– Par Rodolf Étienne

Au moment où l’Europe redécouvre brutalement sa vulnérabilité énergétique et recherche de nouveaux fournisseurs, l’Afrique, elle, redevient l’objet de toutes les attentions. L’Afrique nouvelle devra-t-elle encore exporter ses nombreuses matières premières pour ensuite importer les produits, technologies et services fabriqués avec elles ?
Pétrole namibien, gaz tanzanien et mozambicain, cobalt congolais, cuivre, manganèse, uranium, solaire, hydroélectricité : l’Afrique possède une part considérable des ressources nécessaires au monde d’aujourd’hui comme à celui de demain.
Il suffit parfois d’une simple crise pour que les cartes que l’on croyait connaître changent brutalement de couleur ou, plus simplement, de mains. Ainsi, pendant plusieurs années, l’Europe a parlé de sortie des hydrocarbures, de neutralité carbone, d’électrification et d’économie post-pétrolière. Puis sont venues les guerres, les tensions commerciales, la rupture avec une large partie du gaz russe, les inquiétudes autour du Moyen-Orient et des routes maritimes.
Le vocabulaire a changé, change encore et changera certainement encore avec les années. On reparle de sécurité énergétique, de stocks, de raffineries, de gaz. Et, surtout, dans ce contexte nouveau, tous les regards se tournent directement vers l’Afrique.<p> Lire Plus


— Par François Bonnet —
Alors même que l’économie est repartie partout ailleurs, aux États-Unis comme dans les pays de l’Union européenne restés en dehors de la zone euro, le nouveau traité budgétaire adopté en 2012 sous la pression de l’Allemagne et la France, qui organise l’austérité en Europe (avec une réduction excessivement rapide des déficits et un système de sanctions automatiques totalement inopérant), a conduit à une récession généralisée en zone euro. En vérité, une monnaie unique ne peut fonctionner avec 18 dettes publiques et 18 taux d’intérêt sur lesquels les marchés financiers peuvent librement spéculer. Il faudrait investir massivement dans la formation, l’innovation et les technologies vertes. On fait tout le contraire.

