Samedi 28 février 2026 – 19h30 Tropiques-Atrium, Scène nationale de la Martinique
— Par Hélène Lemoine —
Une œuvre fondatrice de l’opéra afro-américain
Composée en 1910 par Scott Joplin, figure majeure du ragtime et pionnier de la musique afro-américaine savante, Treemonisha est l’unique opéra achevé du compositeur. Joplin en écrit lui-même le livret, affirmant ainsi une vision artistique et politique forte : faire entrer l’histoire, les aspirations et les luttes de la communauté afro-américaine dans le cercle alors fermé de l’opéra, réservé presque exclusivement aux Blancs.
Si Scott Joplin ne connut jamais la reconnaissance de son vivant pour cette œuvre – faute de moyens financiers et face aux barrières raciales de son époque – Treemonisha est aujourd’hui reconnue comme un chef-d’œuvre, au croisement de la musique européenne, du ragtime, du gospel et de l’opérette, et comme une pièce essentielle du répertoire lyrique américain.
L’argument : l’éducation contre l’obscurantisme
L’action se déroule dans une plantation de l’Arkansas, peu après l’abolition de l’esclavage, alors que les anciens esclaves prennent en main leur propre destin. Ned et Monisha, anciens esclaves devenus responsables de la plantation, découvrent un jour un bébé abandonné sous un arbre.

— par Selim Lander
La Maison Rouge : Maison des Arts vous présente « Moi… Marie Philomène Roptus, dite Surprise, dite Lumina Sophie », solo chorégraphique interprétée par Christiane Emmanuel. Ce solo a été dansé dans le bagne de Saint-Laurent du Maroni en Guyane lors du festival les Tréteaux 2013 organisé par Ewlyne Guillaume et Serge Abatucci. A cette occasion, nous recevrons l’historienne, Marie-Hélène LEOTIN qui nous fera l’honneur de présenter Lumina Sophie, héroïne de notre histoire.
Le projet de « La Maison Rouge : Maison des Arts » est un projet que je nourris depuis plus de 20 ans.
Avec le Requiem de Verdi dans la grande salle, la compagnie de Christiane Emmanuel dans la salle Fanon, la fin de semaine dernière a été particulièrement riche en événements culturels. Le Requiem de Verdi est une œuvre exceptionnelle qui réclame des moyens exceptionnels. On en jugera à l’aune de ceux qui étaient déployés chez nous : cent vingt choristes, un orchestre en formation symphonique de cinquante-huit musiciens, les quatre chanteurs solistes requis pour les parties de basse, ténor, mezzo et soprano ! Ce n’est pas tous les jours que les Martiniquais ont l’occasion d’assister à un tel événement qui sera à nul doute le clou de l’année Césaire ! Le lien entre Verdi et Césaire peut apparaître ténu mais, ainsi que le père Élie – à l’origine de l’événement – l’a remarqué en préambule, le hasard du calendrier (grégorien) fait bien les choses, puisque l’année 2013 est tout autant celle du centenaire de la naissance de Césaire que celle du bicentenaire de la naissance de Verdi. Par ailleurs le Requiem est dédié à Alessandro Manzoni, un ami de Verdi qui fut aussi un écrivain engagé politiquement, tout comme Césaire donc.

