé

An sel soufrans an tjè
Lanterman senmitjè
An sel soufrans an tjè
Dézòlman frè ek sè

Bal lakolérans
Van lasoufrans
Bal lendésans
Van lenpisans

Mové bal modision ka siflé lanmò
Mové van modision ka soufflé lanmò

Mové bal modision ka siflé
Mové van modision ka soufflé

Mové bal ka siflé
Mové van ka soufflé

Mové bal
Mové van

Daniel M. Berté 100925<p>  Lire Plus

Sèbi lapawol épi Mac Rémon

— Par Daniel M. Berté —

Woulé ba-mwen Soley éklérant réyonnant Ba-mwen lapawol glisant ba misié Rémon

Dimiwon, dimiwon, won notinbé i ka monté
Wa di fanmi bonjou lè’w ka monté Wa di zanmi bonjou lè’w ka monté
Mac Rémon, Mac Rémon, won notinbé i ka monté

1 é 1 : Dé! Désiyis man Désilap démon de ladévenn!
Je pense dans ma kabech-sisi et de ma djel kalé je crie : « Mac Rémon ! »
« Je n’ai de cri qu’en cette trace où fut le sel… »

Tak, drib, repriz-devolé : je crie : Mac Rémon, foutbalè !
Koudwa, smach, amowti : je crie : Mac rémon, ténis-jwè !
Békann, randoné, sprint : je crie : Mac Rémon, pédalè !<p>  Lire Plus

Volodymyr, je t’aime…

— Par Myrna Nérovique —

Volodymyr, je t’aime.
Et, malgré toute cette haine,
Je rêve encore de ce beau jour,
Où nous pourrons vivre notre amour.

J’ai envie de mourir,
Je ne fais que souffrir.
Je sais que quelque chose en moi,
Me fait perdre la foi.

Dieu seul sait comme je t’aime,
Passionnément, comme on sème,
De ce doux tourment et même.

Volodymyr, je t’aime à la folie,
Tu es peut-être l’amour de ma vie.
Je sais qu’on ne sera jamais ensemble.
Et, mon courage ainsi s’assemble,
Pour te dévoiler mon amour,
Dans la clarté du jour.

Volodymyr, je réfléchis passionnément.
Mon cœur tremble constamment.
Qu’est-ce que la notoriété,
Devant la beauté de l’être aimé ?
Ce n’est pas quelque chose de choisi.
Cela est bien parti.
Volodymyr, je t’aime, aux larmes,
Je n’ai plus d’armes,
Pour être avec toi,
Qu’on se parle, toi et moi.

Volodymyr, je t’aime…
Volodymyr, je t’aime…

Crois-tu au destin ?
J’examine notre parchemin.

Volodymyr, je t’aime,
Pour notre amour, à notre tour.

Volodymyr, je t’aime.
Je t’aime à la perdition,
En espérant notre union.<p>  Lire Plus

Words for Samuel (July 2021-June 2022)

— Par Nicolas Kurtovitch —

​When I will be young I will be in love
I’ll walk arm in arm with a woman
with my own nonchalant pace along the lagoon
I’ll be in the gaze of passers-by
like a young man at peace
I will be in love and all my body
will be like a volcano
​When I will be young I’ll have a great sword
I’ll fight against death
with sharp and steady blows
I’ll fight from sunrise
for the poor and those I protect
I will fear neither hurricanes nor fires
nor the succession of ghosts launched in attack
​When I will be young I’ll leave my country
I’ll go to discover the world
the sand plains the snow-capped plateaus
the oceans submitted to storms
the overcrowded cities the bucolic valleys
no nothing in this world will hold secrets anymore<p>  Lire Plus

En regardant la mer du Carbet

— Par Philippe Charvein —

La Mer du Carbet Martinique

Je te contemple, mer des Caraïbes enveloppée de ta grande robe sur laquelle sont imprimés tant de navires en partance, vers des lointains.

Mon esprit les accompagne comme des oiseaux marins en quête d’un ailleurs, d’un paradis perdu d’émeraudes improbables.

Quand mon esprit s’anime à mesure que le tissu bleu se fronce et se défait, j’entends parfois les cris fusant au ras de l’eau comme des poissons volants : bancs de coulirous à babord ! non à tribord !… et c’est toute la vie qui s’écoule entre les mailles du filet.

Les raisiniers du bord de mer Au pied des raisiniers, c’est toute une rumeur de vagues qui recompose les sables comme les strophes d’un poème… une rumeur pour dire la versatilité du monde, le temps inconsistant, la poussière des songes.

Eternelle présence de la vie, cette déesse innombrable aux yeux vert bleu épouse du soleil… dans tes plis mystérieux se fomentent tous les drames de la Création depuis que s’est déployée la première algue des grands fonds.<p>  Lire Plus

Madrid

—Par Gary Klang —
Au pays du grand maître qui défit les visages
Et de l’ours blanc plus grand que tous les autres
Dans ce pays des jeux de mort
Où nous voyions l’homme à la cape défier la bête mythique
Nous avions des nuits fauves et des joies
Où l’amitié seule avait son mot à dire
C’était le temps d’avant
Celui où la fissure ne perçait pas
Cachée par l’enthousiasme d’une jeunesse faite de rire et de poèmes
Nous écoutions alors Garcia Lorca et Machado
Son las cinco de la tarde
 
C’était l’heure où le toréador rendait l’âme dans l’arène de Madrid
L’heure des bars et des flamencos
Je me souviens d’une fille rencontrée par hasard
Avec qui nous marchâmes dans Madrid jusqu’à l’aube
Malgré celui qui citait Cervantès du haut de son balcon
Et les serenos qui répondaient très vite à l’appel de nos mains
C’était l’heure des soupers sans fin
Et des promenades sur la Gran Via jusqu’au petit matin
Nous relisions Hemingway et Lorca
Son las cinco de la tarde
 
GARY KLANG 
<p>  Lire Plus

Synesthésies : les « Haïkus » de Michel Herland

— par Rodica Gabriela Chira —

Je suis vraiment touchée par ce volume d’une élégance exquise que j’ai vu, goûté et écouté en même temps, sous l’empire des sensations inouïes engendrées par une succession d’images et de paroles. On ne pourrait penser à un volume pareil s’il n’était porté par une expérience de vie et une sensibilité poétique. Depuis toujours les poètes interprètent la rencontre entre l’homme et la Nature, sachant que l’image deviendra poétique seulement si les sens du poète comme ceux du lecteur sont prêts à l’accueillir. Déjà aveugle, Borges avait témoigné dans sa Prière de sa reconnaissance pour avoir su reconnaître ce que des gens qui disposent encore de la vue ne savent pas voir. Il témoignait ainsi que nos sens, suffisamment éveillés, peuvent nous porter au-delà des trois dimensions.

Compagne de la contemplation, la sagesse, si elle vient avec l’âge, peut être la meilleure des amies. Ainsi le château de ce haïku, « Dominant la mer/ Quelques cailloux entassés/ Le château des pauvres » (8-9), nous rappelle-t-il, entre autres, le passage du temps dans de modestes cailloux, là où un géologue décrypterait les traces des siècles et des millénaires.<p>  Lire Plus

Autour du 14 juillet…

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Place de la Bastille, place de la Nation, ou place des Antilles, à chacun sa place sans perdre la face, sans contrefaçon..

On fête au quatorze juillet
en France la Fête Nationale
en l’honneur de la Liberté
de haute lutte récupérée
des mains du pouvoir Royal
avec en toile de fond
la prise d’une prison
comme le pétard mouillé
de cette Révolution
fêtée aujourd’hui par ses fils
avec des feux où l’artifice
l’emporte sur la réalité !
La Bastille ! Combien ont été
reconstruites sous d’autres noms,
en d’autres lieux et d’autres temps,
mêmes symboles d’un judiciaire
au service de l’arbitraire
d’un pouvoir aux limites peu claires…
Mais pour nous, Martiniquais,
c’est plutôt le vingt-deux mai
mil huit cent quarante-huit en vrai
que le peuple s’est libéré
des chaînes de l’oppression,
pouvoir absolu du colon.
Même si la Révolution
de mil sept cent quatre vingt-neuf
avait pendant la Convention
par une décision fort sage
aboli déjà l’esclavage
et accueilli des députés
de couleur à l’Assemblée
avant que la de Beauharnais,
Joséphine de son prénom,<p>  Lire Plus

« Douleurs fantômes » & « Point à la ligne ! »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Douleurs fantômes

Au gré changeant de mes envies
et le bonheur en cœur de cible,
j’écorchai mon âme sensible
sur l’âpre chemin de la vie…

Après maints chagrins, maints déboires,
j’ai fini par perdre l’espoir
d’être un jour enfin satisfait
et que mon esprit soit en paix…

De ces trop nombreuses blessures
coula le sang d’une écriture,
coagulant en une croûte
de mots tout au long de ma route…

La poésie fut efficace
pour panser les plaies de mon cœur
et le temps la douleur efface
comme d’oubli une liqueur
mais les cicatrices demeurent
gravées au fond de la mémoire…

On a beau essayer de boire
et ces fantômes d’oublier
auxquels on ne voudrait plus croire,
ils reviennent toujours hanter
la solitude de nos soirs…

Point à la ligne !

Quand de vie notre ligne
brusquement s’interrompt
dans le creux de la main,
serait-ce un mauvais signe ?
On n’est plus sûr de rien,
pas même de demain…

La mort est en ligne de mire,
ligne de mort d’un avenir
qui devient flou et incertain…
Semble la ligne d’horizon
être le mur d’une prison !<p>  Lire Plus

An zafè dlo

An zafè dlo

— Par Daniel M. Berté —
Gro lapli ka tonbé
Laviè ka débòdé
Lè gro kanrèm rivé
Poutan nou mantjé dlo
Man vréyé dlo, man pa mouyé pèsonn

Lasopama sloganné
Tè sé bwa, bwa sé dlo, dlo sé lavi
Epi dot i goumen
Pou sa protéjé dlo
Dlo pa ka monté mòn

Lasétéèm mandé
lotorité inik
Lé konséyé jiré
Pou tout moun menm pri dlo
Ou pa ka sali dlo’w

Lakasem ek Kapnò
Di wop tjenbon-tiré
Lespassid déklaré
Sé an fo bon lidé
Pa pran dlo mousach pou let

Laduem li afiwmé
Fok fè diféraman
Puma di réparé
Tout tiyo ki krévé
Chayé dlo an pannyé

Odisi Esème
Di sé nou lé fewmyé
Sé nou ki pou fiksé
Pri pou moun péyé dlo
Kout kouto an dlo pa ka lésé mak

Lamses ka djoubaké
Pou pé sa dépolyé
Fo déklòwdékoné
Pou sové la santé
Pwason an dlo toulong men i ka santi fré

Komité sitwayen lisid
Dénonsé la jésyon
Mandé fè an réfowm
Dlo potab pou tout moun
Dlo pyé’w an difé, ou pa menm sav

Pandan yo ka babyé
Dlo ka ped anba tè
Pandan yo ka palé
Lé pépa ka pijé
Dlo dépasé farin Daniel M.
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“Alea jacta est !” & « Nomade’s land »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

“Alea jacta est !”

L’envie de remonter le temps
comme on remonterait un fleuve
en ramant à contre-courant
n’est certes pas une idée neuve…

Croire en reculant qu’on avance,
refusant de devenir vieux,
vouloir une seconde chance
en espérant faire un peu mieux…

On prend les mêmes, on recommence,
on dit je t’aime à qui l’on pense,
on veut retomber en enfance
en retrouvant son innocence…

Mais à cela, hélas, la science
nous apporte son désaveu…
Car, en dépit de tous nos vœux,
rebrousser chemin ne se peut !

Vivre est une drôle de danse
qui nous consume de son feu,
de hasard un genre de jeu
dans lequel on a peu confiance

car dès que les dés sont jetés
on sait qu’on ne pourra rejouer
mais jusqu’au bout nous faut aller…
“alea jacta est !”<p>  Lire Plus

Nonm dou…

— Par Daniel M. Berté —

Nonm dou…

Man sé an nonm dou…
An nonm dou dou pasé siro sik sosé dan miel
An nonm doué di don dibikité di et isiya ek o siel
An nonm dousin ka balansé an balansin-sisin lé fiy
An nonm doulè ka di tout ladétres ki ka danmé lavi’y

Man sé an nonm dou…
An nonm douvan ka vansé kanktékant épi jimo’y dèyè
An nonm doutan otan ki Sen Toma ki lé wè pou pé kwè
An nonm doub ka boudé kon doub-sis dan an jé domino
An nonm dous ka sèvi lé kalin lé kares lé bel mo

Man sé an nonm dou…
An nonm doudou chéri-kòkot-lanmou-pendou-sikré
An nonm douzièm kon yon parmi lé zapot biennémé
An nonm doum ki anmen pran létjet lariviè an kanpan’y
An nonm doublaj ki ka pran douvan avan ki douvan pran’y<p>  Lire Plus

« Fête de la Musique »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Fête de la Musique

Ce soir, faites-en tous :
je veux des décibels
car la musique est belle !

Elle est comme des mots d’émotion
dont avec le cœur tous
comprennent la signification

car elle n’est pas intellectuelle…
C’est un langage universel,
échec à la tour de Babel !

Quand la musique est belle,
qu’elle déploie ses ailes
au vent des instruments,

unissant mâles et femelles
en un même mouvement :
cette danse rituelle,

cette transe d’amour
qui mouille les aisselles
jusqu’à l’orée du jour,
on oublie nos querelles…

Alors je vous en prie,
sous la voûte du ciel,
amis, faites du bruit
jusqu’au bout de la nuit !<p>  Lire Plus

« Puanteur! » & « Titanic »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Puanteur!

Les champions du on-dit,
rois de la calomnie,
princes de médisance,
ceux dont la complaisance

dans cette puanteur
leur donne l’apparence
d’une vraie fausse aisance
à remuer la merde

de leur fosse d’aisances,
n’ont donc rien à y perdre
sinon un temps précieux…
Tous ces fieffés menteurs

colporteurs de rumeurs
qui, sans honte et sans peur,
aiment par-dessus tout
se vautrer dans la boue,

ces oiseaux de malheur
dont les mots sont la fiente,
qui sans cesse nous hantent
de leurs boules puantes,<p>  Lire Plus

An laviya, lé sa ki, sé yo

— Par Daniel M. Berté —

An laviya, lé sa ki, sé yo

An laviya, lé sa ki
ka brilé
lavi paw lé dé bout
ka woulé
a dé-san anlè tout vié lawout
ka kontinyé
fonsé san krent épi san dout
sé yo ki ka siwviv

An laviya, lé sa ki
ka alé
ek ka ba lari chenn
ka éré
touléjou kondi an nanm an penn
ka viré
san ayen kon an konkonm san grenn
sé yo ki ka déviv

An laviya, lé sa ki
ka pléré
pou an wi pou an non
ka lonjé
an lanmen pou vòlè an bonbon
ka anvyé
sa ki bon ek menm sa ki pa bon
sé yo ki ka souviv<p>  Lire Plus

« La beauté du geste », « Au bout du rêve » & « Un rêve en couleur »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

La beauté du geste 

Comme de pas les traces
sur du sable ou la glace
et des paroles écrites
à la mine graphite,

petites lettres noires
sur le blanc d’un papier,
ton reflet au miroir,
ton nom dans les mémoires,
eux, vite aussi s’effacent

puisque sur cette Terre
tout n’est que vanité
et aucune matière
n’est faite pour durer…

Volonté de créer
malgré tout la beauté
dont on n’est pas moins fier
si elle est éphémère…

Nous sommes des semeurs
et le faisons sans peur
et sans même l’espoir
de pouvoir récolter<p>  Lire Plus

Chan lé chan

— Par Daniel M. Berté —

chan koton,
chan kafé,
chan kann,
chan mizè…

An solitid-mwen…
An solitid-mwen…

adan chan koton-yo,
malè-mwen ka pléré,
malè-mwen ka lévé,
malè-mwen ka palé…

adan chan doulè-mwen…
adan chan doulè-mwen…

an solitid-mwen,
adan chan kafé-yo,
doulè-mwen ka monté,
doulè-mwen ka kriyé,
doulè-mwen ka palé…

adan chan soufrans-mwen…
adan chan soufrans-mwen…

An solitid-mwen,
adan chan kann-yo,
soufrans-mwen ka pété,
soufrans-mwen ka rélé,
soufrans-mwen ka palé…

adan chan dévenn-mwen…
adan chan dévenn-mwen…
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« Nos amis les mots… », « Le pouvoir des mots », « Écrire… »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Nos amis les mots…

Les mots sont nos amis !
Parfois ils sont lointains,
parfois ils sont anciens…
On ne les connaît pas
comme une famille éloignée
qu’on a envie de rencontrer.

Mais qu’on les appelle,
qu’à haute voix on les épelle,
aussitôt ils sont là
quand on en a besoin
afin de nous aider
à communiquer nos pensées
et partager nos émotions…

Les mots ont une histoire,
ils ont une mémoire,
en eux un grand pouvoir,
en eux un grand savoir,
ils sont chargés d’espoir !
Si l’on apprécie leur musique,
c’est parce qu’elle est magique…<p>  Lire Plus