Esclavage : pourquoi la statue de Jefferson va être retirée de la mairie de New York

La mairie de New York a voté le retrait de la statue du père fondateur des Etats-Unis, propriétaire d’esclaves au XVIIIe siècle. De quoi relancer le débat sur la “cancel culture.”

Aux États-Unis, les statues représentants le passé esclavagiste continuent de tomber. A New-York, la commission de l’aménagement public de la ville a approuvé à l’unanimité, lundi soir, le retrait de la statue de Thomas Jefferson, père fondateur des États-Unis et propriétaire d’esclaves au XVIIIe siècle. Pièce emblématique de la chambre du conseil, la statue de deux mètres de haut sculptée en 1833 par le Français Pierre-Jean David d’Angers trônait depuis 1915 dans une galerie de la grande salle du City Hall, dans le sud de l’île de Manhattan. 

Le signe, une nouvelle fois, que les figures de l’histoire américaine continuent d’alimenter le débat public. A New-York, des élus noirs et latinos réclamaient de longue date le retrait de la statue de Thomas Jefferson, l’un des auteurs de la Déclaration d’indépendance du pays en 1776 et propriétaire de plus de 600 esclaves dans l’une de ses plantations. “Cela me met dans une position profondément désagréable de savoir que nous siégeons en présence d’une statue rendant hommage à un propriétaire d’esclaves, qui croyait fondamentalement que les gens comme moi ne méritaient pas les mêmes droits et libertés que ceux qu’il désignait dans la Déclaration d’indépendance”, a ainsi déclaré lundi Adrienne Adams, une élue afro-américaine du conseil municipal. 

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