- par Rodolf Etienne

De la boutique de quartier aux catalogues de Noël, puis aux commandes sur Internet, le commerce du jouet a connu en Martinique plusieurs transformations majeures. Derrière cette évolution se dessine une histoire économique et sociale, celle des commerçants indépendants, de la grande distribution et des nouvelles habitudes de consommation. Aujourd’hui, le secteur doit également composer avec une réalité inédite : la diminution du nombre d’enfants dans l’île.
Avant les grandes enseignes, le temps des petits commerces
Longtemps, acheter un jouet en Martinique ne constituait pas nécessairement une démarche distincte des autres achats familiaux. Les bazars, les magasins généralistes et les petits commerces pouvaient proposer des poupées, des voitures miniatures, des jeux de construction et d’autres articles destinés aux enfants, particulièrement à l’approche de Noël. L’offre était moins spécialisée et les familles devaient souvent composer avec les disponibilités des commerçants.
À cette époque, Fort-de-France occupait une place centrale dans les échanges commerciaux. Les rues commerçantes de la capitale concentraient une partie importante des achats, avant que le développement de l’automobile et des zones commerciales périphériques ne transforme progressivement les habitudes des consommateurs. Lire Plus

Certaines régions attirent les habitants, produisent, innovent, exportent et maintiennent un chômage relativement faible. D’autres accumulent vieillissement, pauvreté, dépendance, perte de population et faiblesse de l’investissement. 
Longtemps perçue comme une région démographiquement jeune et dynamique, la Caraïbe connaît depuis une dizaine d’années les premiers signes de vieillissement de sa population.
L’humanité vieillit. L’espérance de vie augmenterait, dans les pays dits développés, à raison de trois mois par an, alors que le taux de natalité, dans la plus grande partie des pays européens et en Amérique du Nord, serait au-dessous du seuil de renouvellement des générations.
— Par Hugues HORATIUS-CLOVIS, Insee —
L’Insee vient de publier les résultats du bilan démographique de 2013. L’espérance de vie augmente légèrement, 85 ans pour les femmes et près de 79 ans pour les hommes. La fécondité de l’année reste stable, autour de 2 enfants par femme. Au final, la population continue à augmenter légèrement et notre pays, avec environ 800 000 naissances par an, peut programmer aisément les investissements à faire du fait de cette stabilité du nombre de naissances depuis des décennies. Le point négatif serait la mortalité infantile qui ne décroît plus depuis plusieurs années, alors que de nombreux pays européens ont maintenant de meilleurs résultats que la France. Tout irait donc, à peu près, pour le mieux. 




