“L’impossible procès” d’après Guy Lafages, m.e.s. Luc Saint-Eloi

 Vendredi 20 juillet 2018 à 19h 30 au T.A.C.

Du lundi 19 février au vendredi 1er mars 1968 va se dérouler un procès traduisant dix-huit patriotes guadeloupéens, devant la Cour de Sûreté de l’État. Un seul d’entre eux, déclaré “en fuite” sera jugé par contumace.
Qui sont ces hommes ?
Que leur reproche-t-on ?
Pourquoi un juridiction d’exception?
Ce texte est une adaptation théâtrale proposant de larges extraits des audiences, telles que rapportées dans l’ouvrage de référence intitulé « Le procès des Guadeloupéens », étayé du traitement réservé à cette affaire, étayé essentiellement par la presse écrite de l’époque. Le processus de création renvoie, en même temps à un talk-show, un programme de télévision au cours duquel au cours de laquelle un journaliste et un historien analysent et commentent les termes de la poursuite.

Guy LAFAGES est professeur d’arts plastiques, après avoir exercé à la télévision. Il enseigne, par ailleurs, le cinéma et l’audiovisuel. Son travail de dramaturge l’a déjà amené à adapter, en créole, des textes d’Eugène Ionesco et de Marcel Pagnol. Il accorde autant de place au travail d’écriture qu’à la mise en scène, nous invitant à être lecteurs et spectateurs.

Broché – format : 13,5 x 21,5 cm
ISBN : 978-2-343-13894-7 • 2 mars 2018 • 302 pages
EAN13 : 9782343138947

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Note d’intention

Une démarche artistique et citoyenne 

Mettre sous les projecteurs un pan de cette période permet de mieux saisir les raisons d’un profond malaise au sein de cette société mosaïque qui semble souffrir en silence.

Un besoin de transmission 

Le désir de poursuivre notre devoir d’histoire entamé depuis déjà quelques années à travers de nombreuses créations. Celle-ci lève le voile sur les réalités d’hier, pour éclairer celles d’aujourd’hui.
Inviter le spectateur à ce procès tel qu’il s’est déroulé il y a 50 ans, c’est vouloir lui faire prendre conscience qu’il ne s’agit là, ni d’ambitieux militants visant quelque carrière politique, ni d’une parole de voyou, dissimulée derrière des vagues de violences gratuites. Il s’agit d’un discours constructif de paix et de fraternité, qui exprime à la fois une certaine lassitude et une volonté de changement. C’est sans doute le message le plus important à faire entendre à travers ce spectacle. Un autre miroir d’une Guadeloupe qui choisit de manifester sa soif d’égalité par cette volonté de prise de conscience à transmettre, et que nous tenterons de saisir et d’immortaliser ainsi.

Un choix de mise en scène 

Une ambitieuse création théâtrale qui compte une soixantaine de personnages. Une mise en scène sobre et rigoureuse.
Dans l’atmosphère d’un vrai huis clos avec tout ce que cela suppose, le public doit être absorbé par le climat particulier et rare d’un tribunal militaire. La mise en scène sera moderne à la fois, grâce à la présence d’un écran pour laisser s’exprimer à la fois la presse et les traces de l’histoire… Ce qui rendra plus réaliste ce plongeon dans l’histoire.
Le spectacle donnera à voir et à entendre les personnages qui ont écrit ces pages

Miroir de notre société 

Le théâtre au service de l’histoire
Cette création théâtrale permettra à la jeune génération de découvrir ce passé douloureux, et de comprendre les raisons de ces mouvements d’engagement, de résistance et d’opposition.

C’est à la fois l’histoire de la Guadeloupe mais aussi une page d’histoire de la France, et celle de ses départements français d’Outre-Mer.

Sources :
http://www.limpossibleproces.com/note-dintention/