Étiquette : Montagne Pelée

Cyparis ou comment survivre à la montagne Pelée ?

— Par Rodolf Étienne

Le 8 mai 1902, Saint-Pierre disparaît sous une nuée ardente.
Parmi les rares habitants qui échappent à la catastrophe figure un homme enfermé dans un cachot : Louis-Auguste Cyparis.
Sauvé par les murs de sa prison, il devient bientôt une célébrité internationale. Son histoire, pourtant, ne se résume ni à un miracle ni à une curiosité volcanologique.
Elle raconte aussi la condition d’un Martiniquais noir dans la société coloniale, le commerce des corps meurtris et la fabrication d’une légende dont l’homme véritable finit par s’effacer.

Saint-Pierre, 8 mai 1902 – la ville qui disparaît

Au matin du 8 mai 1902, jour de l’Ascension, Saint-Pierre est encore l’une des principales villes de la Martinique. Ancienne capitale économique de l’île, la cité possède ses maisons de commerce, ses établissements religieux, son théâtre, ses quartiers populaires et un port actif. Depuis plusieurs semaines, la montagne Pelée manifeste une activité inquiétante. Des émissions de cendres, des explosions et des phénomènes volcaniques préoccupent une partie de la population. Le 5 mai, une coulée de boue a déjà provoqué une catastrophe à l’usine Guérin, près de Saint-Pierre.

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« De Feu et de pluie » : comme un examen de passage

— Par Selim Lander —

La Martinique demande l’inscription du site de la Montagne Pelée à l’inventaire du patrimoine mondial de l’UNESCO. Afin de soutenir cette candidature, la Fondation Clément a rassemblé quelques plasticiens contemporains autour de cette thématique précise, ou de celle, plus générale, de la Martinique, paysages et gens.

Certaines œuvres exposées sont donc plus proches du thème que d’autres. Pour qui l’ignorerait, la Montagne Pelée est un volcan dont la dernière éruption, en 1902, a provoqué la destruction de la ville de Saint-Pierre, alors capitale de l’île. Parmi les œuvres directement inspirées par cet épisode, se détache immédiatement l’arbre de Christian Bertin (respé twa fwa), de métal et de verre brûlés. A l’arrière plan, une vidéo présente le work in progress. De même, l’assemblage de tôles de voitures par Hervé Beuze, intitulé Composition tellurique, évoque-t-il assez directement la tectonique des plaques responsable des éruptions volcaniques. Toujours dans la même veine, Sismographie Méga-poétique, la peinture abstraite de Julie Bessard – dont la présentation sur un cylindre ouvert comme une amorce de spirale n’est pas sans évoquer, toutes proportions gardées, l’ensemble intitulé The Matter of Time de Richard Serra au Guggenheim Bilbao –, des traces colorées sur un fond noir, pourrait représenter une forêt en feu.  Lire Plus