Catégorie : Littératures

Corrompu et mafieux, le F.N.E. d’Haïti est-il le principal partenaire financier des JIDH2026 ?

Corrompu et mafieux,
le Fonds national de l’éducation d’Haïti
est-il le principal partenaire financier
des Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH2026) ?

 —Par Robert Berrouët-Oriol (*)—

audit des états financiers / Synonymes : audit financier, vérificaOKtion financière, vérification des états financiers, révision des comptes, contrôle des comptes. « Audit portant sur des états financiers et effectué en vue d’exprimer une opinion quant à la fidélité de l’image que ces états donnent de la situation financière et des résultats selon le référentiel comptable identifié ». (Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière, Ordre des comptables professionnels agréés du Québec (CPA) et Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française)

Depuis Montréal et à grand renfort de publicité sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH2026) ont annoncé la tenue, le mardi 25 août 2026, du « Forum international sur l’éducation et la santé Canada Haïti ». Et par courriel acheminé le 23 août 2026 à un nombre indéterminé de personnes, les JIDH2026 précisent que « Ce mardi 25 août 2026 Montréal accueillera une rencontre stratégique consacrée au renforcement des systèmes d’éducation et de santé en Haïti ».<p>  Lire Plus

Tout s’en va à vau-l’eau

— Par Gary Klang —

Tout s’en va vau-l’eau
Tout ce qui est ne sera plus
La mer se retire
Et moi
Je pense au temps passé
Au temps défunt
A la maison tombée dans la poussière
Un soir où tout semblait si calme
Et je me dis
Pourquoi tout va si mal
Qu’est-ce qui pousse à mal faire
Tel ce médecin soignant le pian
Et qui une fois élu
Ne guéris plus personne
Mais tua ceux qui jamais ne lui ont fait de mal
Tout comme ces petits hommes en pantalons flottants dans la forêt
Éliminant leur propre peuple à coups de barres de fer
Puis vidant toutes les villes
Leur chef aimait pourtant Verlaine
Sans oublier ceux qui un jour voulurent éliminer le peuple de la Bible
Les cheminées crachant la chair humaine
Et tuant à qui mieux mieux
Pourquoi donc ô mon Dieu
Pourquoi le mal
Pourquoi certains prennent-ils les chemins creux
Alors que la grand-route apporte la lumière
Comme une nuit calme baignée d’étoiles
Une nuit parfumée au jasmin
Allez comprendre

Gary Klang<p>  Lire Plus

Analyse sociolittéraire des « Larmes du destin » de Robert Lodimus

(Avec l’aide IA)

Les larmes du destin de l’écrivain et journaliste haïtien Robert Lodimus est un récit poignant qui s’inscrit comme un plaidoyer littéraire et social contre la misère, l’analphabétisme et l’exploitation humaine en Haïti.

À travers l’évocation de figures populaires de l’informel, le texte dresse une critique sans concession des structures inégalitaires de la société.

1. La radiographie de la misère et de l’informel

Le récit met en lumière la vie des couches les plus vulnérables de la population, symbolisées par des personnages comme Esthée, une marchande ambulante de maïs bouilli.

  • L’espace de la vulnérabilité : L’auteur décrit un environnement marqué par l’indigence, l’aliénation et le manque d’éducation. La ville y est dépeinte avec une « sombritude » métaphorique, illustrant la lourdeur du quotidien.

  • La dignité dans la précarité : Malgré la dureté de sa condition (« l’indigente créature »), le personnage conserve une mine souriante et s’attire l’admiration de sa clientèle. Lodimus souligne ici la noblesse et le courage des petits travailleurs face à l’adversité économique.

2. Une esthétique naturaliste et engagée

L’écriture de Robert Lodimus se rapproche des codes du naturalisme moderne, rappelant parfois le rôle de témoin social d’un Émile Zola.<p>  Lire Plus

Marina Tsvetaïeva : la poésie comme dernier territoire

— Par Rodolf Etienne —

Il y a quatre-vingt-cinq ans, le 31 août 1941, Marina Tsvetaïeva mourait à Yelabuga, emportée à quarante-huit ans par la guerre, la pauvreté, l’isolement et la terreur stalinienne. Sa vie fut fracassée par le siècle ; sa langue, elle, ne se soumit jamais. Relire aujourd’hui cette immense poète russe, c’est entendre une voix qui transforma l’exil, l’amour, la faim et la perte en une énergie littéraire sans équivalent.

Marina Tsvetaïeva à sa table de travail, entre Moscou et Paris.

Elle semble appartenir à plusieurs mondes sans avoir pu demeurer pleinement dans aucun. La Russie impériale de son enfance disparaît dans la révolution. L’émigration russe de Paris la tient à distance. L’Union soviétique où elle revient devient un piège. Même la littérature, qui constitue sa seule patrie durable, ne lui offre ni sécurité matérielle ni protection.

Pourtant, de cette vie continuellement déplacée, Marina Tsvetaïeva tire une œuvre d’une intensité presque physique.

Chez elle, le poème ne raconte pas simplement une émotion : il la précipite. Les mots s’élancent, butent, se coupent, repartent. Les tirets ouvrent des abîmes ; les ruptures de rythme deviennent des battements de cœur.<p>  Lire Plus

Marina Tsvetaïeva, entre la Russie perdue et l’exil parisien

Chez Tsvetaïeva, la phrase ne marche pas : elle bondit, elle se brise et reprend souffle. L’exil ne lui retire pas la Russie ; il la condamne à la porter sans pouvoir l’habiter.

— Par Rodolf Étienne —

Il y a quatre-vingt-cinq ans, le 31 août 1941, Marina Tsvetaïeva mourait à Yelabuga, emportée à quarante-huit ans par la guerre, la pauvreté, l’isolement et la terreur stalinienne.

Sa vie fut fracassée par le siècle ; sa langue, elle, ne se soumit jamais. Relire aujourd’hui cette immense poètesse russe, c’est entendre une voix qui transforma l’exil, l’amour, la faim et la perte en une énergie littéraire sans équivalent.

Marina Tsetaieva semble appartenir à plusieurs mondes sans avoir pu demeurer pleinement dans aucun. La Russie impériale de son enfance disparaît dans la révolution. L’émigration russe de Paris la tient à distance. L’Union soviétique où elle revient devient un piège. Même la littérature, qui constitue sa seule patrie durable, ne lui offre ni sécurité matérielle ni protection.

Pourtant, de cette vie continuellement déplacée, Marina Tsvetaïeva tire une œuvre d’une intensité presque physique.

Chez elle, le poème ne raconte pas simplement une émotion : il la précipite.<p>  Lire Plus

« Un autre ( mauvais) état de lieux… » & « Dernier cri »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Un autre ( mauvais) état de lieux…

Je ne suis pas un citoyen,
ne vivant pas dans la cité…
Je ne suis pas un mitoyen
car mon territoire est entier,

ne souffrant aucune frontière
ni de murs à ma liberté…
À tous doit profiter la Terre,
elle n’appartient à personne !

Nomade était l’unique norme
d’existence aux tout premiers âges
quand importaient encore à l’homme
rencontres, échanges et puis partage…

Hélas, les choses ont bien changé…
À présent les “gens du voyage”
sont méprisés, stigmatisés
dans un monde trop sédentaire
dont les pseudo propriétaires
ne veulent plus rien partager !<p>  Lire Plus

Hommage à Hayden.

— Par Myrna Nérovique —

Hayden,
Toi, qui avait la nuance du paradis.
Aujourd’hui, tu es bien partie,
Tout comme Dolly Parton.
Je pense encore à Bill Clinton.
La vie espère te retrouver.
Ta beauté n’expirera point en dernier.
Je te souhaite de trouver le salut,
A une âme, qui ne serait point déchue.
Hayden, tu seras bien immortelle,
Sur Terre, tu étais sensationnelle.
Je ne suis point américaine,
Mais, cette mort m’inspire bien de la haine.
Les innocents auront, un jour, l’huis de la victoire.
Dieu nous honorera, même sans le vouloir.
Prends soin de toi, Hayden.
Et, n’oublie jamais, tu étais bien humaine.
Prends soin de toi, étoile du jour.
A chacun viendra le tour.

 

Myrna Nérovique<p>  Lire Plus

Algérie, ce pays presque mien

En l’honneur de mon ami-frère Karim Akouche
— Par Gary Klang —
Lorsque mon ami-frère Karim Akouche m’incita à écrire un texte sur l’Algérie, j’ai su tout de suite que j’allais remuer beaucoup de souvenirs et de points sensibles car, bien que n’y étant jamais allé, ce pays presque mien me tient autant à cœur qu’Haïti, la France ou le Canada.
Je suis né en Haïti. Ma mère et mes grands-parents maternels sont eux aussi nés dans cette île, ce qui fait de moi un vrai natif natal, comme on dit là-bas. Tandis que mon grand-père paternel a vu le jour à Bône (Annaba) en Algérie, le 6 septembre 1883. La guerre de 1870 chassa Napoléon le Petit, mais aussi mon arrière-grand-père de Metz, en Alsace-Lorraine. Voici ce qu’en dit mon grand-père, Charles Klang, dans ses Mémoires :
« Pieds nus dans la neige et sous la rigueur du froid en hiver, c’est ainsi qu’il (son père Louis-Arthur) s’est battu. A la reddition de Metz, où il se trouvait alors, les Allemands lui offrirent le choix : ou demeurer à Metz et devenir Allemand, ou laisser la ville dans les 24 heures.
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« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre IV

 Par Robert Lodimus —

Chapitre IV

La République est morte !

Où est ce « Jésus » qui la ressuscitera  comme Lazare ?

« Là-bas est l’île aux tombes, la taciturne; là-bas aussi sont les tombes de ma jeunesse. Je veux y apporter, toujours vertes, une couronne de vie… »

(Frederick Nietzsche, Le chant des tombes, Ainsi parlait Zarathoustra)

Que faudrait-il encore écrire ou dire pour espérer arracher quelques larmes de conscience aux vendeurs du droit d’aînesse de la République d’Haïti. Ces conspirateurs et ces traîtres, attirés par le pouvoir et l’argent, flirtent depuis des décennies avec les néocolons qui ont fait le serment sur la tombe de leurs ancêtres négriers de conduire la Nation haïtienne à sa ruine et à sa perte. « Haiti must disappear », répètent avec hargne et abjection les forbans cachés dans le ventre de l’Organisation des Nations unies (ONU). Haïti doit disparaître pour permettre à la France impériale d’enlever des pages de l’histoire universelle l’outrage de la prodigieuse défaite qu’elle subit sur la terre de Saint-Domingue. Une bande d’esclaves incultes, certes, mais géniaux, kidnappés de l’Afrique, osèrent apprendre aux empires kleptocrates européens, maîtres absolus des vols et des rapines en Amérique, le sens équitable et plénier du concept de « Liberté ».<p>  Lire Plus

Quand « L’écho d’avant » entre en prison…

— Par Emmanuel de Reynal —

Il y a quelques jours, je suis entré au centre pénitentiaire de Ducos avec un livre sous le bras. Pas tout à fait n’importe lequel puisqu’il s’agissait du mien, »L’écho d’avant » (éditions L’Harmattan). J’y étais invité par l’association Lire pour en Sortir, par l’entremise de mon amie Cécile, qui y est engagée depuis plusieurs années.

Je connaissais l’association de nom, mais assez peu son action. Créée autour d’une idée aussi simple que forte — faire de la lecture et de l’écriture des instruments de réinsertion —, elle organise dans les établissements pénitentiaires des programmes de lecture, des rencontres avec des auteurs et des ateliers d’écriture. Ce jour-là, une dizaine de détenus volontaires m’attendaient. Tous avaient lu L’écho d’avant. J’avoue que je ne savais pas très bien à quoi m’attendre. La rencontre a commencé autour du livre. Très vite, les questions sont venues. Sur les personnages, sur la mémoire, sur l’enfance, sur ce que nous perdons en grandissant. Certaines remarques étaient précises, d’autres plus personnelles.

Toutes témoignaient d’une lecture attentive. Mais ce qui m’a surtout frappé, c’est la curiosité.<p>  Lire Plus

Lettre de Gary Klang à Marco Rubio

Mon Cher Marco,

Tu as 55 ans et moi 84. Vu la différence d’âge, je t’écris comme un père écrirait à son fils. Sans haine et sans colère, car je pense que notre monde a besoin de beaucoup d’amour, surtout par les temps qui courent. Je ne vais donc pas ajouter du négatif à une situation qui en a déjà trop.

Tu voudrais, semble-t-il, renverser le régime cubain. Je ne connais pas l’histoire de ta famille mais tout porte à croire que tu voudrais te venger de la Révolution castriste. Cependant, tu n’ignores sûrement pas ce qu’elle a apporté à la patrie de tes parents en réalisant ce que aucun gouvernement américain n’a jamais fait pour son peuple.

Fidel a éliminé le préjugé de couleur qui pourrissait le pays. Il a aussi donné à tous les Cubains l’éducation et les soins gratuits au point que certains Américains viennent se faire soigner à la Havane. Son système universitaire forme des milliers de médecins qui vont partout dans le monde. J’en ai vu en Haïti, mon pays de naissance. Ils vont dans les coins les plus reculés pour soigner les malades, là où les médecins haïtiens ne se rendent pas.<p>  Lire Plus

Dossier actualisé de la corruption au F.N.E. d’Haïti

Données factuelles et analytiques. Mise à jour datée du 20 juin 2026

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Le Fonds national de l’éducation (FNE), lancé en 2011 et formellement créé en 2017 pour financer le système éducatif national haïtien –où sont scolarisés plus de 3 millions d’élèves–, pour subventionner les infrastructures et les politiques éducatives, est devenu lun des symboles les plus documentés de la corruption d’État en Haïti. Les enquêtes journalistiques et administratives montrent une opacité systémique, un détournement massif des ressources financières de l’État et une absence totale d’états financiers et d’audits des états financiers. Le Fonds national de l’éducation a été créé par les deux plus puissants caïds du cartel politico-mafieux du PHTK néo-duvaliériste, l’ancien Président Michel Martelly et l’ex-Premier ministre Laurent Lamothe. RAPPEL Michel Martelly et Laurent Lamothe ont été sanctionnés en 2022 et 2024 par le Canada et les États-Unis pour corruption grave, abus de fonction, participation au financement de gangs. Ils sont interdits de séjour au Canada.

A.    CHRONOLOGIE DES PRINCIPAUX SCANDALES ET MOMENTS CRITIQUES LIÉS AU FONDS NATIONAL DE LÉDUCATION (FNE) EN HAÏTI, DE 2011 À 2025, EN DISTINGUANT LES FAITS POLITIQUES, JURIDIQUES ET MÉDIATIQUES

1/ 20112013Création politique dun fonds opaque

  • 2011Annonce par le président Michel Martelly.

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Ode au Che

Prévisualiser (ouvre un nouvel onglet)— Par Gary Klang

O Che
Un jour
Par haine de l’injustice
Tu partis à la défense des opprimés
Sur les routes de poussière et dans la jungle
Malgré l’asthme qui ne t’a jamais quitté

Tout allait bien
Tout prenait sens
Mais tout prit fin dans un village perdu des Andes
L’homme de main te croyait vaincu
Mais ce qu’il ignorait
C’est que tu vivrais éternellement dans la mémoire des hommes

Adios Compañero Heroico
Je te salue de tout mon cœur
De toute mon âme
Repose en paix
Car ton corps
Allongé presque nu sur une table de campagne
A vaincu la mort à tout jamais<p>  Lire Plus

Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Troisième partie)

 — Par Robert Lodimus —

Ce sont la corruption socioéconomique et l’ambition politique indécente qui ont fissuré la fondation de la République d’Haïti.

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« Il a fallu des siècles pour rendre justice à l’humanité, pour sentir qu’il est horrible que le grand nombre semât et que le petit nombre recueillît. »
Voltaire

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Il n’y a pas eu un seul gouvernement haïtien qui ait été épargné par les étiquettes qui font l’objet de cette réflexion plantureuse! D’ailleurs, L’État de 1804, au lendemain même de sa naissance s’est retrouvé coincé, prisonnier d’un  cul-de-sac sociopolitique et économique, qui annonçait l’échouage de la nouvelle cité. Une société construite sur des arpents d’insécurité publique, sur des acres d’injustice sociale ne peut  déboucher que sur l’anarchie politique. Pas dans le sens développé par le théoricien socialiste Pierre Joseph Proudhon qui vécut de 1809 à 1865.

Le substantif « anarchie » vient du grec « anarkhia ». On y retrouve le terme « arkhê » qui signifie « pouvoir », « principe », « commandement »… En y ajoutant le préfixe « an », on obtient « absence de principe », « absence de chef ou d’autorité », « absence de gouvernement », etc.<p>  Lire Plus

Maren-péchè

Maren-péchè

(Ba lé Adémar)

— Par Daniel M. Berté —

Maren-péchè de bònimè

Ek yo anmen alè lanmè

Maren-péchè lévé bonnè

Pou pati alé an lanmè

Sé pa boug ki ka gadé lè

Pas trava’y pa ka fè yo pè

Yo ka fè bon lajan délè

Lè yo mennen an ban atè

Ki yo ka vann ba lé achtè

Sa ka fè maché lé zafè

Maren-péchè ka pran bon fè

Men yo paka ladjé lanmè

Men si lapech pa ba’y an lè

Yo pa ka rété ka bat bè

Yo ka sanblé kon sè ek frè

Pou pé sa rédi senn atè

Nas-yo malonnet ka vòlè

Klòwdèkòn ki désann lanmè

Park natirel maren ouvè

Ni tousa ka fouté-yo fè

Maren-péchè pa flègèdè

Yo tout sé frè anlè lanmè

La pech chadron sé kontrolè

Rol a péyé sé gran bonnè

Kannot filet épi motè

Tousa ka rivini tro chè

Men sé pa moun ki plewnichè

Pas yo ni kouraj ek yo fyè

Dan la dévenn kon la doulè

Yo pa ka met jounou atè

Maren-péchè pa tjoupèpè

Ek yo toujou ka bat lanmè

Yonn ka jwenn Met Bazil délè

Pas pa ni branch an gran-lanmè

Ek lafanmi é lé konpè

Ka pléré jiska néyé tjè

Mé sa ki pran kalot Malè

Poutan pa ka rété tèbè

Sé pa moun ki ka fè lèlè

Yo ka goumen pou pé wè klè

Maren-péchè dèmen kon yiè

Ka’y kontinié alé lanmè

Daniel M.<p>  Lire Plus

La lexicographie créole contemporaine au rendez-vous de ses défis méthodologiques

—Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

À la mémoire de Pradel Pompilus, pionnier de la lexicographie créole haïtienne
et auteur, en 1958, du premier Lexique créole-français (Université de Paris).


À la mémoire de Pierre Vernet, fondateur de la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti et précurseur du partenariat créole-français en Haïti.

À la mémoire d’André Vilaire Chery, rédacteur d’ouvrages lexicographiques de haute qualité scientifique et auteur du Dictionnaire de lévolution du vocabulaire français en Haïti (tomes 1 et 2, Éditions Édutex, 2000 et 2002).

En hommage à Albert Valdman, théoricien de la lexicographie créole, pionnier de la modélisation de la lexicographie bilingue anglais-créole et auteur du Haitian Creole-English Bilingual Dictionnary (Indiana University, Creole Institute, 2007).

Résumé

La présente étude, à l’aide d’un nouvel éclairage analytique, consigne un énoncé méthodologiquement structuré portant sur la lexicographie créole élaborée entre 1958 et 2026. Elle expose ses objectifs scientifiques, en situe les enjeux disciplinaires et les examine au titre d’un rendez-vous avec ses défis méthodologiques. L’approche repose sur un corpus documentaire validé, un appareillage conceptuel combinant lexicographie, terminologie et sociolinguistique ainsi qu’une typologie couvrant près de sept décennies.<p>  Lire Plus

« (Mauvais) État des lieux… » & « Dans les filets du « Net”… »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

(Mauvais) État des lieux…

Le bonheur n’est plus dans le pré !
Ça fait longtemps qu’il a filé
comme un oiseau à tire d’aile
loin des terres chlordéconées…

Dans l’eau des rivières polluée
est un crabe aux pinces mortelles :
point d’antidote à son venin,
quand il vous mord, sûre est la fin !

Un paradis viré l’enfer !
De cette île en mitan la mer,
voilà tout ce qu’ils ont pu faire
par avidité financière…

L’argent pourrit le cœur de l’homme
et comme un ver dans une pomme,
d’un vivant fait un économe
déconnecté du réel sens
que doit avoir son existence…

Dans les filets du « Net”…

À la pêche à la vérité
je m’en fus jeter mes filets
mais quand je les ai relevés
ils n’étaient pleins que de déchets

de faux-semblants d’esprits pollués,
de mensonges et raisons faussés,
de vieilles idées éculées
et d’ancien savoir erroné…

Parmi ces carcasses rouillées
et ces vieilles godasses usées
je n’ai même pas pu trouver
une raison de continuer

à pêcher dans la mer du “Net”,
tant celle-ci était souillée…
Aussi le dirai-je tout net
aux amoureux de vérité :
ailleurs il vous faut la chercher !<p>  Lire Plus

Ma belle langue créol,

—Par Gary Klang —
O mon créole,
Tu es peut-être la seule langue au monde où la notion de faute n’existe pas. Mais au pays où je suis né, dans cette île jadis nommée Perle des Antilles, les gens qui se disaient de bien pensaient que tu ne devais être parlée que par les gens du peuple. Je me souviens qu’à l’école quiconque osait s’exprimer en créole était puni.
Et pourtant, comme tu es belle et comme tu rayonnes. Tu portes en toi ce qu’aucune autre langue au monde ne possède : l’absence de faute et de culpabilité. Toute voum sé do. Personne ne sera jamais pointé du doigt.
Tu portes en toi tous les parfums de l’île, toutes ses odeurs. La beauté des bougainvillées, la saveur de la mangue, l’inoubliable ilang-ilang qui parfumait les nuits de mon enfance.
Je revois l’oiseau-mouche sautant de fleur en fleur, heureux de vivre; la marchande descendant des montagnes en portant sur la tête un amas de légumes; pieds nus, sourire aux lèvres et sans jamais se plaindre.
Oui, j’aime le créole, j’aime ce peuple courageux si digne dans sa souffrance.
<p>  Lire Plus

Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Deuxième partie)

Par Robert Lodimus —

L’Affaire PetroCaribe réveillera probablement dans les mémoires le grand scandale de corruption enregistré au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti présidée par les escrocs Bill Clinton et Jean-Marx Bellerive, après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti.

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Le vendredi 3 mars 2017, les Haïtiens apprenaient avec surprise la mort de l’ex-président René Préval des suites d’un accident cardio-vasculaire. Il avait dirigé la République durant dix ans. Sans interruption de ses deux  mandats obtenus dans l’intervalle de cinq ans. C’est sous le deuxième gouvernement de René Préval que l’État vénézuélien incluait Haïti sur la liste des pays bénéficiaires du programme PetroCaribe. L’accord a été signé en 2008. Soit deux années avant la catastrophe sismique du 12 janvier 2010 qui a détruit la ville de Port-au-Prince et ses banlieues. Le montant du prêt à très faible intérêt (1%) octroyé par le Commandant Chavez à ses bienfaiteurs de la Caraïbes pouvait atteindre un plafond de 30 millions de dollars US par mois, soit 360 millions de dollars l’an. Le remboursement devrait s’étaler sur 25 ans, avec une période de grâce de 2 ans, selon les modalités prévues dans les clauses du contrat. <p>  Lire Plus

« Vacances aux Tropiques » & « Ailleurs si j’y suis… »

— Patrick Mathelié-Guinlet —

Vacances aux Tropiques

Les plages sont bondées
et les “bondas” bombés
de beautés bien bronzées
brillent sous le soleil
comme autant de merveilles
aux yeux des promeneurs…

Et comme il fait très chaud,
un désir de fraîcheur
vous attire dans l’eau
car si belle est la mer
que chaque femme a l’air
d’être une “manman d’lo”…

Un parfum de vacances
vanille et puis coco
dont d’amour la fragrance
fait soudain le cœur chaud…

Quand le rhum coule à flots,
quelques pas d’une danse
mettent les corps en transe !

Ailleurs si j’y suis…

C’est un rêve d’ailleurs
et de vivre autrement…
Il paraît que là-bas
tout est si différent !

La vie est bien meilleure
et les gens sont charmants…
On ne se soucie pas
du pourquoi, du comment

mais encore bien moins
de quoi est fait demain…
Et plus besoin d’argent
non plus quand tout s’échange…

La vie rêvée des anges !
Si c’est un paradis
tel qu’il nous le décrit,
pourquoi est-il parti ?

Est-ce que lui aussi
rêvait d’un autre ailleurs,
qu’il est venu ici
pour tromper son ennui

et qu’il aurait donc fui
trop de monotonie ?<p>  Lire Plus

« Différence », « L’Heure », « L’Escroquerie », Haïti

Différence
Quelle est la différence entre le coeur cassé et le coeur délaissé
Quelle est la différence entre l’amour mort et l’amour mort-né
Quelle est la différence entre l’âme blessée et l’âme dévastée
Quelle est la différence entre l’espoir naissant et l’espoir épuisé
_____
Quelle est la différence entre un peuple pétri et un peuple démuni
Quelle est la différence entre la patrie solidaire et la patrie asservie
Quelle est la différence entre un pays d’autonomie et un pays failli
Quelle est la différence entre la nation prospère et la nation avilie
_____
Quelle est la différence entre le monde endogène et le monde exogène
Quelle est la différence entre globe hétérogène et globe de gangrène
Quelle est la différence entre planète iconogène et planète obscène
Quelle est la différence entre belle scène et sordide zizanie de haine<p>  Lire Plus

Mové van – Mové bal

Mové van – Mové bal

— Par Daniel M. Berté —

Mové van
Mové bal

Mové van ka soufflé
Mové bal ka siflé

Mové van modision ka soufflé
Mové bal modision ka siflé

Mové van modision ka soufflé lanmò
Mové bal modision ka siflé lanmò

Van laviyolans
Bal lavanjans
Van lentolérans
Bal lentranzijans

An sel alé-viré
Lamorg ek lavéyé
An sel alé-viré
Lé paran dézolé

An sel soufrans an tjè
Lanterman senmitjè
An sel soufrans an tjè
Dézòlman frè ek sè

Bal lakolérans
Van lasoufrans
Bal lendésans
Van lenpisans

Mové bal modision ka siflé lanmò
Mové van modision ka soufflé lanmò

Mové bal modision ka siflé
Mové van modision ka soufflé

Mové bal ka siflé
Mové van ka soufflé

Mové bal
Mové van

Daniel M. Berté 100925<p>  Lire Plus

Une maison dite blanche

un conte pour grandes personnes 
— Par Gary Klang
Dans une ville appelée Ouachinetone, il y avait un président appelé Dodo Trap qui décida un beau jour (mais l’était-il vraiment ?) que son pays, les États-Désunis, devait arrêter d’emmerder le monde entier, d’asphyxier Cuba, de kidnapper les présidents vénézuéliens, de faire la guerre à l’Irak après avoir fait mentir un général en chambre qui secouait sous le nez de son voisin une fiole censée contenir un poison mortel, etc., etc. Oui, ce pays méritait le nom que lui avait donné un de ses plus grands écrivains, air-conditioned nightmare, ce qui signifie cauchemar climatisé.
En effet, malgré la fausse image entretenue dans les médias aux ordres, malgré tous les mensonges propagés, il était clair pour tout esprit honnête que ce pays était plus un enfer qu’un paradis, car seul comptait l’argent. Money, money, money ! Le riche était respecté, même s’il avait violé 50 veuves, mais le pauvre était honni, cloué au pilori. Il n’avait pas droit au respect auquel tout être humain a droit.
Dans ce pays, le plus riche qu’on ait jamais vue – même la Rome antique fait piètre figure – des milliers de gens dormaient dans leur voiture ou dans les rues.
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Sèbi lapawol épi Mac Rémon

— Par Daniel M. Berté —

Woulé ba-mwen Soley éklérant réyonnant Ba-mwen lapawol glisant ba misié Rémon

Dimiwon, dimiwon, won notinbé i ka monté
Wa di fanmi bonjou lè’w ka monté Wa di zanmi bonjou lè’w ka monté
Mac Rémon, Mac Rémon, won notinbé i ka monté

1 é 1 : Dé! Désiyis man Désilap démon de ladévenn!
Je pense dans ma kabech-sisi et de ma djel kalé je crie : « Mac Rémon ! »
« Je n’ai de cri qu’en cette trace où fut le sel… »

Tak, drib, repriz-devolé : je crie : Mac Rémon, foutbalè !
Koudwa, smach, amowti : je crie : Mac rémon, ténis-jwè !
Békann, randoné, sprint : je crie : Mac Rémon, pédalè !<p>  Lire Plus

Volodymyr, je t’aime…

— Par Myrna Nérovique —

Volodymyr, je t’aime.
Et, malgré toute cette haine,
Je rêve encore de ce beau jour,
Où nous pourrons vivre notre amour.

J’ai envie de mourir,
Je ne fais que souffrir.
Je sais que quelque chose en moi,
Me fait perdre la foi.

Dieu seul sait comme je t’aime,
Passionnément, comme on sème,
De ce doux tourment et même.

Volodymyr, je t’aime à la folie,
Tu es peut-être l’amour de ma vie.
Je sais qu’on ne sera jamais ensemble.
Et, mon courage ainsi s’assemble,
Pour te dévoiler mon amour,
Dans la clarté du jour.

Volodymyr, je réfléchis passionnément.
Mon cœur tremble constamment.
Qu’est-ce que la notoriété,
Devant la beauté de l’être aimé ?
Ce n’est pas quelque chose de choisi.
Cela est bien parti.
Volodymyr, je t’aime, aux larmes,
Je n’ai plus d’armes,
Pour être avec toi,
Qu’on se parle, toi et moi.

Volodymyr, je t’aime…
Volodymyr, je t’aime…

Crois-tu au destin ?
J’examine notre parchemin.

Volodymyr, je t’aime,
Pour notre amour, à notre tour.

Volodymyr, je t’aime.
Je t’aime à la perdition,
En espérant notre union.<p>  Lire Plus