— Par Jean Samblé —
Alors que la rentrée scolaire 2025 approche à grands pas, les projecteurs médiatiques se braquent — à juste titre — sur les difficultés que rencontrent les enfants sans domicile fixe dans l’Hexagone. Mais dans les territoires d’Outre-mer, la situation est encore plus critique, souvent oubliée dans les débats publics et largement sous-documentée dans les statistiques nationales.
L’UNICEF France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), dans leur dernier baromètre « Enfants à la rue », alertent sur une crise humanitaire majeure : près de 600 000 personnes sont aujourd’hui sans logement ou vivent dans des conditions indignes dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM). Ce chiffre vertigineux représente près de trois habitants sur dix, un taux très largement supérieur à celui observé en métropole. Parmi ces personnes, les enfants paient le prix le plus lourd, exposés dès leur plus jeune âge à une insécurité sociale, matérielle et psychologique extrême.
Une pauvreté structurelle qui frappe les plus jeunes
Dans les territoires comme Mayotte, la Guyane ou La Réunion, la pauvreté est non seulement plus répandue, mais elle est aussi multidimensionnelle : chômage élevé, infrastructures défaillantes, accès restreint aux droits sociaux, et logements précaires.