– par Thierry Mathiasin
KARUKERA
Nuit crépue
Fléchée de clameurs.
Étoiles envoûtées
Aux frondaisons de lune.
Migrations de cotons
Au cap affûté d’exil.
Versant
Des entours lactescents
Mamelonnés d’ignames.
Long champ de fibre
Aux inflexions des mers.
Source flambante des plantations
Gorgées de rives.
Mancenilliers des larges cratères
Arrimés de dictames.
Vesou
Du plus haut accent
Aux conques des atolls tumultueux
Vèvè du marronage
Aux ensemencements de l’isolé soleil.
Sans titre
Le cœur d’angoisses qui alourdit
Ton corps sans le secours du jour
Dans tes yeux, l’essaim de clair-obscur
Qui exsude des mots sur l’enceinte
Des lèvres, l’ascension des maux
Éclos sur le mirador de tes doigts
Tournoyant
Sur le front des gestes
Font des appels où se greffent
Les resserres du sang.
Le circuit des vertiges
S’estompe dans la lingerie des barreaux
Relaxe d’un dénuement aux souvenirs
Des couloirs qui égouttent les nuits
Aux rondes des machines à digérer
Les murs qui ne savent plus
Dans quelle garde-robe se déteindre.
Ouvert en dedans
Scissions
Au revers denos prises.
Matières perméables.
A nos faces accidentelles.
Pores de nos instants
Scellés aux pans d’écorces. Lire Plus


À Fort Portal, dans l’ouest de l’Ouganda, l’histoire aurait pu s’achever le 29 septembre 2026 avec les tambours, les parures royales et l’intronisation d’Edward Rukidi Nyabongo I, treizième Omukama du royaume de Tooro. En fait, c’est ainsi que tout a commencé.



