Catégorie : Sciences Sociales

Ciné-débat : (Re)penser l’alimentation locale en Martinique

Jeudi 12 mars à 18h, au Téyat Otonom Mawon – Croix-Mission (FdF)

Le T.O.M.accueille une soirée Ciné-Débat ouverte à toutes et tous autour d’une question essentielle pour l’avenir du territoire :

Comment revaloriser l’agriculture et l’alimentation locale en Martinique ?

La rencontre s’ouvrira avec la projection du documentaire « (Re)Nourrir la Martinique », réalisé par Caroline Chartrain, Amèle Solse et Chloé Lambert. Cette série documentaire explore un paradoxe bien connu de l’île : héritière d’une organisation coloniale tournée vers l’exportation, la Martinique possède des terres riches mais dépend encore largement des importations pour se nourrir. Entre monocultures intensives – notamment de banane ou de canne à sucre – et produits venus de l’Hexagone, la question de l’autonomie alimentaire reste au cœur des débats.

À travers la parole d’agriculteurs, de transformateurs et de citoyens engagés, le film met en lumière celles et ceux qui œuvrent déjà à transformer ce modèle. En imaginant d’autres manières de produire, de consommer et de partager l’alimentation, ces acteurs tracent les contours d’une souveraineté alimentaire martiniquaise, essentielle pour l’environnement, l’économie locale et les liens sociaux.

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Détroit d’Ormuz, guerre et pétrole : pourquoi la crise iranienne rappelle la fragilité énergétique mondiale

— Par Hussein Dia (*) —

Les frappes contre l’Iran font trembler les marchés pétroliers et ravivent le spectre d’un choc énergétique. Mais cette nouvelle tension géopolitique révèle aussi une transformation plus profonde : la sécurité énergétique passe désormais par la sortie du pétrole.

Alors qu’Israël et les États-Unis attaquent l’Iran, les marchés mondiaux du pétrole sont sur les nerfs. Les prix du pétrole ont commencé à augmenter avant même toute perturbation de l’approvisionnement. Les négociants en pétrole envisagent la possibilité que le détroit d’Ormuz soit fermé. Environ 20 % du pétrole commercialisé dans le monde transite par cette voie navigable étroite entre l’Iran au nord et Oman et les Émirats arabes unis au sud. Un pétrolier a été bombardé et le trafic a pratiquement cessé. Or, sur les marchés mondiaux de l’énergie, la simple menace d’une interruption peut faire grimper les prix.

Car, le pétrole n’est pas comme la plupart des matières premières. Le contrôle de ce combustible à haute densité énergétique façonne la géopolitique. Les trois quarts de la population mondiale vivent dans des pays qui dépendent des importations de pétrole pour leurs voitures, leurs camions et d’autres usages.

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De la décolonisation à la domination technologique

Cuba est – t- il devenu l’exemple emblématique de la nouvelle géopolitique de recolonisation ?

— Par Jean-Marie Nol —

Au large de la Floride, à seulement 150 kilomètres des côtes américaines, Cuba apparaît aujourd’hui comme le laboratoire d’une nouvelle forme de domination internationale, et le futur exemple d’un scénario inédit de recolonisation. Aucun pétrolier n’y serait entré pour ravitailler l’île depuis le 9 janvier, conséquence d’un blocus énergétique de facto attribué à Washington. L’asphyxie progressive du secteur touristique – deuxième source de devises de l’île après l’exportation de services médicaux – menace près de 300 000 emplois. Fragilisée par la pandémie puis par le durcissement des sanctions américaines, l’économie cubaine se retrouve prise dans un étau financier et énergétique qui dépasse la seule logique bilatérale. Pour de nombreux observateurs, il s’agit moins d’un simple épisode de tension que d’un signal fort : celui d’une ère où la domination ne passe plus par l’occupation militaire classique, mais par la pression économique systémique et la supériorité technologique.

La séquence récente illustre ce basculement. La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines début janvier, suivie de l’arrêt par Venezuela – sous pression de Washington – des livraisons de pétrole vers La Havane, a ravivé les tensions entre Cuba et les États-Unis.

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Tout goudron, tout béton et l’on s’en fout du rhum Neisson

— Par Térèz Léotin —

Il existe au Carbet, à la Martinique, un rhum très apprécié des amateurs du monde entier. Il est hélas en danger de mort cependant. Ce rhum n’est autre que le Rhum Neisson avec notamment son « zépol karé » légendaire largement prisé, ainsi dénommé en raison de la forme très originale de la bouteille. Ce rhum agricole nécessite, comme tous les autres, un environnement approprié qui favorise la qualité de la production. Les concepteurs martiniquais, en effet, ont été les premiers et les seuls à obtenir le label rhum agricole de la Martinique, d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). Le « Rhum de la Martinique » l’est devenu par décret du 05 novembre 1996, publié dans le Journal officiel de la République française du 08 novembre de la même année. L’AOC a été délivrée par l’Institut national des appellations d’origine, « après plus de vingt années de démarches de la part des acteurs de la filière. » L’appellation d’origine contrôlée (AOC) concerne notamment les spiritueux. Elle garantit au consommateur « un lien étroit entre le produit et son terroir qui tous les deux doivent être de qualité ».

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Permis de conduire international : une démarche désormais dématérialisée et payante

Depuis le 3 mars 2026, la demande de permis de conduire international (PCI) est complètement dématérialisée et soumise à des frais obligatoires. On vous explique comment effectuer votre demande en ligne.

Procédure dématérialisée

À partir de cette date, vous devez faire votre demande uniquement via le téléservice dédié de l’ANTS, accessible avec un compte FranceConnect ou vos identifiants ANTS.

Frais obligatoires

Depuis le 3 mars 2026, l’édition et l’acheminement du PCI sont assurés par un prestataire désigné par l’État, et les frais sont désormais à la charge du demandeur. Le coût est fixé à 7,25 €. Le paiement s’effectue uniquement par carte bancaire.

Pièces justificatives

Pour effectuer votre demande en ligne, vous devrez fournir les documents suivants :

  • justificatif d’identité (CNI, passeport, ou justificatif d’identité numérique via l’application France Identité),
  • justificatif de domicile de moins de 6 mois,
  • permis de conduire national en cours de validité et en bon état,
  • photo d’identité récente de moins de 6 mois au format numérique (code e-photo),

Attention  

Si votre permis national est détérioré, vous devrez d’abord en demander le renouvellement avant de faire une demande de PCI.

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Bac professionnel : du changement à la rentrée 2026

L’organisation de l’année de terminale sera modifiée pour les lycéens professionnels à partir de l’année scolaire 2026-2027. Les épreuves du baccalauréat n’auront plus lieu mi-mai, et les modalités de la préparation à l’insertion professionnelle ou à la poursuite d’études changeront.

À partir de l’année scolaire 2026-2027, les épreuves écrites du baccalauréat professionnel auront lieu mi-juin, et non plus au milieu du mois de mai ; le calendrier de ces épreuves est ainsi aligné sur celui des épreuves des voies générale et technologique.

À noter

Après leurs épreuves écrites, les lycéens professionnels bénéficieront d’une préparation à l’oral de projet et à l’épreuve de contrôle (cette épreuve est destinée aux candidats ayant obtenu une moyenne générale située entre 8 et 9,9 sur 20 aux épreuves communes du baccalauréat et une moyenne supérieure ou égale à 10 sur 20 à l’ensemble des épreuves professionnelles du baccalauréat) ; la préparation à ces épreuves est organisée par les équipes pédagogiques de chaque établissement scolaire.

À compter de l’année scolaire 2026-2027, les lycéens professionnels bénéficieront par ailleurs de 2 semaines d’accompagnement personnalisé avant la mi-mars, en amont de la clôture des vœux sur Parcoursup ; ces 2 semaines viendront en complément des heures de soutien au parcours (ces heures réparties tout au long de la scolarité en lycée professionnel permettent aux élèves de sécuriser leur parcours et d’affiner leur projet scolaire puis professionnel).

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Solidarité avec Cuba, contre l’impérialisme, le fascisme, pour l’autodéteriation des peuples !

— RS n° 436 du lundi 2 mars 2026 —

De la salle Victor Lamon, vendredi 20 février, les solidaires de Cuba sont passés à la cour de la maison des syndicats, vendredi 27 où 200 personnes environ ont pu entendre, entre les magnifiques prestations
musicales de Bèlèrumba, de Bwamabi, de Victor Sanon, les explications sur la situation à Cuba, sur l’initiative du mouvement unitaire de solidarité, sur les enjeux humanitaires, sur la signification politique du combat.

Des messages émanant de Cuba, de Guadeloupe ont émaillé la soirée. Sur une table à l’entrée, 4000 euros ont pu être récoltés qui seront fort utiles pour organiser les collectes de denrées alimentaires, pharmaceutiques, etc… qu’il s’agira d’acheminer à Cuba en fonction des demandes reçues des autorités.

Cuba n’est pas, pour l’heure, victime d’un cyclone, mais bien de l’aggravation d’un blocus criminel imposé par l’impérialisme US. La version actuelle de cet impérialisme est la plus brutale, la plus scélérate de toutes, puisque le sieur Trump a décidé d’étrangler Cuba, d’en « prendre le contrôle pacifiquement » (sic). Le « King » fasciste qui trône à Washington veut mettre en coupe réglée « sa » propre population et soumettre la planète à sa prédation, à sa férocité de bête blessée.

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Plus diplômées, toujours moins payées : le paradoxe martiniquais

— Par Sabrina Solar —

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Insee Martinique publie une photographie détaillée de la situation comparée des femmes et des hommes sur le territoire. Les indicateurs confirment une réalité contrastée : les Martiniquaises sont aujourd’hui plus diplômées que les hommes, mais cette avance scolaire ne se traduit pas pleinement en termes de rémunération, de conditions d’emploi et d’équilibre des responsabilités familiales.

Sur le plan de la formation, l’écart est significatif. Parmi les 25 à 54 ans, 44 % des femmes sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 32 % des hommes, soit 12 points de plus. Autrement dit, plus de quatre femmes sur dix disposent d’un niveau d’études supérieures, contre environ trois hommes sur dix. Cette progression s’inscrit dans une dynamique de long terme : les filles réussissent globalement mieux leur scolarité et prolongent davantage leurs études. Elles constituent ainsi une génération hautement qualifiée, en mesure d’occuper des fonctions à responsabilité.

Pourtant, cette avance en matière de qualification ne garantit pas une égalité réelle dans l’entreprise. En 2022, 10 % des femmes en emploi occupent un poste de cadre, contre 11 % des hommes.

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Les femmes ne sont pas des travailleurs comme les autres

— Collectif —

A l’initiative du magazine « Santé & Travail » un collectif de quelque 90 personnalités, parmi lesquelles Sophie Binet et Marylise Léon, secrétaires générales de la CGT et de la CFDT, appelle à mieux identifier les facteurs de pénibilité et de maladies professionnelles propres aux genres.

Le standard du travailleur masculin va-t-il continuer à dicter les règles de la prévention des risques professionnels ? Et, ce faisant, à éclipser les risques spécifiques qui menacent la santé et la sécurité des femmes au travail ? Depuis de nombreuses années, des travaux de recherche montrent les limites de ce modèle implicite. C’est le cas de la photographie statistique de la sinistralité selon le sexe, réalisée par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, depuis 2012, qui met en évidence des écarts significatifs, longtemps invisibilisés.

Malgré ces coups de projecteur, la question demeure. Il suffit, pour s’en convaincre, de consulter le dernier bilan de l’Assurance-maladie sur les accidents du travail, qui, derrière une baisse globale de 25 % depuis vingt ans, fait apparaître une évolution fortement asymétrique : une diminution de 40 % des accidents pour les hommes, mais une hausse de 26 % chez les femmes.

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Le Monde en face : Le Pays taliban », par par Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti,

Dimanche 8 mars à 21h05 | France 5

Le documentaire « Le Monde en face : Le Pays taliban », réalisé par Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti, propose une immersion dans l’Afghanistan près de cinq ans après le retour au pouvoir des talibans. À travers un voyage à travers le pays, les journalistes montrent le fonctionnement d’un régime fondamentaliste extrêmement strict, largement isolé du reste du monde et particulièrement répressif envers les femmes.

Le film s’ouvre sur le témoignage d’Abu, un jeune garçon dont la famille est liée aux talibans. Avec l’innocence de son âge, il explique que ses proches servent le pays en arrêtant les voleurs ou les personnes qui boivent de l’alcool. Ce regard d’enfant révèle l’idéologie inculquée dès le plus jeune âge. Dans cette société profondément conservatrice, les relations entre filles et garçons sont fortement limitées, même si Abu avoue jouer au ballon avec sa sœur malgré l’interdit.

Depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021, l’Afghanistan est devenu l’« Émirat islamique d’Afghanistan », un régime très rigide et largement non reconnu par la communauté internationale.

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Comment consulter gratuitement un avocat ?

Si vous êtes confronté à un problème juridique ou qu’un litige vous oppose à une autre personne, vous pouvez consulter gratuitement un avocat lors des permanences organisées dans un point-justice ou par les différents barreaux. Des consultations juridiques gratuites sont également proposées aux adhérents d’associations et aux membres de syndicats professionnels. Enfin, vos frais d’avocat peuvent être pris en charge par votre compagnie d’assurance. Voici les informations à connaître.

À savoir  

Vous pouvez obtenir une consultation gratuite avec un avocat quelle que soit votre situation et votre nationalité.

L’appellation « Point-justice » regroupe plusieurs organismes (point d’accès au droit, maison du droit et de la justice, etc.) qui organisent des permanences juridiques gratuites.

Au cours de ces permanences, des professionnels du droit (avocat, notaire, etc.) vous informent sur vos droits et vos devoirs. Ils peuvent également vous aider dans vos démarches juridiques.

Ils interviennent dans plusieurs domaines notamment les litiges liés à la famille, au travail, au logement, à l’aide aux victimes, aux violences conjugales.

À noter

Lors de ces permanences, vous pouvez aussi consulter des travailleurs associatifs, des conciliateurs de justice, des délégués du Défenseur des droits, etc.

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Fort-de-France : une campagne municipale sous le poids des affaires

— Par Jean Samblé —

À l’approche des élections municipales prévues le 15 mars, la vie politique de Fort-de-France, chef-lieu de la Martinique, traverse une période de fortes tensions. Le scrutin s’annonce décisif pour l’avenir du Parti progressiste martiniquais (PPM), formation historique fondée en 1958 par Aimé Césaire et longtemps dominante dans la capitale martiniquaise. Le maire sortant, Didier Laguerre, candidat à un troisième mandat, mène campagne dans un contexte politique inédit, marqué par des affaires judiciaires, une recomposition des alliances et l’émergence de nouvelles forces issues du mouvement social.

Une affaire judiciaire au cœur de la campagne

Pendant plusieurs semaines, l’hypothèse d’une condamnation judiciaire a pesé sur l’avenir politique de Didier Laguerre. Le maire de Fort-de-France était poursuivi devant le tribunal judiciaire de Paris pour recel de détournement de fonds publics aux côtés de son premier adjoint, Yvon Pacquit, et de l’ancien maire de la ville, Serge Letchimy.

L’affaire trouve son origine dans un rapport de la chambre régionale des comptes publié en 2021. Celui-ci pointait un montage administratif ayant permis à Serge Letchimy de faire valoir ses droits à une retraite anticipée d’ingénieur territorial de la ville de Fort-de-France en 2016, alors qu’il occupait toujours un mandat parlementaire à l’Assemblée nationale.

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Le Musée National du Patriarcat entame sa tournée nationale à Fort-de-France

Ce samedi, l’association En avant toute(s) lance la tournée nationale du Musée National du Patriarcat (MNP) en ouvrant gratuitement les portes de son musée éphémère à Fort-de-France, dans les locaux de Kap Caraïbes.

Reconnue d’intérêt général, l’association En avant toute(s) œuvre pour l’égalité entre les genres et la lutte contre les violences faites aux femmes, aux jeunes et aux personnes LGBTQIA+. Elle mène des actions de sensibilisation auprès des jeunes et du grand public afin de prévenir les comportements sexistes et violents, tout en proposant des formations à destination des professionnel·le·s. L’association accompagne également les victimes de violences grâce à plusieurs dispositifs nationaux d’aide à distance, accessibles par tchat, visioconférence ou téléphone.

Consolider les partenariats en Martinique

Présente en Martinique depuis un mois, l’équipe de l’association est venue renforcer ses liens avec les acteurs locaux et développer de nouvelles initiatives sur le territoire. L’un des objectifs principaux de cette mission est également de faire connaître la plateforme d’accompagnement commentonsaime.fr, explique dans France-Antilles, Thomas Humbert, cofondateur d’En avant toute(s).

Le projet, baptisé « Des ponts entre les territoires d’outre-mer et l’hexagone », a été mené en collaboration avec plusieurs associations locales, dont Kap Caraïbes et Union des Femmes de Martinique (UFM).

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Un marché artisanal pour célébrer les femmes

Dimanche, de 7 h à 17 h près des snacks du Rocher Zombi. Rivière-Pilote

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le marché des artisans aura pour vocation de mettre en avant le savoir-faire local, tout en valorisant particulièrement l’entrepreneuriat féminin.

Dès le début de la matinée, le public pourra découvrir un marché riche en créativité où une quarantaine d’artisanes et d’artisans présenteront leurs réalisations. L’initiative vise à offrir à ces créateurs un espace pour exposer leur travail, développer leur activité et partager leurs talents avec les visiteurs.

Cette manifestation a également pour objectif de souligner la place grandissante des femmes dans l’entrepreneuriat et de favoriser leur autonomie économique. À travers ce moment d’échanges et de découvertes autour des savoir-faire locaux, l’événement rappelle aussi le chemin parcouru depuis 1977, année où la Journée du 8 mars a été officiellement reconnue. Il s’agit de la deuxième édition de ce rendez-vous.

Les visiteurs pourront parcourir des stands aux univers variés : cosmétiques naturels, soins capillaires, bijoux artisanaux, textiles, accessoires de mode ou encore objets de décoration. Des produits du terroir et différentes pâtisseries seront également proposés.

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L’alliance avec le Nommo au Pays Dogon (Mali)

Ce que disent les Dogons : «  Nous n’avons jamais été esclaves et nous n’avons mis personne en esclavage « 

Paysan berrichon, paysan chinois, paysan dogon : même pensée «  Pleuvra-t-il assez, pleuvra-t-il trop ? »

« L’eau est ce qui, dans le monde, est le plus proche de Dieu » ( Amadou Hampâté Bâ, écrivain malien)

Voilà un titre bien mystérieux ! Le Pays Dogon ? Une région du Mali, non loin de la frontière avec le Burkina-Fasso, constitué d’une gigantesque falaise en arc de cercle, longue de 200 km , au pied de laquelle vit le peuple des Dogons qui sont environ 500 000 aujourd’hui, répartis en une multitude de villages. Les Dogons sont aujourd’hui bien connus par les amateurs de l’art africain grâce à une grande exposition au Musée du quai Branly il y a quelques années. Mais plus lointainement, les Dogons ont fait parler d’eux depuis les années trente du siècle dernier à travers le livre de l’ethnologue Marcel Griaule «  Dieu d’eau, trente jours de conversation avec le vieux sage Ogotoméli ». Cette enquête et à proprement parler cette initiation à la spiritualité dogon s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui avec les nombreux travaux de l’école de Marcel Griaule comme si ce petit peuple s’était doté d’une spiritualité secrète dont la profondeur et la créativité fascinent tous ceux qui cherchent à la comprendre.

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3919 : plus de 108 000 appels traités en 2025

En 2025, la ligne d’écoute 3919, dédiée aux femmes victimes de violences, a enregistré une hausse notable de son activité. Selon la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), qui gère ce dispositif, 108 241 appels ont été pris en charge par les écoutantes au cours de l’année, soit une augmentation de 7,8 % par rapport à l’année précédente.

Cette progression s’explique en partie par une libération de la parole des victimes et par une meilleure visibilité du numéro, désormais largement relayé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais elle reflète aussi certaines difficultés rencontrées sur le terrain. La directrice générale de la FNSF, Mine Günbay, souligne notamment que des femmes se retrouvent parfois moins soutenues par les associations locales, certaines d’entre elles étant fragilisées par des réductions de subventions.

Parmi les appels traités, 63 500 concernaient des violences conjugales. Les situations décrites révèlent une forte présence de violences psychologiques, mentionnées dans 85 % des cas, souvent liées à des phénomènes d’emprise ou de dévalorisation. Les violences verbales apparaissent dans 71 % des témoignages, tandis que 48 % évoquent des violences physiques.

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Parutions mars 2026 : Pédagogie, Education et Société, Education et Afrique

📚 Éducation et Société

Éducation et Société

Déterminants de la réussite à l’université
Comparaison entre les universités privées et publiques au Burundi
Jonathan Niyongabo
Préface : Jean-Marie De Ketele

Entre l’Europe et l’Afrique, la question de la réussite universitaire révèle des enjeux humains, sociaux, psychologiques et éducatifs d’une étonnante universalité. À travers une enquête menée dans trois universités du Burundi, cet ouvrage explore le parcours des étudiants de master : choix d’orientation, espoirs, difficultés et stratégies d’apprentissage.

📖 340 pages
📐 155 x 240 mm
📚 Collection : Enfance éducation et société
📅 Parution : 26/02/2026
🔢 EAN : 9782336583280
💶 37,00 €


Militantisme pédagogique et recherches en éducation

Comprendre les problèmes, chercher des solutions
Dirigé par Yves Reuter et Bruno Robbes

Un projet de recherche visant à analyser les relations entre chercheurs et mouvements pédagogiques et à contribuer à leur amélioration, dans une perspective historique et internationale.

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La recolonisation technologique

— Par Jean-Marie Nol —

Clap de fin du cycle de décolonisation et émergence d’un nouveau cycle de recolonisation par la puissance technologique ?

À l’ère de l’intelligence artificielle et de l’hyperconnectivité, la domination coloniale d’un pays sur un autre pays ne passe plus nécessairement par l’occupation administrative territoriale visible comme auparavant, ni par la présence massive de troupes militaires au sol, mais par la maîtrise des technologies capables d’anticiper, de surveiller, de cibler et de frapper avec une précision chirurgicale. La guerre du type de l’ex domination coloniale change de nature, et avec elle l’équilibre du pouvoir mondial. Dans ce nouvel environnement stratégique, la technologie devient l’arme décisive d’une forme contemporaine de recolonisation, où la supériorité algorithmique et la maîtrise des systèmes d’armes avancés permettent à certaines grandes puissances d’imposer leur volonté à distance, sans administration directe pour exploiter les ressources minières ou encore un simple contrôle géostratégique , mais avec une efficacité redoutable du fait de la  supériorité écrasante de la maîtrise technologique . C’est le cas aujourd’hui du Venezuela et demain de l’Iran et de Cuba. Ce sont des exemples parmi d’autres qui éclairent ce qui pourrait se généraliser à l’avenir dans les prochaines décennies qui s’ouvrent sur un monde trouble et dangereux.

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Changement climatique, an nou fey * !

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Depuis le début de l’année 2026, nous observons qu’à travers le Monde, les phénomènes climatiques sont de plus en plus fréquents, avec des évènements très intenses. Nous tenterons de vous exposer ce qui a attiré notre attention. Pendant 40 jours consécutifs il a plu de manière continue sur l’Hexagone entre le 14 janvier et le 22 février 2026 : il s’agit de la série de jours de pluie la plus longue mesurée en France depuis le début des mesures en 1959.

Depuis mi-janvier, les tempêtes Goretti, Ingrid, Nils, Pedro se sont succédés dans un flux perturbé. La Bretagne, le quart Sud-Ouest, et le pourtour méditerranéen sont en première ligne en matière de pluviosité.

À l’échelle du pays, l’hiver 2025 – 2026 figurera parmi les 10 hivers les plus pluvieux depuis 1959. Dès le 1er janvier, il est tombé l’équivalent d’un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, sur un large quart Sud-Ouest et sur le pourtour méditerranéen.

Actuellement l’hiver New-Yorkais force les autorités à interdire tous les déplacements dans la ville la plus peuplée des États-Unis qui fait face à une forte tempête de neige si forte que les gratte-ciels de la mégalopole ont disparu dans le blizzard ; tandis que des rafales glacées ont secoué les mouettes qui tentaient de voler au-dessus de l’East River.

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Parutions 1er mars 2026 : philosophie

Conversations persanes

Usbek à Rica, 2026
François Chassaing

Dans la droite ligne de ce que découvrirent à Paris les Persans de Montesquieu il y a un peu plus de trois cents ans, nous voici en présence de très modernes étudiants iraniens vivant et étudiant à Paris dans les meilleures universités. Ces jeunes gens échangent entre eux en toute liberté sur WhatsApp et ce qu’ils se disent sur la société française du XXIe siècle, voire sur la géopolitique…

  • EAN : 9782336591964

  • Parution : 12/02/2026

  • Format : 155 x 240 mm

  • Collection : L’Iran en transition

  • Pagination : 334 pages

  • Prix : 25,50 €


Ivresse au miroir d’Alice

Essai de philosophie merveilleuse
Stéphane Magarelli
En collaboration avec Jean-Baptiste Grongnard

Et si l’alcoolisme n’était pas qu’une fuite, mais la recherche d’un monde perdu ?
À travers les univers fantasques de Lewis Carroll, cet essai interroge la fonction de certaines ivresses chroniques dans un monde trop rationnel pour toujours faire sens…

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Du rutabaga honni au topinambour chic : la revanche des légumes racines

— Par Anne Parizot (*) —

Longtemps associés aux privations et à la honte alimentaire, topinambours, rutabagas ou panais refont surface dans les assiettes gastronomiques et les paniers bio. Leur retour raconte moins une mode qu’une recomposition de notre mémoire et de nos hiérarchies alimentaires.

On les disait tristes, fades ou dépassés, les topinambours, rutabagas, panais ou crosnes font leur retour sur les étals, dans les paniers bio et sur les menus gastronomiques. Associés aux souvenirs de guerre et de pénurie, ils questionnent notre apport à l’alimentation. Comment des légumes associés à la contrainte alimentaire sont-ils devenus emblèmes d’une cuisine désirable et responsable ?

L’histoire des légumes varie selon les périodes : longtemps méprisés par l’élite jusqu’à la Renaissance, certains ont alors connu un engouement, lié au changement de statut social des légumes, à la transgression des prescriptions médicales, à l’influence italienne et à l’acclimatation de produits venus d’Espagne.

Des légumes longtemps méprisés par l’élite

Historiquement, ces légumes constituaient une base ordinaire de l’alimentation européenne du début du Moyen Âge à l’époque moderne. Leur robustesse, leur capacité de conservation en faisaient des ressources fiables face aux aléas climatiques et aux pénuries.

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La Barbarie, un rapport malsain de la société à soi et à l’altérité.

— Par Camille Loty Malebranche

Le paradoxe de la barbarie sévissant dans le monde soi disant civilisé par l’acquisition de tous les savoirs et savoir-faire, c’est que cette sorte d’antihumanité qui fait le civilisé barbare, découle des rapports des sociétés avec elles-mêmes, en leurs classes, leurs groupes, leurs catégories jusques en leurs individus et aussi de ceux qu’elles entretiennent avec autrui au nom de principes inavoués et de choix de société inavouables qui déterminent des comportements monstrueux.

La barbarie est de la civilisation gouvernée par les pires défauts humains qui l’altèrent à travers les plus ignobles vices des hommes mis en commun et érigés système idéologique, choix politique, mode de vie culturel. Là, il faut préciser que la société comme création et institution humaine est ce qu’on peut appeler la protoculture inéluctable émanée de la Nature humaine, protoculture constituant la configuration fondamentale qui héberge le vivre-avec indispensable aux êtres humains.

La sauvagerie, comme nous l’avons dit ailleurs, est du domaine de la pulsion naturelle alors que la barbarie est culturelle ou, en tout cas, de motivation non naturelle. Le lion qui attaque le gnou, le fait parce que la chasse, la carnivorie est part naturelle de ses codes de carnassier, mais la barbarie d’un escogriffe qui frappe brutalement et lâchement un homme de moindre taille, est primitive et n’est pas que de la sauvagerie puisqu’il ne s’agit pas de nature mais d’une culture de l’agression réfléchie pour s’imposer et d’usage couard de la force afin de dominer sur ce qui est sans défense.

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Haïti : Pour comprendre le phénomène des gangs armés…

— Par Robert Lodimus —

« Dans une société fondée sur le pouvoir de l’argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de « liberté », réelle et véritable. »

  (Lénine)

Tout va de travers dans ce pays que l’on appelait autrefois – et non par ironie – la Perle des Antilles. À cette époque-là – qui était aussi celle du Bicentenaire du président Dumarsais Estimé – les touristes venus des quatre coins de la planète déambulaient par dizaines dans les rues des villes accueillantes et longeaient sans inquiétude les sentiers des campagnes verdoyantes, noyées dans l’exubérance des forêts vierges. Ce temps béni et enchanteur n’existe plus dans cette presqu’île mourante de la Caraïbe. Aujourd’hui, la République d’Haïti incarne, symbolise aux yeux des étrangers une clocharde lépreuse qui attend sa dernière heure dans la honte grisailleuse, une pestiférée malchanceuse que même sa diaspora cherche volontairement à éviter par tous les moyens. 

En 2025, la population haïtienne était évaluée à 12 037 506 habitants. 75% du nombre se retranchaient dans les bas-fonds d’une misère au goût de fiel.

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Au Salon de l’agriculture, les Amap défendent une autre façon de produire et de manger

— Collectif (*) —

Au cœur des débats du Salon international de l’agriculture, les Amap illustrent concrètement comment citoyens et agriculteurs peuvent co-construire une agriculture plus durable. Un modèle fondé sur la coopération, le partage des risques et l’engagement bénévole.

L’importance des échanges citoyens pour mettre en œuvre une agriculture durable est au cœur du programme de conférences du Salon international de l’agriculture. Les interrogations sur le “comment mieux manger ?” ou sur le “comment produire autrement ?” continuent de retenir l’attention.

Une des solutions à ces questionnements : l’entrepreneuriat collectif à travers les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). La finalité de l’Amap est la distribution hebdomadaire de paniers de produits agricoles frais, sous réserve d’un pré-paiement de la production par les membres adhérents. La coopération amapienne se matérialise par un engagement contractualisé de consommateurs bénévoles dans l’activité de production et de vente directe de produits alimentaires locaux. Elle repose sur le désir des membres d’interagir et de servir leur collectif.

Les Amap pour permettre aux exploitants de rester maître de leurs choix

En 2022, 375 Amap sont recensées rien qu’en Île-de-France, soit plus de 21 000 familles de bénévoles en partenariat avec environ 400 fermes.

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Meurtre de Quentin Deranque : quels mécanismes conduisent à la violence politique ?

La mort de Quentin Deranque à Lyon et l’interpellation de militants antifascistes relancent un débat brûlant sur la responsabilité politique, mais surtout sur les mécanismes qui mènent au passage à l’acte. Dans cette analyse, Antoine Marie (CEVIPOF) montre que, loin d’être le produit d’une folie individuelle, la violence politique s’inscrit souvent dans une progression lente. L’un des concepts clés est celui de « l’escalier de la radicalisation » : progressif et insensible, mais pouvant aboutir à l’irréparable.

Comment des gens a priori ordinaires en viennent-ils à commettre des violences en réunion politiquement motivées ? Le psychologue Fathali Moghaddam a proposé un modèle devenu classique, « l’escalier vers le terrorisme », qui s’applique assez bien à la violence politique en général. Selon son analyse, l’action politique violente est l’étape finale d’un long escalier qui s’élève et se rétrécit très progressivement.

Première marche : l’exposition sélective. On ne consulte plus que des sources d’information politiques qui renforcent ses perceptions négatives et des analyses partisanes d’enjeux politiques complexes. On cesse progressivement le contact avec des interlocuteurs nuancés, capables de défendre le point de vue adverse.

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