Yo tout pou “L’économie sociale et solidaire”!?

Le journal “Révolution socialiste”, du G.R.S., nous parvient aussi en version texte maintenant. Voici le n° 206 du 14 juin 2021.

Ah la nouvelle tarte à la crème ! Sauf que cette tarte là est purement verbale. Et vivent les élections qui nous permettent de développer des idées en rapport avec au moins des palliatifs aux misères du monde. Et d’inciter d’autres à reprendre les mots, sinon la substance de ces remédiations minimum !

Sous ce vocable d’économie sociale et solidaire, on met souvent des associations dont les responsables se comportent avec autant de rapacité que le patronat le plus extrémiste. Ces associations sont souvent secouées par des grèves dures. Mais ce vocable couvre aussi les SCOP (sociétés coopératives ouvrieres de production) où les travailleurs et travailleuses sont des associéEs qui décident ensemble de tout sur la base de : une personne, une voix ! Le mouvement social et singulièrement la CDMT a souvent fait la proposition de transformer en SCOP (ou en SCIC qui associent aux salariéEs une ou des collectivités publiques et même du privé mais en gardant le même principe démocratique) des entreprises vouées à la liquidation parce que les actionnaires préfèrent investir des marchés plus juteux.

Dans les 20 dernières années, cette solution à été défendue dans les hôtels du Leyritz, du Matouba, de Primerêve, de Baie du Gallion, de Diamond Rock mais aussi dans le secteur privé de la santé comme lors de la liquidation de la clinique Sainte Marie. Et que pensez vous qui arriva chaque fois ? Hé bien les grands défenseurs de l’économie sociale et solidaire d’aujourd’hui qui s’appellent Letchimy, Conconne, Robin n’ont pas plus levé le petit doigt que Marie-Jeanne ou autres Monplaisir, tous frères confondus. L’un, Ralph de son prénom, était monté au Leyritz expliquer aux salariés que sans patrons, il faudrait dire adieu aux salaires, l’autre le Yann avait clairement défendu le libéralisme capitaliste dont il fait religion. Avec un tel attelage ce n’est pas le “Gran Sanblé” qui aurait écouté la revendication ouvrière ! Si bien que la CTM n’a jamais invité les syndicats défenseurs connus du système des SCOP à participer aux conférences annuelles obligatoires d’après la loi sur ce sujet. On comprend pourquoi la bancale chambre régionale de l’économie sociale et solidaire a disparu sans tambour ni trompette même si Philippe JOCK le regrette aujourd’hui. Aucun clic ni déclic entendu à l’époque !

Il est clair que si la population laborieuse veut voir surgir de terre, des alternatives de ce genre, elle a intérêt à faire entrer dans la CTM des combattantes et combattants qui ne prennent pas l’économie sociale et solidaire comme la panacée universelle mais comme un élément leur permettant de résister à la dégradation sociale générale que nous observons et de créer les conditions pour plus d’ambition dans la lutte pour la transformation sociale.

 

Qustion à Béatrice Bellay!


Béatrice BELLAY, représentante en titre du PS en Martinique et tête de liste aux élections de la CTM est, on le voit bien ces jours ci, plutôt prompte à faire la leçon.

Elle comprendra donc bien que nous l’interpellions ici sur un sujet précis rarement évoqué dans la politique martiniquaise et pourtant important. Le PS est un “parti de gouvernement” c’est-à-dire, selon les politologues, un parti passant depuis quelques décennies de l’opposition officielle au gouvernement et réciproquement. Ce parti a une tradition assimilationiste bien ancrée. Les propos tenus donc par la liste Bellay sur la nécessité d’un “roman historique national martiniquais”, mise à part la nécessaire discussion et clarification de ce terme, invite donc à se poser la question de la cohérence avec la ligne habituelle de ce parti.

On ne peut que se réjouir que le souci du caractère national martiniquais arrive sur les rives de ce mouvement. Il devrait logiquement en découler des tâches immédiates : mener le combat pour la révolution idéologique s’imposant pour le “national”! Ce parti va t il continuer à ignorer la revendication d’inscrire dans les tables de la loi française, la reconnaissance du peuple martiniquais et des derniers peuples colonisés par la France ?

Quand on sait que leurs différents passages au gouvernement n’ont même pas abouti à la reconnaissance du fait syndical martiniquais et à la fin des archaïques discriminations entre syndicats suivant que les instances dirigeantes se situent de ce côté-ci ou de ce côté-là de l’atlantique, on se rend compte que Béatrice et ses ami-e-s ont du pain sur la planche !

Fin de grève positive à l’IMFPA.

Pour ne pas donner en cette période électorale quelque argument aux dénigreurs des combats syndicaux, nous n’avons fait aucune intervention du GRS et de la liste RÈSPÉ pendant le conflit de l’IMPFA où pourtant plusieurs de nos camarades étaient investiEs. Nous nous félicitons du résultat et reviendrons sur cette lutte riche en enseignements au prochain numéro.

L’ÉLECTION CRIBLE R.ESP.É DE DETTES.

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