La Démocratie est-elle l’horizon inséparable de notre temps ?

— Par Lucien Cidalise-Montaise —

Aujourd’hui, pris dans l’engrenage morbide et très « personnel » du confinement, nous affirmons que les obligations qui nous sont imposées, confirment la réalité d’une catastrophe propre à cette néo-démocratie qui nous gère, alimentée par de brèves interventions de « nos » dirigeants. Cette démocratie est aujourd’hui une réalité idéologique qui peut se résumer à ceci « la démocratie cé dé mo ki rassis, lè i kon sa, i kon pain. Yo ka di i perdu, d’où pain perdu ! ».

Nous condamnons les actions, ô combien insouciantes d’individus en colère. Nous condamnons parce que nous ne partageons pas les méthodes, gestes inconscients et inqualifiables de certains de ces contradicteurs, mais apprécions avec lucidité les revendications qui risquent d’être éternelles parce que réelles, engoncées et politiquement œuvres de l’idéologie que nous combattons, eux et nous.

La démocratie qui fleurit, ici, ne semble pas favorable à la neutralité. Elle entretient le doute, le mensonge, l’hypocrisie etc…

Elle ne me semble pas être une arme qui nous fera avancer. Que faire ? Consolider les rapports entre ceux-ci, les Révoltés ! et ceux qui n’apprécient pas. Est-ce un profond désir de la gauche anticolonialiste martiniquaise ? Définir de nouveaux rapports avec franchise entre tous les Martiniquais conscients.

Commençons donc à devenir responsables et battons nous, par la pensée, l’action, le respect des autres et de nous-mêmes. Dénonçons avec tous, la dangerosité de ceux qui nous commandent.

Réduisons à zéro, ce délabrement idéologique qui permet de nous traiter de Population et non de Peuple.

Apprécions Nos hommes politiques et penseurs de tous niveaux qui dénoncent en utilisant les mêmes arguments –qui datent- Hélas !

Provoquons de nouveaux débats, d’où sortiront des lueurs, sinon des lumières. Avançons, sans nous transformer en donneurs de leçons, mais en Martiniquais qui rêvent d’être le peuple de cette île.

Dialoguons, mais ne rejetons personne, derrière les barbelés construits par le colonialisme. Ceux qui sont comme nous, veulent être le peuple !

Reprenons ensemble les mots d’ordre qui font de nous, les communistes, les héros de décennies … Mais hélas, après les luttes idéologiques menées par des mouvements, actuellement en train de se poser comme seuls anticolonialistes.

Il est clair que le P.C.M (Parti Communiste Martiniquais), n’est plus respecté comme à ses belles heures … indécision, moralisme ! Conviction qui ne se partage plus etc …

Toutes les interventions présentées par nos parlementaires, ô combien espérées, sont identiques dans leur volonté de créer la paix…Nos interventions sont connues et nous en rappelons certaines.

– La défense de notre appartenance à un peuple.

– La conviction de le crier, hurler, chaque fois que le destin nous en donne l’occasion.

-La possibilité d’être fier ce que nous sommes, nègres, métis, blancs, mais Martiniquais ! Surtout, meilleurs défenseurs des exploités, des méprisés, « des incompétents » ! …

Où est donc notre Liberté, si nous n’avons pas les moyens d’être nous-mêmes et de clamer à tout instant que nous sommes, tout simplement des descendants d’esclaves, qui avec V. Schœlcher et tant d’autres dont Romain que nous respectons profondément.

Ils nous ont aidés à être aujourd’hui Libres.

Lucien CIDALISE-MONTAISE

Diamant, le 25 Mai 2020