L’association L214 a publié une nouvelle enquête accablante sur les conditions d’abattage au sein de l’abattoir public du Le Lamentin, près de Fort-de-France. Tournées entre janvier et février 2026, les images révèlent de graves dysfonctionnements, à la fois structurels et liés aux pratiques, susceptibles d’entraîner des souffrances importantes pour les animaux.
Des pratiques en infraction avec la réglementation
Au cœur des accusations : des bovins, notamment de race Brahman, saignés alors qu’ils sont encore conscients, voire toujours en vie au moment de la découpe. Selon L214, ces situations résultent notamment d’un dispositif de contention inadapté. Le box censé immobiliser les animaux avant l’étourdissement ne permet pas un maintien efficace : certains veaux parviennent à se retourner, tandis que des vaches tentent d’échapper au pistolet d’abattage.
Conséquence directe : l’étourdissement devient aléatoire. Or, la réglementation impose que les animaux soient rendus inconscients avant toute saignée afin de limiter leur souffrance. Dans les images diffusées, plusieurs bovins continuent de bouger après avoir été égorgés, signe d’une perte de conscience insuffisante.
Autre pratique dénoncée : la présence simultanée de plusieurs animaux dans le box de contention.

Un mois après le scandale à l’abattoir du Vigan, L214 rend publiques de nouvelles images tournées dans l’abattoir de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques). Ces images, publiées ce matin sur le site du Monde, montrent de multiples infractions aux règles de protection animale et des scènes de souffrance animale sévère, ainsi que de graves manquements et violences de la part du personnel de l’abattoir.