Quid de l’illusion de la souveraineté alimentaire et de l’utopie de la responsabilité locale avec l’autonomie article 74 ?
— Par Jean-Marie Nol —
À l’heure où les discours sur la souveraineté alimentaire se multiplient dans les allées du Salon international de l’agriculture, une question traverse les esprits avec une acuité particulière sous nos latitudes caribéenne avec la situation dramatique de Cuba : la Guadeloupe peut-elle réellement prétendre à l’autonomie alimentaire et à la responsabilité locale ?
Derrière les slogans de nature identitaire et les déclarations d’intention, la réalité économique, agricole et halieutique du territoire dessine un constat bien plus rude. La souveraineté alimentaire du « pays Guadeloupe » apparaît moins comme un horizon concret que comme une illusion tenace, entretenue par la nostalgie d’un passé agricole révolu et par une méconnaissance des profondes fragilités structurelles du modèle productif local.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les estimations de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, près de 76 % des produits alimentaires consommés dans les territoires ultramarins sont importés. Cette dépendance massive n’est pas un simple indicateur statistique : elle révèle une vulnérabilité stratégique majeure comme le prouve l’exemple dramatique actuel de Cuba.

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— Par Mary-Françoise Renard (*) —
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Une ribune collective a été publiée dans Le Monde le 28 janvier 2026, signée par des responsables d’ONG environnementales, de collectifs citoyens et de représentants des peuples autochtones. Elle s’inscrit dans le débat parlementaire autour d’une proposition de loi examinée au Sénat le 29 janvier 2026, visant à lever l’interdiction de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures dans les territoires d’outre-mer, interdiction issue de la loi Hulot de 2017.
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— Par Jean-Marie Nol —
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