Deuxième partie
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La France n’a jamais oublié sa défaite à Vertières
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«… Les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais [1]. »
(Victor Hugo)
Depuis l’assassinat du fondateur de la patrie, les masses populaires haïtiennes s’enfoncent dans le sable de la déchéance. L’historien Philippe Girard [2] explique : « La nouvelle Haïti, libérée du carcan colonial français, mais pas de celui du travail forcé, était née. » Les Haïtiens ne sont pas non plus libérés de la pauvreté extrême. Les puissances néocolonialistes les regardent disparaître lentement, sans les secourir. Les bras croisés derrière le dos, comme l’empereur Napoléon Bonaparte, elles observent un peuple, qu’elles qualifient d’effronté pour son passé historique brave et hardi, un pays qu’elles ont maudit – comme Canaan le fils de Cham le fut par son grand-père Noé – qui descend vertigineusement dans les profondeurs nébuleuses de l’abîme. Elles attendent, comme le chasseur qui guette sa proie, l’année, le mois, la semaine, le jour, l’heure, la minute, la seconde décisive de l’instant fatidique.


Le Comité Devoir de Mémoire Martinique prend acte du vote du 25 mars 2026 à l’ONU proclamant que » la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains » sont » les plus graves crimes contre l’humanité », et s’interroge sur l’abstention de la France.
— Par
La Solidarité Martiniquaise de Jeu, en partenariat avec Festinina, organise un tournoi de domino dont les bénéfices permettront de soutenir des projets en faveur des personnes les plus démunies.
Le militant mauritanien des droits humains Boubacar Ould Messaoud, fondateur de l’ONG SOS Esclaves, est décédé jeudi 12 mars 2026 à Nouakchott à l’âge de 80 ans. Figure majeure du combat contre l’esclavage en Mauritanie, il aura consacré plus d’un demi-siècle à défendre les droits des personnes réduites en servitude et à porter la cause des Haratines sur la scène nationale et internationale.
Victime ou témoin de maltraitances envers une personne adulte vulnérable, âgée, en situation de handicap ou de précarité ? Depuis le 1er mars 2026, le numéro national dédié à la lutte contre les maltraitances est le 
— Par Térèz Léotin —
Le documentaire « Le Monde en face : Le Pays taliban », réalisé par Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti, propose une immersion dans l’Afghanistan près de cinq ans après le retour au pouvoir des talibans. À travers un voyage à travers le pays, les journalistes montrent le fonctionnement d’un régime fondamentaliste extrêmement strict, largement isolé du reste du monde et particulièrement répressif envers les femmes.
Ce que disent les Dogons : « Nous n’avons jamais été esclaves et nous n’avons mis personne en esclavage «
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Et si le tourisme de demain ne se mesurait plus à l’intensité des expériences consommées, mais à la qualité des liens tissés ? En relisant Essai sur le don de Marcel Mauss, une autre voie apparaît : voyager non plus comme un client, mais comme un partenaire engagé dans un échange durable.
Chaque année, le Carême ouvre pour les chrétiens un temps particulier : quarante jours de préparation à Pâques, marqués par la prière, le jeûne et le partage. En 2026, il débute le mercredi 18 février avec le rite des Cendres. Mais au-delà des pratiques visibles, le Carême soulève une question spirituelle essentielle : l’homme peut-il se sauver par ses propres efforts, ou dépend-il d’une grâce qui le dépasse ? Cette interrogation traverse l’histoire chrétienne et se cristallise notamment dans la controverse du pélagianisme.
— Par Sarha Fauré —
Dans Les Nouveaux Esclavagistes, Barbie Latza Nadeau signe une enquête internationale d’une ampleur rare sur l’un des trafics les plus lucratifs et les plus méconnus de notre époque : la traite des êtres humains. Loin d’être un phénomène marginal, ce commerce clandestin constitue aujourd’hui une véritable industrie mondialisée, générant des profits colossaux et faisant une nouvelle victime toutes les trente secondes.
Chaque 14 février, des millions de couples célèbrent la Saint-Valentin à travers le monde. Roses rouges, chocolats, cartes illustrées et déclarations enflammées rythment cette journée devenue emblématique de l’amour romantique. Pourtant, derrière les clichés et le succès commercial, l’histoire de la Saint-Valentin demeure complexe, mêlant traditions antiques, légendes chrétiennes, poésie médiévale et stratégies marketing modernes.
Dans Désoccidentaliser les savoirs, Thomas Brisson propose une analyse nuancée et ambitieuse des circulations intellectuelles entre l’Occident et les sociétés dites du « Sud ». Plutôt que d’opposer frontalement savoirs occidentaux et savoirs non occidentaux, il interroge les conditions dans lesquelles les sciences humaines et sociales se sont diffusées à l’échelle mondiale, transformées au contact d’autres contextes, et parfois retournées contre l’hégémonie dont elles étaient issues.
— Par Patrick Chamoiseau —