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« Peut-on construire l’autonomie dans la défiance? »

— Collectif —
Le débat sur l’évolution institutionnelle de la Martinique est de nouveau devant nous. Il est légitime. Il est même nécessaire. Mais quelque chose nous trouble dans la manière dont nous le conduisons. Nous parlons beaucoup des pouvoirs que nous voudrions exercer demain. Beaucoup moins de la confiance que les Martiniquais accordent aujourd’hui à ceux qui exercent le pouvoir.

Or les deux questions peuvent-elles réellement être séparées ? Il ne s’agit pas ici de se prononcer pour ou contre l’autonomie. Cette alternative, posée ainsi, risque même de nous enfermer dans un débat ancien : d’un côté ceux qui seraient supposés porter l’émancipation de la Martinique, de l’autre ceux qui seraient soupçonnés de vouloir préserver le statu quo.

La question qui nous intéresse est différente : peut-on accroître durablement le pouvoir d’institutions lorsque s’affaiblit la confiance que les citoyens leur accordent ? Nous n’avons pas de réponse toute faite à cette question. Mais nous croyons que nous aurions tort de ne pas la poser.

Ce que l’on ne voit pas

Pierre Rosanvallon a récemment consacré un livre à ce qu’il appelle les institutions invisibles.<p>  Lire Plus

Le Collectifdom porte plainte contre Nicolas Bedos pour injures publiques raciales


balanceLe CollectifDom a porté plainte lundi 7 janvier 2013 pour injures publiques raciales contre l’humoriste Nicolas Bedos après la publication de deux chroniques sur le site internet de l’hebdomadaire Marianne.
Le Collectifdom retient trois expressions :
dans la chronique « Indolence insulaire », les expressions « enculé de nègre » et « indolence insulaire » et dans « Un voyage en Chirac », l’expression « autochtones oisifs ».
« Les termes méprisants contenus dans ces chroniques constituent, pour les originaires des Antilles, une grave atteinte à leur honneur », ont estimé les  avocats du Collectifdom des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Me Eddy Arneton et Me Jules Ramaël.
Ces expressions employées par l’humoriste ne peuvent être justifiées par l’humour car « l’humour n’autorise en aucune façon l’injure raciale », note dans  sa plainte le Collectifdom qui estime en outre que « les stéréotypes et amalgames utilisés par le chroniqueur sont légion ».
La plainte avec constitution de partie civile a été déposée à Paris auprès du doyen des juges d’instruction. Il reviendra au tribunal de trancher le débat sur le caractère ou non d’injure raciale des expressions employées.
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