Étiquette : Leila Gonier

Leïla Gonier : La Martinique à hauteur de regard

– par Rodolf Etienne

Journaliste, chroniqueuse culturelle, réalisatrice et passionnée de yole traditionnelle, Leïla Gonier développe depuis plusieurs années un parcours à la croisée de l’information, des arts visuels et des réalités sociales martiniquaises.

Son travail, qui traverse la presse, la photographie, le cinéma, l’économie et le patrimoine, témoigne d’une curiosité pour les différentes manières de raconter un territoire et ceux qui le font vivre.

De Sciences Po à l’écriture journalistique

Après des classes préparatoires aux grandes écoles, Leïla Gonier poursuit ses études à l’Institut d’études politiques de Rennes, puis à celui de Bordeaux, en France. Une formation qu’elle complète par l’apprentissage de la photographie et du cinéma, deux disciplines qui élargissent son rapport à l’information. Son parcours professionnel la conduit à collaborer à plusieurs titres de presse, notamment France-Antilles Magazine, Antilla, TAG Mag et EWAG. Elle participe également à l’animation du magazine culturel en ligne Art’Chipel. Sa pratique professionnelle associe progressivement le reportage, l’entretien, l’écriture documentaire et la réalisation audiovisuelle. Une diversité apparaît également dans son activité de production. En juin 2015, Leïla Gonier crée L.G  Lire Plus

Notre sororité contre la violence

— Par Isabelle Damico Alfonso – Leila Gonier pour Culture Égalité —
Dans le cadre de la 20e Campagne pour l’élimination des violences faites aux femmes, Culture Égalité, soutenue par le Collectif 8 Mars Martinique, a initié, ce samedi 23 novembre, un événement alliant performance artistique et manifestation participative. L’objectif était de sensibiliser et de conscientiser les femmes pour que les violences ne soient plus une fatalité.
La matinée a commencé par une appropriation créative de la place de l’Enregistrement. Des banderoles portant des phrases chocs aux couleurs vives interpellaient les passant·es sur des thématiques concernant les violences faites aux femmes. Et une vingtaine de militant·es les invitaient à participer à la fabrication d’un « plafond » coloré où chaque couleur revêtait un sens positif, soit quatre couleurs pour quatre combats : Femmes aux combats, Sororité, Société équitable, Joie et partage. La population s’est spontanément prêtée au jeu, chacun.e accrochant le ruban de son choix.
Puis, quatre artistes féminines d’horizons différents, issues de « Un OEuf, maison d’artistes », ont performé. Il s’agissait pour elles de mettre en scène les actes de violences conjugales quels qu’ils soient à travers une prouesse théâtralisée où les blessures et les coups étaient matérialisés par la peinture rouge.  Lire Plus