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Réparations : Le nouveau chapitre vers la dignité globale

-— Par Rodolf Étienne —

Pendant une grande partie du XXe siècle, la revendication centrale des peuples colonisés fut l’indépendance.

Mais les indépendances ont-elles réglé les comptes de la colonisation ? 

Soixante ou soixante-dix ans plus tard, voilà qu’une autre question prend une place croissante : après avoir obtenu le droit d’être libres, que faire des conséquences économiques, humaines, culturelles et patrimoniales de plusieurs siècles d’esclavage et de domination coloniale ?

C’est sous cet angle que la 3ème Conférence régionale de la CARICOM sur les réparations, organisée à la Barbade du 17 au 19 septembre 2026, prend une dimension qui dépasse largement Bridgetown. 

Réunis autour du thème Reparatory Justice as the Coming Enlightenment, responsables politiques, chercheurs, juristes, militants et représentants du monde africain et de ses diasporas ont travaillé à la mise en œuvre du Plan en 10 points révisé de la CARICOM pour la justice réparatrice.

La rencontre intervenait après l’adoption, le 25 mars 2026, de la résolution A/RES/80/250 des Nations unies sur la traite et l’asservissement racial des Africains. La CARICOM présente donc explicitement cette conférence comme le passage de la résolution à l’action.  Lire Plus

Dérive et dérapages

Poster-Tabou
—  Éditorial

— par Roland Sabra —

Edito du 20/12/2007

 L’anthropologue Kenja,  dans son commentaire hebdomadaire de l’actualité qu’il livre à « Antilla » l’annonce comme le premier fait qui a retenu son attention la semaine dernière : le 08 décembre à la rencontre LaKouzémi, Raphaël Confiant aurait rendu publique son adhésion à Al Quaïda, tout en renonçant à la créolité. Un an après ses propos sur les juifs qualifiés d’ « innommables » cette adhésion serait dans la droite ligne d’une dérive identitaire déjà relevée dans ces pages. Il faut suggérer que l’abandon de la créolité s’accompagne d’un passage à « l’arabïté », élargissement assuré d’un lectorat bien plus conséquent. On voudrait juste savoir quand Raphaël Confiant prendra l’avion de façon à éviter de voyager ces jours-là.

Plus affligeant, le dérapage de Daniel Boukman, lors de la lecture de « Quand les murs tombent » de Chamoiseau et Glissant à l’Atrium. On sait que la vente de la brochure qui porte ce titre est destinée à l’aide aux sans-papier et aux associations qui viennent en aide aux immigrés. Mais voilà tous les immigrés n’ont pas le même statut.  Lire Plus

« Le poète a toujours raison Qui voit plus haut que l’horizon… »

— Par Roland Sabra —

Edito de septembre 2007

Admirable pays que celui dans lequel, les poètes écrivent et inventent eux-mêmes la geste politique. « Dean » aura mis en pleine lumière cette évidence : les seuls vrais politiques en Martinique sont des poètes. Dans le fracas du vent déracinant les arbres, dans le fatras des  chamailleries et autres pleurnicheries politiciennes un seul discours mérite l’attention, un seul qui prenne la hauteur nécessaire, un seul qui propose l’ouverture d’une trace : celui de Chamoiseau et de Glissant. Il reste à la « Une » de cette Lettre de rentrée pour qu’il soit dit que ces choses là avaient été dites.

La classe politique dans son ensemble à montré combien elle était attachée à ce que rien ne bouge, rien ne change occupée qu’elle est dans sa dispute de préséance pour recevoir les subsides de « Maman France ». 

 Interdire les panneaux publicitaires qui enlaidissent la Martinique et qui se révèlent être des lames de rasoirs quand ils s’envolent ce serait oublier qu’ils sont installés pour le profit des békés reconvertis dans l’import-export.

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