Distanciation : le préfet de Martinique retire une affiche jugée raciste

Plusieurs personnes se sont indignées de cette affiche publiée vendredi, qui représente deux hommes, un Blanc et un Noir, séparés par des ananas.

La préfecture de Martinique a fait machine arrière samedi 23 mai, après avoir publié sur les réseaux sociaux la veille une affiche pour illustrer la distanciation physique à respecter pour limiter la propagation du Covid-19, la distance en question ayant été transcrite en ananas. Deux personnages sont représentés : un Noir et un Blanc. Ce visuel a fait polémique sur les réseaux sociaux, avec un tweet remarqué du chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a qualifié la démarche des services de l’État dans le département d’outre-mer de « honte ».

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Excuses de la préfecture

Face à ça, les services du nouveau préfet Stanislas Cazelles, ex-conseiller à l’Élysée pour l’outre-mer nommé en février, ont retiré l’illustration. « Nous présentons nos excuses si elle a pu heurter certains d’entre vous. L’unique objectif était de montrer l’importance de la distanciation face à l’épidémie », a écrit le service communication du préfet sur son compte Twitter.

« Message honteux du préfet de la Martinique. En 2020, encore des images insultantes et racistes ! », a aussi critiqué sur Twitter l’eurodéputée écologiste Karima Delli, tandis que le député LFI Éric Coquerel fustigeait « racisme et colonialisme ». « Après les » kwassa-kwassa « de Macron, son ex-conseiller, préfet de la #Martinique fait dans le néocolonialisme. Des excuses ont été faites et l’affiche retirée, c’est le minimum. Mais c’est tous les corps de l’État qu’il faut assainir de ces représentations nauséabondes », a réagi la députée LFI Mathilde Panot.

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Début mai, le ministère du Tourisme de Polynésie avait lancé une campagne locale de communication pour sensibiliser aux consignes de distanciation, en préconisant un espace de « six cocos » entre deux personnes, tandis que le Conseil économique de Polynésie recommandait une distance de « douze tupa » (crabes, en tahitien).

Source : AFP & LePoint.fr