A l’affiche

« Mi-chaud – Mi froid : On ne peut pas plaire à tout le monde » : que tombent les murs!

— Par Roland Sabra —

Le synopsis est paraît-il inspiré de la personnalité de Lucette Michaux-Chevry ! On veut bien le croire, mais l’intérêt de ce spectacle est ailleurs : il réside dans ses modes d’expositions, dans une volonté réaffirmée du début à la fin de casser, briser, les quatrième et cinquième murs. Si le quatrième mur est bien connu depuis qu’il a été théorisé par le philosophe et critique Denis Diderot : « Imaginez sur le bord du théâtre un grand mur qui vous sépare du parterre ; jouez comme si la toile ne se levait pas. » ( Discours sur la poésie dramatique  Chap. 11, De l’intérêt, 1758.), le concept de cinquième mur est encore balbutiant dans sa formalisation. Certains l’entendent comme une séparation entre la vie des artistes et celle des spectateurs, d’autres comme celle qui passe entre comédiens/danseurs et musiciens. Catherine Dénécy semble danser de l’une à l’autre.

Elle arrive sur la scène venant de la salle. Elle y trouve un plateau presque vide, structures mises à nues, rideaux levés, une batterie coté cour, coté jardin une table de mixage et une guitare basse.

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« Cet enfant », suivi de « Festen » : la famille, nœud de vipères ?

— par Janine Bailly —

Au théâtre, tout semble possible. Il est ainsi des troupes dites professionnelles qui, un jour, ne sont pas à la hauteur de leur réputation. Déception jeudi soir à Tropiques-Atrium, où la compagnie La Grande Horloge n’a pas su convaincre. Mais pourquoi s’être fourvoyée dans la mise en scène du si beau roman d’André Schwarz-Bart, La Mulâtresse Solitude ? Car il ne suffit pas de faire réciter le texte par trois personnages différents, fussent-ils noire, métisse et blanc, ni d’agrémenter la représentation de danses et chants, fussent-ils africains, pas plus que de terminer par la chanson de Léonard Cohen, The Partisan, pour accomplir un véritable acte théâtral, qui rendrait compte de la densité et de la force de l’œuvre originale.

Il est en revanche des troupes dites de théâtre amateur, qui tiennent bien mieux leur partie, qui nous embarquent dans leur sillage, qui nous tiennent prisonniers sans qu’un seul instant nous prenne l’envie de nous évader. Un tel moment, intense et troublant, nous a été donné ce vendredi au Théâtre Aimé Césaire, par L’autre Bord Compagnie, qui a fait le choix de mettre en scène des textes exigeants, très actuels, qui nous interrogent sur ce que nous sommes, sur ce qu’est la vie au sein de la cellule familiale et sur la place que nous y tenons.…

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« Les Justes », d’après Albert Camus

24, 26 mai à 19h 30 & le 27 mai à 15h et 20h au T.A.C.

Texte présenté par la troupe des Comédiens de Martinique.
Dans le cadre du festival amateur de théâtre de Fort-de-France
Mise en scène : Julie Mauduech
Son & Lumière : Marc-Olivier René

Transposition cubaine en 1958 sous la dictature de Batista de la pièce d’Albert Camus dont l’intrigue se déroule en Russie au début du XXè siècle.

Synopsis : Novembre 1958. Cuba subit la dictature de Batista depuis six ans. Sur plusieurs fronts, la révolution s’organise. Un groupe issu du Mouvement du 26 Juillet s’apprêtent à assassiner le Colonel Sanchez Mosquera, officier sanguinaire de la dictature. Mais les tensions sont fortes entre les révolutionnaires. Pour Sara, qui a connu l’humiliation et la torture dans la prison de l’Île des Pins, rien ne doit empêcher la mort de Mosquera. Pour Sancho, dit le poète, il y a au contraire des limites à ne pas franchir si on veut être un justicier et non un assassin.…

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