A l’affiche

Nicole Cage invitée des Rencontres pour le lendemain

Nicole CAGE est née en 1965 dans la commune du François, au Sud-Atlantique de la Martinique; benjamine d’une fratrie de 10 enfants dans un milieu modeste, scolarisée dans cette commune jusqu’à la 3ème, puis départ pour Fort-de-France où elle poursuit des études secondaires au lycée de Bellevue.

En 1983 elle y obtient un baccalauréat A5, bac littéraire, option langues vivantes.

Campus de Schœlcher, elle obtient en 1985 un DEUG d’Espagnol.

Abandonne l’Université pour suivre une formation de journalisme à l’Institut des Techniques de Communication à Fort-de-France. Elle pratique un peu d’animation radio à Radio Caraïbes International puis retourne au Campus où elle obtient une Licence d’Histoire en 1998.

Elle réussit un concours de professorat des lycées professionnels et devient professeur de Lettres et d’Histoire. Après une année de reconversion en vue d’un changement de discipline, elle a enseigné l’Espagnol, notamment au lycée professionnel de Trinité, ville où elle a vécu pendant dix ans. Elle habite pendant une dizaine d’années la commune de Sainte-Marie et vit aujourd’hui à Fort-de-France.…

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Comment réparer des ans l’irréparable outrage ?

— Par Roland Tell —

Dans le fameux passage du Songe d’Athalie dans Racine, l’irréparable outrage de la vieillesse venait du mal privatif de la beauté, dont ne jouissait plus Jézabel, la mère d’Athalie. En fait, il s’agit de toutes ces bagatelles, dont on se peint, et s’orne le visage, afin de cacher son âge.

Selon l’Esprit Divin, au Livre de la Sagesse (4,12), « la fascination du superficiel et de la vanité obscurcissent les vrais biens. » Pourquoi me séduis-tu vainement ? » déclare Salomon dans l’Ecclésiaste (Qo2,2). « N’est-il pas meilleur d’aller à une maison de deuil, celle qui nous rappelle la fin de tous les hommes ? »

Cependant, Nathalie reste troublée par ce songe, où elle a vu sa mère, « comme au jour de sa mort, joyeusement parée. » Son cœur aveuglé l’empêche d’examiner et de juger son rêve, d’en considérer le dommage ou le profit, qu’elle peut en tirer. Elle a tranché, nous dit Racine : « C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit ! …

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Léon Laurent Valère nous a quittés, il était un juste

— Par Yves-Léopold Monthieux —
C’était à la fin des années 1970, à Fort-de-France, près de la Savane, un vendredi soir de campagne électorale. Les briseurs de conférences venaient d’être empêchés de gravir l’escalier qui conduisait au micro de Maître Valère, candidat à une élection à Fort-de-France. Celui-ci s’exprimait au premier étage de la Rotonde. J’ai retenu la phrase qu’il avait alors prononcée : « nous ne nous arrêterons pas à ces trublions qui ne comprendront jamais que la politique est une affaire d’adultes ». Ses réactions aux coups qu’il recevait n’allaient pas au-delà des répliques de ce genre et du ton modéré de l’homme politique pour qui l’élégance d’esprit était l’arme préférée. Le lundi suivant, au matin, une nuée de tracts envahissait les rues de la ville avec, écrit en gros caractères : « Valère, le candidat de la violence ». C’est comme le voleur qui crie « au voleur ! ». Toute la campagne se poursuivit sur ce ton. Cette injustice et les suivantes, plus généralement le traitement politique dont il fut la victime, ont participé de mes premières indignations politiques.…

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À propos des assassinats de femmes par leur (ex-) compagnon

— Par George Huyghues des Etages, psychologue —
 
Tout en compatissant à la souffrance de la famille de ces victimes, en déplorant et en condamnant ces actes abominables (expliquer ne signifiant pas excuser mais tenter de comprendre afin de prévenir), à mon avis, tant que la situation familiale, socio-économique et politique restera telle qu’elle est, ces drames subsisteront. 
Je m’explique : 
Dans ce pays « dominé » politiquement avec un Etat-père et une Mère-patrie éloignées géographiquement, dont nous savons, même confusément, que leurs intérêts passent avant les nôtres et qui ont mis en place entre autres un système d’aides sociales obligeant les femmes pour en bénéficier à  ruser en écartant officiellement les hommes du foyer, dans une société construite sur la violence et imprégnée de sexisme et de machisme, où sévit un chômage infériorisant et humiliant face à une incitation à la surconsommation et au paraître pour être par le biais de la publicité et de certains media, avec


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