Étiquette : Frankito

« Zantray », de Frankito, m.e.s. Frank Salin

Vendredi 25 mars 19h Tropiques-Atrium

« Sé kouto sèl ki sav sa ki an kè a jiwomon ». « Seul le couteau sait ce qui se cache dans le coeur du potiron ». (Proverbe créole)

Enfermé dans un hôpital psychiatrique, José rumine ses rancoeurs, hanté par le geste fou qui l’a conduit dans la chambre où il croupit depuis des mois.
Ivre de colère et de désespoir, Marie-Paule, sa femme, lui rend visite pour lui arracher les explications de son acte et assouvir sa vengeance…

Zantray questionne la part de violence logée au coeur de la famille, du couple et de chacun d’entre nous. C’est une comédie dramatique en un acte qui mêle la flamboyance de la langue créole à la fulgurance d’un humour au vitriol.

Après le succès de leur précédente pièce de théâtre, Bòdlanmou pa lwen (L’amour à l’horizon), qui a sillonné la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et l’Ile-de-France, Frankito et la Compagnie du Grand Carbet présentent leur nouvelle création.
Zantray est une oeuvre pluridisciplinaire qui convoque musique, danse et vidéo pour mieux explorer un sujet qui demeure d’une terrible actualité : les violences conjugales et intrafamiliales.

→   Lire Plus

Frankito, lauréat du Prix Carbet des Lycéens 2013

— Par Scarlett JESUS, critique d’art —

« L’homme pas Dieu » ou l’homme qui se prenait pour un marron.

 « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux ».

Gandhi.

 

« De l’assassinat d’un animal à celui d’un homme, il n’y a qu’un pas ».

Léon Tolstoï.

 

 

 

« L’homme pas Dieu », cette formule qui clôt le roman pourrait parfaitement s’appliquer  à celui qui en est en fait le personnage principal, Albert Gouti. Un héros déchu dont la seule grandeur semble liée au prénom royal qu’il porte et dont l’étymologie germanique évoque tout à la fois la noblesse (adal) et la gloire (behrt). Doté d’un tel prénom, le personnage n’était-il pas appelé à un destin hors du commun, faisant de lui, à l’image d’Albert Schweitzer ou d’Albert Einstein,  un surhomme, un « homme-dieu » ? C’était sans compter la malice de l’auteur, Franck Salin, qui nous indique d’emblée sa volonté de le ramener à une dimension plus ordinaire, en l’affublant d’un patronyme dévalorisant renvoyant à l’animalité, « Gouti », lequel par aphérèse désigne l’agouti, petit rongeur des Antilles.

→   Lire Plus