Tribune libre : “Faire entendre notre voix”

— Par Jean Abaul et Alain Limery pour le CNCP—
porte-voix« JE n’accepte pas de voir notre jeunesse dans la rue » «  JE pense au sort de nos personnes âgées », « JE réponds à de nombreuses  sollicitations » « JE suis porteur d’un programme qui fera la commune aller de l’avant » !!!  Peu de gens croient encore en la sincérité de la kyrielle de ces  candidats (es) qui, juste avant les élections,  viennent chanter leurs déclarations d’amour envers le peuple.  Mais, prétexter que « tous les politiques sont des pourris »  pour se détourner du « carnaval des élections » ne saurait être une attitude satisfaisante. Le seul résultat de cette position est de laisser le champ libre aux « agoulous » et aux magouilleurs. Or,  les élus, au bout du compte,  détiennent un pouvoir, même limité, d’agir sur notre vie quotidienne et ils ne  pourraient  absolument pas mettre en œuvre les politiques dénoncées  s’ils n’avaient l’aval d’électeurs. Si  ceux-ci sont pourchassés dans les moindres recoins du pays, c’est bien parce qu’ils sont les seules sources de légitimité.  Il est, donc, question pour nous de faire entendre notre voix !
Il s’agit pour chacun et chacune de se demander, dans ce moment incontestablement important de la vie politique, « Qu’est-ce que, MOI je peux faire pour changer positivement la situation ? »  De ce point de vue, en faisant des choix judicieux,  notre peuple pourrait réaliser des pas décisifs à l’occasion  des prochaines échéances électorales.
Notre pays est sous tutelle coloniale, le pouvoir décisif est entre les mains des profiteurs, les politiques néolibérales de désengagement de l’Etat, de saccage des services Publics et de la protection sociale vont en s’empirant.  Il ne peut être question de voter pour un « Je » qui prétend venir régler les problèmes alors qu’il ne dénonce pas ces situations-là !, et n’explique pas comment il entend les surmonter. IL ne peut être question de voter pour des personnes qui n’ont, hors période électorale,  aucune pratique concrète, solidaire et régulière pour aider la population à résoudre les problèmes dont ils prétendent détenir la solution à quelques semaines du scrutin. Il ne peut être question de voter pour des gens qui prétendent vouloir  « moraliser la vie politique » et « travailler avec tout le monde »  alors que  leurs arguments se résument au dénigrement des adversaires et qu’ils ne font preuve d’aucune éthique dans leurs prétendues « alliances ». Par contre, nous devons nous engager résolument dans la bataille politique  pour faire valoir nos idées et faire progresser notre lutte organisée.
Nous devons contribuer à ce que soient  aux  commandes des municipalités des EQUIPES  réellement soucieuses  des intérêts des administrés. Dans le contexte  décrit plus haut, au-delà du masque des chapelles ou de l’absence d’étiquette, de telles équipes sont celles
–  qui développent  effectivement des relations sereines  au sein de la population et  des collaborations dans le respect mutuel,
–  qui favorisent une vraie implication des citoyens dans les prises de décision et l’organisation de la vie de la commune, et cela, dans tous les domaines.
Car pour le CNCP la résolution de nos problèmes exige que ceux-ci fassent l’objet d’une réflexion et  d’une stratégie, globales.

Pour le CNCP : Le Président, Jean ABAUL;  le  Porte-Parole, Alain LIMERY