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Chlordécone : le gouvernement débloque une aide de 5,4 millions d’euros

La quasi-totalité des 800 000 habitants actuels de la Guadeloupe et de la Martinique est ainsi contaminée par ce pesticide soupçonné d’être responsable d’une explosion des cancers de la prostate aux Antilles.
La ministre des outre-mer, Annick Girardin, a annoncé vendredi 14 juin une aide de 5,4 millions d’euros pour favoriser la lutte contre le chlordécone aux Antilles, devant les parlementaires ultramarins et exécutifs locaux, et représentants des ministères en charge des solidarités et de l’agriculture.

Le pesticide, soupçonné d’être responsable d’une explosion des cancers de la prostate aux Antilles, a été interdit en 1993 sur l’archipel, et en 1990 en métropole, mais il pollue encore l’environnement : la molécule, très persistante, peut rester active pendant sept cents ans.

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Accompagner les populations

L’objectif du plan est de tendre vers le « zéro chlordécone dans l’alimentation » en renforçant, entre autres, les contrôles et en assurant un accompagnement des filières agricoles, a précisé le communiqué du ministère des outre-mer.

Car il existe encore des produits très contaminés, particulièrement consommés par les plus pauvres, qui s’approvisionnent notamment sur les circuits informels (autoproduction, dons, ventes en bord de route).

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La surveillance, stade suprême du capitalisme ?

— Par Frédéric Joignot —

Depuis vingt ans, un capitalisme mutant mené par les géants du Web s’immisce dans nos relations sociales et tente de modifier nos comportements, analyse l’universitaire américaine Shoshana Zuboff dans son dernier ouvrage. Mais son concept de « capitalisme de surveillance » ne fait pas l’unanimité.

Elle s’appelle Shoshana Zuboff. Elle occupe la chaire Charles Edward Wilson à la Harvard Business School et ses travaux racontent les enthousiasmes, les déceptions et les inquiétudes de tous ceux qui ont vu les nouvelles technologies conquérir nos sociétés.

Shoshana Zuboff a été l’une des premières à analyser la manière dont l’informatique transformait le monde du travail. Cette pionnière dans l’étude détaillée des bouleversements du management s’est félicitée, au départ, de l’arrivée de « travailleurs du savoir ». Elle a perçu très tôt que l’extension d’Internet et la généralisation des ordinateurs personnels permettraient de fonder une « économie nouvelle » capable de répondre aux besoins des individus et de renforcer le pouvoir des consommateurs.

Puis elle a été terriblement déçue. En janvier, Shoshana Zuboff a résumé ses craintes dans The Age of Capitalism Surveillance (Public Affairs, non traduit).

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Plastique : on avalerait l’équivalent d’une carte de crédit par semaine

Le gouvernement saisit l’Anses

Le gouvernement va saisir l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) après la publication d’un rapport scientifique, commandé par le WWF, montrant qu’un individu ingère jusqu’à 5 grammes de plastique par semaine, soit le poids d’une carte de crédit.

« J’ai saisi l’Anses pour qu’elle lance une étude détaillée approfondie pour savoir clairement ce qu’il en est pour les Français », a annoncé jeudi la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson sur RMC.
« Je veux fonder tout mon travail sur la science, je ne sais pas si cette étude est vraie, pas vraie, a tort… », a-t-elle dit. « Mais aussi, il faut transformer nos modes de production et consommation. On consomme toujours plus de ressources naturelles pour consommer des produits qu’on consomme toujours moins… On veut transformer ça ».

L’analyse produite par l’université de Newcastle (Australie), publiée mardi, se base sur 52 études, qui montrent notamment qu’un humain ingère et inhale chaque année des dizaines de milliers de micro-particules de plastique. A partir de là, ces scientifiques en ont évalué le poids, pour aboutir à quelque 250 grammes annuellement, la masse d’une carte de crédit chaque semaine.

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