Rocard, Rabhi, Glissant, Sarah — éclaireurs oubliés et convergences pour une refondation du sens
— Par Pierre Pastel – Sociologue —
Résumé
Dans un contexte de désorientation politique, de fatigue démocratique et de crise sociale profonde, cet essai interroge les fondements de la République française à travers les pensées de Michel Rocard, Pierre Rabhi, Édouard Glissant et le cardinal Robert Sarah. Ces figures, issues de champs distincts (politique, écologie, poétique, spiritualité) convergent vers une même exigence : restaurer le sens, réhabiliter le discernement, et repenser la gouvernance à toutes les échelles. Ce texte, dans la continuité de « Respire, Humanité : Appel pour une civilisation du discernement », propose une lecture lucide de la crise systémique française et avance des pistes concrètes pour une refondation du souffle démocratique.
Introduction
Ce texte s’inscrit dans la continuité de la publication Respire, Humanité — Appel pour une civilisation du discernement (Pastel, 2025)¹. Il convoque la mémoire politique de Michel Rocard, dont les paroles de 1994 résonnent aujourd’hui avec une intensité troublante. Rocard écrivait alors :
« Le danger est là : l’impuissance du politique, le dysfonctionnement des démocraties »².

Alors que le dépôt de têtes de cochons devant des mosquées franciliennes vient ranimer la question de la montée des actes antimusulmans en France (+75% sur la période de janvier à mai 2025 d’après les données du ministère de l’intérieur), il apparaît plus que jamais nécessaire aux observateurs de disposer de données fiables sur l’ampleur des phénomènes racistes et discriminatoires affectant les musulmans en France.
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Les syndicats et chambres syndicales de la CGTM, dont la CGTM-SOEM, la CGTM Santé, le SGAFP (Syndicat Général des agents de la Fonction Publique , la CGTM Éducation ainsi que les syndicats du secteur privé, dont la CGTM Bâtiment, la CGTM Métallurgie, la CGTM Agriculture appellent l’ensemble des travailleuses et travailleurs de la Martinique à rejoindre le mouvement fort et déterminé ce mercredi 10 septembre 2025.
PRÉBEC,
— Par
Le silence de nos élu.e.s en dit long.
— Par Jean Samblé —
— Confédération Générale du Travail de la Martinique —
— Par Hélène Lemoine —
La semaine dernière, l’Union africaine a officiellement apporté son soutien à la campagne « Correct the Map », un projet porté par les organisations Africa No Filter et Speak Up Africa. Cette initiative vise à réajuster la représentation géographique du monde en adoptant une projection plus fidèle aux proportions réelles des continents. L’objectif ? Réparer une distorsion historique et symbolique laissée par la projection Mercator, un modèle largement utilisé depuis le XVIe siècle. Cette représentation, qui favorise l’Europe et l’Amérique du Nord, réduit considérablement la taille de l’Afrique, une déformation héritée des pratiques coloniales.
Jacques Martial est décédé le mercredi 13 août 2025 à Paris, à l’âge de 69 ans, des suites d’une longue maladie. Né le 7 mai 1955 à Saint-Mandé, en région parisienne, il était d’origine guadeloupéenne. Il laisse derrière lui une carrière artistique et politique dense, marquée par un engagement constant en faveur de la culture et des Outre-mer.
Nous, Travailleurs de la SAUR mobilisés
Communiqué de presse su Secours Catholque —
— Communiqué
— Par Jean Samblé —
Biens africains : 9% des inscrits au Patrimoine mondial mais 25% de ceux « déclarés en péril »
— Présenté par Pierre Pastel — Sociologue, auteur de
— Par Service-Public —
À l’occasion du centenaire de la naissance de Frantz Fanon, figure majeure de la pensée anticoloniale, la Martinique devient le théâtre d’un événement d’envergure internationale. Du 17 au 20 juillet, chercheurs, artistes, militants et citoyens venus de 15 pays se réuniront autour de l’œuvre et de l’héritage de cet intellectuel révolutionnaire, pour une rencontre vivante, participative et ouverte sur le monde.
— Par Jean Samblé —
« C’est une page d’histoire oubliée, que bien des Martiniquais eux-mêmes ignorent » : cette assertion liminaire pose d’emblée la question de l’amnésie collective qui frappe la mutinerie du camp de Balata, événement cardinal du basculement de la Martinique dans la France Libre de De Gaulle en juin 1943. Car il y a dans cette méconnaissance généralisée, qui touche jusqu’aux descendants directs des protagonistes de l’époque, bien plus qu’un simple effet d’érosion temporelle : une véritable économie politique de la mémoire où s’articulent les mécanismes de l’oubli institutionnel et les stratégies de résurgence mémorielle.