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Les carnavals de la Martinique : des rendez-vous à ne pas manquer!

 Le carnaval de la Martinique est né de la rencontre des cultures européennes et africaines durant la colonisation Il a connu son heure de gloire à la fin du XIXe siècle.En 1902, l’éruption de la montagne Pelée détruisit la ville de Saint-Pierre. 30 000 habitants périrent, mais la tradition du carnaval se perpétua à Fort-de-France. Les festivités du « mercredi des cendres », typiquement martiniquaises se retrouvent aussi en Guadeloupe et en Guyane.

Il ne faut pas s’étonner de voir des obscénités dans le carnaval martiniquais qui est ouvert à tous et qui encourage la spontanéité. Les malpropres sont des personnages incontournables des jours gras et les chansons grivoises sont légion. Le carnaval ne peut se faire sans les vieilles voitures, automobiles arrangées pour la période, parfois taguées ou couvertes de photos. Sur le toit on peut y voir une baignoire, un bwabwa (personnage à l’effigie d’un homme politique ou d’une célébrité) ou des personnes. À cause d’incidents, les voitures doivent désormais être contrôlées. Chaque année les travestis et personnages les plus traditionnels (Neg Gwo Siwo, Mariane Lapofig, Caroline Zié Loli, Medsen Lopital) ressortent dans les rues.<p>  Lire Plus

Les députés d’outre-mer boudent le mariage pour tous

Par Laure Equy

Enquête — A gauche, ils seront au moins six à ne pas voter le texte. Ils invoquent notamment «un modèle familial plus conservateur» et «des pratiques religieuses plus prégnantes».

«Ici, les gens sont un peu perdus, bousculés dans leurs repères par cette loi. Je dois soutenir ma population et relayer leurs doléances», justifie un député antillais qui raconte les électeurs défilant à sa permanence pour lui demander de ne pas approuver l’ouverture du mariage aux couples homosexuels. Ils sont plusieurs députés d’outre-mer à se rebiffer ainsi contre le projet de loi sur le mariage pour tous. Sur 27 élus à l’Assemblée nationale – dont 19 à gauche –, seule une petite dizaine compte voter le texte.

Les socialistes devraient largement suivre la consigne de vote du groupe à l’exception du Réunionnais Patrick Lebreton qui a écrit à Bruno Le Roux pour lui expliquer son intention de voter contre. Hélène Vainqueur-Christophe (Guadeloupe) hésite encore mais devrait finalement voter pour ou s’abstenir. En revanche, aucun des cinq députés du groupe GDR (gauche démocrate et républicaine, qui regroupe aussi les dix élus du Front de gauche) n’approuvera le projet de loi : Bruno Nestor Azerot, Alfred Marie-Jeanne et Jean-Philippe Nilor en Martinique, Huguette Bello (La Réunion) et Gabriel Serville, successeur de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, en Guyane.<p>  Lire Plus

Chlordécone ‐ Pêche Martinique

 

 

Des parlementaires écologistes et indépendantistes se mobilisent aux côtés des marinspêcheurs Martiniquais

Suite à la réunion organisée le mardi 15 janvier 2013 au ministère des Outre‐Mer sur les problèmes des marins‐pêcheurs et sur le développement de la pêche en Martinique, des parlementaires écologistes et indépendantistes, des représentants de MODEMAS‐Ecologie (Mouvement démocratique pour une Martinique souveraine) et des marins‐pêcheurs Martiniquais se sont réunis ce mercredi 16 janvier 2013 au Sénat.

Aline ARCHIMBAUD, Sénatrice EELV de SeineSaintDenis et membre de la délégation sénatoriale à l’Outre‐Mer, a exprimé sa « totale solidarité avec les marins‐pêcheurs » et a réaffirmé « l’urgence des enjeux économiques, sociaux, sanitaires, démocratiques et bien sûr environnementaux de ce drame du chlordécone ».

Monsieur GeorgesEmmanuel GERMANY, porteparole du MODEMAS, a déclaré que « l’Etat reprend d’une main ce qu’il a donné de l’autre », compte tenu des discussions sur les critères d’attribution de l’aide d’urgence accordée aux victimes du chlordécone, initialement prévue pour être attribuée sans conditions.

JeanPhilippe NILOR, Député de Martinique, s’est montré extrêmement préoccupé que « l’on s’enfonce dans une approche coloniale des choses », avec un État qui « désigne ses interlocuteurs ».<p>  Lire Plus

Martinique : environ 23 000 personnes homosexuelles ?

Les résultats provisoires de l’étude sur le recensement de 2008 menée par Maks Banens et Éric Le Penven montrent une concentration des couples de même sexe dans les villes ; plus celles-ci sont importantes, plus le pourcentage de couples homosexuels est élevé. Dans l’agglomération parisienne, 7,4 couples sur 1.000 sont de même sexe, soit 19.000 couples. À Paris intra-muros, 2,4 % des couples sont homosexuels. Plus la ville est petite et moins le pourcentage de couples homosexuels est élevé. Avec des exceptions. Comme à Montpellier où, pour 1.000 couples, 6,8 sont de même sexe. « Pour les couples de lesbiennes, Montpellier est la première ville de France », relève Maks Banens, avec 2,7 couples de femmes pour 1.000, contre 2,4 pour 1.000 à Paris.

Depuis 2000, plus de 63.000 pacs entre personnes de même sexe ont été célébrés et le nombre d’unions entre homosexuels a triplé en dix ans. Selon les derniers chiffres publiés, le taux de pacs homosexuels est le plus élevé d’Europe. Combien de personnes pourraient être concernées par l’ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens? Une question d’autant moins évidente qu’il n’existe pas de recensement de la population homosexuelle en France.<p>  Lire Plus

Tourisme : Pérégrination sur l’île sœur.

Par Michel Herland.

Les responsables du tourisme martiniquais sont eux-mêmes de merveilleux touristes qui se déplacent fréquemment en dehors de notre île pour observer ce qui se réalise ailleurs et pour vendre la destination Martinique aux gens d’ailleurs. Mais ces responsables ont-ils vraiment des yeux pour voir ? Si la réponse est positive – ce qu’on leur souhaite quand même – comment font-ils pour ne pas voir que leur produit n’est – en l’état – tout simplement pas vendable à des touristes habitués, comme ils le sont eux-mêmes, à des destinations autrement attrayantes.

Le moins qu’on puisse faire en faveur des touristes qui nous rendent visite, c’est leur donner l’impression qu’on s’est donné du mal pour les accueillir. Prenons par exemple le tourisme de croisière, puisqu’il est (à nouveau) question de le relancer  en Martinique. D’emblée l’accostage au quai des Tourelles, sorte de no-man’s-land à l’allure vaguement industrielle, ne peut que doucher les enthousiasmes les mieux trempés. Et s’il existe un autre terminal à la Pointe Simon, nettement mieux placé pour qui voudrait découvrir Fort-de-France, celui-ci, bizarrement, ne reçoit qu’une minorité de paquebots.<p>  Lire Plus

«Algérie-Martinique : parcours de Martiniquais pendant la guerre d’Algérie (1954-1962)»

 

Josette MANIN

Présidente du Conseil Général de la Martinique

Elisabeth LANDI

Présidente de la Société des Amis des Archives

 

 ont le plaisir de vous inviter à une soirée « Grands témoins »

placée sur le thème :

 «Algérie-Martinique : parcours de Martiniquais pendant la guerre d’Algérie (1954-1962)»

animée par Adams Kwateh de France-Antilles

mercredi 5 décembre 2012 à 18 H 00

Salle Frantz FANON à l’Atrium

Boulevard Chevalier Sainte-Marthe / Fort de France<p>  Lire Plus

Impressions sur les Békés

Par Dominique DOMIQUIN

–C’est difficile pour un Guadeloupéen de prendre position dans une querelle entre Martiniquais. Encore plus lorsqu’il s’agit d’un contentieux entre blancs et noirs. Ce qui suit n’engage que moi. Je ne suis ni un universitaire ni une sommité littéraire mais je vais tâcher d’être honnête : Des chansons du répertoire traditionnel antillais à Petitjean-Roget en passant par Guy Cabort (Masson), Drasta Houël et Clémence Cassius de Linval, on aura tout dit, tout écrit sur les békés.

Pour que la société martiniquaise fonctionne il faut que le béké demeure… le béké ! Et si un béké tente de marronner la bitasyon (un béké riche, s’entend), si les plus conservateurs de ses compères békés ne l’ostracisent pas, les noirs se chargeront de systématiquement l’y renvoyer afin qu’il continue d’occuper son rôle indispensable d’être-à-détester, sans qui tout partirait à vau-l’eau… Je risque une hypothèse : en 2009, au plus fort d’une crise politico-sociale sans précédent aux Antilles, aucun noir Martiniquais n’est allé « koupé tèt boulé kay » du vieux béké symbole, Alain Huygues-Despointes, après sa performance hallucinante, hallucinée et hallucinogène dans le reportage de R Bolzinger, Les derniers maîtres de la Martinique.<p>  Lire Plus

Un port de transbordement pour mieux développer la Martinique

— Par Jean Crusol—

 

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Vendredi dernier s’est tenue à l’hôtel Batelière la « Conférence portuaire ». La question de la mise en place des ports de transbordement dans les Antilles Françaises à été largement évoquée.

 

Qu’est-ce qu’il faut en retenir ?

 

Une réelle opportunité s’ouvre en 2015, nous ne devons pas la compromettre

L’ouverture du 3e jeu d’écluses du Canal de Panama crée une réelle opportunité pour la Grande Caraïbe en général et, en particulier, pour la Guadeloupe et la Martinique, ces îles restées jusqu’ici en marge de la réorganisation des réseaux de transport maritime entamée depuis les années 1980. Avec le passage aux gros navires transportant entre 7000 et 13000 containeurs, dès 2015, et la reprise attendue du commerce mondial, la demande de transbordement dans la zone, actuellement de 7 millions de containeurs, pourrait atteindre, à terme, 9 à 11 millions. Soit 2 à 4 millions d’unités supplémentaires. Les positions exprimées à Batelière autorisent à dire que tant nos responsables politiques, nos chefs d’entreprises, que nos représentants syndicaux ont pris la mesure de l’enjeu.<p>  Lire Plus

La gestion d’un territoire dans la perspective du développement durable et solidaire : Le cas de la Martinique

 — par Emmanuel JOS —

Introduction : précisions conceptuelles et problématique

Au début de cet exposé, il convient d’apporter quelques précisions sur la signification des termes que nous seront amenés à utiliser.

1 – Définitions :

Gestion du territoire : le terme de gestion renvoie le plus souvent au domaine budgétaire et financier. Le gestionnaire d’un établissement est souvent celui qui s’occupe des finances. Dans un sens plus large, qui sera celui retenu ici, gérer signifie prendre en charge, exercer une responsabilité sur, administrer, utiliser un certain nombre de moyens pour parvenir à une fin. La gestion du territoire signifie alors tirer le meilleur parti du territoire en fonction d’objectifs que l’on s’est assigné.

Dans ce sens gestion du territoire se rapproche d’aménagement du territoire sauf que par aménagement du territoire on aura tendance à entendre : choix des localisations d’équipements, d’investissements, d’activités sur un territoire donné. Ces choix procèdent de décisions politiques autrement dit de ceux qui détiennent le pouvoir. Ceux qui détiennent le pouvoir de décision ou plus largement le pouvoir d’influence, ce sont bien entendu les élus mais pas seulement eux, il y a tous ceux qui exercent une influence effective sur les choix qui sont fait.<p>  Lire Plus

Histoire de la Psychanalyse en Martinique*

 

*Texte publié dans le n° 11 de la Revue Carbet en 1991 « Psychiatrie, Psychanalyse aux Antilles? »


  — Par Luce DESCOUEYTE, Psychanalyste. —


« La psychanalyse vous permettrait d’espérer assurément de tirer au clair l’inconscient dont vous êtes Sujet. Mais chacun sait que je n’y encourage personne dont le désir ne soit pas décidé » (1).



Pourquoi écrire l’histoire de la psychanalyse ici ?

Il y aurait une possibilité d’en dire quelque chose, maintenant. Du temps est passé. Des relations se sont faites, défaites, réaménagées. Des analystes sont partis, d’autres venus rejoindre ceux qui continuaient. Des institutions se sont mises en place, qui durent, évoluent, vivent. Il y a des gens au travail, comment ? Il y aurait une nécessité d’inscrire du côté du symbolique ce qui s’est « archivé », « la conservation des impressions psychiques » (2) en chacun de nous et à l’intérieur du mouvement psychanalytique, ici, et d’en témoigner.

Comment l’écrire cette histoire ?

Le psychanalyste sait qu’il ne peut avoir la certitude que ce qu’il dit est vrai. Il est certain que les faits sont interprétés en fonction de la subjectivité et sont pris dans le discours.

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