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Une langue que l’on transmet est un avenir que l’on offre

Entretien : Rodolf Étienne / Pierre-Roland Bain, KEPKAA

À Montréal, le Mois du Créole s’apprête à franchir un cap symbolique. 

Pour ouvrir cette année l’édition anniversaire du Festival créole de Montréal, deux grandes voix martiniquaises seront à l’honneur : Jocelyne Béroard et Tony Chasseur, réunis le 3 octobre au Monument-National de Montréal pour un spectacle associant zouk, biguine, kreyòl jazz et rythmes caribéens.

Du 3 au 30 octobre 2026, le KEPKAA — Comité international pour la promotion du créole et l’alphabétisation — organise la 25e édition du Mois du Créole à Montréal, autour de la transmission, du dialogue, de la solidarité et de la diversité culturelle.
« Le festival, lancé à Montréal en octobre 2002, s’est progressivement imposé comme un rendez-vous incontournable de mise en relation des différents espaces créolophones. »

C’est l’un des fils rouges de cet entretien avec Pierre-Roland Bain, président du KEPKAA — Comité international pour la promotion du créole et l’alphabétisationà l’occasion de cette 25e édition.

Rodolf Etienne : Dans le vif du sujet, et depuis votre position, vingt-cinq éditions après les débuts du Mois du Créole, où en est la langue créole ?   Lire Plus

Aperçus des Francophonies en Limousin – 2017

— Par Selim Lander —

Dans l’ordre où nous les avons vues, les pièces de notre programme au festival de Limoges. Pour ce qui concerne la visite de la ministre de la Culture au festival, le 25 septembre, passer directement au compte-rendu de la dernière pièce.

Tram 83 d’après Fiston Mwanza Mujila

Au cœur de la « Ville-Pays » dirigée par un « général dissident », se trouve un bar nommé Tram 83, hanté par des demoiselles aguicheuses, « biscottes », « canetons » et des clients en mal de sexe, « creseurs » échappés pour un bref moment de l’enfer des mines de diamants ou trafiquants et autres « touristes à but lucratif ». Pas d’intrigue véritable dans cette pièce mais un fil conducteur : Lucien, un client, venu de « l’arrière pays », souhaite publier un livre dénonçant la pourriture qui règne partout dans le pays. Il en est fortement dissuadé par Cercueil, complice d’un pouvoir corrompu, tandis que l’un des « touristes », suisse, s’engage au contraire à le publier.  Lire Plus

Désignons un Mauricien à la tête de la francophonie

— Par Collectif —

francophonieVenant d’horizons divers, nous sommes profondément attachés aux langues et cultures du monde, dont la langue française et les cultures qui lui sont associées. Cet attachement nous amène, aujourd’hui, à nous engager pour l’avenir de la francophonie. « Ma patrie, c’est la langue dans laquelle j’écris », disait le pamphlétaire royaliste Antoine de Rivarol (1753-1801).

Ecrivains, artistes ou penseurs, nous exprimons ici notre volonté de voir la francophonie défendre toujours davantage les valeurs humanistes de la diversité culturelle, de la libre création, de l’échange entre les individus et, à travers eux, entre les cultures⋅

Nous sommes convaincus que la francophonie, pour être exemplaire vis-à-vis des nations et des peuples qui luttent pour préserver le droit à la diversité culturelle et linguistique et au respect des identités, doit rompre le cercle de la realpolitik et des rapports de force, qu’ils viennent du Nord comme du Sud.  Lire Plus