— par Rodolf Etienne
Il y eut longtemps, derrière le mot diaspora, une géographie presque simple. Un peuple, une terre d’origine, une dispersion, puis la mémoire plus ou moins douloureuse du lieu quitté et, parfois, un espoir du retour.
L’histoire juive en constitua longtemps le modèle dominant avant que le terme ne s’élargisse aux diasporas arménienne, africaine, indienne, chinoise, caribéenne et à quantité d’autres expériences de dispersion.
À mesure que les migrations, les mobilités, les communications numériques, les réseaux économiques et les appartenances multiples ont transformé nos sociétés, la diaspora a cessé de désigner seulement des populations vivant loin de leur territoire d’origine.
Elle est progressivement devenue une manière de penser ce qui arrive aux identités lorsque le lieu où nous vivons ne suffit plus à dire entièrement qui nous sommes.
Voilà certainement ce qu’il faudrait appeler aujourd’hui la pensée diasporique. La pensée diasporique commence précisément lorsque nous cessons d’imaginer l’identité comme une substance intacte transportée d’un territoire vers un autre.
Lire PlusLa pensée diasporique introduit le déplacement au cœur même de nos identités. Elle ne demande plus uniquement « D’où venons-nous ?


Pendant des décennies, son nom est resté accroché à celui de son époux. Félix Éboué est entré au Panthéon en 1949, cinq ans après sa mort. Eugénie, elle, est demeurée beaucoup plus discrète dans le récit national.


Deux arbres rouges
Il existe des écrivains que l’on oublie parce qu’on ne les lit plus. Gibran Khalil Gibran appartient à la catégorie inverse, puisqu’une partie de son œuvre a peut-être été oubliée parce qu’un seul de ses livres a été trop lu.
— Par Gary Klang —
Le romancier Thélyson Orélien est-il un faussaire, un expert en plagiat, la victime d’un odieux « complot » médiatique contre les Noirs et les Haïtiens ?
— Par Gary Klang —
Désenchantement
Tro souvan
L’analyse du texte
Analyse critique de l’article de Robert Berrouët-Oriol, « La langue créole fossilisée, sacralisée, muséifiée, totémisée, pétrifiée et folklorisée à l’épreuve des sciences du langage
État des lieux au coin du feu…
— Par Gary Klang —
— Par Patrick Chamoiseau —
Je vais au gré du vent
Edouard Glissant, Eugène Mona, Valérie Kristofic.
Dans nos politiques culturelles, il nous faut consolider une poétique des Traces.


