Istwa Ayisyen
Depi 1804 ayisyen ap chiré pit san rété ap pwente dwèt. Se toujou yon lòt moun ki la kòz mizè-l. Afè pouvwa an Ayiti pa gen anyen pou wè ak responsabilite, devwa, pwodiksyon, konstriksyon, lekòl ou latriye. Ayisyen pa janm apwann pale, sèl sa yo konnen se voye monte! Pawòl tout Ayisyen se levanjil, yo chak konn tout bagay, tout lòt moun pa konn anyen, ki fè donk ke verite-a si nou gade byen, ayisyen tou di-w ke yo tout sòt. Anpil Ayisyen rayi boujwa poutan plis ladan yo ta vle vin boujwa. Yo ta bezwen milyonè san yo pa travay pou sa. Pou ki sa nou bezwen al lekòl si li pap banm kòb? Tout gwo zotobre an Ayiti vin gen voum kòb nan vòlè, Tout gwo entelektwèl an Ayiti se pale anpil, ekri liv ak pwezi yo pa janm fè yon mèd pou peyi-a! Èske moun ki panse konsa pap di verite? Wi na jwenn ladan yo ki eseye fè kichòy pou Ayiti, gen ladan yo ki mouri pou la kòz, men fò nou di verité, se eksepsyon yo ye, se pa anpil ladan yo.
Catégorie : Sociologie
Sociologie
Enfants invisibles : l’urgence d’agir dans les Outre-mer
— Par Sabrina Solar —
À l’approche des élections municipales de 2026 et de l’élection présidentielle de 2027, l’UNICEF France alerte sur une réalité préoccupante : des milliers d’enfants vivant sur le territoire français demeurent invisibles des statistiques publiques, et cette invisibilisation frappe de manière disproportionnée les territoires d’Outre-mer.
Dans un contexte marqué par de profondes transformations climatiques, sociales, économiques et numériques, les droits de l’enfant sont fragilisés partout en France. Mais dans les Outre-mer, ces fragilités se cumulent et s’aggravent, faute de données complètes, fiables et régulièrement actualisées permettant d’adapter les politiques publiques aux besoins réels des enfants.
Les enfants ultramarins figurent parmi les plus exposés à la pauvreté, aux ruptures d’accès aux droits fondamentaux et aux défaillances des services publics. À Mayotte, par exemple, huit enfants sur dix vivent sous le seuil de pauvreté, une situation sans équivalent en France hexagonale. Dans ces territoires où les enfants représentent parfois plus de la moitié de la population, l’absence de données solides compromet directement la planification des politiques de santé, d’éducation, de protection de l’enfance ou d’accès à l’alimentation.
Cette invisibilité statistique concerne en priorité les enfants les plus vulnérables : enfants non scolarisés, vivant dans la grande pauvreté ou sans domicile, enfants en situation de handicap, mineurs non accompagnés, mais aussi l’ensemble des enfants vivant dans des territoires où les contraintes géographiques, logistiques et institutionnelles rendent la collecte de données plus complexe.
Sociologie
Protestation citoyenne Contre Arno Klarsfeld, Conseiller d’État
Le 24 janvier 2026, sur le plateau de la chaîne CNews, Arno Klarsfeld a appelé à organiser « des rafles un peu partout en France » pour « se débarrasser des OQTF », citant en exemple la police de l’immigration américaine (ICE).
Extrait des propos tenus :
« Regardez ce que fait Donald Trump aux États-Unis : il a décidé d’une politique dure, d’envoyer des forces qui sont dures aussi et qui commettent parfois des erreurs. Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser — comme le fait Donald Trump avec l’ICE — des sortes de grandes rafles un peu partout. Mais en organisant des grandes rafles, c’est-à-dire en essayant d’attraper le plus d’étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices. On ne peut pas faire ça sans commettre aussi des injustices. On a bien vu le cas de la dame qui s’est fait tirer dessus dans le Minnesota. »
PROCLAMATION CITOYENNE : LE CRÉPUSCULE D’UNE CONSCIENCE
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Considérant que la République française repose sur l’indivisibilité de la dignité humaine et l’universalité des droits ;
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Considérant les déclarations de Monsieur Arno Klarsfeld, conseiller d’État, appelant à l’organisation de « grandes rafles » comme outil de pression migratoire ;
Sociologie
J’ai le devoir d’écrire; nous avons la responsabilité d’agir…
— Par Robert Lodimus —
« La vie de l’homme dépend de sa volonté; sans volonté,
elle serait abandonnée au hasard ».
(Confucius)
Il serait bon de rappeler que tous les peuples du monde sont tributaires des mêmes souffrances. Des mêmes manquements. Des mêmes abus. Des mêmes privations… À des degrés divers, peut-être… Néanmoins, ils sont coulés dans la même moule de frustrations… C’est dans le puits de cette vérité, qui a la force d’un postulat, que les philosophes allemands, Karl Marx, le père du «calcul de la plus-value » et Friedrich Engels ont extrait le souffle puissant de mise en garde universelle : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous… »
Loin de nous l’idée de faire l’apologie du « communisme » avec son moteur calant, dans ce monde où son véritable adversaire, le « capitalisme » est déjà installé sur son lit de déclin. Joseph Eugene Stiglitz, – Lauréat du prix Nobel d’économie en 2001–, constate que « la gauche et la droite sont déboussolées. »
En effet, toutes les analyses de type macroéconomique montrent clairement l’échec de ces deux courants idéologiques qui se sont affrontés à coups de hache durant plusieurs décennies.
Sociologie
Deepfakes : 2026, année de tous les dangers
— Par Siwei Lyu (*) —
Visages, voix, gestes : les deepfakes de nouvelle génération reproduisent l’apparence humaine avec une telle cohérence qu’ils deviennent indiscernables du réel, notamment dans les vidéos et appels de faible qualité. – © terovesalainen En 2025, les deepfakes ont franchi un seuil critique : plus réalistes, plus massifs, plus faciles à produire. À l’aube du temps réel, ils ne trompent plus seulement le public, mais commencent aussi à déborder les capacités de détection des institutions.
Au cours de l’année 2025, les techniques de génération de deepfakes ont connu une évolution spectaculaire. Les visuels de visages, de voix et de corps entiers générés des systèmes d’IA ont gagné en qualité – bien au-delà de ce que beaucoup d’experts imaginaient encore il y a quelques années. Ces vidéos sont aussi davantage utilisées pour tromper ceux qui les regardent.
Dans de nombreuses situations du quotidien – en particulier les appels vidéo de faible résolution et les contenus diffusés sur les réseaux sociaux –, leur réalisme est désormais suffisant pour berner à coup sûr des publics non spécialistes. Concrètement, les médias synthétiques sont devenus indiscernables d’enregistrements authentiques pour le grand public et, dans certains cas, même pour des institutions.
Santé, Sociologie
La marche, ce mode de déplacement qui ne compte pas (assez)
— Par Frédéric Héran (*) —
Les statistiques ne sont jamais neutres : elles sont le reflet de choix politiques répondant à un contexte historique spécifique. La manière de présenter les résultats des enquêtes statistiques sur la mobilité des personnes en France, qui a déjà 50 ans, n’échappe pas à cette règle. Elle conduit à sous-estimer fortement les déplacements à pied, au risque de continuer à favoriser des politiques en faveur des modes de déplacement motorisés.
Il est grand temps de réformer cet usage, comme l’a fait la Suisse il y a déjà 30 ans, si l’on souhaite redonner aujourd’hui davantage de place aux mobilités actives, tant pour des raisons sociales, économiques qu’environnementales. Pour rappel, la marche est le mode de déplacement le plus inclusif, le plus démocratique et le moins nuisible à l’environnement, et pas seulement dans le cœur des grandes villes.
Ce que disent les statistiques sur la mobilité
En France, depuis la standardisation des enquêtes sur la mobilité des personnes en 1976, les déplacements sont généralement présentés sous forme de “parts modales”. Il s’agit des parts, sur l’ensemble des déplacements comptabilisés, réalisées avec chaque mode de déplacement : voiture, deux-roues motorisé, transports collectifs, vélo, marche…
Sociologie
Martinique : Réapprendre à faire société ou quand la fatigue sociale abîme le lien humain
Entre héritages historiques, tensions quotidiennes et soif de dignité relationnelle
— Par Rodolf Étienne —
Violences sexistes, homicides, rapports sociaux tendus, en Martinique, nombreux sont ceux qui ressentent confusément que quelque chose a changé dans les relations sociales, dans les relations humaines, au cœur même de notre société.
De fait, sans qu’il soit toujours possible de le formuler clairement, un malaise diffus semble traverser les échanges du quotidien : paroles plus sèches, conflits rapides, jugements hâtifs, climat de méfiance généralisée, le ton monte, le climat social se dégrade. Ce n’est pas tant par leur gravité que ces actes nous interpellent, c’est surtout qu’ils marquent les esprits, que leur répétition ordinaire, leur banalisation nous convoquent toutes et tous, autant individuellement que collectivement.
Cependant, ce phénomène nouveau ne peut pas être réduit à des défauts individuels, à des attitudes isolées, à des cas particuliers. Il s’inscrit plutôt dans un contexte social, historique et psychologique collectif qu’il faut accepter de regarder et de juger avec lucidité plutôt qu’avec déni ou colère.
Sociologie
Davos : La source des malheurs de l’humanité
— Par Robert Lodimus —-
Pour baisser les flots d’angoisse qui montent dans notre coeur comme les vagues de l’océan, nous avons repris l’habitude de revisiter les grands philosophes des courants de l’épicurisme et du stoïcisme. Les chrétiens, en des moments de sombreur spirituelle, lisent la Bible. Les musulmans, le Coran. Les judaïstes, la Torah. Les bouddhistes, le Dhammapada : quand ils ne se retrempent pas dans les citations fortifiantes du confucianisme. Lorsque l’âme humaine est plongée dans la tourmente, il lui faut une cure de « Sagesse » pour ne pas basculer dans l’opacité de la démence mortifère.
Toutes ces mauvaises nouvelles qui arrivent des quatre coins de la planète engloutissent notre capacité de résilience et détruisent petit à petit nos cellules de résistance. Tous les matins, nous nous réveillons avec des pensées pessimistes, sceptiques, qui sont devenues de plus en plus difficiles à chasser de notre mémoire torturée. Nous souffrons de figurer parmi les témoins impuissants de si grandes « injustices ». Que l’auteur anonyme de ces vers qui lui furent inspirés par le comportement répréhensible du « ministre plénipotentiaire » de Louis XIII nous absolve de l’usage décontextualisé que nous faisons de l’esprit de son œuvre !
Santé, Sociologie
« Grands Médecins de la Martinique », un livre du Professeur Yves Catonné
Venue de Yves Catonné en Martinique 22 janvier-6 février
La semaine prochaine la Martinique recevra la visite du Professeur Yves Catonné, pour la présentation de son livre « Grands Médecins de la Martinique ». A cette occasion la fondationClément et l’URML (Union Régionale des Médecins Libéraux) recevront les professionnels de santé intéressés par l’histoire de la médecine en Martinique.
De nombreux grands médecins ont permis à la Martinique de se doter du meilleur niveau médical de la Caraïbe dans à peu près toutes les spécialités. La réputation de certaines de ces personnalités a même largement dépassé le niveau national et leur apport à la médecine moderne est incontestable, ce qui est tout à fait remarquable pour une petite communauté de deux ou trois centaines de milliers d’âmes, si éloignée de la métropole.
Le propos du Professeur Catonné n’est pas d’en dresser la liste exhaustive, mais d’évoquer quatre grands médecins aujourd’hui disparus, qui chacun dans leur spécialité sont parvenus à un niveau d’excellence reconnu dans le monde entier.
Cet ouvrage qui représente pour son auteur trois années d’enquête, des dizaines de témoins et de confrères interrogés, des centaines d’archives consultées, retrace les parcours de vie et nous livre un panorama clinique des contributions scientifiques de ces quatre grands martiniquais :
Hyppolyte Morestin (1869-1919) né à Basse-Pointe, qui a perdu 21 membres de sa famille lors de l’éruption de la montagne pelée en 1902.
Sociologie, Yékri
L’éphéméride du 21 janvier
Six protestants sont brûlés sur le bûcher devant la cathédrale Notre-Dame de Paris le 21 janvier 1535
L’affaire des Placards est la polémique que provoqua le placardage clandestin d’un texte anticatholique sur les lieux publics à Paris et dans plusieurs villes de province, pendant la nuit du 18 octobre 1534. Elle provoqua la fin de la politique de conciliation menée par le roi François Ier en faveur des luthériens.
Histoire
Les placards dont il est question étaient des écrits injurieux et séditieux affichés dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534 dans les rues de Paris et dans diverses villes du royaume de France comme Blois, Rouen, Tours et Orléans. Ces affiches furent placardées jusque sur la porte de la chambre royale de François Ier au château d’Amboise, ce qui constituait un défi et un affront envers la personne même du roi et sa foi catholique. Cet épisode provoque la radicalisation de François Ier contre les partisans de la Réforme, vis-à-vis desquels il avait été jusqu’alors relativement tolérant.
Ces placards étaient intitulés Articles véritables sur les horribles, grands et importables abus de la messe papale, inventée directement contre la Sainte Cène de notre Seigneur, seul médiateur et seul Sauveur Jésus-Christ.
Sociologie
Imposture, fraude et arnaque de la « soup joumou » :
Les errements têtus de Dominique Domerçant, indocte « historien » de la gastronomie haïtienne
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, une branlante et comateuse librairie sise à la Rue des Pas perdus et qui, de nos jours encore, reçoit la visite d’improbables lecteurs… Une librairie ? Plutôt une sorte de chétive tour de Babel où s’entassent pêle-mêle de vieux romans ébréchés et jaunis, des rêves endimanchés partis sans laisser d’adresse, des palabres abandonnés au grenier dont on a perdu la clef… Des palabres borgnes, manchots ou cul-de-jatte… Des palabres lourdement indoctes lorsque l’ignorance –en ses plissures sentencieuses, insouciantes et bavardeuses–, brandit ses trompettes et se pare des habits élimés d’une toute virtuelle axiomatique, comme pour mieux masquer la profondeur de son aveuglement…
Oyez, oyez ! La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, où palabrent une petite sizaine de voisins fort occupés à déguster un article paru en Haïti le 10 janvier 2026 dans Le National, « Journal de la soup joumou ?
Sociologie
Imposture, fraude et arnaque de la « soup joumou »
Retour programmé de la « soup joumou » dans la gastronomie du Jour de l’An 2026La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, une branlante et comateuse librairie sise à la Rue des Pas perdus et qui, de nos jours encore, reçoit la visite d’improbables lecteurs… Une librairie ? Plutôt une sorte de chétive tour de Babel où s’entassent pêle-mêle de vieux romans ébréchés et jaunis, des rêves endimanchés partis sans laisser d’adresse, des palabres abandonnés au grenier dont on a perdu la clef… Des palabres borgnes, manchots ou cul-de-jatte… Des palabres lourdement indoctes lorsque l’ignorance –en ses plissures sentencieuses, insouciantes et bavardeuses–, brandit ses trompettes et se pare des habits élimés d’une toute virtuelle axiomatique, comme pour mieux masquer la profondeur de son aveuglement…
Oyez, oyez ! La scène se déroule à Port-au-Prince au lieu-dit La joie de lire, où palabrent une petite sizaine de voisins fort occupés à déguster un article paru en Haïti le 10 janvier 2026 dans Le National, « Journal de la soup joumou ?
Politiques, Sociologie
À propos de l’invasion du Venezuela par les USA
— Communiqué de la Fédération de la Ligue des Droits de l’Homme de Guadeloupe —
Les peuples de la Caraïbe ne peuvent manquer de s’inquiéter devant la situation créée par l’invasion du Venezuela par les USA et la capture de son Président et de son épouse qui viennent de se produire.
Après la commission, depuis plusieurs mois, d’actes inqualifiables à l’égard des hommes de ce pays, expulsions brutales et attaques ciblées d’embarcations dans la mer des Caraïbes, au mépris du droit international et de leurs propres lois, de leur propre Constitution, les USA viennent de franchir une étape nouvelle dans leur démonstration de force sans retenue.
Mis en avant, le même prétexte, la lutte contre les narcotrafiquants.
Hier, les bateaux explosés en mer, étaient ceux de narcotrafiquants ; aujourd’hui, le Président du Venezuela est un baron de la drogue.
Il s’agit en réalité de l’application de la fameuse « doctrine Monroe » (1823) – dans son extension impérialiste de la fin du 19ème. Trump a clairement évoqué cette doctrine dans sa conférence de presse depuis Mar-a-Lago, samedi dernier.
Autrement dit, TOUT le continent, du Nord au Sud, est la propriété des USA.
Sociologie
128 journalistes et professionnels des médias tués en 2025
La FIJ publie la liste définitive
Cent vingt-huit journalistes et professionnel·le·s des médias, dont 10 femmes, ont perdu la vie en 2025, selon la liste définitive des journalistes tué·e·s publiée le 31 décembre par la Fédération internationale des journalistes (FIJ). La liste recense également neuf décès accidentels. La FIJ déplore une nouvelle année meurtrière pour les journalistes, tout en dénonçant l’incapacité persistante des autorités à protéger les professionnel·le·s des médias et en appelant à une action immédiate et décisive pour mettre fin au cycle de violence et d’impunité en 2026.
La liste mise à jour recense 17 cas supplémentaires confirmés après le 10 décembre, soulignant une année particulièrement meurtrière pour le journalisme et la persistance de l’impunité. La Fédération avait publié une liste préliminaire le 9 décembre, faisant état de 111 meurtres, dont un décès accidentel.
La liste du 31 décembre tient compte des décès supplémentaires survenus en Palestine, en Tanzanie, au Pérou et au Guatemala, ainsi que des décès accidentels de sept professionnel·le·s des médias au Nigeria, d’un au Burundi et d’un en Iran, et d’autres meurtres qui ont été portés à l’attention de la Fédération.
Sociologie
À propos du retour programmé de la « soup joumou »
Imposture à géométrie variable, fraude identitaire et arnaque populiste : Sociologie
Ce qui change en janvier 2026
Finances, logement, transports, prestations sociales, etc. on fait le point sur les nouveautés qui interviennent au mois de janvier.
Transports
Plusieurs actualités relatives au domaine du transport en janvier : le contrôle technique est renforcé ; de nouvelles plaques d’immatriculation roses arrivent ; le versement mobilité (une contribution pour le financement des transports en commun versée par les employeurs qui embauchent plus de 10 salariés) évolue, etc.
Un contrôle technique renforcé à partir de 2026
Des plaques d’immatriculation roses arrivent en 2026
Quels seront les nouveaux tarifs des transports en Ile-de-France à partir du 1er janvier ?
Versement mobilité : les nouveaux taux au 1er janvier 2026
Argent
Service Public vous présente les différentes évolutions relatives aux finances des particuliers : revalorisation du Smic, de nouvelles règles applicables pour la déclaration de dons entre proches, etc.
Quelle revalorisation pour le Smic à compter du 1er janvier ?
Dons d’argent entre particuliers : les règles de déclaration évoluent
Nouveaux tarifs pour les timbres et les colis
Indice des prix à la consommation : quelle évolution ?
Sciences Sociales, Sociologie
L’état de droit à la Martinique
— Par Michel Herland —
Cet article qui fait suivre à celui portant sur le verdict du procès des « déboulonnages » des statues à la Martinique (*) se propose d’étudier plus largement la situation de l’état de droit. Compte tenu des similitudes structurelles existantes entre la Martinique et les autres collectivités françaises d’Outre-mer cette analyse pourra s’appliquer, mutatis mutandis, à ces dernières.
Deux définitions pour commencer.
L’état de droit. A priori, l’état (sans majuscule) de droit règne dans un pays lorsque les lois sont globalement respectées. Mais dans les démocraties libérales la définition est différente, l’état de droit suppose en outre que les lois ne contredisent pas les droits de l’homme – les droits humains – tels que définis par diverses chartes, avec toutes les ambiguïtés que cela suppose (1). Ainsi considère-t-on chez nous que l’état de droit ne prévaut pas en Chine, même si les lois y sont respectées bien plus que dans bien des démocraties occidentales.
Légitimité de l’État. Ce n’est pas une question de droit mais de sentiment. Un État (avec majuscule) est ou non perçu (globalement) par les citoyens comme légitime – et donc plus ou moins en mesure de faire régner la loi.
Politiques, Sociologie
Les arrière-petits-fils d’esclaves martiniquais sont-ils les plus heureux de la terre ?
— Par Yves-Léopold Monthieux —
La Martinique et les Martiniquais d’origine africaine ont connu la déportation, l’esclavage, les insurrections dont celles de 1848 et 1870, l’expédition du Mexique en 1861, la grève de février 1900, l’éruption de la montagne Pelée en 1902, les départs vers le Panama et le Vénézuéla vers 2010, la guerre 1914 – 1918, la marche de la faim de 1936, la guerre 1939 – 1945, l’Amiral Robert, 1939-1945, (la dépendance au ” biscuit américain” et la menace d’envahissement de Fort-de-France par les USA), la départementalisation – assimilation de 1946, les évènements du Carbet, de Bassignac et de Basse-Pointe entre 1948 et 1950, les morts de décembre 1959, l’ordonnance d’octobre 1960, les morts du Lamentin en 1961, l’OJAM en 1962, le BUMIDOM en 1963, la grève de février 1974, le traumatisme du chlordécone, la grève de février 2009, les incidents de 2021 liés au covid, la revendication en cours contre la vie chère, déclenchée par le RPPRAC en 2024.
Que de chemin de croix parcouru par les Martiniquais et la Martinique depuis la déportation d’Afrique, de la guerre pour la liberté et contre la faim jusqu’aux batailles pour la consommation !
Sociologie
Des vœux, des vœux,
Voeux de l’union des Femmes de Martinique pour l’année 2026
En cette nouvelle année 2026, l’Union des Femmes de Martinique adresse ses vœux les plus chaleureux à l’ensemble de la population.
Une pensée particulière pour toutes les Femmes, celles qui luttent, celles qui réussissent, celles qui souffrent, celles qui résistent, toutes celles qui chaque jour se projettent dans un avenir meilleur au sein de notre société martiniquaise.
Merci à nos adhérentes et sympathisantes, aux associations sœurs,
Pour votre courage et votre solidarité,
Ensemble nous renforçons chaque jour notre engagement en faveur des Femmes.
Merci à nos partenaires, institutionnels, privés et associatifs qui nous soutiennent et accompagnent notre action.
En 2026 nous continuerons à nous battre avec détermination pour l’égalité réelle, la protection des victimes et l’émancipation économique et sociale des Femmes afin que cette année enregistre de réels progrès en leur faveur.
Femmes,
Nous le ferons pour vous et avec vous, toujours.
Gratitude et Respect,
Le Bureau de l’UNION des FEMMES de MARTINIQUE
Marjo HARDY- DESSOURCES SELLAYE
Michèle LATOUCHE
Armide OCTAVILLE
Marie- Christine VARTEL
Politiques, Sociologie
Interdire l’extrême droite pour sauver la démocratie ? Le vieux dilemme européen
— Par Andrea Martini (*) —
Classée comme organisation extrémiste, l’AfD relance en Allemagne un débat aussi ancien que la démocratie elle-même : faut-il interdire pour se protéger ? De la France des années 1930 à l’Europe d’après-guerre, l’histoire de la “démocratie militante” montre une efficacité réelle… mais toujours fragile.
Début mai 2025, l’Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution a établi que le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) devait être considéré comme une organisation extrémiste. Ce statut permet aux magistrats et aux services de renseignement de mener des investigations plus approfondies sur les activités de l’AfD. Désormais, son interdiction ne peut, en termes absolus, être exclue, du moins selon ce qui est prévu par la Constitution du pays, qui considère comme l’un des scénarios envisageables la dissolution de tous les partis – qu’ils soient de droite ou de gauche – représentant une menace pour la démocratie elle-même (art. 21).
En Allemagne, cette décision de l’Office fédéral pour la protection de la Constitution a déclenché un débat intense, interrogeant l’opportunité de mettre en œuvre des mesures répressives pour protéger la démocratie.
Sociologie
Des labels qualité pour la presse, mission impossible ?
En évoquant un possible label pour l’information, Emmanuel Macron a relancé un débat sensible sur la “vraie” et la “bonne” information. Derrière la polémique, une question centrale : peut-on mesurer la qualité du journalisme sans menacer le pluralisme et la liberté de la presse ?
Le vendredi 28 novembre 2025, dans un échange avec les lecteurs du groupe EBRA, Emmanuel Macron, président de la République, évoquait un “label” pour l’information. Il citait celui de la Journalism Trust Initiative (JTI), créé par Reporters sans frontières (RSF), sans en faire la norme par ailleurs, rappelant que l’engagement des rédactions sur la vérification des faits et de la déontologie est essentiel. Cette déclaration, qui n’avait pas vocation à faire parler d’elle, sera largement débattue dans les médias du groupe Bolloré, qui vont dénoncer une mise sous tutelle de l’information. L’Élysée réagira dès le lundi 1er décembre et dénoncera une “fausse information”.
Ainsi, en trois jours à peine, le trio JDD-Europe 1-CNews sera parvenu à mettre la question du “label” à l’agenda, et le président Macron en porte-à-faux. L’opération est réussie puisque la confusion s’est très vite installée entre, d’une part, un label qui garantit l’information produite par des journalistes selon un certain nombre de critères professionnels – que l’on pourrait appeler “vraie information” et, d’autre part, les velléités prétendues de certains politiques sur la sélection de la “bonne” information.
Disparitions, Musiques
Paul Julvécourt, le saxophoniste de Redoute, s’éteint à 98 ans
Le 24 décembre 2025, la Martinique a perdu une de ses plus grandes figures musicales : Paul Julvécourt, à l’âge de 98 ans. Originaire du quartier de Redoute à Fort-de-France, cet homme d’exception a traversé plus de sept décennies de musique, laissant une empreinte indélébile sur la scène musicale antillaise.
Surnommé « Paulo » par ses amis, Paul Julvécourt s’est d’abord fait connaître comme flûtiste avant de se tourner vers le saxophone à l’âge de 16 ans. Cet instrument deviendra le cœur de sa carrière, qu’il débute au sein des orchestres locaux. Il intègre les célèbres formations Harmony King d’Henri Sommier et Blue Star de Jean Guannel, avant de rejoindre Stardust de Fernand Donatien. Sa carrière prend également une dimension internationale lorsqu’il représente la France à l’Exposition Universelle de 1967 au Canada.
De Francisco à Lola Martin, en passant par Les Frères Coppet, Paul Julvécourt accompagne les plus grands noms de la musique martiniquaise. Sa virtuosité au saxophone et sa capacité à marier tradition et modernité font de lui une référence incontournable du jazz antillais. Durant 17 ans, il anime également les soirées de l’hôtel Hilton, qui deviendra l’hôtel Batelière, un lieu emblématique de Fort-de-France.
Politiques, Sociologie
18 décembre : Journée internationale des migrant.es
Les migrant.es fuient la misère, la dictature, les menaces de mort…mais ils affrontent ici une autre violence : celle des files d’attente, des dossiers refusés, des droits suspendus…d’une administration qui les jette dans des situations inhumaines…
Disons non aux violencs administratives :
⁃ titres de séjour bloqués / refusés sans explication
⁃ dossiers perdus, lointains rendez-vous pas toujours honorés
⁃ -droits sociaux suspendus brutalement ( CAF/Santé/ emploi )
Non aux violences sociales
⁃ Accès limité au logement et aux soins
⁃ Isolement, pauvreté, souffrance psychique…
⁃ Femmes et enfants en première ligne de la précarité
Non au racisme et à la xénophobie
⁃ les Haïtiens.nes/Dominicain.es/ Saint.es Lucien.nes /Vénézuélien.es…qui composent la grande partie de la population migrante en Martinique sont nos frères et soeurs partageant la même histoire.
Exigeons
Disparitions, Sociologie
Nécrologie – Liliane Chauleau
C’est avec une profonde émotion que nous rendons hommage à Liliane Chauleau, historienne et chercheuse dont l’œuvre a durablement enrichi la connaissance de l’histoire sociale, religieuse et culturelle de la Martinique et des Antilles.
Par ses travaux rigoureux et profondément humains, Liliane Chauleau a donné une voix à celles et ceux que l’histoire a trop longtemps relégués au silence. Son ouvrage majeur, La voix des esclaves. Foi et société aux Antilles (XVIIᵉ–XIXᵉ siècle), publié en 2012 aux Éditions L’Harmattan, demeure une référence essentielle. Elle y analyse avec finesse la condition servile, façonnée par le cadre juridique et la position de l’Église, tout en mettant en lumière la vie intérieure, la force de caractère et la spiritualité des esclaves. Son regard attentif sur la transmission de cette mémoire et de ces formes de foi dans la société antillaise contemporaine témoigne de son engagement intellectuel et moral.
Historienne du quotidien, Liliane Chauleau s’est également attachée à faire revivre la Martinique d’hier dans toute sa complexité et sa vitalité. Dans Pierrotins et Saint-Pierrais : la vie quotidienne dans la ville de Saint-Pierre avant l’éruption de la montagne Pelée de 1902 (2003), elle restitue avec sensibilité l’effervescence d’une cité alors rayonnante, admirée dans toute la Caraïbe, donnant une place particulière aux femmes et à la jeunesse qui animaient la ville jusqu’à sa disparition tragique.
Politiques, Sociologie
Les jeunes veulent-ils encore la démocratie ?
Directrice de recherches (CNRS) au Cevipof, Sciences Po —
Droitisation de la jeunesse, désamour de la démocratie des moins de 35 ans, distanciation de la politique des seniors : « Fractures françaises », dix ans d’enquête menée par le Cevipof, nous apprennent les évolutions du rapport au politique de différentes générations.
Contrairement à ce qui est souvent asséné, les jeunes ne sont ni en voie de dépolitisation, ni désintéressés de la politique. Ils expriment des choix politiques et adoptent des comportements dans un cadre renouvelé du rapport à la citoyenneté.
Les données de l’enquête annuelle Fractures françaises, depuis 2013, permettent de saisir les évolutions les plus repérables du rapport à la politique dans la chaîne des générations, en en mesurant les écarts ou les similitudes entre les plus jeunes et les plus vieux, à l’échelle d’une dizaine d’années.

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— Par Anne Muxel ,