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UAG : « Vive la crise si elle permet d’aller plus loin »

—Par Gilbert Pago—

uagJe suis abasourdi par les décisions catastrophiques du gouvernement, prises de manière cavalière :
— Aucune volonté de rechercher l’apaisement dans ce conflit et le dialogue entre les interlocuteurs,
— Mise à l’écart brutale de la gouvernance de l’UAG en Guyane,
— Désaveu et contournement de la présidente de l’U.A.G,
— Nomination d’une administratrice provisoire membre de ces groupes de recherche en Guyane indifférents (quand pour le moins, ils ne sont pas hostiles) à l’U.A.G,
— Mesures prises sous la coupe de Taubira et probablement de Lurel.
— Consultation seulement après les faits, de la direction de l’U.A.G, des parlementaires des deux îles et des conseils régionaux de Guadeloupe et Martinique
— Mesures qui loin de calmer les choses ne vont qu’amplifier la division entre Guadeloupéens, Martiniquais et Guyanais sous l’œil goguenard et condescendant des quelques uns de « nos observateurs ».
La crise dans l’U.A.G couvait, elle a éclaté et quoique trop tardivement il fallait réagir en positif aux réclamations guyanaises !

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Salut Jean-Claude !

—Par Gilbert Pago —

poing_leve    Notre ami Jean-Claude Courbain est mort dans la nuit du mardi 22 octobre au mercredi 23 d’une crise cardiaque.
Il avait apporté une semaine plus tôt au centre Robert Loyson de la ville du Moule, assis tout à mes côtés, son témoignage brillant lors du Symposium sur le centenaire de Rosan Girard. Il y avait évoqué les années 67 et 68 en Guadeloupe où récent bachelier et étudiant en sciences économiques, il avait beaucoup espéré d’un possible rattachement de Rosan Girard, leader communiste, maire du Moule et ex député, au combat que la jeunesse guadeloupéenne menait contre le colonialisme. Rosan n’avait pas franchi le pas !
Au même moment, les cellules contestataires du parti communiste guadeloupéen (P.C.G.) étaient exclues dont celle de Courbain à Pointe à Pitre. Il est vrai que Jean-Claude, dynamique, orateur brillant, entraîneur d’hommes et de femmes, avait la carrure d’un dirigeant. Il y eut donc la formation du CCEG (centre culturel des élèves et étudiants guadeloupéens), du groupe La Vérité autour de Victor Cécile, d’Yvan Leborgne, de Max Ganot, de Plumasseau. Il y eut surtout la polémique violente du PCG et du journal La Vérité mais aussi les élections de mars 67 et la candidature d’Yvon Leborgne, à défaut d’avoir la présence de Rosan face à Ibénée du PCG.

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Insurrection de Septembre 1870 : vers une légitime restitution

— Par  APM – CNCP – MIM – MODEMAS – PALIMA – PCM – RDM —

septembre-1870Depuis plusieurs dizaines d’années, un puissant mouvement de recherche et de reconnaissance de l’histoire Martiniquaise se développe. L’épais voile colonial qui tentait de présenter notre peuple comme une « population » sans histoire propre, est définitivement déchiré.

L’héroïque insurrection du sud, survenant seulement 22 ans après la révolution antiesclavagiste du 22 mai 1848, est aujourd’hui contée, analysée, chantée, célébrée……

Il est toujours nécessaire de rappeler les faits déclencheurs de cet important évènement.

Léopold LUBIN, jeune artisan originaire du Marin est injustement « cravaché » par un fonctionnaire français…. Cet incident provoquera un mouvement d’une grande ampleur qui dépassera rapidement les « frontières » du sud du pays.

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Un point de notre histoire dans les débats en cours.

par Gilbert Pago.

 

–Bruno Nestor-Azérot, député de la Martinique vient de faire une déclaration retentissante à l’Assemblée Nationale Française dans le débat sur le mariage pour tous. Je ne reviendrai pas sur son positionnement qui relève de ses convictions personnelles, qu’il faut tolérer même si je ne suis pas d’accord,  mais sur l’argument qu’il a considéré comme le plus important dans son argumentation. Il a déclaré :

« Moi, homme issu d’un peuple opprimé, réduit en esclavage, où le système social était un système qui refusait à un homme et à une femme de pouvoir avoir un enfant et de se marier légitimement, où le mariage était interdit et fut une conquête de la liberté ».

L’argument mérite d’être commenté car l’histoire et notre passé d’esclave sont souvent utilisés, à tort et souvent en total contre-sens. C’est donc en ma qualité d’historien que je me prononce.

Si des maîtres se sont souvent opposés aux mariages des esclaves, pour leurs intérêts. Ce n’étaient ni le cas de la totalité ni le sens de la politique royale exprimée à travers les instructions royales et le fameux Code Noir qui était enregistré par  le Conseil souverain.

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