— Par Rodolf Étienne
Il existe des écrivains que l’on oublie parce qu’on ne les lit plus. Gibran Khalil Gibran appartient à la catégorie inverse, puisqu’une partie de son œuvre a peut-être été oubliée parce qu’un seul de ses livres a été trop lu.
Derrière l’un des livres les plus célèbres du XXᵉ siècle se trouvait un écrivain arabe bilingue, un peintre, un homme d’exil et l’un des acteurs du renouvellement de la littérature arabe moderne.
Publié à New York en 1923, Le Prophète est devenu au fil du temps un phénomène éditorial mondial.
Des générations entières y ont cherché des mots pour parler d’amour, de mariage, d’enfants, de travail, de liberté, de douleur ou de mort. Le livre accompagne encore aujourd’hui mariages, deuils, méditations et cérémonies. Certaines de ses phrases se sont détachées du texte au point de devenir presque anonymes. Elles circulent sous forme de citations, de cartes, d’images et de publications sur les réseaux sociaux. Ce succès extraordinaire a pourtant produit un effet paradoxal. À force de rencontrer partout Le Prophète, nous avons parfois fini par ne plus voir celui qui l’avait écrit.<p> Lire Plus

Nota bene : Le poète n’analyse pas, n’explique rien. Ses poèmes sont des contes que chacun peut déchiffrer à sa guise. À l’instar du photographe ou du peintre, le poète prend des instantanés et s’efforce de décrire ce qu’il a observé avec son propre vocabulaire. Bien que le poète raconte ce qu’il voit, qu’il ne juge pas, son regard est sélectif et il ne cache pas ses états d’âme. S’il est « voyant », comme dit Rimbaud, il ne faut pas l’entendre au sens où il verrait plus clair que les autres, mais simplement qu’il faut le laisser libre de voir, parfois, autrement. Michel Herland.



Jean Metellus nous a quittés. Il était né le 30 avril 1937 à Jacmel (Haïti), il émigre en France en 1959 à l’époque de la dictature des Duvalier. Il exerçait la profession de neuro-linguiste, en même temps que ses multiples activités littéraires de romancier, poète, dramaturge et essayiste.
e Benoist Magnat 
