— Par Rodolf Étienne
Pendant quinze ans, la question des sargasses a été formulée presque toujours de la même manière : comment ramasser plus vite ? En 2026, elle a inexorablement changé.
Au Robert, au François, au Vauclin, au Marigot ou à Trinité, les habitants ne demandent plus seulement que les algues soient retirées. Les communes ne demandent plus seulement des tractopelles. Les parlementaires ne réclament plus seulement quelques millions supplémentaires dans le prochain budget.
Une question beaucoup plus profonde apparaît : qui doit payer lorsqu’un phénomène autrefois exceptionnel devient une charge permanente pour un territoire ? Cette interrogation traverse aujourd’hui les prises de position des élus, les mobilisations des collectifs de riverains, les rapports des institutions de contrôle et la préparation du troisième Plan Sargasses.
Elle touche au partage des responsabilités entre communes, intercommunalités, Collectivité territoriale de Martinique, État, Europe et, de plus en plus, aux droits des particuliers eux-mêmes. Car la facture ne s’arrête pas au rivage. Elle entre désormais dans les maisons, les entreprises, les écoles, les budgets communaux et les patrimoines familiaux.
Au Robert, le conflit a changé de nature
Le début de l’année 2026 constitue probablement un tournant. Lire Plus


Pendant longtemps, vivre au bord de l’eau était presque automatiquement associé à une plus-value.
Depuis 2011, la Martinique vit au rythme des échouages de sargasses.
— Par Sabrina Solar —
— Par Sabrina Solar —
La lutte à long terme contre les sargasses passera par la coopération internationale, plutôt que par une succession de plans nationaux, a insisté samedi Edouard Philippe, qui a constaté lors de sa visite en Guadeloupe les dégâts causés par ces algues brunes proliférant partout dans les Caraïbes.
Samedi 26 et dimanche 27 octobre, Édouard Philippe se rend en Guadeloupe avec l’ambition d’intensifier la coopération internationale pour lutter contre les sargasses, ces algues brunes dont les échouements massifs provoquent des émanations toxiques partout dans les Caraïbes.
Depuis 2011, les Caraïbes font face à une invasion et une prolifération de Sargassum fluitans et Sargassum natans qui viennent s’échouer sur les côtes en grande quantité. La Guadeloupe estime qu’entre 20 000 et 40 000 tonnes de sargasses viennent s’échouer sur le littoral.
État de la question


