L’égalité en marche : filles et garçons dans l’académie de Martinique

ecoliers-2Le CIO de Fort-de-France organise une manifestation autour du thème ” les hommes et les femmes dans les métiers du soin et du social” jeudi 12 mars de 8H30 à 11H

Dans l’académie de Martinique les filles et les garçons ont des parcours scolaires qui traduisent un niveau de réussite relativement différencié.
Ce constat s’observe dans les décisions d’orientation prises à la fin de la 3ème et dans la proportionnalité filles/garçons tout au long des années lycée. Il est aussi la traduction d’un investissement scolaire marqué par une appartenance liée au sexe des intéressés.
Les choix de poursuites d’études sont significatifs de représentations très stéréotypées dans toutes les filières analysées dans le présent document.

A l’issue de la 3ème, les filles ont un taux de passage en 2nd GT bien meilleur que celui des garçons (71,1% contre 53,6%).

Le taux de passage plus élevé des filles vers la 2nde GT est significatif d’un meilleur niveau de performance des intéressées à tous les niveaux de scolarité dans le second degré.

De manière concomitante, les garçons s’orientent plus manifestement vers la voie professionnelle.

passage en CAP : garçons : 11%, filles : 6%.

A l’issue de la seconde GT les filles ont un niveau de performance plus important que les garçons, avec un passage plus élevé en 1ère générale (55,6% contre 48,7%).

Les garçons s’orientent plus distinctement vers une 1ère technologique (31,1% contre 25,6%).

Malgré un écart peu conséquent, le redoublement est plus important chez les garçons (11,8%) que chez les filles (10,2%).

A l’issue de la seconde GT, on constate une proportion de réorientations chez les filles et les garçons à peu près équivalente vers la voie professionnelle.

 Les affectations à l’issue de la 3ème restent très marquées par des choix différenciés entre garçons et filles : davantage de garçons sont affectés après décision d’orientation dans les filières professionnelles (67,1% en CAP et 59,9% en 2nde pro) tandis que les filles restent majoritaires dans la voie générale et technologique (57%).
Comme l’attestent les deux tableaux suivants, les choix des spécialités sont également liés à l’appartenance au genre.
En effet, on peut relever que :

sept CAP et douze 2nde pro n’accueillent que des garçons : ils relèvent des secteurs de la mécanique et du BTP.

une 2nde pro et un CAP sont exclusivement féminins : il s’agit de la 2nde pro «esthétique cosmétique parfumerie » et de la 1ère année de CAP « esthétique ».
Ces constats attestent de la nécessité de donner plus de place à
Les filles sont majoritaires dans le domaine des services, les garçons sont proportionnellement plus nombreux dans le domaine de la production.

A noter 1 spécialité 100% féminine (esthétique cosmétique parfumerie) et 7 spécialités exclusivement masculines (réparation entretien des embarcations de plaisances, maintenance de bâtiments de collectivité, maintenance des matériels opt. matériels pacs jardins, maçon, charpentier bois, champ métier du bois, champ de la métallerie).

On constate une similitude avec la répartition des affectés en 1ère année de CAP. En effet, on retrouve une majorité de filles dans le domaine des services et les garçons sont proportionnellement plus nombreux dans le domaine de la production.

A noter 1 spécialité 100% féminine (esthétique cosmétique parfumerie) et 12 spécialités exclusivement masculines (technicien menuisier agenceur, technicien d’usinage, techn. install. syst. energ. climatique, techn. maint. syst. energ. climatique, tech. chaudronnerie industrielle, réparation des carrosseries, ouvrages du bâtiment métallerie, maintenance nautique, maintenance équipements indust., maint. matériels opt.a agricoles, aménagement finition bâtiment, 2dproa agroéquipements).

Si les filles représentent 60,4% des élèves scolarisés en terminale générale, on peut constater une grande disparité quant à leur présence à ce niveau de scolarité en fonction de la série de baccalauréat préparée, avec une distribution allant de 32% en terminale scientifique à 79% en terminale littéraire. A contrario, la répartition des garçons en classe de terminale générale se ventile de 21% en terminale littéraire à 68% en terminale S sciences de l’ingénieur.

Répartition sexuée des élèves en classe terminale générale
Sciences de la vie et de la terre : 54 % de filles.
Elles sont : 79 % en seconde littéraire contre 21 % de garçons

Répartition sexuée des élèves en classe terminale technologique.
Terminale Système information et numérique : 10 % de filles
Energies et environnement : 12 % de filles
Alors que l’on travaille uniquement sur des ordinateurs.

Par contre en ST2S : Sciences de la santé et du social : 87 % de filles, 14 % de garçons
.
En lycée professionnel :
A noter 1 spécialité 100% féminine (esthétique cosmétique parfumerie) et 12 spécialités exclusivement masculines (technicien menuisier agenceur, technicien d’usinage, techn. install. syst. energ. climatique, techn. maint. syst. energ. climatique, tech. chaudronnerie industrielle, réparation des carrosseries, ouvrages du bâtiment métallerie, maintenance nautique, maintenance équipements indust., maint. matériels opt.a agricoles, aménagement finition bâtiment, 2dproa agroéquipements).

O garçon en bac pro esthétique
Soins à la personne : 92 % de filles
Gestion administration : 70 % de filles
Par contre Bac pro aménagement finition bâtiment : de garçons

Dans 12 bac pro : il n’ya aucune fille !

Ces chiffres reproduisent bien la répartition sexuée des rôles dans la société. Et cela perdure

Et la situation s’aggrave. Les représentations des filles dans les médias, dans les clips comme objet sexuel et les garçons comme des mâles dominants ne permettent pas une identification autre.

CIO de Fort de France Février 2015
Service statistique – études prospectives – SSA,
Délégation académique à la formation professionnelle initiale et continue – DAFPIC
Service académique d’information et d’orientation – SAIO